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L'AFD et les ONG

À la une

L’AFD soutient 15 nouveaux projets d’OSC françaises pour un montant de 11,25 M d’euros

13/04/2016

Le Comité spécialisé du Conseil d’Administration de l’AFD pour l’appui aux initiatives des ONG s’est réuni le 12 avril 2016. Il a approuvé l’attribution de subventions pour 15 nouveaux projets.

La restitution des terres aux indiens Kogis pour régénérer la forêt

01/04/2016

Au nord de la Colombie, sur les contreforts de la Sierra Nevada de Santa Marta, spot de biodiversité parmi les plus remarquables et les plus menacés au monde, l'AFD soutient un programme au double objectif : la restitution des terres aux indiens Kogis et la régénération forestière, mené par une ONG française Tchendukua - Ici et Ailleurs.*

En Colombie, 500 ans après la conquête, une mémoire se réveille


Village de Boqueron - Haut de la vallée de Mendihuaca - Crédit Eric Julien

Mené en co-pilotage avec les Indiens Kogis, derniers héritiers des grandes sociétés précolombiennes du continent sud-américain, les démarches mises en œuvre s'appuient sur les connaissances ancestrales des Mamas (ce qui veut dire « soleil » en Kaguian, la langue des Indiens Kogis), autorités spirituelles et politiques de la communauté. Lorsque les Kogis reprennent possession des terres qui vont être reforestées, ils en réveillent la mémoire par le biais de sites sacrés, de lieux de connaissances, qu'ils retrouvent, puis qu’ils réactivent. Comme une mémoire millénaire, interrompue par 500 ans de conquêtes, qui reprendrait vie, doucement, dans le tumulte de la modernité qui se rapproche. Quelques mois après la COP 21, voilà un exemple original de co-construction de projets qui semblent prometteurs pour tenter de faire face aux grands enjeux de notre temps.


Village de Tchendukua - Crédit Eric Julien

Après 15 ans de travail, il est impressionnant de voir ses terres déforestées dont les sols ont été abimés par de longues années d’élevages intensifs, puis par l’exploitation et la fumigation de la coca reprendre vie.

Des résultats surprenants

Les résultats sont là, surprenants. Plus de 1000 hectares régénérés, redevenus luxuriants, des villages reconstruits et des perroquets « Guacamayas » qui reviennent. Autour de chaque village, la biodiversité se remet doucement en place, nécessaire pour la pérennité de la culture kogi. Les plantes alimentaire, bien sûr : yucca, malanga, igname, batata, maïs, millet, canne à sucre, haricot, guandul, tomate, piment, citrouille, banane, etc., associées à d’autres cultures non alimentaires -comme la calebasse, le totumo, l’agave et le coton - qui, après avoir été réimplantées, sont maintenant en constante progression.
Ces plantes, et d’une manière plus générale, ces vastes systèmes d’agro-foresterie régénérés, permettent aux Kogis d’être auto-suffisants sur leurs terres autant pour leurs besoins alimentaires, vestimentaires, qu’architecturaux, voire spirituels.



Femmes et enfants Kogis - Credit Eric Julien
 

Du Paysage au pays-sage ?

Au-delà d’un retour de la biodiversité, le dialogue avec les Indiens Kogis nous permet d’élargir le regard, d’explorer de nouvelles façons d’être et d’agir ensemble, afin de faire face aux grands enjeux de notre temps et de donner vie à cette phrase prémonitoire du géographe Elisée Reclus : -« l’Homme est la nature prenant conscience d’elle-même. » Alors peut-être, les paysages redeviendront-ils pays-sages, l’aménagement se fera ménagement, et l’aventure humaine redeviendra vivante et créative, car solidaire de cette nature qui nous porte et nous fait vivre. »


Terre de la Luna - Bas de la vallée de Mendihuaca - Crédit Eymeric Brunet-Lecomte

Eric Julien
Géographe, Fondateur de l’ONG Tchendukua - Ici et Ailleurs



ONG : lancement du Programme Concerté Pluriacteurs Soyons Actifs/Actives 2016/2018

15/03/2016

Le programme concerté pluri-acteurs Soyons Actifs/Actives (encore appelé PCPA Tunisie) réunit près de 50 organisations de la société civile tunisienne et française et a pour ambition la réduction des inégalités et l’accès aux droits des populations tunisiennes à travers plusieurs secteurs. Il démarre sa phase opérationnelle avec un soutien de l’AFD à hauteur de 2,594 millions d'euros pour trois ans.

Regroupant associations, ONG, syndicats, coopératives, le programme travaille selon une approche concertée du développement, en réunissant acteurs non gouvernementaux, représentants des pouvoirs publics tunisiens et français, mais également des collectivités territoriales des deux pays dans le but de favoriser l’accès l’éducation, l’insertion socio-professionnelle à travers notamment l’économie sociale et solidaire et de la citoyenneté active.
 

 

Coordonné par l’ONG française Solidarité Laïque , ce programme pluri-acteurs a démarré en 2012 par une phase pilote de diagnostics territoriaux. À partir de 2014, il est entré dans une phase de construction et de renforcement des capacités de ses membres. À l’occasion de son assemblée plénière qui aura lieu les 18 et 19 mars prochains à Tunis, le programme sera engagé pendant trois années pour soutenir des projets innovants issus de la société civile dans les territoires les plus marginalisés et en faveur des populations les plus vulnérables. Il pourra accueillir de nouveaux membres tout au long de sa mise en œuvre.
 

Le soutien de l'AFD s'inscrit dans la logique des objectifs du programme mais aussi dans une logique de renforcement de capacités de la société civile à mener des actions de proximité, à se structurer, à dialoguer avec les autorités et à participer aux politiques publiques.

Le programme sera mis en œuvre en synergie et en complémentarité avec d’autres programmes visant le soutien à la société civile tunisienne, notamment le PISCCA (Projets innovants des sociétés civiles et coalitions d’acteurs) de l’Institut français de Tunis et le PASC (Programme d’Appui à la société civile) de la Délégation de l’Union européenne à Tunis.
 



Assainissement & agriculture durable : l’AFD soutient deux nouveaux projets d’ONG au Vietnam

25/02/2016

À travers l'appui aux ONG, l'AFD participe au financement du projet de gestion des déchets ménagers mené par le GRET et du projet en faveur de l'alimentation durable conduit par AVSF.

 

Pour une meilleure gestion des déchets à Vinh Phuc

La subvention AFD de 517 600 € (soit 50% du montant total du projet) à destination du GRET financera la première phase d’un programme d’appui à la structuration de la filière de gestion des déchets ménagers dans les communes rurales et semi-urbaines de Vinh Phuc, province dans le delta du Fleuve Rouge au Nord du Vietnam. Ce projet qui s'étale sur trois ans permettra :

  • de réduire la saturation des décharges et les impacts néfastes sur l'environnement par les aménagements techniques,
  • de renforcer les capacités des coopératives à rendre un service professionnel et adapté aux attentes
  • d’améliorer la gestion durable des déchets au niveau de la province.

L’objectif est d’intervenir sur tous les maillons de la chaîne de gestion des déchets : collecte, traitement et recyclage, suivi et contrôle.

Les bénéficiaires finaux seront les opérateurs de collecte et de traitement dans les sites pilotes, les coopératives de l’environnement et les ONG locales partenaires ainsi que les 300 000 habitants dans les 30 localités cibles du projet.

Accompagner la transition agro-écologique et l’alimentation durable avec AVSF

À travers unesubvention de 4 500 000 € (soit 42% du montant total du programme) à AVSF (Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières) , l'AFD soutient un programme multi-pays visant à accompagner les transitions agro-écologiques et l’alimentation durables dans les pays du Sud. Le programme concerne 8 pays moins avancés (PMA) prioritaires, pour les actions directes (Mali, Sénégal, Togo, Burkina Faso, Madagascar, Haïti, Cambodge, Laos) et 9 pays à revenu intermédiaire (PRI) pour des actions transversales (Vietnam, Mongolie, Nicaragua, Honduras, Guatemala, Colombie, Equateur, Pérou, Bolivie).

Il s’agit de soutenir les initiatives de terrain des partenaires d’AVSF concernant :

  • la transition agro-écologique et l’adaptation des agricultures paysannes au changement climatique,
  • la structuration de filières agricoles,
  • les services aux agriculteurs.

L’enjeu est de mettre en œuvre le projet institutionnel d’AVSF, suivant sa stratégie de développement à horizon 2020. Il s’agira enfin de renforcer le dialogue stratégique avec les pouvoirs publics français, sur les thématiques de compétence d’AVSF. Le soutien de l’AFD concerne une soixantaine de partenariats entre AVSF et la société civile locale (organisations paysannes et ONG) pour une quarantaine de projets de terrain et une douzaine d’actions de plaidoyer. Ces actions devraient toucher au total 65 000 familles paysannes, ainsi que 5 000 femmes et jeunes pour des appuis spécifiques.



L’AFD soutient 20 nouveaux projets d’OSC françaises pour un montant de près de 22.9 M d’euros

16/02/2016

Le Comité spécialisé du Conseil d’Administration de l’AFD pour l’appui aux initiatives des ONG s’est réuni le 16 février 2016. Ce sont 20 nouveaux projets d'OSC françaises qui seront soutenus pour un montant de 8,7 millions d'euros.

La crise des réfugiés syriens à moyen terme : Quelles solutions possibles ?

15/02/2016

Des représentants de pays d’accueil du Moyen-Orient et de l’Europe ainsi que d’organisations humanitaires et d’aide au développement, des universitaires et des chercheurs ont conclu aujourd'hui un événement inter-régional décisif portant sur les résultats analytiques, et les implications politiques de l'étude réalisée par la Banque Mondiale et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR) intitulée “Le Bien-être des Réfugiés Syriens: Observations en Provenance de la Jordanie et du Liban”.

Le rapport apporte un éclairage sur la situation socio-économique des réfugiés syriens dans les deux pays, et met en évidence les conséquences de la pauvreté des réfugiés. Une bonne compréhension de la situation socio-économique permet de mieux comprendre les clés du bien-être des réfugiés et d’envisager la création d'un système plus durable pour répondre à leurs besoins.

Cette analyse est d’autant plus importante qu’elle permet d'identifier des moyens de transformer des éléments de la crise en opportunités. Des expériences internationales ont montré que les réfugiés peuvent contribuer à l'économie de leurs pays d'accueil en devenant des consommateurs, travailleurs et même investisseurs.

L'événement a été organisé par le Centre pour l'Intégration en Méditerranée, le Groupe de la Banque Mondiale,  et les Nations Unies, avec le soutien de l'Agence Française de Développement. Il a permis aux participants de partager stratégies et meilleures pratiques pour créer des opportunités économiques pour les communautés d'accueil et les réfugiés, reposant sur l'expérience des pays du Machreq et de l’Europe.

Les discussions étaient articulées autour de:

  • Combiner le travail humanitaire et d’aide au développement pour une vision de court-à-moyen terme qui soutient les réfugiés syriens ainsi que les communautés locales.
  • Les recommandations de politiques publiques sur la situation de pauvreté des réfugiés, et les moyens de transformer des éléments de la crise en opportunités.
  • Le partage des connaissances entre le Machreq et l’Europe pour la création de conditions favorisant une prospérité partagée et une croissance économique au profit des communautés de réfugiés et d'accueil.
  • Réduction de l'écart financier grâce à la mobilisation de ressources et le renforcement des collaborations multipartenaires pour soutenir le bien-être des réfugiés et des communautés d'accueil.

 


Lire le communiqué de presse en arabe

Pour plus d'informations sur la réunion et les discussions, cliquer ici ( http://bit.ly/1QarwpT ).
WB / UNHCR “Le Bien-être des Réfugiés Syriens: Observations en Provenance de la Jordanie et du Liban” est accessible ici ( http://bit.ly/1Z7G366 ).
Article «La crise des réfugiés syriens dans le moyen terme: Et après ?" accessible ici ( http://bit.ly/20L0SdA ).

Contact pour les médias: (Mme) Zein Nahas, responsable de la communication au Centre pour l'Intégration en Méditerranée, 00 33 6 04677242, znahas@worldbank.org  

Le Centre pour l’Intégration en Méditerranée est une plateforme réunissant agences de développement, Etats, autorités locales et société civile de l’ensemble du pourtour méditerranéen dans le but d’échanger des connaissances, de discuter des politiques publiques et d’identifier des solutions aux défis qui se posent dans la région.  Les membres du CMI sont : l’Autorité palestinienne, l’Egypte, la France, la Grèce, l’Italie, la Jordanie, le Liban, le Maroc, la Tunisie, Le Service Européen pour l'Action Extérieure (observateur), la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, la Ville de Marseille, la Banque européenne d’investissement et la Banque mondiale. Web: www.cmimarseille.org , Facebook; Twitter: @cmimarseille

 

 



 
 
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