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Pour le Burundi, dont 90 % de la population active travaille dans l'agriculture, la mise en place d'une démarche qualité en vue d'améliorer la valorisation du thé burundais a des impacts autant économiques et sociaux qu'environnementaux et institutionnels.
Contexte

L’agriculture concentre 90 % de la population active du Burundi, mais le secteur, faiblement productif, ne représente que 44 % du PIB. L'AFD appuie la redynamisation d’une de ses filières les plus porteuses. La filière thé est gérée par une entreprise publique, l’Office du Thé du Burundi (OTB), qui a pour mission la promotion de la théiculture. L’OTB doit relever des défis importants à moyen terme.

En effet, son contexte d’intervention est en pleine évolution avec une concurrence naissante suite au processus de libéralisation de la filière (voire sa privatisation) et avec l’augmentation des niveaux d’exigence en termes de normes qualité, environnementales et sociales sur les marchés internationaux.

Descriptif

Le Projet de renfoncement des capacités commerciales (PRCC) de la filière thé du Burundi a pour objet l’accompagnement de l’OTB en vue d’améliorer la qualité et la valorisation du thé produit. Les caractéristiques intrinsèques de ce thé d’altitude devraient le positionner systématiquement sur des marchés haut de gamme mais l’irrégularité de la qualité proposée, entre autres, pénalise l’atteinte de cet objectif.

Les principaux objectifs de ce projet sont :

  • Accompagner l’OTB dans la mise en œuvre d’une démarche qualité, du champ jusqu’au client, en vue d’obtenir la certification d’au moins deux complexes pilotes.
  • Améliorer les pratiques commerciales de l’OTB pour sécuriser ses ventes.
  • Renforcer les acteurs de la filière thé pour les aider à être force de propositions vis-à-vis des évolutions en cours (libéralisation, privatisation).

La sécurisation des débouchés commerciaux et l’accès à des marchés plus rémunérateurs sont deux autres axes stratégiques indispensables pour la pérennité de la filière à moyen terme.

Impacts
  • Économiques : la culture du thé est une source de revenus monétaires réguliers pour environ 350 000 personnes. Ce projet aura un impact direct sur leurs revenus mais aussi les recettes d’exportation, du pays. 
  • Sociaux : le projet aura un impact majeur dans l’amélioration et la stabilisation des recettes des agriculteurs, principalement issues de l’augmentation des rendements et du prix d’achat.
  • Environnementaux : l’amélioration des pratiques culturales conduira à une optimisation des apports d’engrais afin de réduire les possibles impacts sur l’environnement.
  • Institutionnel : le projet permettra aux acteurs de la filière et au ministère de l’agriculture de mieux appréhender les conséquences de la libéralisation du secteur.
13/12/2011
Date de début du projet
Bujumbura
Localisation
Outils de financement
1 200 000
EUR
Montant du financement
L’Office du Thé du Burundi (OTB)
Le Gouvernement du Burundi
Bénéficiaires