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Le 18 décembre 2018, l’AFD a approuvé le soutien de 15 projets d’organisations de la société civile française pour un montant de 6,7 millions d’euros. Ces subventions vont permettre la mise en œuvre de projets pour plus de 15 millions d’euros. Parmi ces projets, cinq sont d’intérêt général (éducation à la solidarité internationale et structuration du milieu associatif). Sur les dix projets de terrain, neuf se déroulent en Afrique.
En 2018, l’AFD aura financé les OSC françaises à hauteur de 84 millions d’euros.

► Retrouver l’information complète des décisions de financement du comité ONG de l'AFD  en cliquant ici

Projets de terrain

Le projet a pour objectif de pérenniser un modèle reproductible de filière de céréales locales en substitution au blé importé. Ce modèle a vocation à répondre aux enjeux de nutrition, de valorisation de modèles de productions agricoles durables et d’emploi rural dans quatre zones du Sénégal, autour de Kaolack, Kaffrine, Thiès et Diourbel.

Le projet devrait impliquer 180 femmes transformatrices, 70 artisans boulangers et 150 exploitations familiales productrices de mil ou de maïs. Il comporte un volet plaidoyer, à destination des parlementaires et des personnels de plusieurs ministères, sur la valorisation des céréales locales.

  • ATIA – Soutenir les initiatives locales pour favoriser l’insertion sociale, l’accès à la santé et l’éducation des familles vulnérables, Madagascar

Le projet constitue la troisième phase de l’intervention d’ATIA à Madagascar en faveur d’une meilleure insertion sociale et d’une réduction de l’extrême pauvreté des familles défavorisées. Cette phase se concentre sur la capitale et y est déployée par trois acteurs spécialisés : Afafi pour l’accès à la santé, Kozama pour l’accès à l’éducation et Koloaina pour l’accompagnement familial. 

Le projet s’articule autour de trois objectifs visant : les familles vulnérables, afin qu’elles soient mieux informées, orientées et accompagnées vers les services adaptés (état civil, centres de santé, dispositif d’assurance santé, scolarité) ; les services, afin que leur qualité soit améliorée (offre de soins, enseignement et accueil dans les écoles primaires publiques, services d’état civil) ; les associations partenaires, afin que leur capacité d’influence soit renforcée et leurs activités reconnues et institutionnalisées. 

Il bénéficiera directement à 30 000 familles parmi les plus vulnérables d’Antananarivo ainsi qu’aux trois associations partenaires et aux services dont la qualité sera renforcée. 

  • CARI - Appui à la société civile pour un déploiement de la gestion durable des terres dans les territoires sahéliens

Le projet constitue la troisième phase de l’intervention du CARI en appui au Réseau Sahel désertification. Cette phase prévoit des activités de terrain et des activités de plaidoyer. Le CARI accompagne les ONG du Mali, du Burkina Faso et du Niger dans l’identification et la mise en œuvre d’actions en faveur de la lutte contre la désertification. Le CARI et le Groupe de travail désertification forment et accompagnent leurs partenaires du Sahel dans la mise en œuvre de ces actions. Le projet finance aussi des activités de plaidoyer du CARI et des ONG des trois pays en faveur de la prise en compte des problématiques de terrain dans les discussions internationales, dont la COP14 sur la désertification.

Le projet s’articule autour de trois axes : un volet de recherche-action pour tester le modèle « entreprise partagée » (aussi appelée « coopérative d’activité et d’emploi ») au Maghreb, un volet de sensibilisation et de formation des acteurs locaux aux valeurs et aux modèles économiques de l’économie sociale et solidaire, et enfin un volet de plaidoyer auprès des États pour faire évoluer les cadres réglementaires en faveur des initiatives d’entreprenariat partagé.

  • Équilibres & Populations - Droits et santé sexuels et reproductifs et planification familiale en Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal)

Le projet a pour objectif d’améliorer les Droits et la santé sexuels et reproductifs (DSSR) des femmes et adolescentes dans six pays d’Afrique de l’Ouest, en particulier leur accès à la contraception. Il va contribuer à garantir le respect des engagements pris par les gouvernements des six pays concernés à l’horizon 2020 en matière de santé reproductive et de planification familiale dans le cadre du Partenariat de Ouagadougou, mais également à développer les capacités d’action et de plaidoyer de la société civile locale.

  • Essentiel - Agir ici ou là-bas : projet pluri-acteurs de renforcement de la santé globale à Rufisque (Sénégal) et à Nantes

Le projet est né de la rencontre entre Essentiel et des acteurs de Rufisque, au Sénégal, et de Nantes, impliqués dans la relation entre les deux territoires. L’objectif global est d’enclencher une dynamique de coopération pluri-acteurs pour promouvoir des initiatives renforçant la santé globale sur les territoires nantais et rufisquois. En accord avec la Charte d’Ottawa de 1986 et le concept de santé globale défini par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le projet vise à articuler les domaines de l’éducation, de la nutrition, du handicap et de la petite enfance. Cette diversité sectorielle est nécessaire pour répondre aux enjeux de santé globale à l’échelle d’un territoire déterminé. 

Au Sénégal, le projet devrait toucher en priorité les 270 enfants inscrits dans les trois Cases des tout-petits, les 40 enfants inscrits à Handiscole, les enfants scolarisés dans les écoles élémentaires (environ 23 000) et les sportifs et sportives de la ville de Rufisque licenciés dans des clubs ou non. 

  • Un enfant par la main - Gestion des bassins-versants et agriculture durable pour une meilleure sécurité alimentaire des populations rurales de deux communes du centre d’Haïti

Le projet est un programme intégré d’activités et de services visant à améliorer la sécurité alimentaire et la résilience de populations défavorisées dans une zone enclavée du département de l’Artibonite (commune de Verrettes). 

Il rassemble trois types d’activités : l’aménagement et la gestion des bassins-versants, le renforcement et la diversification des productions agricoles, et le renforcement des deux associations paysannes locales partenaires KODEP (Combite pour la défense des intérêts des paysans) et l’Organisation de développement des jeunes de la 6e section de Ternette.

Le projet cible en priorité des familles de petites exploitations agricoles, les associations paysannes locales, des pépiniéristes et jeunes agriculteurs, ainsi que les pouvoirs publics locaux. Au total près de 8 000 agriculteurs et petits exploitants bénéficieront directement des activités du projet, et indirectement l’ensemble de la population de la zone d’intervention (soit plus de 27 000 habitants).

Le projet est la seconde phase d’une initiative portée par la FIACAT et la Coalition mondiale contre la peine de mort qui a pour ambition l’augmentation du nombre de pays abolitionnistes et des initiatives politiques en faveur de l’abolition en Afrique. Il intervient dans 23 pays de l’Union africaine. 

Après une première phase ayant permis aux partenaires de mieux maîtriser les enjeux et les leviers juridiques de la cause abolitionniste en Afrique, il s’agira d’amorcer leur autonomisation dans leurs activités de plaidoyer (auprès des États et des personnels politiques) et de sensibilisation (du grand public). Un maître mot : le transfert de compétences. 

L’un des résultats importants attendus est l’adoption par l’Union africaine, et la ratification par cinq de ses États membres, du protocole additionnel à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples sur l’abolition de la peine de mort en Afrique

  • La Cimade - Pour une meilleure protection des droits des personnes migrantes sur les parcours migratoires, Mali, Sénégal, Comores et Suriname

Le projet a pour objectif de contribuer à une meilleure protection des droits des personnes migrantes sur les parcours migratoires. Il interviendra sur deux sujets : le respect des droits des personnes en migration le long des parcours, et le droit des familles à être mieux orientées dans leur recherche de proches disparus ou décédés. 

À son issue, les connaissances techniques des OSC sur la protection des droits des personnes en migration seront améliorées, leurs réseaux et légitimité institutionnelle étendus, et leurs capacités à accompagner les familles dans le cadre de leurs recherches de personnes disparues ou décédées accrues. 

Le projet, mené avec les associations Jeunesse et Avenir du Togo et Wash Volunteers, propose d’améliorer la santé des jeunes au sein de huit établissements scolaires de Lomé. Le premier axe du projet vise à accompagner la communauté scolaire, avec la mise en place dans chaque établissement du cadre et des acteurs gérant les sujets de santé scolaire, la formation de 800 élèves pairs éducateurs, de 600 élèves points focaux sur les thématiques des droits en santé sexuelle et reproductive, de la non-violence, de l’hygiène et de l'assainissement. 80 enseignants et 80 responsables d’associations de parents d’élèves seront également formés. Des plans d’actions seront conçus et mis en œuvre par les élèves, en association avec la direction de chaque établissement. 

Pour encourager ces actions, une campagne de sensibilisation de la communauté scolaire sera déployée et permettra de toucher près de 10 000 élèves et 6 000 parents d’élèves. 

 

Projets d’intérêt général

  • SOS Villages d’enfants - Groupe enfance : pour une meilleure contribution de la France à l’effectivité des droits de l’enfant à l’international

Le projet du Groupe enfance vise à ce que la France (pouvoirs publics et société civile) contribue davantage, et mieux, à l’effectivité des droits de l’enfant dans le monde ainsi qu’à une meilleure connaissance et appropriation de ces droits par le grand public, notamment les jeunes, et les acteurs de la solidarité internationale. 

Le projet repose sur la conviction que pour rendre effectifs les droits de l’enfant, les acteurs du développement ont un rôle à jouer. L’enjeu est donc de les former, de renforcer leurs capacités et de plaider pour que l’aide publique au développement consacre davantage de financements à rendre réels les droits de l’enfant, mette en place des indicateurs et en rende compte. 

Ce projet a pour objectif de financer et d’accompagner des initiatives de coopération de territoire à territoire dans un partenariat pluri-acteurs, et de diffuser les connaissances issues de ces initiatives. Les initiatives concernées visent à réduire les inégalités, en reliant approche économique et dimension sociale. Dix opérations innovantes seront soutenues dans le cadre du projet. En parallèle, un travail de recherche et de capitalisation permettra d’analyser l’évolution des pratiques partenariales, d’organiser des ateliers décentralisés de production et de partage des connaissances, et de les diffuser en France. 

Le projet d’appui à la mobilisation des ONG françaises sur le climat a pour objectif de permettre aux organisations de la société civile de mettre en œuvre une réponse commune structurée et efficace via la commission Climat et développement de Coordination Sud (coordination nationale des ONG françaises de solidarité internationale) face aux impacts des changements climatiques, à travers la capitalisation de l’expérience et le renforcement des capacités collectives de leurs partenaires au Nord et au Sud. 

  • e-graine - Cultivons l’envie d’agir : l’éducation à la citoyenneté mondiale au service de la création d’un monde commun

Association d’éducation populaire née en 2006, e-graine est aujourd’hui un mouvement national composé d’une union faîtière et de cinq entités régionales, et thématiquement positionné à la croisée de l’éducation au développement durable, de l’éducation à la citoyenneté et à la solidarité internationales et de l’économie sociale et solidaire.

Le premier volet du projet vise à renforcer le réseau e-graine, asseoir son inscription dans les dynamiques régionales, nationales et internationales. Il prévoit également la mise à disposition d’outils mutualisés : offres pédagogiques, formations pour les animateurs et mesure de l’impact des programmes. Le deuxième volet consiste à développer et déployer sur la thématique des migrations deux dispositifs pédagogiques, l’un destiné au milieu scolaire, le second destiné aux familles. Le dernier volet porte sur la sensibilisation et la mobilisation de citoyens. En trois ans, le projet entend former 732 acteurs-relais et toucher directement 8 300 individus. 

Il s’agit d’un projet pilote, à Lyon et son agglomération, pour favoriser l’appropriation des ODD par les acteurs d’un territoire. Il rassemble des associations, des collectivités territoriales et des organismes de formation autour de l’accueil de volontaires de service civique français et étrangers au sein de ces structures. 

Le projet propose des missions de service civique de neuf mois qui auront une double composante pour les volontaires : être acteur de transformation sociale et être acteur de sensibilisation aux ODD.

Il prévoit de toucher près de 11 500 personnes à travers les actions entreprises par les volontaires. Le projet impliquera 72 volontaires ainsi qu’une quarantaine de structures de la région lyonnaise et une vingtaine de structures en Afrique, en Asie et en Amérique latine.
 

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