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L'AFD au Niger

Les interventions de l’AFD au Niger s’inscrivent dans les politiques publiques et visent à appuyer le développement du secteur privé.

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Coopération : nouvelle aide budgétaire pour appuyer le programme économique du Niger

18/04/2017

La France réaffirme son soutien au Niger avec une aide budgétaire de 10 millions d’euros qui permettra d’accompagner le programme économique et financier du pays. 

Le ministre français de l’Économie et des Finances Michel Sapin et le directeur Afrique de l’AFD, Jean-Pierre Marcelli, ont signé, jeudi 13 avril à Abidjan, une convention d’aide budgétaire de 10 millions d'euros avec le ministre des Finances nigérien Hassoumi Massoudou.

Cette nouvelle convention constitue une preuve supplémentaire de l’appui de la France au Niger et de la qualité des relations entre les deux pays.

L’aide budgétaire, sous la forme d’une subvention, est destinée à accompagner le programme économique et financier du Niger et l’apurement des arriérés accumulés par l’État dans les secteurs de l’eau et de l’énergie.

 

 

 Le ministre français de l’Économie et des Finances, Michel Sapin, et le ministre des Finances nigérien
Hassoumi Massoudou lors de la signature de la convention

 



Focus sur l’accès à l’eau potable lors de la visite au Niger de Claude Bartolone

29/03/2017

Lors d’une visite officielle fin mars 2017, le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone a pu visiter les usines de production d’eau potable de la ville de Niamey, financées en partie par l’AFD dans le cadre d’un projet qui garantira à 200 000 personnes un accès pérenne à une source d’eau potable améliorée.

De l’eau potable pour le plus grand nombre à Niamey

Au Niger, l’enjeu de l’accès à l’eau est crucial : le pays voit sa population croître de 43,9 % par an, ce qui entraîne une augmentation du nombre d’habitants dans les villes et une hausse de la demande en eau potable. La capitale Niamey, en pleine expansion, ne fait pas exception et voit ses capacités de production d’eau potable atteindre leurs limites.

C’est pourquoi le secteur de l’eau et de l’assainissement est non seulement l’une des priorités du gouvernement du président Issoufou mais aussi de l’AFD dans le pays.

La visite du président de l’Assemblée nationale a ainsi été l’occasion de rappeler l’engagement du gouvernement nigérien et la qualité et la vitalité de la coopération avec l’AFD dans le domaine.

 


 
Le président de l’Assemblée nationale française, le directeur de l’AFD au Niger et le directeur général
de la SPEN lors de la visite de l’usine © SEEN

 

L’un des rares partenariats public-privé du pays

Le partenariat entre la Société de patrimoine des eaux du Niger (SPEN) et la société d’exploitation, filiale de VEOLIA , dans le cadre d’un contrat d’affermage, constitue par ailleurs l’un des rares modèles de partenariat public-privé au Niger.

L’usine de Goudel avait déjà été visitée par les deux présidents français et nigérien lors de la visite d’État de François Hollande en juillet 2014.

Claude Bartolone était accompagné d’une forte délégation comprenant deux députés et par le ministre en charge de l’Hydraulique et de l’Assainissement, le directeur général de la SPEN ainsi que l’ambassadeur de France et le directeur de l’AFD au Niger.

 



Gestion durable des terres : une première "form'action" test au Niger

29/03/2017

Les initiatives se multiplient pour faire face à la désertification au Sahel : afin de les connecter, le Réseau Sahel Désertification a instauré un espace de dialogue et de partage de connaissances. Le Niger a ainsi accueilli début mars un atelier mêlant formation et collaboration qui a rassemblé les acteurs de la commune de Torodi et permettant le montage d'un projet de lutte contre la désertification sur le territoire communal.

 

Désertification : la menace

Sécheresses répétées, croissance démographique, déforestation, changement climatique… Le Sahel fait face depuis de nombreuses années à des menaces pesant sur ses terres et sur la sécurité alimentaire et les conditions de vie de sa population. 

À travers son dispositif de financement des initiatives ONG, l’AFD accompagne depuis 2010 les activités du Centre d’actions et de réalisations internationales (CARI) , une association de solidarité internationale qui intervient auprès des populations rurales du pourtour saharien. 

 

 
 
Projet de restauration de terres dégradées par l’installation de demi-lunes forestières garnies
d’herbacées et de plants d’acacia, commune de Torodi (Niger) © CARI
 

Actuellement, le soutien de l’AFD se concentre sur le projet du CARI de consolidation du Réseau Sahel Désertification (ReSaD) , une initiative Nord-Sud qui appuie la société civile dans la lutte contre la désertification et la dégradation des terres.

 

Un réseau Nord/Sud pour lutter contre la désertification

En somme, le ReSaD est un réseau de la société civile implanté au Mali, au Niger et au Burkina Faso qui facilite les échanges de connaissances et les bonnes pratiques entre les acteurs de la lutte contre la désertification. Au programme du projet :

  • des formations sur des sujets techniques, organisationnels ou méthodologiques ; 
  • la mise en place d’outils de communication et de partage d’informations ; 
  • et des actions de plaidoyer politique, dans chaque pays et au niveau international.

Une initiative qui implique aussi pleinement les collectivités locales afin de développer un projet territorial de gestion durable des terres dans chaque pays.

 

 
Renforcer les capacités des acteurs locaux
 
Dans le cadre de l'implication du ReSaD dans le projet FLEUVE (cofinancement de l'Union européenne), un premier atelier régional organisé à Niamey en mai 2016 a permis de produire les premiers contenus d’un module de « form’action », en faisant appel à l’expérience et l’expertise de représentants de communes, d’organisations de la société civile et d’institutions des 5 pays du projet (Niger, Mali, Sénégal, Tchad et Burkina Faso).
Un deuxième atelier organisé à Ouagadougou en septembre 2016 a par la suite permis de compléter ces éléments.
 
Ce module de form'action vise à renforcer les capacités des communes au montage de projet de gestion durable des terres, en les accompagnant à élaborer leur propre projet opérationnel.
 
La « form'action » test organisée début mars à Torodi, accompagnée par le CARI et le CIEDEL, est l’aboutissement d’un processus collaboratif et participatif de construction du module. 
 

Les participants lors de la formation © CARI

 
Elle a rassemblé élus et représentants des services techniques communaux pendant cinq jours : l’occasion de mettre en commun les compétences afin de construire un projet de gestion durable des terres adapté à chaque territoire. 
 
Les participants ont travaillé collectivement au diagnostic, à l’analyse de la cohérence entre leur idée de projet et leur plan de développement communal, à la construction du cadre logique, à l’identification des partenaires et des modalités de gouvernance et enfin à l’élaboration du budget et du plan de financement.
 
Une approche jugée pertinente par les participants qui ont pu travailler ensemble à la construction d’un projet répondant à leurs besoins et à leur plan de développement, avec l'optique qu'ils en assurent eux-mêmes le pilotage.
 
Le taux de participation et la richesse des échanges témoignent de l’intérêt de ce format de travail pour les représentants élus et les services techniques de Torodi. Une belle réussite pour cette « form’action » qui sera répliquée au Burkina Faso, au Tchad et au Sénégal en avril puis au Mali en mai.


Un nouvel accord avec la Bank of Africa Niger pour mieux répondre aux besoins des petites entreprises

23/03/2017

L'AFD et la Bank of Africa - Niger ont signé un nouvel accord le 23 mars 2017. À la clé : la mise en place d'une sous-participation au risque ARIZ qui permettra de faciliter l'accès au crédit des très petites, petites et moyennes entreprises nigériennes.

Une coopération renforcée en faveur de l’agriculture durable et de la justice

16/03/2017

Nouveaux accords signés en faveur du Niger par l’AFD et l’Union européenne. Au programme : deux projets liés au développement d’une agriculture plus moderne et à la lutte contre le crime organisé pour mieux s’attaquer aux causes profondes des migrations et promouvoir la sécurité des populations.

 

Une coopération UE- AFD pour apporter une réponse rapide et commune

Le 14 mars ont été signés plusieurs accords liés au développement d’activités rurales et de financement de filières agricoles dans les régions d’Agadez et de Tahoua et au programme d’appui à la justice et à la sécurité au Niger (AJUSEN). Des accords qui soulignent une nouvelle fois la coopération entre l’Union européenne et la France en faveur du développement des pays en situation de vulnérabilité.

 

Le directeur de l’AFD au Niger, l’ambassadeur de France, le chef de la délégation de l’Union européenne au Niger et
le ministre des Finances nigérien lors de la signature.

 

Le montant total de ces projets est de 70,6 millions d’euros (46,3 Mds FCFA), dont 37 millions d’euros financés par l’AFD et près de 34 millions d’euros financés par le Fonds fiduciaire d’urgence (FFU) de l’Union européenne.

Le Fonds fiduciaire d’urgence est un mécanisme innovant mis en place par l’UE après le Sommet de la Valette en novembre 2015. Objectif :  financer un plan d’actions en faveur de la stabilité et de la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière et du phénomène des personnes déplacées en Afrique.

 

Des territoires ruraux vivants

Premier projet à l’honneur, le programme « Pôles ruraux » dédié au développement d’activités rurales et de filières agricoles dans les régions d’Agadez et de Tahoua. À la clé : des actions dans le secteur agricole pour créer des opportunités économiques pour les populations les plus vulnérables.

Le projet vise à :

  • renforcer les infrastructures et les aménagements nécessaires au développement durable des productions agricoles et à leur mise en marché à travers des investissements portés par les collectivités territoriales ;
  • faciliter l’accès aux institutions financières ;
  • et améliorer les services à l’agriculture dans la perspective de développer une agriculture moderne, durable et performante.

Grâce aux aménagements réalisés, les terres irriguées seront davantage disponibles et de nouvelles activités seront développées, prioritairement en faveur des jeunes ruraux et des femmes afin de leur faciliter l’accès à une autonomie sociale et économique.

Un projet qui concernera 18 communes des régions d’Agadez et de Tahoua et touchera une population de près de deux millions d’habitants, dont 810 000 ruraux actifs. C’est le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage qui en assure la maîtrise d’ouvrage.

 

Lutter contre le crime organisé et la traite des personnes

Quant au deuxième accord, il concerne le volet Justice du programme AJUSEN et s’inscrit en complémentarité d’une aide budgétaire de l’Union européenne et d’un volet sécurité mis en œuvre par CIVIPOL . Son objectif : renforcer les capacités des acteurs judiciaires nigériens pour lutter contre le crime organisé et la traite des êtres humains.

Il permettra de :

  • renforcer les services centraux du ministère de la Justice ;
  • apporter un appui institutionnel à l’Agence nationale de lutte contre la traite des personnes et au Fonds d’indemnisation des victimes de la traite ;
  • et renforcer le Bureau de coopération et d’entraide pénale, qui joue un rôle primordial dans la lutte contre la criminalité transfrontalière, le terrorisme, les trafics illicites de personnes, drogues, armes, etc.
     

Le ministère de la Justice aura la responsabilité de sa mise en œuvre.

 



Les startups du Sahel au service du développement durable !

02/03/2017

La première édition du forum Sahel Innov s’est tenue à Niamey du 21 au 23 février. Un rendez-vous incontournable pour les startups sahéliennes, venues tenter d’apporter des réponses innovantes aux défis de la région. Retour sur cet événement majeur soutenu par l’AFD.

Innover pour affronter les défis du Sahel

Organisé par le Centre incubateur des PME au Niger (CIPMEN) , le forum Sahel Innov a rassemblé plus d’une centaine d’acteurs publics et privés du Sahel autour d’un objectif commun : trouver des solutions innovantes pour répondre aux défis et enjeux de la zone.

Ces derniers demeurent en effet nombreux : comment assurer stabilité politique et sécurité, favoriser la création d’emplois, maîtriser la démographie ou encore tendre vers une meilleure adaptation au changement climatique. 

 

Attirer les talents et faire émerger des idées

Un forum pour encourager l’innovation et l’ingéniosité des entrepreneurs africains. Au programme : des débats en plénière, des ateliers thématiques (écosystème propice aux startups, financement de l’innovation, solutions pour l’agriculture…), un concours d’applications numériques « Hack 4 Dev » et un concours de pitch récompensant les meilleures startups. 

L’occasion pour les acteurs de l’entrepreneuriat, en particulier les incubateurs et investisseurs ouest-africains, de se rencontrer et d’échanger sur leurs modèles, leurs outils et leurs pratiques dans une optique de capitalisation et de professionnalisation.

Le forum a été inauguré par le Président de la République Mahamadou Issoufou et la Secrétaire générale de l’ Organisation internationale de la Francophonie (OIF) Michaelle Jean. L’événement a aussi été marqué par l’intégration de l’OIF dans le Programme Afrique Innovation

 

Focus sur un Programme qui met l’entrepreneuriat à l’honneur

L’AFD a soutenu financièrement la tenue de ce forum à travers le Programme Afrique Innovation (1,7 million d’euros), porté par l’incubateur francilien Bond’Innov en partenariat avec deux autres structures d’accompagnement : le CIPMEN au Niger et le CTIC au Sénégal. 

À travers ce programme, qui couvre plusieurs pays ouest-africains, les partenaires entendent soutenir l’entrepreneuriat innovant du continent africain. 

 

Soutenir les startups qui font bouger les choses

Un soutien qui prend sa source dans les difficultés structurelles d’accès aux financements que rencontrent les incubateurs et les entreprises innovantes africaines, alors même que les PME forment un rouage essentiel de la création d’emplois et de richesses, permettant d’améliorer la qualité de vie des populations.

Le Programme Afrique Innovation vise à structurer et mettre en réseau les incubateurs de projets innovants, afin de leur donner une meilleure visibilité et attractivité. À la clé : de nouveaux emplois et l'émergence d'un réseau d'incubateurs fort. 

Parmi les actions du projet, on retrouve :

  • le développement d’une plateforme web Afric’Innov incluant un centre de ressources online ;
  • et la structuration de dispositifs d’amorçage locaux sous formes d’avances remboursables. 
 

2ème Comité de pilotage du Programme Afrique Innovation, Niamey, février 2017 ©AFD Niamey
 



 
 
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