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Sur le plateau des Bolovens, où est produit le café laotien, l’AFD souhaitait valoriser l’image et le prix du café et ainsi augmenter les revenus des petits producteurs.
Contexte

Le café laotien est le premier produit agricole exporté, avec 20 000 tonnes et 60 millions de dollars de recettes en 2012. Le plateau des Bolovens porte 95 % de la production nationale sur 70 000 hectares. 15 000 familles de producteurs, des acheteurs intermédiaires, 20 à 30 exportateurs et une trentaine de plantations industrielles vivent du café. Ce produit voit enfin l’émergence de nouvelles dynamiques de production dans des zones « non traditionnelles ». La Coopérative des producteurs de café (CPC) du plateau des Bolovens rassemble, depuis 2007, 56 groupes, soit 2 650 familles et 17 % des producteurs. Le café est principalement commercialisé sur des marchés de niche sous label biologique et commerce équitable.

Descriptif

Le projet, d’une durée de cinq ans, devait aboutir à l’augmentation des revenus des producteurs et à leur meilleure implication dans la filière. Il soutenait les deux organisations que sont la CPC et le Conseil national du café laotien (CNCL ou Lao Coffee Board) en leur fournissant une unité centrale basée à Paksé. Il s’agissait d’améliorer les capacités financières des producteurs grâce à un appui technique et à la mise en œuvre d’une stratégie commerciale. Ils assure désormais un café de qualité supérieure qui peut être exporté directement vers des marchés de niche et être vendu torréfié sur le marché national.

Impacts

Plusieurs effets devaient être constatés :

  • Effets économiques : image valorisée du café laotien et augmentation de son prix sur les cours internationaux, mais aussi autonomie et viabilité de la CPC, dont les services sont rémunérés à prix coûtant ;
  • Effets institutionnels : pérennisation de la CPC et viabilisation du CNCL. Ce dernier rassemble les acteurs de la filière, notamment les planteurs familiaux, et promeut la mise en œuvre par le gouvernement laotien d’une politique du café favorable aux petits producteurs ;
  • Effets sociaux : appropriation de la structure par les membres de la coopérative, dans laquelle l’ensemble des acteurs est représentés de manière équilibrée ;
  • Effets environnementaux : poursuite de la production en agriculture biologique par les membres de la CPC et nouvelles pratiques plus respectueuses de l’environnement dans la filière diffusées par le CNCL, en particulier en répondant aux besoins de recherche agronomique.
12/05/2010
Date de début du projet
30/06/2015
Date de fin du projet
5 ans
Durée du financement
Paksé
Localisation
Outils de financement
1 200 000
EUR
Montant du financement
Achevé
État
Ministère de l’Agriculture et des Forêts
Bénéficiaires
le ministère de l’Agriculture et des Forêts
Cofinanceurs