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L'AFD au Niger

Les interventions de l’AFD au Niger s’inscrivent dans les politiques publiques et visent à appuyer le développement du secteur privé.

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Une coopération renforcée en faveur de l’agriculture durable et de la justice

16/03/2017

Nouveaux accords signés en faveur du Niger par l’AFD et l’Union européenne. Au programme : deux projets liés au développement d’une agriculture plus moderne et à la lutte contre le crime organisé pour mieux s’attaquer aux causes profondes des migrations et promouvoir la sécurité des populations.

 

Une coopération UE- AFD pour apporter une réponse rapide et commune

Le 14 mars ont été signés plusieurs accords liés au développement d’activités rurales et de financement de filières agricoles dans les régions d’Agadez et de Tahoua et au programme d’appui à la justice et à la sécurité au Niger (AJUSEN). Des accords qui soulignent une nouvelle fois la coopération entre l’Union européenne et la France en faveur du développement des pays en situation de vulnérabilité.

 

Le directeur de l’AFD au Niger, l’ambassadeur de France, le chef de la délégation de l’Union européenne au Niger et
le ministre des Finances nigérien lors de la signature.

 

Le montant total de ces projets est de 70,6 millions d’euros (46,3 Mds FCFA), dont 37 millions d’euros financés par l’AFD et près de 34 millions d’euros financés par le Fonds fiduciaire d’urgence (FFU) de l’Union européenne.

Le Fonds fiduciaire d’urgence est un mécanisme innovant mis en place par l’UE après le Sommet de la Valette en novembre 2015. Objectif :  financer un plan d’actions en faveur de la stabilité et de la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière et du phénomène des personnes déplacées en Afrique.

 

Des territoires ruraux vivants

Premier projet à l’honneur, le programme « Pôles ruraux » dédié au développement d’activités rurales et de filières agricoles dans les régions d’Agadez et de Tahoua. À la clé : des actions dans le secteur agricole pour créer des opportunités économiques pour les populations les plus vulnérables.

Le projet vise à :

  • renforcer les infrastructures et les aménagements nécessaires au développement durable des productions agricoles et à leur mise en marché à travers des investissements portés par les collectivités territoriales ;
  • faciliter l’accès aux institutions financières ;
  • et améliorer les services à l’agriculture dans la perspective de développer une agriculture moderne, durable et performante.

Grâce aux aménagements réalisés, les terres irriguées seront davantage disponibles et de nouvelles activités seront développées, prioritairement en faveur des jeunes ruraux et des femmes afin de leur faciliter l’accès à une autonomie sociale et économique.

Un projet qui concernera 18 communes des régions d’Agadez et de Tahoua et touchera une population de près de deux millions d’habitants, dont 810 000 ruraux actifs. C’est le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage qui en assure la maîtrise d’ouvrage.

 

Lutter contre le crime organisé et la traite des personnes

Quant au deuxième accord, il concerne le volet Justice du programme AJUSEN et s’inscrit en complémentarité d’une aide budgétaire de l’Union européenne et d’un volet sécurité mis en œuvre par CIVIPOL . Son objectif : renforcer les capacités des acteurs judiciaires nigériens pour lutter contre le crime organisé et la traite des êtres humains.

Il permettra de :

  • renforcer les services centraux du ministère de la Justice ;
  • apporter un appui institutionnel à l’Agence nationale de lutte contre la traite des personnes et au Fonds d’indemnisation des victimes de la traite ;
  • et renforcer le Bureau de coopération et d’entraide pénale, qui joue un rôle primordial dans la lutte contre la criminalité transfrontalière, le terrorisme, les trafics illicites de personnes, drogues, armes, etc.
     

Le ministère de la Justice aura la responsabilité de sa mise en œuvre.

 



Les startups du Sahel au service du développement durable !

02/03/2017

La première édition du forum Sahel Innov s’est tenue à Niamey du 21 au 23 février. Un rendez-vous incontournable pour les startups sahéliennes, venues tenter d’apporter des réponses innovantes aux défis de la région. Retour sur cet événement majeur soutenu par l’AFD.

Innover pour affronter les défis du Sahel

Organisé par le Centre incubateur des PME au Niger (CIPMEN) , le forum Sahel Innov a rassemblé plus d’une centaine d’acteurs publics et privés du Sahel autour d’un objectif commun : trouver des solutions innovantes pour répondre aux défis et enjeux de la zone.

Ces derniers demeurent en effet nombreux : comment assurer stabilité politique et sécurité, favoriser la création d’emplois, maîtriser la démographie ou encore tendre vers une meilleure adaptation au changement climatique. 

 

Attirer les talents et faire émerger des idées

Un forum pour encourager l’innovation et l’ingéniosité des entrepreneurs africains. Au programme : des débats en plénière, des ateliers thématiques (écosystème propice aux startups, financement de l’innovation, solutions pour l’agriculture…), un concours d’applications numériques « Hack 4 Dev » et un concours de pitch récompensant les meilleures startups. 

L’occasion pour les acteurs de l’entrepreneuriat, en particulier les incubateurs et investisseurs ouest-africains, de se rencontrer et d’échanger sur leurs modèles, leurs outils et leurs pratiques dans une optique de capitalisation et de professionnalisation.

Le forum a été inauguré par le Président de la République Mahamadou Issoufou et la Secrétaire générale de l’ Organisation internationale de la Francophonie (OIF) Michaelle Jean. L’événement a aussi été marqué par l’intégration de l’OIF dans le Programme Afrique Innovation

 

Focus sur un Programme qui met l’entrepreneuriat à l’honneur

L’AFD a soutenu financièrement la tenue de ce forum à travers le Programme Afrique Innovation (1,7 million d’euros), porté par l’incubateur francilien Bond’Innov en partenariat avec deux autres structures d’accompagnement : le CIPMEN au Niger et le CTIC au Sénégal. 

À travers ce programme, qui couvre plusieurs pays ouest-africains, les partenaires entendent soutenir l’entrepreneuriat innovant du continent africain. 

 

Soutenir les startups qui font bouger les choses

Un soutien qui prend sa source dans les difficultés structurelles d’accès aux financements que rencontrent les incubateurs et les entreprises innovantes africaines, alors même que les PME forment un rouage essentiel de la création d’emplois et de richesses, permettant d’améliorer la qualité de vie des populations.

Le Programme Afrique Innovation vise à structurer et mettre en réseau les incubateurs de projets innovants, afin de leur donner une meilleure visibilité et attractivité. À la clé : de nouveaux emplois et l'émergence d'un réseau d'incubateurs fort. 

Parmi les actions du projet, on retrouve :

  • le développement d’une plateforme web Afric’Innov incluant un centre de ressources online ;
  • et la structuration de dispositifs d’amorçage locaux sous formes d’avances remboursables. 
 

2ème Comité de pilotage du Programme Afrique Innovation, Niamey, février 2017 ©AFD Niamey
 



L’AFD investit 60 millions d’euros au Niger pour l’insertion des jeunes et le programme Kandadji

13/02/2017

Depuis quelques années, l’AFD a augmenté significativement ses financements au Niger, notamment par des dons en lien avec la priorité géopolitique donnée au Sahel. L’AFD a ainsi multiplié par 6 ses efforts depuis 2009 et a investi en 2016 plus de 90 millions d'euros au Niger.

Pour les prochaines années, les engagements de l’AFD au Niger devraient encore progresser, notamment en poursuivant son appui au développement des infrastructures (dans le secteur des énergies renouvelables en particulier) ou en soutenant la politique sectorielle d’éducation.

À l’occasion de la visite du Premier ministre du Niger Brigi Rafini à Paris le 7 février 2017, Philippe Bauduin, directeur général adjoint de l’AFD, a signé deux accords pour des projets financés dans ces deux secteurs pour un montant de 60 millions d'euros.

 

Un projet innovant en faveur de l’insertion des jeunes dans une zone touchée par Boko Haram

L’AFD a signé une convention de financement de 10 millions d'euros pour un projet d’insertion sociale et professionnelle des jeunes dans la région de Diffa, fortement touchée par la crise liée à Boko Haram, qui sera mis en partie en œuvre par des ONG françaises et nigériennes (groupement Care - Aide et action - Plan International associé à 3 partenaires locaux : Nigetech, AREN et Karkara).

Le projet « Jeunesse Diffa » répond à un enjeu majeur pour la stabilité du Niger et s’inscrit dans l’Initiative Lac Tchad annoncée par le Président de la République française au sommet d’Abuja en mai 2016 et la déclinaison du Plan Sahel de l’AFD .

Il doit permettre d’apporter une réponse opérationnelle à la crise et à la lutte contre les vulnérabilité s qui touchent plus spécifiquement la région de Diffa, fortement fragilisée par les incursions de Boko Haram.


Un contexte marqué par une crise sécuritaire, économique et humanitaire

Dans un contexte marqué par une triple crise, sécuritaire (Boko Haram), économique et humanitaire, la jeunesse de Diffa (70 % de la population a moins de 25 ans) se retrouve exclue des dynamiques de développement économique et social et apparaît directement confrontée à la montée de la violence et aux tensions inter communautaires qui fragilisent la cohésion sociale de la région.

L’État nigérien souhaite retrouver un positionnement légitime au niveau local en garantissant l’accès à des services de base de qualité et en assurant la transition vers un développement économique et social normalisé.

Le projet Jeunesse Diffa s’inscrit donc dans une logique d’intervention à double temporalité permettant d’appuyer le relèvement / développement de la région.

 

Un projet à la fois innovant et flexible

« Ce projet est construit sur un mode opératoire adapté issu des réflexions de l’AFD sur les contextes de crise. Il est à la fois innovant, car il permet de mobiliser le savoir-faire d’opérateurs de terrain en optimisant l’appropriation par les acteurs publics et l’inscription des actions sur le long terme, et flexible, car il est basé sur un dispositif de co-construction entre autorités locales et ONG, et est accompagné  par un suivi évaluation renforcé permettant des adaptations de la logique d’intervention au fil de l’eau », a déclaré Philippe Bauduin.

 

Le Premier ministre du Niger Brigi Raffini, Hassoumi Massoudou, ministre des Finances,
Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur français et Philippe Bauduin,
lors de la signature de la convention le 7 février à Paris

 

Un soutien confirmé à un programme structurant pour le Niger : le programme Kandadji

L’AFD a également signé un protocole d’accord confirmant l’engagement de l’AFD à cofinancer (aux côtés de la Banque mondiale ) la centrale hydroélectrique de Kandadji pour 50 millions d'euros en prêt, dans le cadre du programme de régénération des écosystèmes et de mise en valeur de la vallée du fleuve Niger conçu autour du barrage du même nom.


Depuis les années 1970, le Niger a connu des sécheresses répétées et des débits très faibles dans le fleuve Niger, ce qui a fortement limité l'agriculture, aggravé la sécurité alimentaire et perturbé l'approvisionnement en eau potable.

Au cours de ces dernières années, l’alimentation en énergie électrique du pays a connu par ailleurs d’importantes perturbations, conséquences de la tension entre la forte augmentation de la demande en électricité que connaît le Niger (9 % par an depuis dix ans) et des capacités de production ou de transport qui arrivent à saturation.

 

La sécurisation énergétique, un facteur clé du développement

Le gouvernement nigérien, sous l’impulsion de son Président de la République, a fait de la sécurisation énergétique le facteur clé pour permettre le développement d’une économie compétitive et diversifiée.

Au sein de ce Plan, le Programme « Kandadji », cofinancé pour environ 1 milliard de dollars par de nombreux bailleurs et lancé depuis 2008, est considéré comme prioritaire et transformationnel pour le pays.

Ce Programme vise l’atteinte des résultats suivants :

  • la construction d’un barrage multi-usages, situé sur le fleuve Niger ;
  • la construction d’une centrale hydro-électrique de 130 MW ;
  • la construction d’une ligne haute tension d’évacuation de 132 KV ;
  • et l’aménagement de terres agricoles pour l’irrigation.

Face à la dégradation continue des ressources du bassin du fleuve Niger au Niger, le programme doit permettre également la préservation et la régénération des écosystèmes du bassin par la régulation du débit du fleuve.

 

L’AFD contribue à la réalisation du programme pour un montant final de 89 millions d'euros à travers 3 volets :

  1. des plans de développement locaux, à hauteur de 14 millions d'euros (subvention accordée en 2014) ;
  2. des périmètres irrigués pour 25 millions d'euros (prêt prévu en 2018) ;
  3. la centrale hydroélectrique pour 50 millions d'euros (prêt), en cofinancement avec la Banque mondiale (155 millions d'euros). L’objectif du projet de centrale hydro-électrique est de contribuer à l’augmentation et à la sécurisation des capacités de production électrique du pays. L’électricité produite, estimée à 630 GWh par an, sera évacuée vers Niamey et pourra également, en cas de surplus en saison des pluies, être exportée vers des pays voisins.

« L’AFD est engagée aux côtés des autorités nigériennes pour assurer le succès de ce projet structurant pour le Niger », s’est félicité Philippe Bauduin.

 



L’AFD au Niger – Des activités en forte croissance

01/02/2017

2016, une année intense pour l'AFD au Niger et des activités en plein essor. Au total, l’Agence aura engagé pour 60,68 milliards de francs CFA (92,5 millions d’euros) de nouveaux financements et aura décaissé 34,4 milliards de francs CFA (52,4 millions d’euros) dans le cadre des différents projets qu’elle finance dans le pays. 

 

Les enjeux de l'agriculture et de la sécurité alimentaire à l'honneur en 2016

En 2016, les nouveaux financements de l'AFD ont été multiples mais ont principalement été concentrés sur le secteur de l’agriculture et de la sécurité alimentaire.

 

Les projets soutenus par l'Agence au Niger en détails :

  • Appui aux filières rurales et au financement des activités agricoles dans les régions de Tahoua et Agadez : 42,6 milliards de francs CFA soit 65 millions d'euros (comprenant une subvention du trust fund de l’Union européenne – Fonds fiduciaire d’urgence , une subvention de l’AFD et un prêt de l’AFD) ;
  • Appui au secteur de la justice (AJUSEN) : 3,7 milliards de francs CFA soit 5,6 millions d'euros (subvention du FFU) ;
  • Projet « Jeunesse Diffa » qui entend favoriser la cohésion sociale grâce à la mise en place d’activités socio-éducatives et l’insertion sociale et professionnelle  des jeunes : 6,5 milliards de francs CFA (subvention AFD) ;
  • Aide budgétaire globale : 5,2 milliards de francs CFA (subvention) ;
  • Assistance technique auprès du Haut-Commissariat à la modernisation de l’État : 328 millions de francs CFA (subvention AFD) ;
  • Garantie de portefeuille ARIZ   de 655 millions de francs CFA avec une banque locale.
 

Focus sur les énergies vertes en 2017 !

En 2017, les prévisions font la part belle au secteur des énergies renouvelables avec le financement de la centrale hybride d’Agadez et la centrale photovoltaïque de Gorou Banda pour un montant total d’environ 39,3 milliards de francs CFA (avec un cofinancement de l’Union européenne). 

D’autres actions sont également envisagées :

  • Dans le secteur de l’éducation avec une subvention de 6,5 milliards de francs CFA qui pourrait être logée dans le fonds commun sectoriel éducation-formation dès que ce dernier sera opérationnel ;
  • Dans le secteur de la sécurité alimentaire via le financement du quatrième volet du projet d’appui à la sécurité alimentaire dans les régions de Diffa et Zinder pour un montant indicatif de 3,2 milliards de francs CFA sur subvention ;
  • Dans le secteur de la gouvernance avec le financement d’un projet d’appui à la modernisation de l'État pour un service public de qualité sur le territoire nigérien (AMESP), par une subvention de 6,5 milliards de francs CFA ;
  • Dans le secteur privé : un prêt de 3,2 milliards de francs CFA est envisagé pour un système financier décentralisé nigérien.

Fin 2017 ou début 2018, il est enfin prévu de soutenir le Programme Kandadji (à hauteur de 16,4 milliards de francs CFA) dans le cadre de la mise en place des périmètres irrigués.

En 2017, l’AFD a prévu de décaisser environ 32,8 milliards de francs CFA sur les projets qu’elle finance au Niger. 



Éducation : où va l’école nigérienne ?

01/02/2017

Afin d'améliorer une éducation primaire en berne, le gouvernement nigérien a lancé de profondes réformes et met en œuvre un programme dédié à l’éducation et à la formation depuis 2014. Quels résultats jusqu’à présent ? Quels sont les défis à relever en matière d’éducation ? Une revue du programme a permis aux partenaires d’échanger sur ces sujets clés.

 

L’AFD chef de file du secteur éducation au Niger

Le secteur de l'éducation au Niger est plus que jamais confronté à de nombreux défis qui affectent les progrès déjà réalisés. La couverture de l'éducation primaire universelle et l'achèvement du primaire sont entravés par une forte croissance de la population, un faible taux de scolarisation et un taux d'abandons élevé.

Dans le cadre de la mise en œuvre de son Programme sectoriel de l’éducation et de la formation (PSEF) 2014 – 2024 , le Niger a organisé du 18 au 20 janvier 2017 une revue sectorielle afin d’échanger sur les nombreux défis à relever pour améliorer l’accès et la qualité de l’éducation au Niger et coordonner ses interventions. 

L’événement a réuni représentants du gouvernement et du système éducatif, acteurs de la société civile et partenaires techniques et financiers.

L’AFD, en tant que chef de file du secteur depuis 2013, a activement contribué à ce dialogue constructif.

 

Des résultats qui inquiètent et interrogent

L’occasion d’échanger sur la situation toujours très préoccupante du système éducatif nigérien. 

Les derniers résultats de l’évaluation des acquis scolaires menée en 2014 dans 10 pays d’Afrique francophones ont fait ressortir la très faible qualité des enseignements, le Niger faisant figure de mauvais élève en se retrouvant à la dernière place sur les 10 pays évalués

Cette étude, qui entre dans le cadre d’un Programme d’analyse des systèmes éducatifs (PASEC), visait à apprécier les compétences des élèves en mathématiques et en lecture.

Des chiffres qui inquiètent : 32 % des élèves de fin de primaire ont toujours des difficultés sur les compétences élémentaires de lecture de début de scolarité et, plus globalement, 9 enfants sur 10 sont en-dessous du seuil suffisant de compétence en langues, mathématiques et lecture au primaire

 

 
© Cynthia MELA AFD Niamey

 

En cause ? Plusieurs facteurs : 

  • une faible capacité de gestion des ressources humaines ;
  • l’inadaptation des curricula d’enseignement primaire et de la formation des enseignants ;
  • la faiblesse de pilotage au niveau central ;
  • une politique publique longtemps axée sur l’accès au détriment de la qualité, du fait notamment de la forte pression démographique, etc. 

En somme, des performances des élèves très faibles qui questionnent les stratégies éducatives et les priorités nationales à fixer. C’est d’ailleurs à la suite de la publication de l’étude en 2014 que le Niger s’était engagé à agir davantage sur le terrain de l’enseignement. 

 

Des réformes sur le long terme pour améliorer les performances

L’enjeu désormais ? Mettre en place des réformes structurantes de moyen/long terme pour le système, passer à l’échelle les initiatives pilotes ou régionalisées tout en accompagnant des actions de remédiation à court terme. Objectif : intervenir à tous les niveaux du système éducatif pour renforcer les acquis scolaires dans l'ensemble du pays.

Le gouvernement nigérien a ainsi engagé plusieurs réformes clés, notamment :

  • la réforme consacrée au curriculum primaire avec l’introduction des langues nationales dans les premières années de scolarisation ;
  • la refonte de la formation initiale et continue des enseignants ;
  • le transfert des compétences aux collectivités territoriales ainsi qu’une intensification de la régionalisation du système éducatif. 

 

Objectif : une éducation de qualité pour tous

Les participants à cette revue conjointe, deuxième du genre, ont réaffirmé leur engagement à assurer, chacun dans leur sphère de compétence, la promotion d'une éducation de qualité pour tous. 

Ils ont par ailleurs remercié le Président de la République pour son attachement et sa détermination à rendre gratuite l'école jusqu'à l'âge de 16 ans.

Actuellement en préparation, un fonds commun sectoriel éducation-formation souhaité par le Premier ministre nigérien : une perspective qui devrait permettre un alignement des partenaires aux politiques publiques et structures nationales, une harmonisation des partenaires et une meilleure efficacité de l’aide extérieure.

Cette revue a été l’occasion pour l’AFD d’annoncer le passage de relai à la délégation de l’Union européenne au Niger à compter du mois d’avril 2017, après un bilan positif.



Soutenir le développement local dans la zone du barrage de Kandadji

22/11/2016

Lancement le 1er novembre du projet d’appui au développement local dans la zone du barrage de Kandadji ! Ce projet financé par l’AFD permettra de réduire la pauvreté en milieu rural et les conflits locaux provoqués par l’utilisation des ressources. 

 

Au cœur du projet : le barrage de Kandadji

Dans le cadre de l’aménagement du bassin du fleuve Niger, l’AFD contribue au programme Kandadji de régénération des écosystèmes et de mise en valeur de la vallée du fleuve (P/KRESMIN) à travers trois domaines : l’irrigation, l’hydroélectricité et le développement local.

Ce programme ambitieux, articulé autour du barrage de Kandadji sur le fleuve Niger, est une priorité du pays. À la clé : amélioration de l’approvisionnement en eau potable, de la souveraineté alimentaire du Niger et de sa couverture énergétique.

Dans ce cadre, l’AFD finance le projet d’appui au développement local dans la zone du barrage du Kandadji pour un montant de 14 millions d’euros sur une durée de 5 ans.

 

La gouvernance locale, clé pour améliorer la gestion durable des ressources agro-pastorales

La finalité du projet soutenu par l’AFD ?

  • Réduire la pauvreté en milieu rural et les conflits locaux liés à l’utilisation des ressources agro-pastorales ;
  • et améliorer la résilience suite aux modifications de l’environnement des exploitations familiales dans quatre départements de la région de Tillabéry, au sud-ouest du Niger.

Les leçons tirées des projets en matière d’aménagement de bassins versants ont montré que l’amélioration durable de la gestion des ressources agro-pastorales passe nécessairement par une concertation permanente entre les différentes catégories d’utilisateurs pour renforcer la gouvernance locale, mais aussi par une sécurisation minimale dans l’accès à ces ressources afin de pérenniser les investissements indispensables au développement économique.

Le projet contribue ainsi à une meilleure valorisation de l’investissement en :

  • soutenant des mécanismes de gouvernance locale garantissant la répartition équitable des retombées socioéconomiques du barrage ;
  • promouvant une gestion inclusive des ressources naturelles ;
  • prévenant et corrigeant les potentielles externalités négatives, notamment en matière de santé publique et d’accès au foncier.

 

Lancement officiel du projet à Tillabéry

Un atelier, organisé à Tillabéry le 1er novembre dernier, a permis de lancer officiellement le projet. L’occasion de présenter le projet et ses objectifs, le programme de travail budgétisé annuel 2016, l’avancement de la mise en œuvre des activités et le plan d’action pluriannuel pour la suite du projet.

 

 

L’atelier de lancement a rassemblé des représentants du Haut-Commissariat à l’aménagement de la vallée du Niger (HCAVN) et de l’Unité régionale d’exécution du projet, des ministères techniques associés au projet, des autorités locales (gouvernorats de Tillabéry et Zinder, préfets et maires), des projets et initiatives actifs dans la région (i3N, PAC3…).

C’est le Haut-Commissaire à l’aménagement de la vallée du Niger qui a ouvert l’atelier en soulignant l’importance du programme Kandadji pour le Niger et en rappelant la nécessité de l’engagement des autorités locales dans ce programme.

 



 
 
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