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Les membres de l’International Development Finance Club (IDFC), qui travaillent ensemble pour mettre en œuvre l’agenda des Objectifs de développement durable et de l’Accord de Paris, joignent leurs forces en tant que plateforme pour la promotion et la mobilisation d'investissements solidaires de développement à travers le monde.

Un rôle de premier plan

Une vidéo pour tout comprendre

En 2011, l’AFD a été l’un des membres fondateurs d’IDFC. Ce club réunit 24 banques nationales, régionales et bilatérales de développement, dont la TSKB turque, la Sidbi indienne, la CDG marocaine, la Cofide péruvienne, la CDB chinoise, la KfW allemande et la Jica japonaise.

La particularité de ce club tient à la présence, très majoritaire, d’institutions issues des pays en développement et émergents.

Panneaux solaires, Afrique du Sud

Une capacité d'action sans égale

Avec 4 trillions de dollars d’actifs cumulés et plus de 850 milliards de dollars de financements annuels, il s’agit à l’échelle mondiale du principal bailleur de fonds publics pour le développement.

IDFC représente cinq fois la taille de l’ensemble des banques multilatérales.

Par sa composition, l’IDFC renvoie les traditionnels clivages Nord-Sud aux oubliettes : l’objectif est de parler d’une seule et même voix dans les grands débats internationaux sur le développement et la finance climat. L’IDFC incarne ainsi pleinement le mode d’action partenarial issu des grands engagements internationaux de 2015, dont la grande conférence de l’ONU sur le financement du développement d’Addis-Abeba.

Cumulant les atouts des banques de développement, mais aussi ceux liés à l’ancrage local, disposant de capacités techniques et financières considérables, les banques de développement des pays en développement et émergents avaient alors été appelées à jouer un rôle de tout premier plan dans l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) ou la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le climat.

Une vision commune

Les membres d’IDFC partagent ainsi une même vision : consolider le positionnement de ces banques comme troisième pilier de financement du développement aux côtés des banques multilatérales et du secteur privé, et accroître leur contribution pour le financement de trajectoires de développement plus sobres en carbone et résilientes.
 

Objectif climat

En septembre 2018 lors du One Planet Summit à New York, l’International Development Finance Club (IDFC) a doublé son engagement - soit désormais 200 milliards de dollars US – dans la lutte contre le changement climatique et la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le climat.

L’IDFC a engagé des travaux d’harmonisation entre acteurs financiers sur les outils et pratiques visant à une meilleure prise en compte des enjeux climatiques dans le financement du développement. Concrètement, des méthodes communes de comptabilisation de la finance climat ont été élaborées et sont désormais utilisées par un grand nombre d’acteurs financiers. 

Finance climat

La finance s'engage

L’AFD, en lien avec d’autres membres d’IDFC et les banques multilatérales de développement, a également joué un rôle clé dans la mise en place de l’initiative Mainstreaming Climate Action Within Financial Institutions, lancée lors de la COP 21. 

Cette initiative établit cinq principes internationaux d’intégration du climat pour le monde de la finance et mobilise déjà plusieurs dizaines d’institutions financières publiques et privées partout dans le monde.

Certains des membres d’IDFC vont par ailleurs pouvoir mettre en œuvre des financements issus du Fonds vert pour le climat qui a vocation à être le plus grand fonds multilatéral pour le climat. Plus de 10 membres d’IDFC sont accrédités au Fonds vert pour le climat. Lors de son dernier Conseil d’administration en octobre 2018, le Fonds a accordé sa confiance à 3 membres pour des financements records d’un montant total de 348,6 millions de dollars, afin que ces institutions canalisent des investissements au bénéfice de politiques, programmes et projets d’atténuation ou d’adaptation : 

  • La Development Bank of Southern Africa (DBSA) pour une facilité de financement pour le climat desservant l’Afrique du Sud, l’Eswatini (ex-Swaziland), le Lesotho et la Namibie (contribution du Fonds vert de 55,6 millions de dollars).
  • La Central American Bank for Economic Integration (CABEI) pour une initiative d’investissement productif pour l’adaptation au changement climatique au Costa Rica, au Guatemala, au Honduras, au Nicaragua, au Panama, en République dominicaine et au Salvador (contribution de 15,5 millions de dollars). 
  • Enfin, le Fonds vert a contribué à hauteur de 280 millions de dollars pour un programme d’un montant total de plus de 750 millions de dollars lancé par l’AFD de transformation des systèmes financiers pour le climat dans 17 pays d’Afrique. C’est l'une des plus importantes contributions financières du Fonds vert depuis son opérationnalisation en 2015. 

Avec la présidence d’IDFC, l’AFD œuvre, en collaboration étroite avec tous ses membres, pour continuer à faire monter en puissance le club sur la finance climat, notamment avec la mise en œuvre de l’Accord de Paris. 

Les 24 membres

IDFC, carte

Comment ça marche ?

L’IDFC est structuré autour de sa présidence et d’un comité de pilotage. Ce comité est constitué de la Banque brésilienne de développement (BNDES), de la Corporation andine de développement (Caf), de la Caisse de dépôts et gestion du Maroc (CDG), de la Banque de développement d'Afrique du Sud (DBSA), de la Corporation islamique pour le développement du secteur privé (ICD) et de l'Agence de coopération internationale japonaise (Jica).

Le club se réunit annuellement pour agir de façon commune en faveur des grands enjeux écologiques et de développement. Il travaille au quotidien sur cinq axes stratégiques en lien direct avec les ODD soient l’infrastructure durable, énergie renouvelable, efficacité énergétique, inclusion économique et sociale, cartographie de la finance verte.