L'AFD et les ONG

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L’AFD soutient 18 nouveaux projets d’OSC françaises pour un montant de 14,7M d’euros

24/04/2017

Le Comité spécialisé du Conseil d’Administration de l’AFD pour l’appui aux initiatives des ONG s’est réuni le 20 avril 2017. Il a approuvé l’attribution pour 18 nouveaux projets

En Algérie, les passerelles de Joussour

07/04/2017

Depuis 2007, le programme Joussour réunit autour de projets concrets dans les domaines de l'enfance et de la jeunesse plus de 130 membres, associations, collectivités locales, institutions algériennes et françaises. D’une rive à l’autre de la Méditerranée, cette approche concertée a fait les preuves de sa pertinence.

 

Joussour, un investissement sur l'humain

Un programme concerté pluri acteurs… Un PCPA. Derrière ce drôle de concept et son acronyme se cache l’un des projets de coopération les plus ambitieux qui soit. L’un de ceux dont l’ambition n’est rien de moins que de renforcer l’action de la société civile au service des plus vulnérables. L’un de ceux qui vise - aussi - à améliorer le dialogue et l’échange entre les citoyens de deux pays liés par l’histoire.

« Au milieu des années 2000, le tissu associatif algérien était peu structuré et insuffisamment connecté, explique Agnès Belaïd du Comité français pour la solidarité internationale (CFSI), une ONG de développement basée en France. Il était fragilisé comme tout le pays par la décennie noire des années 90. » Les associations algériennes sont pourtant convaincues qu’elles ont un rôle essentiel à jouer, notamment auprès des enfants et de jeunes, dans un pays où presque deux habitants sur trois ont moins de trente ans. Et elles rencontrent auprès d’associations françaises une volonté commune d’agir ensemble et de créer des synergies.

Le CFSI et le ministère des Affaires étrangères français, relayé à partir de 2009 par l’AFD, proposent alors aux associations algériennes un PCPA, c’est-à-dire un programme de renforcement simultané des associations. L’idée est d’initier une approche concertée en réunissant les organisations de la société civile (OSC) et les pouvoirs publics et de mobiliser les collectivités territoriales des deux pays. Joussour, la « passerelle » en arabe, est né.

On s’engage à mutualiser les ressources et à partager les expériences autour de projets concrets. « C’est un investissement sur l’humain, explique Martin Pericard, chef de projet à la division du partenariat avec les ONG à l’AFD. L’important est la dynamique… Le programme a certes un côté immatériel mais il suit une règle claire : faire communauté entre les deux rives de la Méditerranée afin de favoriser l’émergence d’acteurs mais aussi d’encourager le dialogue interculturel et la citoyenneté. On est en plein dans les Objectifs de développement durable ! »

 

 

 

Professionnalisation

Un peu moins de dix ans plus tard, Joussour s’est mué en une structure de coordination essentielle pour la société civile algérienne. « Un acteur clé et une référence » selon Abderrahmane Arar, président du réseau algérien pour la défense des droits de l'enfant (NADA). « Une structure transversale, ajoute Agnès Belaïd, qui place les jeunes en acteurs de leurs propres projets et non plus en bénéficiaires de dispositifs ».

Au total, sur tout le territoire, plus de 150 projets ont été soutenus via les fonds de soutien ou d’appui du programme. Les secteurs d’intervention, toujours à destination de la jeunesse et l’enfance, sont extrêmement variés : développement de conseils consultatifs de jeunes, prise en charge de l’autisme, aide à la scolarisation, découverte et préservation du patrimoine culturel par le biais de randonnées ou de chantier de réhabilitation ou encore formation aux techniques d'élevage et à l’apiculture des jeunes exclus du système scolaire … D’Oran à Bejaia, en passant par Constantine ou El Oued, ce sont plus de 80 OSC algériennes qui ont développé leurs capacités et leurs champs d’intervention. 

« Joussour est un investissement capital pour nous tous !, précise Abderrahmane Arar. Les associations se sont professionnalisées à tous les niveaux : elles sont désormais capables d’apporter des réponses fortes. L’écart est très grand avec la situation de départ. »

« Les OSC se sont affirmées dans toutes leurs dimensions, ajoute Martin Pericard, à la fois comme interlocutrices pour la définition et l’application des politiques publiques, comme promotrices de la citoyenneté et comme entrepreneurs de services d’intérêt général au bénéfice des populations. »

 

Des valeurs et une identité communes

Joussour compte aujourd’hui 133 membres : en Algérie, associations, assemblées populaires de Wilaya (l’équivalent des conseils généraux français)  et en France, associations et collectivités locales, dont les villes de Bordeaux, d’Aubervilliers ou de Nanterre. 

« Les acteurs algériens et français réfléchissent à la façon d’avancer ensemble à la fois dans la réflexion et dans l’action sur la prise en charge des enfants et des jeunes, explique Abderrahmane Arar. C’est un véritable réseau algéro-français qui est à l’œuvre. » « Les  associations ont appris à dialoguer et à construire ensemble, ajoute Agnès Belaïd. Des partenariats locaux et internationaux se sont formés et un véritable dialogue avec les pouvoirs publics s’est engagé. »

Pour favoriser les échanges et la participation des acteurs du programme, Joussour s’est doté d’une gouvernance originale. Ses 133 membres constituent une assemblée plénière qui se reconnaît dans des valeurs communes définies dans une charte, comme la concertation ou l’égalité des chances. Ils se réunissent tous les ans. Un comité de pilotage algéro-français élu par ses pairs veille à la mise en œuvre. 

 


Pérennisation

En 2016, Joussour est entré dans sa dernière phase. 80 associations algériennes vont développer des initiatives au bénéfice de 30 000 bénéficiaires directs : enfants et de jeunes, porteurs de handicaps ou victimes d’exclusion sociale  Mais l’enjeu de cette troisième phase du programme est d’accentuer le dialogue entre la société civile et les pouvoirs publics à travers des instances de concertation territoriales. « Le dialogue existe au niveau local et le dialogue avec les pouvoirs publics est déjà extrêmement prometteur, précise Agnès Belaïd. Des collectivités locales sont déjà associées à Joussour et ont pris le relai sur certaines des initiatives. C’est la preuve de leur pertinence et la garantie de leur pérennisation. »

« Comment passer d’une réussite locale à une réussite régionale ? s’interroge Martin Pericard. Joussour a pour ambition d’œuvrer maintenant à une mise à l’échelle en symbiose avec les politiques publiques. C’est un laboratoire pour les sociétés civiles algérienne et française. Beaucoup de choses ont déjà été accomplies : il s’agit maintenant de l’élargir à d’autres acteurs et à d’autres territoires. »



L’AFD soutient 21 nouveaux projets d’OSC françaises pour un montant de 11,46 M d’euros

23/02/2017

Le Comité spécialisé du Conseil d’Administration de l’AFD pour l’appui aux initiatives des ONG s’est réuni le 21 février 2017. Il a approuvé l’attribution de subventions pour 21 nouveaux projets.

Citoyenneté maya et droits des femmes

15/02/2017

Dans le haut plateau Occidental du Guatemala, les droits des femmes mayas s’améliorent grâce à un projet mis en place par Terre des Hommes France et le Mouvement Tzuk Kim Pop. Un projet, soutenu par l’AFD, qui repose sur une plus grande participation des populations à la sphère publique.

« Un jour, je serai maire de mon village. » L’ambition de Rosa Dominga Chaj Yac, membre de la commission des femmes de la municipalité de Cantel, dans la région du Haut Plateau Occidental au Guatemala, est le signe que la place des femmes est en train d’évoluer dans les communautés mayas où interviennent Terre des Hommes France et le Mouvement Tzuk Kim Pop.

Les deux ONG partenaires se battent pour faire avancer les droits des femmes dans des communautés marquées par la pauvreté, le machisme et les discriminations contre les femmes. Plus largement, c’est un projet pilote de bonne gouvernance et de participation citoyenne qu’elles ont mené de juin 2013 à mai 2016 dans quatre municipalités.
 


Femmes du Mouvement Tzuk Kim Pop ©Terre des Hommes France


Développer la participation citoyenne

En se basant sur les lois existantes au Guatemala, le projet a permis de développer fortement la participation citoyenne : aujourd’hui, les populations de ces municipalités, à plus de 90% amérindienne, participent à 11 commissions municipales. Elles travaillent conjointement avec les conseils municipaux pour que soient apportées des réponses concrètes à leurs besoins en matière d’éducation, de santé, de développement économique, d’environnement et de droits des femmes.
La part des femmes dans ces instances de participation est une réussite du projet : 36 % de femmes parmi les membres des instances municipales et 61% parmi les représentants de la société civile !
 


©Terre des Hommes France


Faire entendre la voix des femmes

Cette forte représentation féminine permet de faire entendre un certain nombre de préoccupations concernant la santé (maison d’accouchement respectant les traditions mayas, formation et revendication des savoir-faire traditionnels des sages-femmes et guérisseurs, laboratoire de plantes médicinales), l’éducation (bibliothèques scolaires, formation des femmes pour lutter contre la violence) ou encore l’environnement (gestion durable des forêts, conservation des ressources en eau). Les municipalités appuient par ailleurs l’activité des femmes, à travers l’élevage de poules pondeuses par exemple, pour améliorer leurs revenus. Objectif ? Développer leur indépendance économique pour qu’elles puissent exercer leurs droits et se libérer des violences dont elles sont victimes.
 

Des politiques publiques pour s’inscrire dans la durée

Au-delà de ces projets, l’ambition de Tzuk Kim Pop et de Terre des Hommes France est de favoriser la mise en place de véritables politiques publiques, pour inscrire toutes ces actions dans la durée et maximiser leur impact. Deux politiques publiques municipales, élaborées avec les femmes, ont déjà été adoptées. Elles incluent également des actions concrètes comme la réalisation et la diffusion de spots en langue quiché pour sensibiliser sur la violence, l'éducation et la santé reproductive.

 


©Terre des Hommes France
 

Vers plus de transparence

Avec « une participation citoyenne évidente », soulignée lors de l’évaluation externe du projet, il y a un an, cette première phase est un succès. Terre des Hommes France et le Mouvement Tzuk Kim Pop ont donc décidé de continuer à accompagner ces populations avec une deuxième phase, démarrée en août 2016, dans trois municipalités déjà soutenues et dans trois nouvelles. Dans la continuité des actions engagées depuis 2013, cette nouvelle phase comprendra également un accompagnement spécifique des jeunes et des femmes pour les aider à faire entendre leur voix et à participer aux instances de décision. L’accent sera mis également sur la transparence, du niveau communautaire au niveau municipal, et sur la lutte contre la corruption. L’AFD continue à soutenir ce projet, grâce auquel, un jour, peut-être, une femme maya deviendra maire de son village !

► En savoir plus sur Terre des Hommes France

 



L’AFD soutient 16 nouveaux projets d’OSC françaises pour un montant de 9,1 millions d’euros

14/12/2016

Le Comité spécialisé du Conseil d’Administration de l’AFD pour l’appui aux initiatives des ONG s’est réuni le 13 décembre 2016. Il a approuvé l’attribution de subventions pour 16 nouveaux projets.

Nafa Naana : lauréate du Grand Prix de la finance solidaire !

21/11/2016

C’est pour son approche innovante de l’accès à l’énergie au Burkina Faso que l’ONG NAFA NAANA a reçu le Grand Prix de la finance solidaire, catégorie «Entrepreneuriat dans les pays en développement », le 7 novembre dernier. Cette entreprise sociale créée par Entrepreneurs du Monde est cofinancée par l’AFD via le dispositif d’appui aux Initiatives ONG.

Le bois, principale source d’énergie, nocive pour la santé et l’environnement

72% des ménages ouagalais et plus de 90 % des ménages des zones rurales dépendent du bois pour répondre à leurs besoins en énergie. Situé au cœur du Sahel, le Burkina Faso est un pays enclavé de 17 millions d’habitants, ayant très peu de ressources économiques et une forte croissance démographique. Or la forte consommation de bois a des conséquences écologiques, socioéconomiques et sanitaires catastrophiques, tant en milieu rural que dans les zones urbaines ou périurbaines. L’Organisation Mondiale de la Santé estime ainsi que plus de 4 millions de personnes meurent chaque année des maladies générées par les fumées émises par ce combustible à travers le monde. En outre, les ménages les plus vulnérables peuvent consacrer jusqu’à 25% de leur budget aux dépenses en énergie dans les régions du monde où le bois se raréfie.

Des solutions alternatives pour préserver la santé des familles et de la planète

NAFA NAANA – qui signifie « le bénéfice est arrivé » en langue locale dioula – facilite l’accès à des solutions de cuisson plus propres ainsi qu’à des lampes et kits solaires pour améliorer les conditions de vie des utilisateurs et préserver l’environnement. Elle commercialise des réchauds à gaz, des foyers améliorés pour réduire de 30% les dépenses en bois ou en charbon, des lampes et des kits solaires pour faciliter l’autonomie énergétique notamment dans les régions reculées, privées d’électricité. Des produits qui améliorent la vie quotidienne et la santé des familles qui peuvent cuisiner, étudier et travailler même après la tombée de la nuit.


 

Un système de distribution social pérenne

L’entreprise a mis en place une filière de distribution qui dynamise le tissu économique local. Les lampes solaires et réchauds améliorés sont distribués via un réseau de 50 revendeurs et d’une centaine d’associations « grands comptes », constituées majoritairement de femmes. Réunis au sein d’un système de franchise, ils organisent des campagnes de sensibilisation dans les villages avec l’appui de NAFA NAANA.  Des services financiers  - épargne, crédit, paiement échelonné – sont disponibles à tous les niveaux de la chaîne de production et de distribution pour faciliter son développement.

Plus de 50 000  personnes ont pu bénéficier des produits NAFA NAANA et accéder à une source d’énergie moderne. L’entreprise sociale, créée il y a 6 ans, compte aujourd'hui 20 salariés et a déjà diffusé plus de 34000 équipements de cuisson, et 9000 solutions d’éclairage solaires. 40% des familles ayant acquis un cuiseur à gaz abandonnent complètement leur ancien réchaud et économisent environ 100 euros par an, d’après les premières études d’impact. NAFA NAANA a pour objectif de « convertir » à une énergie propre 80 000 familles supplémentaires en 5 ans. Une approche unique en son genre conciliant impacts sanitaires, économiques et environnementaux ! Cette initiative est appuyée financièrement par l’AFD grâce au dispositif d’appui aux Initiatives des ONG françaises (SPC/DPO), dans le cadre d’une Convention-Programme multi-pays signée avec Entrepreneurs du Monde en 2014  à hauteur de 750 000 euros en subvention.

Pour en savoir plus :
► Vidéo de présentation de Nafa Naana
► Vidéo de présentation pour la remise du prix
► En savoir plus sur le Grand Prix Finansol Le Monde de la Finance Solidaire
 



 
 
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