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La contribution à la lutte contre le changement climatique du club IDFC des 23 plus grandes banques de développement a doublé depuis la COP21. Un changement d’échelle nécessaire dévoilé le 26 septembre à New York, dans le cadre du point d’étape du One Planet Summit.

Ceux qui imaginent les grands sommets internationaux comme des salons où l’on cause sans agir en seront pour leurs frais : depuis la COP21 de Paris de décembre 2015, le réseau des 23 plus grandes banques nationales et régionales de développement IDFC a doublé son financement en faveur de la lutte contre le changement climatique. Et les sommes engagées sont tout sauf symboliques : de 100 milliards de dollars fin 2014, les financements alloués au climat sont passés à près de 200 milliards en 2017. 

Ces chiffres, issus de la dernière cartographie de la finance verte (Green Finance Mapping) de l’IDFC pour 2017, viennent d’être présentés au cours de la réunion d’étape du One Planet Summit de New York ce 26 septembre. Ils démontrent l’engagement total de l’IDFC en faveur d’un développement durable bas-carbone et résilient au changement climatique, en total alignement avec l'Accord de Paris. Son président, le directeur général de l’Agence française de développement (AFD) Rémy Rioux, évoque le rôle indispensable de l’investissement solidaire dans le combat pour le climat

Les banques de développement telles que celles du club IDFC ont la responsabilité de contribuer à l'action collective nécessaire pour lutter contre le changement climatique. L’engagement des membres de l’IDFC pour des solutions intelligentes sur le plan climatique est un engagement irréversible. En tant que plateforme pour les investissements dans des projets de développement durable à l'échelle mondiale, l’IDFC est toujours proactif dès lors qu’il s'agit de stimuler l’action pour le climat et de contribuer à la réorientation massive des flux financiers. C'est dans ce contexte que sont mobilisés les milliards de dollars nécessaires à la transition vers un développement durable. 

À noter : la Chine, représentée au sein de l’IDFC par la Banque chinoise de développement (CDB), est le plus gros contributeur des engagements du club pour le climat. D’un montant total de 220 milliards de dollars si l’on inclut l’ensemble des financements verts concernés, ces flux financiers irriguent de façon circulaire : sur le plan domestique à l’intérieur des États, dans un schéma Nord-Sud mais aussi Sud-Sud. Quant au financement des projets d’adaptation au changement climatique, il a doublé en valeur absolue pour atteindre 10 milliards de dollars. 

La nouvelle dimension prise par les financements climat du réseau s’avère indispensable pour préserver les efforts entrepris jusqu’à présent comme l’explique Patrick Dlamini, directeur général de la Banque de développement d’Afrique australe (DBSA) et coprésident de l’IDFC :

Après des décennies de lutte acharnée pour obtenir des résultats en matière de développement sur le terrain, notamment dans des contextes pauvres et vulnérables, les membres du club sont conscients que les progrès réalisés sont directement menacés par le changement climatique.

Map
Répartition des fonds consacrés à la finance verte en 2017

 


L’étude cartographique de la finance verte de l’IDFC est fondée sur les Principes communs pour le suivi du financement de l'atténuation et de l'adaptation climatiques, élaborés par les banques multilatérales de développement et l’IDFC. Le très respecté club de réflexion Climate Policy Institute (CPI) vérifie la fiabilité des données qui sont ensuite présentées sous forme agrégée.

Consulter le résumé de l'étude (en anglais)

IDFC

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