L'AFD à Mayotte

L’agence de Mamoudzou déploie son action dans quatre domaines prioritaires nécessaires au développement durable de Mayotte. Il s’agit de l’accompagnement du secteur privé, du soutien aux politiques publiques, de l’appui au logement, notamment social, et de l’insertion de Mayotte dans son espace régional.

À la une

L'AFD atteint un niveau historique d’activité en Outre-mer : près de 1,5 milliard d'euros engagés en 2012

19/03/2013

L’année 2012 a marqué un véritable changement d’échelle pour l’AFD dans les Outre-mer : ses autorisations d’engagement ont atteint 1,48 milliard d’euros en 2012, un niveau d’activité historique ; soit une progression de 24 % par rapport à 2011, qui confirme l’engagement de l’Agence en faveur des territoires ultramarins.

Implantée dans 9 collectivités et départements d’Outre-mer, l’AFD finance et accompagne les acteurs publics et privés dans leurs projets de développement local. Son action s’inscrit dans les objectifs fixés par le Conseil interministériel de l’Outre-mer.

 

Secteur privé : des financements multipliés par deux en 2012

Les financements de l’AFD en faveur du secteur privé ultramarin ont été multipliés par 2 en 2012 pour atteindre un montant inégalé d’1 milliard d’euros. Ces financements, directs ou indirects, en prêts ou en garanties, long-terme ou court-terme, ont permis d’aider 1800 entreprises.

Pour contribuer au développement de l’activité de crédit aux entreprises, l’AFD a créé en 2012 une facilité globale de refinancement de 300 millions d’euros à taux de marché, en faveur des établissements financiers dans les Outre-mer. Ce nouvel outil doit favoriser l’investissement privé et in fine la création d’emplois.

Pour dynamiser l’offre de crédit, l’AFD propose de garantir les banques contre les risques d’investissement des petites entreprises. En 2012, elle a permis de catalyser plus de 1400 crédits à l’investissement pour un montant total de 230 millions d’euros.

Représentante d’Oséo dans les DOM, l’AFD accompagne les entreprises à tous les stades de leur existence, en proposant aux entrepreneurs toute la palette des produits d’intérêt économique général. Le dispositif à permis d’apporter 312 millions de financements complémentaires en 2012.

L’AFD avec l’aide de PROPARCO, sa filiale secteur privé, vient renforcer les fonds propres des entreprises, au travers de la création de structures de capital-investissement. En outre, au travers de son partenariat avec l’ADIE, l’AFD encourage depuis 10 ans l’implantation d’organismes de microfinance en Outre-mer. Fin 2012, l’AFD a octroyé une ligne de financement à l’ADIE d’un montant de 5 M€ qui permettra de refinancer environ 3 000 microcrédits sur la période 2012-2014.


L’AFD, premier partenaire du secteur public local : près d’un demi-milliard d’engagement en 2012

Collectivités territoriales, hôpitaux, sociétés d’économie mixtes, syndicats intercommunaux… En 2012, les engagements financiers de l’Agence en faveur du secteur public local ont atteints 467 millions d’euros, dont près des trois quarts relèvent de prêts bonifiés. Ceux-ci ont connu une hausse de 6% en un an.

Dans un contexte de ralentissement de l’offre de financement des investissements par les banques commerciales, les ressources de l’AFD ont permis en 2012 au secteur public local ultramarin de mener à bien ses programmes d’investissement annuels en répondant à hauteur de 40% à ses demandes d’emprunt.

 

Contribuer à la cohésion sociale et au dynamisme de l’économie locale et régionale

L’Agence finance des projets visant à améliorer les conditions de vie des populations en Outre-mer. Sa présence dans le capital de sept sociétés immobilières (SIDOM) lui permet d’agir directement sur la construction de logements sociaux et intermédiaires.

En adoptant en 2012, 5 stratégies de coopération régionale, l’AFD se donne pour objectifs de favoriser les échanges économiques, promouvoir les biens publics mondiaux à l’échelle régionale et l’influence française ultramarine.

Dov Zerah, Directeur Général de l'AFD : Le plan d’orientations stratégiques 2012-2016 de l’AFD réaffirme notre volonté de faire encore plus pour le développement des Outre-mer. Cela s’est traduit par une augmentation très significative de nos financements, à près de 1,5 milliard d’euros. Cette forte croissance de notre activité, de plus de 40% en deux ans, s’explique principalement par notre effort accru en faveur du secteur privé. Celui-ci a bénéficié d’un milliard d’euros de notre part, grâce à la mise en place de nouveaux outils financiers : prêts directs aux entreprises, intervention de PROPARCO,… L’Agence confirme ainsi son rôle pivot dans le financement des économies ultramarines.



‘‘L’AFD est un passeur de solutions entre les Outre-mer et les Etats étrangers.’’

19/03/2013

Avec un engagement record en 2012 (1,5 Md€) et une priorité stratégique accordée au secteur privé en 2013, l’AFD affirme en Outre-mer son rôle et sa spécificité : jouer des synergies entre ces collectivités et les pays voisins pour apporter des réponses régionales. Entretien avec Pascal Pacaut, directeur du département Outre-mer sur les enjeux et les persectives de ces territoires d'exception.

 

L’Outre-mer, les Outre-mer : quelles disparités économiques et sociales recouvre ce terme générique ?

Le glissement du singulier au pluriel reflète une réalité : les Outre-mer sont disparates à bien des égards. D’un point de vue démographique d’abord : la Guyane est le département le plus jeune de France avec un fort dynamisme alors que les Antilles sont en passe de devenir les plus vieux départements français.
Du point de vue migratoire ensuite : les Réunionnais ont tendance à rester à La Réunion tandis que les Antillais actifs diplômés travaillent plus facilement dans l’Hexagone ou à l’étranger.
On peut aussi raisonner en termes d’avantages comparatifs. Là encore, les Outre-mer ne sont pas sur la même ligne. Alors que la Nouvelle-Calédonie peut compter sur d’importantes réserves de nickel, qui contribuent à sa croissance et donc au niveau élevé du PIB par habitant, les autres territoires sont en recherche de relais de croissance leur permettant de s’intégrer davantage dans leur environnement.
Pour bien analyser les écarts de développement, nous avons publié une étude l’an dernier calculant les indices de développement humain (IDH) des Outre-mer. Les résultats sont édifiants : les indices de la Guyane et surtout de Mayotte sont, par exemple, sensiblement moins élevés que ceux de la Guadeloupe ou de la Nouvelle-Calédonie. Et au cours des vingt dernières années, la progression de l’IDH, qui reflète le rattrapage de ces territoires, n’a pas concerné la Polynésie.

Les Outre-mer ont malgré tout des défis communs à relever?

Si différents soient-ils, les Outre-mer partagent des problématiques communes par rapport à l’Hexagone. Saint-Pierre-et-Miquelon mis à part, ils sont situés dans la zone tropicale et équatoriale. Ils regroupent 10% des récifs coralliens mondiaux et quatre « points chauds » de biodiversité : les Caraïbes, les îles de l’océan Indien, la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie. En outre, ils constituent des économies fermées, notamment au plan énergétique. Leur mix énergétique est très carboné, au contraire de celui de l’Hexagone qui bénéficie du nucléaire et de l’hydroélectricité, moins polluant.
Les Outre-mer sont directement confrontés à des tendances lourdes comme la hausse du prix des matières premières (agricoles, hydrocarbures…), le réchauffement climatique (montée des températures et du niveau de la mer) et la disparition de la biodiversité. Au delà de ces tendances à long terme, ils sont confrontés à des chocs de différentes natures : économiques, liés à la spéculation sur le coût des matières premières et minières ; sociaux, en raison de la vie chère, du nombre d’inactifs, du manque de logements et d’infrastructures ; climatiques (cyclones, sécheresse…) ; géologiques (volcanisme, séismes, tsunamis…) ; épidémiologiques (chikungunya, dengue, grippe aviaire…). Ce contexte se révèle extrêmement abrasif pour de petites économies isolées.

Que peut apporter l’AFD à ces collectivités ultramarines ?

Des réponses adaptées à des problématiques de très court et de long terme. Comment mieux anticiper les crises, comment les gérer, comment s’en remettre ? Le contexte des Outre-mer (économies fermées, environnement tropical avec toutes les implications climatiques…) est celui de nombreux Etats étrangers dans lesquels nous intervenons. Il s’agit de partager les solutions institutionnelles, organisationnelles et financières à apporter.

 

‘‘L’AFD est un passeur de solutions entre les Outre-mer et les Etats étrangers.’’

 

Dans quels secteurs en particulier ?

L’AFD est très active sur la question de la transition énergétique : maîtrise de la demande, efficacité énergétique et énergies renouvelables. En utilisant moins d’énergie carbonée, on diminue l’impact sur le climat et on augmente la résistance aux chocs spéculatifs.
L’Agence a également une expertise en termes d’aménagement urbain. Elle finance des villes plus durables et mieux conçues pour la population, par la création de transports en commun, d’éco-quartiers…
L’AFD participe en outre à la réflexion sur l’agenda climat et l’agenda biodiversité au plan national et international. Sur ces deux sujets au cœur de sa stratégie, elle peut opérer une synergie entre l’expérience des Etats étrangers et l’expérience ultramarine pour proposer une approche qui passerait par les écosystèmes comme axe central d’adaptation aux changements climatiques.
La coexistence de ces différentes zones d’intervention au sein d’un même établissement public se révèle être une force. Partager les expériences des Outre-mer et des Etats étrangers permet de générer une activité économique, de stimuler la consommation, la production et la diffusion de biens et services. En outre, l’exportation d’idées ultramarines est un moyen de mettre en valeur la France et son expertise, et donc contribuer à une politique d’influence.


L’échange de bonnes pratiques est-il un facteur d’intégration régionale ?

Oui, il s’agit d’un moteur important d’intégration. Quand la Commission de l’océan Indien lance un système d’alerte et de réponse aux catastrophes naturelles, quand se met en place un réseau de surveillance et d’investigation des épidémies dans l’océan Indien, on est dans cette dynamique régionale. On peut citer aussi le dispositif géothermique financé par l’AFD en Dominique, qui contribuera à alimenter en énergie renouvelable la Martinique et la Guadeloupe.
Nous sommes persuadés que si un certain nombre de réponses sont territoriales (mix énergétique, maîtrise de la demande, aménagement urbain…), d’autres sont régionales (protection de la biodiversité, maîtrise des épidémies, prévention et gestion des catastrophes naturelles…). D’où l’intérêt d’être présents à la fois en Outre-mer et dans les pays voisins.
L’AFD est un passeur de solutions entre les Outre-mer et les Etats étrangers : un incubateur et un développeur de réponses régionales.



Approche comparée des évolutions économiques des Outre-mer français sur la période 1998-2010. Document de travail n° 13 1

13/03/2013

L’Outre-mer français, mise à part la Polynésie française, a connu au cours de la décennie qui a précédé la crise de 2008 une croissance économique remarquable portée par le secteur marchand. Malgré ce dynamisme, des retards en matière d’équipement, d’aménagement et de certains services publics, par rapport aux régions de métropole, subsistent. En Guyane et en Polynésie française, les gains de croissance sont plus faibles que l’accroissement de la population, d’où un PIB par habitant qui stagne. La crise économique récente, qui a touché fortement la plupart des territoires ultramarins, montre que cette croissance est fragile.
De Claude Parain (INSEE, La Réunion) et Sébastien Merceron (ISPF, Polynésie française). Contacts AFD : Virginie Olive et Françoise Rivière

La présente étude est une analyse comparative des données macroéconomiques disponibles pour les départements et collectivités d’Outre-mer sur la période 1998-2010. Les résultats ont été présentés le 25 novembre 2011, lors de la troisième conférence économique AFD-CEROM sur le thème : « Créer de la valeur ajoutée et de l’emploi en Outre-mer ».



L’AFD soutient les premiers Trophées Mahorais de l’Entreprise et remet le trophée de l’entreprise innovante

04/03/2013

Les 1iers Trophées Mahorais de l’Entreprise ont été organisés le vendredi 1ier mars 2013, avec le soutien de l’Agence Française de Développement. L’objectif de cet évènement est de valoriser l’entrepreneuriat, l’innovation, et le dynamisme des entreprises qui composent le tissu économique mahorais. De nombreuses personnalités ont participé activement à cette cérémonie, notamment le Préfet de Mayotte, le Président du Conseil Général, le Sénateur Maire de Mamoudzou, le Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie, etc. Cinq catégories ont été récompensées : Entreprise citoyenne, Entreprise innovante, Entreprise dynamique, Jeune Entreprise et Manager de l’année.

 

L’Agence Française de Développement a pour sa part remis le trophée de l’entreprise innovante à Antoine Gane, directeur de Nuru Kombé. Cette entreprise est en train de développer la perliculture à Mayotte, une première dans le département. Produire localement des demi-perles à la nacre dorée représente une démarche novatrice qu’a souhaité distinguer l’AFD ainsi que le jury de ces trophées. En effet, cette initiative met en valeur une richesse locale, issue du lagon et les partenariats passés avec des bijoutiers de Mayotte permettent de valoriser le savoir-faire local.

L’AFD à Mayotte est résolument engagée dans le soutien à l’entreprenariat, qui constitue un levier important de développement pour l’île. C’est notamment dans cette perspective qu’elle anime la caravane de l’entreprenariat, conjointement avec BGE et l’ADIE, pour promouvoir auprès de la population la création et le développement d’entreprises. 

 



La caravane de l'entrepreneriat relancée pour 2013

28/01/2013

L’Adie, BGE et l’AFD relancent pour l’année 2013 la campagne d’information sur les dispositifs d’accompagnement de l’entreprenariat à Mayotte, afin que tout entrepreneur puisse prendre connaissance des outils qui lui sont destinés.

Cette « caravane de l’entreprenariat » vise à mieux faire connaître les actions pour accompagner les entreprises de l’île. Les trois institutions y présentent les différentes mesures existantes : microcrédits, dispositifs de subventions, apports de garanties, financements court, moyen et long terme de l’AFD et d’OSEO, etc.

Tous les stades de la vie d’une entreprise bénéficient ainsi d’un accompagnement approprié que ce soit lors de sa création, son développement ou sa transmission. Une première présentation a eu lieu mercredi 23 janvier 2013 devant les chambres consulaires et les syndicats interprofessionnels. D’autres présentations seront organisées, notamment pour les organismes de formation et les groupements de professionnels.

L'AFD souhaite ainsi rappeler toute l'importance qu'a l'entreprenariat pour le développement économique de Mayotte.



L'AFD déploie dans les départements d'Outre-mer le nouveau fonds de garantie OSEO du Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l'emploi

21/01/2013

Pierre Moscovici, ministre de l’Economie et des Finances, a annoncé le 3 janvier 2013 le lancement par OSEO, filiale de la Banque Publique d’Investissement, d’un nouveau fonds de garantie du Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi. Ce fonds est disponible dans les DOM via l’AFD, représentant d’OSEO.

L'objectif est de soutenir la trésorerie des PME et TPE en permettant le déblocage de plus de 500 millions d’euros de crédits bancaires sur le territoire national.

Ce fonds de garantie spécifique permet dès maintenant de garantir dans les départements d’Outre-mer les crédits de trésorerie accordés par les banques aux PME et TPE.

Ce dispositif concerne des prêts de 2 à 7 ans, d’un montant pouvant aller jusqu’à 3 millions d’euros maximum par entreprise.

Il concerne toutes les PME et TPE, quelle que soit leur date de création, à condition qu’elles ne soient pas en difficulté structurelle, conformément à la législation européenne.

Pour en bénéficier, les PME et TPE pourront s’adresser directement à leurs agences bancaires habituelles.



 
 
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