L'AFD et la Nouvelle Calédonie

L'AFD en Nouvelle Caledonie

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Les communes polynésiennes se forment à l’analyse financière avec l’AFD

23/06/2017

Début juin, une vingtaine de communes et d’intercommunalités polynésiennes ont suivi une formation à l’analyse financière. Proposée par le Centre de gestion et de formation (CGF) , cette formation est le fruit d’une coopération entre nos agences de Polynésie et de Nouvelle-Calédonie. Dans l’ambition de mutualiser les connaissances pour agir plus efficacement.

Les cadres communaux (directeurs généraux des services, directeurs financiers, responsables de gestion comptable) des îles de la Société, des Tuamotu et des Marquises ont travaillé sur les outils rétrospectifs et prospectifs de l’analyse financière ainsi que sur les ratios d’alerte.

C'est l'actuel chargé de mission secteur public de notre agence de Nouméa, Damien Roiné, qui a animé cette formation. Également ancien directeur administratif et financier d’une commune de 30 000 habitants en Nouvelle-Calédonie, il a privilégié les cas pratiques et les retours d’expériences.


Un partenariat AFD-CGF

Cette formation est également le fruit d’un partenariat entre le Centre de gestion et de formation et l’AFD.

L’AFD, principal bailleur des collectivités locales polynésiennes et calédoniennes, offre des prestations d’appui et de conseil qui reposent sur plusieurs activités : restitution d’analyses financières lors des instructions de prêt, conseils techniques lors de missions d’experts, publication annuelle d’observatoires sur les communes des deux territoires et formations.

 

Quand nos deux agences du Pacifique s’engagent, ensemble

Chaque année à Marseille, un parcours de formation est proposé par le centre de formation de l’AFD, le Cefeb , aux cadres et élus des collectivités locales des territoires francophones dans lesquels l’AFD intervient.

Le nombre limité de place et les difficultés logistiques ont convaincu les agences AFD de Polynésie et de Nouvelle-Calédonie d’unir leurs forces pour proposer au CGF une formation ad hoc destinées aux communes polynésiennes.


Partager l’expérience made in Nouvelle-Calédonie

Et avec un formateur bénéficiant d’une expérience concrète dans l’une des plus grandes communes calédoniennes. Une expérience riche de sens : grâce à cette formation, les cadres polynésiens ont désormais comme référence des communes aux spécificités proches des leurs, dans la continuité des observatoires des communes de Polynésie et de Nouvelle-Calédonie .

L’occasion de souligner la situation singulière des communes polynésiennes en comparaison avec les communes calédoniennes. Les communes de Polynésie ont en effet :

  • des dépenses d’investissement très inférieures ;
  • un taux de subventionnement très important et en conséquence un recours très faible à l’emprunt. Cette situation explique en partie le faible montant des investissements.

Les exercices prospectifs ont permis aux cadres de diversifier les sources de financement afin de relever l’effort d’équipement au bénéfice des administrés.


 

Envie d'aller plus loin ?

Découvrez l'Observatoire des communes de Polynésie française

et l'Observatoire des communes de Nouvelle-Calédonie



2016, une année record pour l'AFD

11/05/2017

Avec un record 2016 de 9,4 milliards d’euros d’engagements, l’AFD investit de nouveaux chantiers, notamment en Afrique continentale.

Rémy Rioux, Directeur Général de l’AFD, a présenté ce jour les résultats de l’AFD pour l’année 2016, dans la perspective de sa stratégie pour 2020.

A la demande du Président de la République en 2015, l’AFD a nettement augmenté le volume de ses financements conformément aux objectifs de la communauté internationale (ODD, Accord de Paris sur le climat), scellé son alliance stratégique avec la Caisse des Dépôts et Consignations et étendu son champ d’intervention.
 

 

Rémy Rioux, son Directeur général, décrypte la stratégie de l’AFD : « 2016, l’année de ses 75 ans, a été marquée par l’accroissement des engagements de l’AFD, son alliance stratégique avec la Caisse des Dépôts et Consignations et le renforcement de ses partenariats avec la société civile, les collectivités territoriales, le secteur privé, les banques de développement bilatérales et multilatérales, les institutions européennes et les grandes fondations. Avec 9,4 Md€ d’engagements, l’AFD a repris une trajectoire de croissance ambitieuse pour accompagner les grandes transitions dans les pays en développement et dans les Outre-mer français. Avec sa nouvelle stratégie, l’AFD jouera un rôle moteur pour soutenir l’émergence d’un monde en commun. »

En 2015, l’AFD a reçu du Président de la République l’objectif d’accroître son activité de + 60 % d’ici 2020 pour atteindre près de 13 Mds € d’engagements annuels. En 2016, cette trajectoire de croissance est engagée.

9,4 milliards d’euros de projets ont été financés par l’AFD : c’est +13 % en 1 an.

L’Afrique, toute l’Afrique, est la priorité de l’Agence, avec près de 4 Mds € d’engagements en 2016 en hausse de +25%.

  • De 2010 à 2016, 22 milliards d’euros ont été engagés en Afrique
  • En janvier 2017, au Sommet de Bamako, le Président de la République a pris un engagement encore plus ambitieux pour l’AFD : sur les cinq prochaines années, 23 milliards d’euros seront engagés pour l’Afrique
  • Pour soutenir le développement des énergies renouvelables, l’AFD a engagé 600 millions d’euros en Afrique en 2016. Elle prévoit de leur consacrer 3 milliards d’euros d’ici 2020.

L’AFD agit dans de nouveaux pays et de nouveaux secteurs :
  

  • Argentine, Cuba, Balkans : l’AFD va élargir son champ d’intervention géographique, partout où l’accompagnement d’une banque de développement engagée et solidaire est utile.
  • La nouvelle stratégie de l’agence ouvre des chantiers d’avenir, dans des secteurs sur lesquels l’AFD n’intervenait pas ou peu jusqu’ici : la gouvernance, les industries culturelles, l’enseignement supérieur, l’innovation et le numérique, le social business, l’action extérieur des collectivités locales, l’éducation au développement et à la solidarité internationale.

L’AFD et la CDC : une alliance stratégique active sur le terrain
L’alliance stratégique entre les deux institutions, signée le 6 décembre 2016, se concrétise sur le terrain. A l’international, elle se traduit par des outils communs, comme le fonds d’investissement dans les infrastructures de 600 M€ dont la création a été annoncée récemment par les deux Directeurs généraux au Burkina Faso. En France, elle permet une collaboration plus étroite avec les collectivités territoriales et tous les acteurs du développement dans les territoires.

Pour aller plus loin, lire la présentation détaillée des résultats de l'AFD en 2016


L’action de l’AFD en 2016

Une action sur les cinq continents :

  • 50 % des engagements financiers de l’AFD dans les pays étrangers (près de 4 Mds € en 2016 soit +25% en un an) vont à l’Afrique, toute l’Afrique, priorité de l’action de l’Agence, où 84 % des moyens budgétaires accordés par l’Etat sont concentrés. Dans sa nouvelle stratégie, l’Agence considère l’Afrique comme un tout. Du Maroc à l’Afrique du Sud, du Sénégal à Djibouti, avec ses dynamiques régionales, sans séparer le Nord du Sud du Sahara.
  • 20 % en Asie et dans le Pacifique pour financer des projets sobres en carbone (1,3 Mds € en 2016)
  • 20 % en Amérique Latine et Caraïbes, en particulier au service du développement urbain durable (1,1 Mds € en 2016)
  • 10 % au Proche et Moyen-Orient : pour financer une croissance inclusive et résiliente (741 Millions € en 2016)

L’AFD a également consacré 1,6 Md€ en 2016 au financement des Outre-mer français.

Les marqueurs de l’action de l’AFD : 6 x 50%

L’AFD, banque de développement de la France, solidaire et engagée au service des populations des pays du Sud et de l’Outre-mer, agit avec 6 marqueurs forts :

  • 50% de ses engagements à l’étranger sont en Afrique
  • 50% de son activité concerne des pays et territoires francophones
  • 50% de ses projets ont des impacts positifs sur le climat
  • 50% de ses projets contribuent à la réduction des inégalités de genre
  • 50% de ses bénéficiaires sont des acteurs non-étatiques (entreprises publiques et privées des pays du Sud, collectivités locales, établissements publics, ONG, banques)
  • 50% de ses projets sont menés en cofinancement avec d’autres bailleurs

L’AFD finance des trajectoires de croissance durable contribuant aux cinq transitions majeures dans lesquelles les pays en développement, comme les pays développés, sont engagés : transitions démographique et sociale, transition territoriale et écologique, transition énergétique, transition numérique et technologique, transition politique et citoyenne.

Des solutions qui génèrent des impacts positifs pour les populations

En 2016, l’AFD a financé 657 projets de développement, qui ont notamment permis :

  • d’améliorer le transport urbain en Nouvelle-Calédonie ;
  • de gérer les tensions entre populations hôtes et réfugiées au Liban et en Jordanie ;
  • de construire l’autonomie électrique du Burkina Faso ;

Des projets aux impacts concrets mesurables chaque année. En moyenne depuis 5 ans : 

  • 730 000 exploitations agricoles familiales soutenues ;
  • 665 MW d’énergies renouvelables installés ;
  • un accès à l’eau et à l’assainissement amélioré pour 1, 2 million de personnes ;
  • 54 000 PME appuyées ;
  • 832 000 enfants scolarisés.

Accéder à l'infographie   



L'Observatoire des communes de Nouvelle-Calédonie 2017

04/04/2017

En 2016, l'Observatoire des communes de Nouvelle-Calédonie avait permis de mettre en avant les spécificités et les équilibres budgétaires des communes calédoniennes. L'édition 2017 propose une actualisation de la situation financière des communes avec les données 2015. Une attention est également portée sur les budgets annexes eau potable, ordures ménagères et assainissement, dont la mise en place progressive depuis 2012 constitue un élément marquant de l'évolution de la gestion budgétaire et financière des communes de Nouvelle-Calédonie.

 

Une situation financière qui reste saine à fin 2015   

  • Des marges de manœuvre en fonctionnement préservées

Après une année 2014 qui avait pu soulever quelques inquiétudes quant aux équilibres de fonctionnement, les comptes 2015 des communes s'avèrent plutôt rassurants, montrant la capacité de celles-ci à préserver leur situation financière dans un contexte économique toujours tendu.

Elles connaissent, en 2015, une augmentation de leurs recettes qui reste néanmoins plus modeste que les années passées, ce qui confirme la tendance à « un atterrissage » après des années particulièrement favorables. Par ailleurs, quelle que soit la taille des communes, une maîtrise des dépenses de fonctionnement (charges de personnel, carburants, frais financiers, etc.) est constatée.
 
Au final, les résultats de 2015 des communes calédoniennes se traduisent par une certaine convergence des niveaux d'épargne à des niveaux satisfaisants (autour de 20 %) et bien supérieurs à ceux de leurs homologues de métropole ou d’autres territoires ultramarins.
 
Ce panorama général plutôt positif n'exclut cependant pas des situations particulières moins favorables.  
   
  • L'investissement 2015 : entre début de mandat et fin de cycle des contrats de développement
En investissement, le fait marquant en 2015 est la baisse des dépenses, qui résulte à la fois du cycle classique d'investissement d'une mandature municipale (2014/2020), mais aussi de l'achèvement des contrats de développement engagés depuis 2011.
 
2015 s'apparente à une année charnière en investissement, entre finalisation des dernières opérations des contrats de développement 2011/2015(2016), voire un certain attentisme avant la signature fin 2016 de la génération 2017/2021 de contrats, le tout dans un contexte budgétaire tendu pour l'ensemble des collectivités et des finances publiques calédoniennes.
 
Ce recul des investissements s’est accompagné d’un moindre besoin en emprunt, ce qui se traduit alors par un désendettement des communes, et ce, pour la première fois depuis 2009.
 
 
Des budgets annexe en plein développement
 
Sur la période 2012/2015, auront par ailleurs été créés 46 budgets annexes relatifs aux services d'eau potable, d'enlèvement et traitement des ordures ménagères et d'assainissement. Chaque type de budget présente des caractéristiques propres :
  • Au budget eau : les investissements les plus importants, et un mode de gestion très distinct, selon les tailles de communes ;
  • Au budget ordures ménagères, une gestion plutôt intercommunale, et, sur la période étudiée, un service davantage axé sur la gestion de la collecte que sur l’investissement ;
  • Au budget assainissement, un service encore embryonnaire.
Point commun à tous ces budgets, la recherche de l’équilibre est l’un des principaux enjeux auxquels les communes doivent faire face.


RESCCUE, le premier projet du Pacifique à atteindre la neutralité carbone

28/03/2017

RESCCUE , un projet voué à réduire la vulnérabilité des populations et des écosystèmes du Pacifique face aux effets du changement climatique. Toutefois, à travers ses activités émettrices de gaz à effet de serre, le projet a aussi un impact sur l’environnement : pour inverser la tendance, il devient neutre en carbone !

RESCCUE, qu’est-ce que c’est ?
Le projet RESCCUE (Restauration des services écosystémiques et adaptation au changement climatique) est un projet régional qui vise à renforcer la résilience des populations et des écosystèmes du Pacifique
Financé à hauteur de 4 millions d’euros par l’AFD et le Fonds français mondial pour l’environnement (FFEM) , il est en mis en œuvre par la Communauté du Pacifique (CPS) .
Malgré un objectif affiché de lutte contre le changement climatique, les activités effectuées dans le cadre du projet RESCCUE génèrent indéniablement à leur tour des gaz à effet de serre.
Objectif neutralité carbone
Dans le cadre de sa stratégie de durabilité environnementale, la Communauté du Pacifique a choisi d’appliquer au projet une démarche en trois étapes pour le rendre neutre en carbone : 
  1. Éviter les émissions en limitant les déplacements, privilégiant ainsi la téléconférence ;  
  2. Réduire les émissions en choisissant par exemple d’organiser les réunions régionales près des hubs aéroportuaires, en limitant les consommations intermédiaires et en privilégiant les fournisseurs locaux ;
  3. Compenser les émissions résiduelles en finançant un programme régional de foresterie « Nakau », certifié conforme au standard Plan Vivo , la norme la plus avancée en matière de commerce équitable et de crédits carbone communautaires pour les forêts humides. Une subvention de 7000 euros permet ainsi de compenser les 400 tonnes de CO2 estimés que produit la mise en œuvre du projet RESCCUE pendant cinq ans.  
RESCCUE est ainsi le premier projet de la CPS à atteindre officiellement la neutralité carbone
Une démarche soutenue par l’AFD et le FFEM
Soutenue par l’AFD et le FFEM, cette démarche a permis à la CPS de s’interroger sur les pratiques de mise en œuvre des projets et a donné lieu à une campagne de communication à l’aide d’une vidéo pédagogique ( RESCCUE Project animation on carbon neutrality ). 
Par ailleurs, le programme RESCCUE bénéficie d'un appui complémentaire de 4,5 millions d’euros de l’AFD. Objectifs : accroître les activités de préservation des écosystèmes et mettre en œuvre les premières opportunités en matière de paiement des services éco systémiques.  

► Pour en savoir plus sur le projet RESCCUE en Nouvelle-Calédonie

► Pour en savoir plus sur la CPS

► Pour en savoir plus sur le FFEM  



40 minutes chrono au cœur de l’AFD

27/01/2017

Une immersion inédite au cœur du groupe AFD

Pour la première fois, le Groupe AFD ouvre ses portes au public lors de la rencontre annuelle de ses directeurs d’agence. Pendant une semaine, ces femmes et ces hommes, au centre de notre action sur le terrain, se retrouvent au siège pour échanger sur leurs pratiques.

A cette occasion, neuf d’entre eux, représentants locaux de l’AFD et de Proparco , notre filiale dédiée au secteur privé, feront partager leur quotidien lors de l’événement "40’ chrono"  le 1er février prochain.

Quel est leur rôle et leur engagement sur le terrain ? Comment agissent-ils ? Avec qui ? Microfinance, logement social, transport urbain, préservation du patrimoine naturel et culturel… chacun viendra mettre en lumière l’une des thématiques cruciales de notre activité.

Organisé en trois sessions de 40 minutes à la façon d’un speed dating, "40’ chrono" propose aux participants d’en savoir plus sur l’AFD en Afrique du Sud, au Cameroun, en Chine, en Colombie, en Jordanie, en Nouvelle-Calédonie, mais aussi sur Proparco en Afrique de l’Ouest, en Amérique latine et en Asie du Sud-Est.

Un événement à suivre sur nos réseaux sociaux.
 



Programme d’investissement 2016 : l’AFD aux côtés de la Nouvelle-Calédonie

02/12/2016

Pour contribuer pleinement à la relance de la croissance économique et au développement de l’emploi privé, l’AFD accompagne la Nouvelle-Calédonie dans son programme d’investissement 2016 via un prêt de 40 millions d’euros.

Quelles opérations d’investissement en 2016 ?

Le nouvel accord liant l’AFD à la Nouvelle-Calédonie a été signé le 21 novembre 2016 par le président du gouvernement Philippe Germain et la directrice de l’agence AFD de Nouméa, Karine de Frémont.

À la clé : un prêt de 40 millions d’euros qui permettra de contribuer à financer le programme d’investissement 2016 du Territoire.

Au cœur de ce programme d’investissement :

  • les infrastructures routières et aériennes (telles que les travaux de mise aux normes de l’aérodrome domestique de Magenta) ;
  • ainsi que le secteur de l’enseignement (rénovation des lycées). 

Par ailleurs, le transfert de la sécurité civile nécessite des investissements significatifs pour permettre à la Nouvelle-Calédonie de faire face à cette compétence récemment transférée.   


Assistance technique et appui au pilotage 

En marge de ce financement, la Nouvelle-Calédonie a également sollicité l’AFD pour cofinancer une assistance technique destinée à renforcer le pilotage par la collectivité de sa programmation pluriannuelle d’investissement (PPI) au regard notamment de ses capacités de financement.

Cette étude contribuera à constituer un outil de reporting du programme d’investissement, faisant directement le lien avec son impact budgétaire et priorisant les opérations selon les objectifs de politiques publiques fixés par l’exécutif. Cette mission débute en décembre 2016. 



 
 
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