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L'AFD au Niger

Les interventions de l’AFD au Niger s’inscrivent dans les politiques publiques et visent à appuyer le développement du secteur privé.

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L’Union Européenne délègue 75 M€ de fonds à l'AFD pour la stabilité et la lutte contre les causes profondes des migrations au Sahel

21/09/2016

L'AFD a signé avec l’Union européenne cinq conventions de financement d’un montant total de 75 M€, pour des actions d’urgence destinées à lutter contre les migrations irrégulières et les causes profondes de celles-ci, conformément aux engagements pris par la France au sommet de la Valette en novembre 2015.

"Face aux enjeux globaux du développement durable et de la lutte contre la pauvreté, l’AFD et l’Union européenne œuvrent de concert, dans la dynamique d’intégration d’une Europe premier pourvoyeur mondial d’aide publique au développement", souligne Rémy Rioux, Directeur Général de l’AFD.

Des projets qui répondent aux enjeux majeurs du Sahel et de la zone Lac Tchad



Deux des cinq projets visent ainsi en priorité la stabilité et la sécurité des pays soutenus, avec un accent spécifique sur le renforcement des capacités de résilience des populations face aux crises :

  • Programme national de développement participatif au Cameroun (10 M€) :

Le projet améliorera les opportunités et les conditions de vie des populations rurales des 329 communes rurales du Cameroun par le développement de l’offre en services socio-économiques de base

  • Projet Sécurité Humaine et développement au Nord Mali (13 M€) :

Le projet soutiendra la réalisation d’infrastructures locales à mise en œuvre simple et rapide, destinées à répondre aux besoins les plus urgents exprimés par les populations des régions du Nord du Mali. -    Le projet contribuera ainsi à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation.

Et trois d’entre eux répondent aux enjeux de migrations au Sahel, en ciblant en particulier le développement de programmes économiques créateurs d’opportunités d’emplois pour les jeunes :

  • Projet d’appui aux filières agricoles dans les régions de Tahoua et Agadez au Niger, zones de transit des migrants (30 M€) :

Le projet réalisera des aménagements et des infrastructures destinés à la préservation des ressources naturelles ainsi qu’à la protection et à l’accroissement des disponibilités en terres et en eau pour l’agriculture dans un contexte fortement marqué par les effets des changements climatiques

  • Projet d’appui aux initiatives de la diaspora malienne en France et en Espagne (6 M€) :

Le projet accompagnera l’investissement productif au Mali de la diaspora malienne, à accroître leurs impacts sur l’emploi, dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique nationale de migration (PONAM) du Mali

  • Projet d'appui au renforcement de la compétitivité des entreprises et de l’employabilité dans les zones de départ au Sénégal (16 M€) :

Le projet proposera une mise à niveau d'entreprises dans des secteurs à fort potentiel, tels que l'agro-alimentaire en Casamance, l'horticulture  dans la région de Louga, ou encore le secteur de la sous-traitance dans les zones minières de Kedougou et Matam


Deux nouveaux projets devraient être signés d’ici fin octobre sur ces deux thématiques prioritaires, un projet de formation professionnelle pour les jeunes tchadiens  (10,3 M€) et un projet dans le domaine de la gouvernance au Niger (6 M€). Les 5 projets s’inscrivent pleinement dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’action pour un engagement renouvelé de l’AFD au Sahel, adopté fin 2015.

 


Des fonds délégués qui renforcent le partenariat de l’AFD avec l’Union européenne

En 2013, avec 56 milliards d’euros, l’Union européenne (institutions de l’UE et États membres) était le premier pourvoyeur mondial d’aide publique au développement.
 
Entre 2008 et 2015, l’Union européenne a délégué 904 M€ à l’AFD pour financer des projets dans les pays où elle intervient, dont 409 M€ en Afrique subsaharienne (soit 67 projets).

Via le Fonds Fiduciaire d’Urgence européen en 2016, l’AFD mettra en œuvre sept nouveaux projets pour un montant total de 91,3 M€.

Un fonds européen en faveur de la stabilité et pour lutter contre les migrations irrégulières

En réponse à l'ampleur sans précédent de la crise migratoire, l’UE a créé lors du Sommet de La Valette du 11 novembre 2015, le Fonds Fiduciaire d’urgence de l’Union européenne en faveur de la stabilité et de la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière et du phénomène des personnes déplacées en Afrique, aussi appelé Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique (FFU). Adossé au plan d’action de La Valette adopté par les dirigeants africains et européens, le FFU est destiné à venir en aide aux pays d’Afrique les plus fragiles et les plus affectés par la situation migratoire. Son objectif principal est de renforcer la stabilité régionale afin de répondre aux défis de la migration irrégulière et des déplacements forcés, ainsi que faciliter la gestion de la migration.

Les objectifs de ce fonds sont les suivants :

  • Etablir des programmes économiques pour créer de l'emploi, avec un accent sur les jeunes et les femmes ainsi que sur la formation technique et professionnelle et la création de PME ;
  • Améliorer la capacité de résilience des populations locales et l'accès aux services de base, avec un accent sur les plus vulnérables, les réfugiés et les déplacés ;
  • Contribuer à la lutte contre le trafic et la traite des êtres humains et une gestion améliorée des frontières ;
  • Construire une meilleure gouvernance, surtout en termes de prévention des conflits et d'amélioration de l'Etat de droit.

23 pays sont éligibles dont 9 pour la région du Sahel et du Lac Tchad : le Burkina Faso, le Cameroun, le Tchad, la Gambie, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigéria et le Sénégal. Les pays voisins sont également éligibles dans le cas de projets présentant une dimension régionale et ayant pour but de gérer les flux migratoires régionaux et les défis qui y sont liés.

La dotation initiale du fonds s’élève à un total de 1,88 Md€ dont 1,8 Md€ proviennent  des contributions financières de la Commission Européenne. Le reste est financé par les contributions des Etats Membres de l’UE ainsi que d’autres donateurs. Toutes fenêtres confondues, environ 900 M€ ont été à ce jour octroyés par le FFU à des agences d’exécution/coopération d’Etats membres ainsi qu’à des ONG, dont 541 M€ pour le Sahel et la zone Lac Tchad. Un nouvel abondement du Fonds est en préparation à hauteur de 500 M€.

 


Description des projets



Niger - Projet d’appui aux filières agricoles dans les régions de Tahoua et Agadez

Le coût total du projet est de 67 M€, financés par un prêt de 30 M€ et une subvention de 7 M€ de l’AFD à l’Etat du Niger et par l’UE (FFU) pour 30 M€.

Dans les régions d’Agadez et de Tahoua, le projet appuiera le développement d’une agriculture durable et intensive en main d’œuvre reposant sur des exploitations familiales plus performantes (rendement, qualité, gestion…) et dont l’activité est orientée vers le marché. Les jeunes issus de ces régions dites « de transit » migrent en saison sèche vers la Libye et l’Algérie, certains tentés d’aller vers l’Europe en suivant le mouvement des migrants ouest-africains (ghanéens, nigérians, etc.). Pour cela, le projet réalisera des aménagements et des infrastructures destinés à la préservation des ressources naturelles ainsi qu’à la protection et à l’accroissement des disponibilités en terres et en eau pour l’agriculture dans un contexte fortement marqué par les effets des changements climatiques. Il financera également le développement d’équipements destinés à mieux valoriser la production, en favorisant notamment les conditions d’accès au marché, et renforcera l’accès des producteurs agricoles et des autres acteurs des filières à des services financiers et non financiers adaptés.

Mali - Sécurité Humaine et développement au Nord Mali, phase 2

Le coût total du projet est de 19 M€, financés par l’Etat malien pour 1M€, par une subvention de 5 M€ de l’AFD et par l’UE (FFU) pour 13 M€.

Le projet Sécurité et Développement au Nord du Mali – phase 2 (SDNM 2) vise à contribuer à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, en soutenant  la réalisation d’infrastructures locales à mise en œuvre simple et rapide, destinées à répondre aux besoins les plus urgents exprimés par les populations des régions du Nord du Mali.

Il prend la suite du projet SDNM 1, actuellement en cours de réalisation, qui a été mis en œuvre aussitôt après la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali dans la région de Kidal. D’un montant de 1 M€ (750 k€ de l’AFD et 250 k€ de l’Etat malien), le SDNM 1 a été mis en œuvre en un an (juillet 2015 - juillet 2016), et aura permis la réalisation d’un programme d’investissements (ouvrages hydrauliques, infrastructures sociales, énergie…) identifiés comme prioritaires par les populations.

Le projet SDNM 2 s’inscrit dans la continuité du projet SDNM 1 tout en étendant son champ géographique initial, la région de Kidal, à cinq autres régions : Tombouctou, Gao, Ménaka et Taoudéni (ces deux dernières ayant été créées récemment), et la partie de la région de Mopti située en zone rouge au moment de l’instruction du projet (cercles de Douentza, Koro, Bankass, Bandiagara, Youwarou et Ténenkou).

Mali - Projet d’appui aux initiatives de la diaspora malienne

Le coût total du projet est de 8,2 M€, financés par une subvention de 2,2 M€ de l’AFD et par l’UE (FFU) pour 6 M€.

Le projet vise à promouvoir les initiatives collectives de développement dans les zones d'origine (généralement à travers des associations de migrants dans les pays d’immigration) et à accompagner l’investissement productif au Mali de la diaspora malienne, à accroître leurs impacts sur l’emploi et à participer à  la mise en œuvre de la politique nationale de Migration du Mali. Il consolidera les résultats des programmes bilatéraux franco-maliens et européo-maliens « migration et développement » mis en œuvre depuis 2002 et qui ont mobilisé la diaspora malienne établie en France et en Espagne, pour contribuer au développement économique et social de leurs régions d’origine.

Ce projet a déjà démarré avec un financement en subvention de 2,2 M€, actuellement mis en œuvre par l’AFD sous l'intitulé "programme Mobilité Migration Développement" et destiné à appuyer les investissements et les transferts de normes de la diaspora malienne de France.

Sénégal - Projet d'appui au renforcement de la compétitivité des entreprises et de l’employabilité dans les zones de départ au Sénégal

Le coût total du projet est de 40,2 M€, financés par une subvention de 200 k€ de l’AFD (guichet ONG) et par l’UE (FFU) pour 40 M€.

Ce programme d'appui au développement local et à l'employabilité vise la promotion de l'emploi et de l'insertion professionnelle des jeunes dans les zones de départ de migrants.

Il vise à agir à la fois sur la demande et sur l'offre sur le marché de l'emploi en proposant une mise à niveau d'entreprises dans des secteurs à fort potentiel, tels que l'agro-alimentaire en Casamance, l'horticulture  dans la région de Louga, ou encore le secteur de la sous-traitance dans les zones minières de Kedougou et Matam, tout en professionnalisant la main d'œuvre employable sur ces mêmes filières et régions. Il contribuera en outre à renforcer l’employabilité des jeunes sans qualification dans le secteur artisanal (les corps de métiers pré-identifiés sont la menuiserie bois, la menuiserie métallique, la couture-habillement, la mécanique auto, la cordonnerie et la transformation agricole) grâce à l’amélioration de la formation par apprentissage au sein des ateliers artisanaux, dans les régions de Dakar, Diourbel, Thiès et Saint-Louis.

L'action sera complétée par un important plan de communication pour promouvoir le "Réussir au Sénégal" et déconstruire les "imaginaires migratoires", ciblant les potentiels candidats au départ à travers des cas concrets et des médias adaptés.

Cameroun - Programme national de développement participatif au Cameroun

Le coût total du projet est de 10 M€, entièrement financés par l’UE (FFU) pour 6 M€.

Les régions historiquement marginalisées du Septentrion  camerounais, et en particulier de l’Extrême Nord, sont profondément affectées par la crise liée aux attaques de Boko Haram. Les jeunes de ces territoires qui connaissent des taux de natalité élevés ont vu leurs principales activités économiques (commerce transfrontalier, moto-taxis, activités liées au tourisme, élevage/agriculture, etc.) brutalement interrompues par l’insécurité. Faute de perspectives d’insertion économique et sociale, ils optent de plus en plus pour la migration (vers les grandes villes du pays, la sous-région ou l’Europe) ou des activités criminelles (coupeurs de route, kidnapping, combat dans les rangs de Boko Haram).

Le Programme National de Développement Participatif (PNDP) s’inscrit dans la politique de décentralisation du Gouvernement camerounais et après 10 ans de mise en œuvre, il est aujourd’hui perçu par les communes comme un outil ayant fait ses preuves d’efficacité pour développer leurs projets prioritaires. Il a pour objectif d’améliorer les opportunités et les conditions de vie des populations rurales des 329 communes rurales du Cameroun par le développement de l’offre en services socio-économiques de base et le renforcement du processus de décentralisation, afin d’accroître les capacités des communes dans leur mission de promotion du développement local et de planification. Face au risque de perte de légitimité des pouvoirs publics dans des zones historiquement marginalisées, ce programme public bien connu de la population est l’un des seuls à montrer des autorités publiques au service de leurs citoyens, en particulier dans les régions du Septentrion.

 



Éducation et finance pour tous au Niger : deux nouveaux accords de l'AFD

25/08/2016

Afin d’aider le Niger à relever les défis auxquels le pays est confronté dans les domaines de l’éducation et de l’accessibilité financière de la population, l’AFD poursuit son engagement à travers deux nouveaux financements.

L’éducation au cœur de la politique nationale

Au programme du premier accord : un financement de près de 4 millions d’euros délégués par la Suisse à l’AFD pour abonder le Fonds commun pour l’éducation de base. Depuis le début des années 2000, l’éducation est en effet une priorité pour le gouvernement nigérien, qui y a consacré des ressources importantes.

Ce fonds a pour objectif d’appuyer les efforts du gouvernement nigérien dans la mise en œuvre du programme sectoriel éducation et en particulier :

  • d’élargir l’accès à l’éducation de base et d’accroître la rétention des élèves ;
  • d’améliorer la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage à ce niveau d’études dans des zones ciblées du Niger et 
  • de renforcer les capacités de gestion du système. 

Afin de financer ce programme, le Niger a obtenu en 2013 un don de 84,2 millions de dollars du Partenariat mondial pour l’éducation (PME) ainsi qu’une subvention de 12 millions d’euros de l’AFD, qui ont permis de créer ce fonds commun d’aide extrabudgétaire.

 

La microfinance pour une meilleure inclusion financière

Le second accord signé avec l’État du Niger concerne le projet d’appui à l’inclusion financière, un enjeu clé du Niger. Son bénéficiaire est l’Agence de régulation du secteur de la microfinance (ARSM).

Au Niger, 90% de la population n’a pas accès au secteur financier formel. Les institutions de microfinance constituent ainsi pour la plus grande partie de la population, exclue du système bancaire classique, la seule possibilité d'accès à des services financiers de crédit et d’épargne à des conditions souples. 

Afin de  favoriser et sécuriser cet accès, l’État a mis en place une politique d’assainissement et de régulation du secteur de la microfinance que l’AFD vient renforcer à travers ce projet.

D’un montant de 500 000 euros sur une période de 4 ans, l’accord contribuera au renforcement des capacités de l’ARSM et du ministère des Finances.

Les deux accords ont été signés le 12 août dernier avec le ministre des Finances, en présence du Chargé d’affaires de l’ambassade de France au Niger.

  



LeAD Campus : une formation pour détecter et former les leaders africains de demain

01/08/2016

Découvrez le programme LeAD Campus qui permet d’accompagner les dirigeants africains dans leurs projets pour assurer la croissance durable et inclusive de l’Afrique, à travers le témoignage du directeur de l’agence de microfinance ACEP Niger créée par l’AFD.

 

L’Afrique, un continent d’avenir et d’opportunités

Le LeAD Campus– Leaders pour l’Afrique de demain est un programme de formation destiné aux dirigeants africains. Son ambition ? Détecter les leaders et futurs leaders africains, les réunir dans une communauté et les accompagner dans le développement de leurs compétences et de leurs projets pour assurer la croissance durable et inclusive de l’Afrique.

Il a été lancé par la Fondation AfricaFrance et est piloté par les entreprises du continent. La formation est co-construite par quatre institutions africaines et françaises : Sciences Po, l’Institut supérieur du management de Dakar (Sénégal), la Graduate School of Development Policy and Practice (GSDPP) de l’université du Cap (Afrique du Sud) et le CEFEB, université d’entreprise de l’AFD.

L’ensemble de la première promotion (25 dirigeants issus de 14 pays) s’est réunie en Afrique du Sud le 5 avril 2016 pour démarrer le cycle de formation. Une deuxième session a suivi du 29 mai au 3 juin 2016 à Dakar. 

 

ACEP Niger : le micro-financement pour la croissance

L’AFD a pris en charge la participation au campus du directeur général d’ACEP Niger (Agence de crédit pour l’entreprise privée). Cette institution de microfinance a été créée avec la contribution de l’AFD et appuie les petites entreprises au Niger, s’inscrivant ainsi dans l’initiative française pour la croissance et l’emploi en Afrique. 

Le directeur nous donne ici un aperçu de la formation LeAD Campus.

 

Concilier leadership et éthique

«Au programme de la première session "My Leadership" : connaissance de soi, les différents types de management et surtout la corrélation entre leadership et des concepts comme l'éthique et l'intégrité.

Se connaitre soi-même est une première étape pour savoir quel leader on est et comment concilier sa nature avec l'éthique de son environnement et la volonté de construire autour de soi une équipe permettant d'atteindre les objectifs fixés.

 

Comment construire un caractère de leader ?

Cette session a été l'occasion de visiter Robben Island, la célèbre prison où Nelson Mandela fut emprisonné, et de comprendre comment construire un caractère de leader, même dans des conditions très difficiles.

Nous avons rencontré des intervenants de qualité comme le professeur Alan Hirsh, le docteur Marianne Camerer et le professeur David Schmidt. D'autres intervenants, comme le professeur Trevor Manuel, ancien ministre des Finances de l'Afrique du Sud, ont évoqué la nature du leader dans le service public.

Nous avons pu visiter la ville du Cap et constater son évolution mais aussi participer à des jeux de team building qui nous ont permis de rencontrer nos futurs mentors dans le projet que l'on devra soumettre à Sciences Po à Paris en septembre 2016.

 

Construire et faire grandir son projet 

La deuxième session a eu comme thème ‘‘My business’’et nous a plongés dans la réalité de nos professions : comment gérer son activité? 

À l'occasion de cette session, les intervenants et des panels animés par trois anciens Premiers ministres du Sénégal nous ont indiqué le chemin à suivre. 

 

« L'Afrique n'a personne à rattraper »

Nous avons réfléchi à la manière de développer un business plan et une stratégie marketing sur nos activités, sur le Business Intelligency ainsi que sur les cadres légaux et réglementaires de la zone de l’Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA). La session a pris fin sur l'ile historique de Gorée où nous avons assisté à une présentation sur les leçons des réussites et des échecs.

Nous avons quitté Dakar en ayant tissé des liens encore plus forts, entre nous, les participants et nos enseignants, autour de cette phrase du professeur Felwine Sarr : "L'Afrique n'a personne à rattraper. Elle ne doit plus courir sur les sentiers qu'on lui indique mais marcher prestement sur le chemin qu'elle se sera choisi."»

Participants à l'Université du Cap

Pour en savoir plus sur le programme : www.sciencespo.fr 

Découvrez ou redécouvrez le projet ACEP Niger financé par l'AFD : Fiche projet

 


 



La gestion durable des terres : un enjeu crucial pour l’Afrique sahélienne

15/07/2016

Une rencontre des collectivités locales a eu lieu fin mai à Niamey dans l’objectif de les impliquer davantage dans une dynamique de gestion durable des terres, essentielle pour lutter contre la paupérisation et l’abandon des territoires ruraux par leurs habitants.

 

Lutter contre la désertification et la dégradation des terres en Afrique de l’Ouest 

Depuis 2010, l’AFD soutient les activités du Centre d’actions et de réalisations internationales (CARI), association de solidarité internationale qui intervient auprès des populations rurales du pourtour saharien. 

À travers son dispositif de financement des initiatives ONG, l’AFD soutient le projet du CARI de consolidation du Réseau Sahel désertification (ReSaD), une initiative Nord-Sud qui appuie la société civile dans la lutte contre la désertification et la dégradation des terres. 

L’AFD subventionne cette consolidation sur une durée de trois ans à partir de 2015 à hauteur de 350 000 euros (soit 40% du montant total). 

 

Appuyer les communautés locales en matière de gestion durable des ressources naturelles 

C’est dans le cadre des activités du ReSaD que s’est tenue la rencontre régionale des collectivités locales sur la gestion durable des terres dans les territoires, du 24 au 26 mai 2016 à Niamey. 

La rencontre s’inscrit dans l’Initiative de la Grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel (projet Fleuve), projet majeur de lutte contre la désertification et ses effets socio-économiques et environnementaux dans le Sahara et le Sahel.

Cet atelier a permis de produire les premiers contenus d’un module de formation à la gestion durable des terres, destiné à renforcer les capacités des collectivités locales. Il a été financé par l’AFD, l’Union européenne et le Programme d’actions communautaires (PAC 3).

La ministre déléguée à la décentralisation et le chef de cabinet du ministre de l’Environnement et du Développement durable du Niger ont ouvert officiellement les travaux. Tous deux ont souligné la pertinence de cette initiative pour soutenir le plan d’action national en matière de développement rural et contribuer à renforcer le processus de transfert des compétences aux collectivités. 

Ce sont environ 50 représentants de communes, d’organisations de la société civile et d’institutions de cinq pays (Niger, Mali, Sénégal, Tchad et Burkina Faso) qui ont pu partager leurs pratiques et expériences. 

De l’avis des participants, la rencontre, organisée par le CARI, le ReSaD et leurs partenaires des réseaux RADDO et Drynet, a été un succès. Les travaux d’élaboration du module se poursuivront suite à cette rencontre et les délégations des cinq pays continueront à y être associées.

 
 



Rémy Rioux est nommé Directeur général de l’Agence Française de Développement en Conseil des ministres, ce 25 mai 2016

25/05/2016

Sur proposition de François Hollande au Parlement le 27 avril dernier et après un vote favorable à l’unanimité des députés et à la majorité des sénateurs, M. Rémy Rioux, 46 ans, secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du développement international, est nommé ce jour, en Conseil des ministres, Directeur général de l’Agence Française de Développement, Etablissement Public Industriel et Commercial, en charge du développement des pays du Sud et de l’Outre-mer. 11ème directeur général de l’AFD, Rémy Rioux prendra la tête de l’AFD, le 2 juin 2016.

Né en juin 1969 à Neuilly-sur-Seine, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, de Sciences Po et de l’Ecole nationale d’administration, Rémy Rioux, historien de formation, ancien élève d’Alain Corbin et de Pierre Nora, conseiller maître à la Cour des comptes, a alterné, au cours de sa carrière, des responsabilités en France et au service du développement et de l'Afrique.


Rémy Rioux est nommé Directeur général de l'AFD © Alain Buu

A l’âge de 26 ans, Rémy Rioux découvre le continent africain à l’occasion d’un stage de l’ENA au Bénin, puis en militant pour la promotion de l’harmonisation du droit des affaires en Afrique. Passionné par ce continent, il le sillonne tout au long de sa carrière, y noue des liens forts, et y acquiert une expertise reconnue des enjeux de développement. Au Trésor de 2004 à 2007 puis de 2010 à 2012, il contribue notamment à moderniser la coopération monétaire avec les pays africains membres de la Zone franc, participe à la résolution de la crise ivoirienne et contribue à placer la question des infrastructures et du développement au cœur de l’agenda international du G20. Il est alors administrateur de l’AFD et de sa filiale PROPARCO.

Rémy Rioux a par ailleurs exercé des missions de contrôle dans les secteurs de l'énergie et de la défense à la Cour des comptes entre 1997 et 2004. Il a travaillé au ministère de l’intérieur de 2000 à 2002, au sein du cabinet du ministre Daniel Vaillant, en charge notamment du budget et du passage à l’euro. Il a également exercé des fonctions à l’Agence des participations de l’Etat, de 2007 à 2010, comme directeur de participations en charge des secteurs des transports et des médias, participant au conseil d’administration de différentes entreprises (SNCF, RATP, ADP, Renault, France Télévisions, France Médias Monde, Arte, le Grand Port Maritime du Havre).

En 2012, directeur de cabinet du ministre de l’Economie, des Finances et du Commerce extérieur, Pierre Moscovici, il participe activement à la redéfinition des relations économiques entre l'Afrique et la France et aux travaux menés par Jacques Attali sur la francophonie économique. Deux ans plus tard, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, le nomme secrétaire général adjoint du Quai d’Orsay, en charge notamment des questions économiques. A ses côtés, il pilote le volet financier des négociations pour la COP21.

Après l’annonce par le Président de la République, en septembre 2015, d’une relance de la politique française de développement à travers la hausse des financements de 4 milliards d’euros d’ici 2020, pour atteindre 12,5 milliards d’engagements annuels, (dont 5 milliards d’euros en faveur du climat), il est chargé d'une mission de préfiguration du rapprochement entre l'Agence Française de Développement et la Caisse des Dépôts qui doit doter la France d’un outil à même de relever les défis des Objectifs du développement durable.

Homme de dialogue et de conviction, il est très attaché au Massif central, en particulier à la Corrèze et la Lozère, où il séjourne fréquemment, avec sa femme et ses trois enfants.


Dates clefs

  • 26 juin 1969 : Naissance à Neuilly-sur-Seine, France
  • 1997 : auditeur à la Cour des comptes à sa sortie de l’ENA (promotion Marc Bloch), il y deviendra Conseiller Maître en 2013
  • 2001 et 2002 : conseiller budgétaire au cabinet de Daniel Vaillant au ministère de l’Intérieur
  • 2003 : missions de contrôle dans les secteurs de l’énergie et de la défense à la Cour des Comptes
  • 2004 : direction du Trésor, Chef du bureau de la coopération monétaire et du développement avec les pays d’Afrique, des Caraïbes, du Pacifique et de la zone franc
  • 2007 : sous-directeur des transports et de l’audiovisuel de l’Agence des participations de l’Etat
  • 2010 : sous-directeur des affaires financières internationales et développement à la direction générale du Trésor
  • 2012 à 2014 : directeur du cabinet de M. Pierre Moscovici au ministère de l’Economie et des Finances
  • 2014 : secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, chargé notamment des affaires économiques
  • 2015 : responsable des questions financières au sein de l’équipe française de négociation pour la COP21.
  • Juin 2016 : nommé 11ème Directeur général de l’Agence Française de Développement.


Appuyer les acteurs clés du secteur de la microfinance au Niger

20/05/2016

Au Niger, où plus de 90% des habitants n’ont pas accès au secteur financier formel, les institutions de microfinance constituent pour la plus grande partie de la population la seule possibilité d'accès à des services financiers de crédit et d’épargne à des conditions souples.

 

Favoriser le développement pérenne des institutions de microfinance 

La politique d’assainissement et de régulation du secteur menée par l’Etat et axée sur la qualité a entraîné une diminution du nombre d’institutions de microfinance, qui sont passées de 115 à 42 entre 2009 et 2015.

Dans ce contexte, un projet d’un montant total de deux millions d’euros devrait favoriser le développement pérenne d’institutions de microfinance viables en soutenant les deux acteurs clés du secteur : 

  • l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés (APSFD) ;
  • l’Agence de régulation du secteur de la microfinance (ARSM).

La première convention de financement signée le 12 mai 2016 avec l’APSFD, d’un montant de 1,5 million d’euros, a pour ambition de renforcer les capacités des institutions de microfinance et leur association.

Après un premier projet d’appui à la création d’ACEP Niger (institution de microfinance) en 2013, ce second projet d’appui à l’inclusion financière (PAIF) marque le retour de l’AFD dans le secteur de la microfinance dont elle s’était retirée au début des années 2000.

 

 

 

Un commerçant bénéficiaire d’un micro-crédit à Niamey



 



 
 
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