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océan, pollution, bouteille plastique
Il y a un an jour pour jour était lancée Clean Oceans, une initiative conjointe de l’AFD, de la BEI et de la KfW dont l'objectif est de lutter contre le fléau de l’omniprésence du plastique dans les océans. Avec quels résultats ? Tour d’horizon des projets déjà en chantier.

Le constat est implacable. Selon le rapport The New Plastics Economy : Rethinking the Future of Plastics, publié en 2016 par la fondation Ellen MacArthur, si les tendances actuelles se poursuivent, il y aura plus de plastiques que de poissons dans les océans en 2050. Selon une étude dévoilée par l’Agence nationale australienne pour la science en 2015, 99 % des oiseaux marins auront ingéré du plastique d’ici là. 

90 % du plastique déversé dans les océans par les fleuves ou rivières proviendraient de 11 fleuves et leurs affluents en Asie, Afrique et Amérique du Sud. En cause, notamment : l’absence de collecte régulière et d’élimination contrôlée des déchets ménagers, municipaux, agricoles ou industriels. Ceux-ci ne sont ni traités, ni enfouis, ni brûlés, ni recyclés, et transforment les cours d’eau, puis les océans, en décharges à ciel ouvert.


Traiter les déchets 

C’est à ce premier défi qu’ont choisi de s’attaquer l’Agence française de développement (AFD), la BEI et la KfW en lançant, il y a un an jour pour jour, l’initiative Clean Oceans. Avec un objectif d’investissement de 2 milliards d’euros, les trois banques de développement ont fait le pari de parvenir, en cinq ans, à mobiliser l’ensemble des acteurs concernés – États, collectivités ou entreprises – et de leur donner la possibilité et les moyens de traiter systématiquement les déchets, source après source. 



Un an plus tard, un tiers de l’objectif fixé a déjà été atteint : 700 millions d’euros ont déjà été investis dans des projets labellisés Clean Oceans, avec un point d’attention particulier accordé aux initiatives favorisant la collecte et le traitement des déchets plastiques ainsi qu’une meilleure gestion des eaux usées. 

De l’amélioration du système d’évacuation des eaux au Sri Lanka, à Ratmalana et Moratuwa, en passant par la modernisation du traitement des déchets solides à Lomé, au Togo, ou par l’agrandissement du parc de stations d’épuration au Cap, en Afrique du Sud, les initiatives se multiplient.

  • Au Cap, le parc de stations d’épuration agrandi et rénové

Face à la croissance démographique de la ville du Cap, en Afrique du Sud, 4 millions d’habitants, les infrastructures de traitement des eaux usées existantes se révèlent largement insuffisantes. La ville côtière ne dispose que de 26 stations d’épuration, dont certaines datant des années 1950. 

Il est fréquent qu’une partie des eaux usées, incluant des déchets plastiques, ne soient pas traitées, atteignent le rivage et polluent les côtes. Leur ruissellement fait également peser un vrai risque sanitaire sur la population. 

C’est pourquoi la KfW a alloué un prêt de 80 millions d’euros à la ville pour agrandir et réhabiliter son parc de stations d’épuration. Cette somme lui permettra également de mettre en place un système de recyclage des eaux usées.

  • Au Sri Lanka, 44 500 personnes reliées au réseau d’assainissement

Au Sri Lanka, seule une infime partie de la population (2,5 %), la plupart résidant à Colombo, est reliée à un système d’évacuation des eaux. C’est pourquoi l’AFD participe à l’amélioration des services d’assainissement à Ratmalana et Moratuwa, deux agglomérations côtières en pleine expansion. 

Un prêt de 75 millions d’euros a été accordé aux deux villes afin qu’elles puissent étendre leurs systèmes d’assainissement des eaux. Cette somme devrait permettre à 44 500 personnes supplémentaires d’être reliées au réseau d’assainissement.

  • À Lomé, une nouvelle décharge sort de terre

À Lomé, ville côtière aux 1,4 million d’habitants et capitale du Togo, l’AFD accompagne depuis plusieurs années la modernisation du système de traitement des déchets solides. Une nouvelle décharge a été construite ainsi qu’un système permettant d’isoler les matériaux recyclables.

L’AFD apporte également son soutien à la rénovation de la décharge déjà existante afin de réduire son impact sur l’environnement. Le projet a d’ores et déjà permis de réduire la quantité de déchets plastiques qui étaient jetés directement dans la rue ou rejetés via les canaux d’évacuation des eaux, réduisant ainsi la quantité de déchets atteignant l’océan Atlantique.

 

-> Pour en savoir plus, une brochure (en anglais) sur Clean Oceans.