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Afin d'assurer un approvisionnement correct en eau potable de la région de Dakar à l'horizon 2025, l'AFD soutient la construction d’une usine de traitement de l'eau potable à Keur Momar Sarr d’une capacité de production de 100 000 m3/jour ainsi que celle de réseaux de distribution.
Contexte

En l’absence de ressource en eau potable locale suffisante, Dakar est alimentée par un système d’adduction d’eau depuis le lac de Guiers (ALG). Ce système transporte l’eau depuis le fleuve Sénégal jusqu’à la capitale sur 250 km et représente 50 % de l’alimentation de Dakar en eau potable. La croissance démographique forte de ces dernières années a conduit à la saturation des capacités de production et de transfert. Actuellement, près d'un million de personnes dans la capitale souffrent d’un service intermittent.

Afin de couvrir les besoins en eau, le schéma directeur de mobilisation des ressources en eau de la région de Dakar de 2011 a identifié un programme de travaux sur la période 2013-2024. Ce programme prévoit l’extension de la capacité du système ALG et de la station de traitement d’eau potable de Keur Momar Sarr (KMS). Ce projet, appelé KMS 3, devrait représenter en 2020 plus de 20 % de la capacité de production d’eau potable du système ALG.

Descriptif

Le projet comprend :

  • La construction d'une troisième usine de traitement et de pompage d’eau potable à partir du Lac de Guiers d’une capacité de 100 000 m3/j pour une mise en service en 2020.
  • La construction d'une troisième conduite d’adduction (ALG 3), dimensionnée pour 200 000 m3/j reliant Keur Momar Sarr aux réservoirs de stockage de Thiès et Sébikotane puis Dakar.
  • Le renforcement et l’extension des réseaux de distribution.

Ce projet rassemble cinq bailleurs. L’AFD concentrera son financement avec la BEI sur les infrastructures de production et de transfert d’eau. Une subvention viendra financer un appui au renforcement de capacités du maître d’ouvrage, la SONES, et au secteur pour l’amélioration de la gestion du patrimoine et la régulation de l’exploitation par la partie publique.

Impacts
  • Répondre aux besoins croissants de la demande en eau estimés à 550 000 m3/j à l’horizon 2025, contre 370 000 m3/j en 2015 : avec l’augmentation de la capacité de production d’eau potable et la mise en service des ouvrages complémentaires prévus (usine de dessalement d’eau de mer à Dakar), l’équilibre « besoins/ressources » devrait ainsi être assuré jusqu’en 2025.
  • Améliorer la qualité et la continuité du service dans la capitale et mieux desservir les nouveaux centres d’activité économique (Pôle urbain de Diamniadio).
  • Étendre l’accès à l’eau potable de 680 000 personnes supplémentaires grâce au programme de branchements sociaux prévu au titre du projet (85 000 branchements).
  • Impact positif sur la préservation des ressources en eau au niveau de la nappe phréatique grâce à l’arrêt progressif de la surexploitation des nappes souterraines par les forages.
  • Retombées importantes en termes de diplomatie économique pour les constructeurs de station de traitement d’eau (Suez Environnement, Véolia, Saur), les entreprises de fourniture de canalisations (Saint-Gobain PAM), les entreprises de travaux (SADE, Eiffage, Sogea-Satom) et les fabricants de pompes et les équipementiers en électricité.
23/09/2016
Date de début du projet
30/12/2021
Date de fin du projet
3 ans
Durée du financement
Dakar
Localisation
Outils de financement
93 000 000
EUR
Montant du financement
Habitants de la région de Dakar
Bénéficiaires
Banque africaine de développement
Banque européenne d'investissement
Banque Mondiale
Banque islamique de développement
Cofinanceurs