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Le 5 février 2019, l’AFD a approuvé le soutien de 12 projets d’organisations de la société civile française pour un montant de 13,5 millions d’euros. Ces subventions vont permettre la mise en oeuvre de projets pour un montant global de 24,5 millions d’euros. Un tiers des projets se déploient au Sahel et ont pour objectif le renforcement des capacités agricoles et de la jeunesse.

► Retrouver l’information complète des décisions de financement du comité ONG de l'AFD  en cliquant ici

Convention de partenariat pluriannuel

 

  • IECD - Appuyer des dispositifs d’insertion et de formation pour les jeunes et les entrepreneurs, Maroc, Égypte, Liban, Côte d’Ivoire, Cameroun, République démocratique du Congo, République du Congo, Madagascar, Vietnam et Myanmar

Face aux défis du chômage massif des jeunes, de l’emploi précaire et de l’économie informelle dans les économies des pays en développement, l’Institut européen de coopération et de développement (IECD) se donne pour ambition à travers cette première convention de partenariat pluriannuel d’aider les jeunes à accéder à un emploi durable en s’appuyant sur deux leviers complémentaires

-    l’amélioration des écosystèmes locaux de formation pour donner de meilleures chances d’insertion professionnelle aux jeunes,

-    le développement des capacités de gestion des petits entrepreneurs ou jeunes porteurs de projets entrepreneuriaux pour que leurs entreprises se pérennisent et créent davantage d’emplois et de richesse. 

Le programme proposé sera déployé dans dix pays du pourtour méditerranéen, d’Afrique subsaharienne et d’Asie du Sud-Est, dans lesquels l’IECD est déjà implanté.
Ce sont ainsi plus de 12 000 jeunes en formation ou entrepreneurs et 350 professionnels de la formation qui bénéficieront directement de ce programme, tous issus d’une soixantaine d’organisations partenaires de l’IECD (écoles professionnelles, centres de formation, associations locales).

Pour en savoir plus sur les CPP : voir Bilan d’activités, page 14.
 

Projets de terrain

  • Croix-Rouge française - Renforcer la sécurité alimentaire des populations dans la région de Zinder, Niger

Au cours d’une année « normale » (sans sécheresse et pertes de récoltes), 1,5 million de Nigériens environ requièrent une assistance alimentaire. Ce chiffre peut atteindre 6,5 millions en cas de crise majeure, dont la menace grandit du fait du réchauffement climatique. La région de Zinder connaît les plus forts taux de malnutrition du pays : un enfant sur deux est en malnutrition chronique.

Pour lutter efficacement contre ce phénomène de malnutrition, le projet de la Croix-Rouge française vise à prévenir et répondre aux crises alimentaires en organisant la mise en place d’un système d’alerte précoce et de réponse efficace à la crise, fondé sur les communautés et sur le développement de l’agriculture locale.

Le projet vise à améliorer la sécurité alimentaire des populations les plus vulnérables du cercle de Mopti par la mise en place de banques de céréales fonctionnelles. Pour ce faire, trois banques de céréales seront réhabilitées (à Socoura, Fatoma et Sio) et une banque de céréales sera créée ex nihilo dans la ville de Mopti.

Les banques de céréales seront mises ou remises en état de fonctionner avec les équipements nécessaires. Il sera procédé à l’achat de stocks de céréales. L’organisation de la gouvernance administrative et financière sera assurée par les communautés en lien avec les autorités communales, ce qui permettra la durabilité de ces installations. Suivant un système de pré-identification communautaire, les céréales seront vendues à un prix inférieur au prix du marché pendant la période de soudure aux familles pauvres, et données aux familles les plus pauvres.

Les bénéficiaires directs du projet sont 5 692 ménages vulnérables qui bénéficieront chaque année des services offerts par les quatre banques de céréales, soit 45 530 personnes.

  • Solidarité laïque - Soutenir les initiatives des jeunes dans les domaines de l’emploi, de l’éducation et de la citoyenneté, Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Conakry, Mali, Sénégal et France

L’emploi salarié devient de moins en moins accessible aux jeunes vulnérables des zones périphériques des grandes villes. En réponse à ce phénomène, le programme Compétences pour demain contribue à la recherche de solutions nouvelles pour l’autonomisation des jeunes, avec pour axes principaux l’emploi, l’enseignement du numérique, l’environnement, la formation à des techniques agricoles, ainsi que l’engagement citoyen et la réduction des ruptures sociales.

Cette convention-programme vise également à renforcer la synergie entre acteurs, les capacités de financement des actions menées et les sociétés civiles des pays concernés. 6500 jeunes dont au moins 3380 jeunes filles (soit 52 % en moyenne par pays) bénéficient de ce projet.

Pour en savoir plus sur les conventions-programmes : voir Bilan d’activités, page 13.

  • Santé Sud - Prévention des abandons et du placement en institution des enfants, Mali

Au Mali, l’abandon d’enfant a pris une proportion alarmante dans les grands centres urbains et particulièrement à Bamako.

Le projet vise à réduire le nombre d’enfants abandonnés à Bamako et à améliorer leur prise en charge. Il prévoit de renforcer des acteurs de la société civile impliqués dans la prévention des grossesses non désirées des jeunes filles vulnérables et de contribuer au développement d’alternatives au placement des enfants en institution. Il ambitionne également d’avoir un impact sur la politique nationale de protection de l’enfance, notamment par le biais d’une plate-forme qui mettra en œuvre des actions sur les enjeux de la protection des enfants abandonnés au Mali. 

Dans un contexte de climat social et économique tendu, dû notamment au chômage lié à la crise économique que traverse le pays, le projet porté par le CFSI vise à renforcer la société civile congolaise engagée dans la lutte contre les inégalités et la pauvreté. 

Ce programme permettra aux associations congolaises, en partenariat avec leurs homologues françaises, d’accroître leur reconnaissance et leur capacité de dialogue avec les pouvoirs publics. Pour cela, le projet prévoit notamment de poursuivre des formations locales et interdépartementales et de mettre en place un fonds d’appui projets pour la mise en pratique des acquis. 

Le programme, qui s’intitule Programme concerté pluri-acteurs, couvre 7 des 12 départements du pays et est composé de 143 organisations membres (118 OSC congolaises, 19 françaises et 6 collectivités territoriales congolaises). Il implique également 4 ministères membres de droit, congolais et français.

  • Experts solidaires - Irrigation et gestion collective de la ressource en eau pour une amélioration des conditions de vie des agriculteurs palestiniens à Hébron, Territoires palestiniens

L’épisode de sécheresse que connaissent les Territoires palestiniens depuis cinq ans aggrave les conditions de vie des paysans palestiniens.

Le projet a pour objectif d’augmenter la ressource en eau disponible pour les agriculteurs de deux villages proches d’Hébron par une meilleure captation des eaux d’origine naturelle et de plus grandes capacités de stockage. Il enseignera aux agriculteurs les techniques et les pratiques qui permettent d’optimiser l’utilisation de l’eau, et ainsi de l’économiser.  

En favorisant la création d’associations d’agriculteurs irriguant et la mise en place d’un cadre de gestion intégrée et participative de la ressource en eau (GIRE), à l’échelle locale, le projet entend également pérenniser l’impact de ses actions. Il formera également à la gestion collective de l’eau et à l’agriculture irriguée le personnel de son partenaire local, l’Union of Agricultural Workers Committees (UAWC) et les acteurs concernés (ministères, municipalités, etc.).  

2200 personnes devraient bénéficier de ce projet.

Depuis 2009, Douleurs sans frontières intervient à Madagascar pour faire prendre conscience à un grand nombre d’acteurs du système de santé de l’importance de la prise en charge de la douleur, afin de lever les résistances du corps médical vis-à-vis de substances mal maîtrisées et amener celui-ci à s’approprier des techniques jusqu’alors inconnues, et enfin convaincre les autorités d’en faire un enjeu des politiques de santé.

L’AFD poursuit son soutien à l’ONG dans cette troisième phase qui doit permettre de poursuivre la formation initiale sur la prise en charge de la douleur des acteurs du système de santé, de contribuer à l’élaboration d’un plan national de lutte contre la douleur, de déployer le suivi à domicile des patients et d’améliorer l’accès aux techniques médicamenteuses (antalgiques) et non médicamenteuses comme l’hypnose. 

Le projet bénéficiera à 6 500 patients et 1 500 professionnels de santé.

  • Essor - Développement de l’agriculture péri-urbaine, Mozambique, République du Congo, Guinée Bissau et Tchad

Face à l’expansion des villes, l’agriculture péri-urbaine peine à se maintenir. En effet, l’insécurité foncière n’encourage pas les producteurs à investir (dans l’irrigation par exemple) et les politiques d’aménagement du territoire urbain n’intègrent pas l’agriculture urbaine. Ces agriculteurs, souvent maraîchers, sont contraints de cultiver sur un petit espace et abusent des pesticides et des engrais chimiques pour augmenter leurs rendements.

Le projet a pour objectif d’accompagner le développement d’une agriculture péri-urbaine biologique et de l’intégrer dans la planification urbaine des grandes villes du Mozambique, de République du Congo, de Guinée Bissau et du Tchad.

La ville de Dschang (169 000 habitants produisant environ 30 000 tonnes de déchets par an) a fait partie, en 2012, du programme multi-pays Africompost 1 qui a contribué à la création d’une agence municipale de gestion des déchets et de deux unités de compostage.

La finalité du projet Africompost 2 est d’assurer la pérennisation de l’activité de compostage, en développant la collecte des déchets et en structurant un opérateur de compostage. Il a deux objectifs spécifiques : développer durablement l'accès au service de gestion des déchets des ménages et des marchés de la ville, et renforcer l'action entrepreneuriale de l'opérateur de compostage pour pérenniser la valorisation des déchets.

Projets d’intérêt général

Le projet a pour objectif de maintenir la dynamique insufflée lors des deux programmes triennaux précédents financés par l’AFD. Il s’agit de soutenir et de valoriser les initiatives des petites associations de solidarité internationale. Pour ce faire, l’Agence des micro projets (AMP) assure le financement de micro projets de solidarité internationale sur une variété de thématiques. Les porteurs de projets bénéficient aussi d’un accompagnement dans l’élaboration, le suivi et l’évaluation de leur projet.

Les cofinancements attribués par l’AMP sont de l’ordre de 10 000 €. Ils seront accordés lors de deux appels à projets qui interviendront au printemps et à l’automne de cette année.

Subvention accordée au Collectif éthique sur l’étiquette pour mener ses activités de plaidoyer et de sensibilisation en faveur de l’amélioration des droits humains au travail. Le collectif se concentre sur les filières mondialisées de production de biens achetés en France, principalement issus de l’industrie textile, tant par les particuliers (produits de grande consommation) que par les pouvoirs publics (achats publics).

L’enjeu est de changer les pratiques des entreprises multinationales, principales donneuses d’ordre dans l’industrie manufacturière, pour qu’elles assument leurs responsabilités et respectent les obligations qui leur sont fixées par les « Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’Homme » (ONU, 2011) et par la loi française, adoptée en mars 2017, sur le devoir de vigilance des multinationales. 

Les actions du collectif ciblent les pouvoirs publics, les entreprises et les citoyens.
 

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