• logo linkedin
  • logo email
Centrale Hydroélectrique, Fatu Hiva, Polynésie française
Chaque année, les comptes des 48 communes polynésiennes sont passés au peigne fin par l’agence AFD de Papeete. Cette analyse donne lieu à un Observatoire qui met en lumière leurs spécificités. La 5e édition, présentée le 13 mars, se penche sur les tendances financières de 2013 à 2016. Les perspectives budgétaires des communes s’avèrent encourageantes.

En 2016, les communes polynésiennes ont confirmé leur capacité à consolider leurs marges de manœuvre grâce à une croissance de leurs recettes de fonctionnement plus forte que celle des dépenses de la même section, qui ont été stabilisées. Fait notable, les recettes propres des communes progressent et améliorent leur autonomie financière. En outre, la part des charges de personnel dans les dépenses totales ne cesse de diminuer depuis 2014.  

Investissement : une marge de manœuvre considérable

Les communes ont ainsi dégagé un montant d'épargne brute inégalé depuis de nombreuses années, une épargne qui a participé à la relance de leur investissement, très attendue depuis la mise en place des nouvelles mandatures. Toutefois, le volume d’investissement pris sur les trois premières années de la mandature reste plus faible que celui du début de mandature précédent.

Sans préjuger de leur capacité d’absorption, les communes pourraient chaque année investir un milliard de plus en mobilisant leur épargne nette et en faisant davantage appel à l’emprunt. Les communes polynésiennes sont en effet très peu endettées et leur marge de manœuvre est considérable. À titre d’exemple, leur taux d’endettement n’est que de 13 % alors qu’il atteint plus de 50 % pour les communes calédoniennes. Environ 44 % de l’encours des communes polynésiennes est détenu par l’AFD. 

Mieux anticiper et planifier

Dans l’optique d’une plus grande autonomie et de l’accomplissement de programmes d’investissement plus ambitieux, l’Observatoire se conclut sur un focus prônant la prise en compte de la pluri-annualité dans les budgets locaux. Celle-ci permet en effet d’anticiper et planifier recettes et dépenses via différents outils de pilotage encore sous-exploités par les communes polynésiennes, alors même qu’élus et agents municipaux doivent se projeter dans le futur pour relever le défi de la mise en place des services publics environnementaux.