Ce projet, mis en œuvre par la mairie de N’Djamena, souhaite renforcer l’accès à l’eau et à l’assainissement des quartiers défavorisés de la capitale tchadienne. Il contribue ainsi à l’amélioration de la santé et des conditions de vie.
Contexte

Les accès à l’eau et à l’assainissement restent singulièrement faibles au Tchad : en 2010, 43 % d’accès à l’eau potable et 12 % d’accès à l’assainissement. Pourtant, un schéma directeur 2003-2020 a déjà été approuvé par l’État. À N’Djamena, capitale qui compte plus d’un million d’habitants, seuls 29 % des habitants avaient accès à un robinet dans leur logement et 10 % dans leur parcelle, tandis qu’un tiers s’approvisionnait chez le voisin ou à un robinet public.

Descriptif

Ce projet, mis en place dans les quartiers est de la capitale, contribue à l’amélioration de la santé et des conditions de vie par : le renforcement de la politique publique de l’eau et de l’assainissement grâce à l’élaboration d’un plan pour la gestion des eaux usées, d’un cadre juridique et institutionnel pour la gestion des bornes fontaines ou encore d’une stratégie nationale en matière d’hydraulique urbaine ; la diminution des inondations dans les quartiers cibles en saison des pluies grâce à la construction d’un nouveau canal de drainage primaire, l’aménagement de deux bassins de rétention et le renforcement de la station de pompage de Lamadji ; l’accès à une eau potable de qualité par la mise en place de 25 bornes fontaines ; l’amélioration de l’hygiène en construisant des latrines dans les écoles et les centres de santé, ainsi que 2 000 dalles sanitaires ; la réalisation de travaux pour contribuer à l’assainissement pluvial, ainsi que l’alimentation en eau potable de six quartiers en cours de structuration.

Impacts

Les effets attendus sont avant tout économiques : création d’emplois grâce à la gestion des bornes fontaines ou encore diminution du nombre de jours non travaillés par la diminution des maladies hydriques. Les travaux de drainage décupleront la valeur foncière des terrains actuellement en zone inondée. Les effets environnementaux et sociaux du projet dans les zones concernées des quartiers est de N’Djamena sont les suivants : amélioration des conditions de vie et de la situation sanitaire ; amélioration de la desserte en eau potable et des conditions d’hygiène. Ce projet aura un impact favorable sur l’état de santé des populations défavorisées et sera bénéfique aux populations vulnérables que sont les femmes et les jeunes filles, premières utilisatrices des points d’eau publics au Tchad.

06/06/2013
Date de début du projet
30/05/2018
Date de fin du projet
5 ans
Durée du financement
N’Djamena
Localisation
Outils de financement
12 000 000
EUR
montant du programme