L'AFD en Polynésie française

Publication du 4ème Observatoire des communes

09/03/2017

Dans ce nouvel opus de l'Observatoire, l'AFD pointe le faible niveau d'investissement des communes polynésiennes en 2015. Ses analystes s'appuient pour cela sur une large comparaison avec les communes de Nouvelle-Calédonie. La publication est disponible au téléchargement .

Que retenir en 2015 ? 

Après trois exercices caractérisés par une forte irrégularité des recettes et des dépenses de fonctionnement, les marges de manœuvre des communes polynésiennes se stabilisent en 2015. 

Pour autant, les dépenses d’investissement ont continué leur diminution, notamment dans les grandes communes, à un rythme préoccupant eu égard aux besoins en infrastructures.

Tant pour leur fonctionnement que pour leur investissement, les communes de Polynésie française demeurent largement dépendantes des dotations et subventions de l’État et du Pays, pénalisées par un contexte de réduction des déficits publics et de reprise timide de la croissance. 

 

Le rôle clé des communes polynésiennes

Les communes polynésiennes doivent donc mobiliser les différents leviers à leur disposition pour devenir plus autonomes et poursuivre leurs programmes d’investissement

  • Le chantier sur la tarification et le recouvrement des redevances doit être poursuivi, pour ainsi améliorer l’équilibre des budgets annexes qui pèsent sur le budget principal ;
  • Le recours à l’emprunt peut être optimisé, la solvabilité des communes polynésiennes étant un atout majeur à exploiter ; 
  • L’intercommunalité, lorsque les réalités géographiques le permettent, est propice à une mutualisation des investissements et des charges d’exploitation des services publics environnementaux et d’électricité ; 
  • La fiscalité communale, enjeu central du développement de l’autonomie de ces collectivités, doit pouvoir évoluer selon des bases et un système de péréquation adapté à la réalité actuelle des archipels et des besoins de financement réel des communes. 

Les communes de Polynésie disposent de larges compétences et forment ainsi des acteurs majeurs du développement de la Polynésie française, aux côtés du Pays et de l'État.

Un exercice encore plus efficient de ce rôle central, par le biais notamment de leur stratégie d'investissement, doit passer par une meilleure allocation de leurs ressources financières et humaines. 



L’AFD participe au renouvellement de la flotte d’Air Tahiti

29/12/2016

Afin d’accompagner le développement touristique de la Polynésie française et l’accès des populations au service aérien, l’AFD appuie la compagnie locale Air Tahiti dans ses efforts pour disposer d’une flotte plus performante et adaptée au marché.

 

Une mission de service public sur un territoire de la taille de l’Europe

En Polynésie française, c’est l'avion qui constitue le moyen de transport le plus rapide et le plus utilisé. L'archipel est très bien desservi par voie aérienne : les avions de la compagnie locale Air Tahiti relient ainsi 47 îles.

Air Tahiti SA est aujourd’hui l’une des plus grandes entreprises privées de Polynésie française

Son activité de transport aérien interinsulaire s’est considérablement développée sous l’impulsion du tourisme et des échanges locaux. 

Desservant l’intégralité des terrains polynésiens ouverts à la circulation aérienne, elle assure une mission de service public, qui lui est confiée par la collectivité de Polynésie française via une obligation de service public (OSP) renouvelée régulièrement.

 

Objectif sécurité et économie d'énergie

Depuis quelques années, la compagnie modernise sa flotte : Air Tahiti exploite actuellement une flotte de neuf ATR , en cours de renouvellement. 

Ses deux derniers aéronefs, des ATR-600 livrés en octobre et décembre 2016, ont été financés par l’AFD, qui accompagne le secteur des transports aériens pour un développement ambitieux du territoire

L’opération s’est effectuée avec les banques locales pour un montant total de près de 20 millions d’euros, dont 30 % financés par l’AFD. Le deuxième avion a également bénéficié de l’aide fiscale à l’investissement outre-mer.

Avec ces deux nouveaux appareils, la compagnie dispose désormais d’une flotte de sept appareils de dernière génération.

Pourquoi un tel renouvellement des avions ? Tout simplement pour moderniser la flotte  dans un souci de sécurité et d’économie d’énergie, les nouveaux ATR étant moins consommateurs de carburant.

 

Une action phare du schéma directeur des transports interinsulaires financé par l’AFD

L’intervention de l’AFD permet non seulement :

  • d’accompagner le développement touristique de la Polynésie, principal vecteur de croissance économique exogène et de revenus du territoire ;
  • mais aussi de participer à la mise en œuvre du schéma directeur des transports interinsulaires qu’elle a cofinancé. 

L'objectif de ce schéma ? Assurer aux habitants des archipels éloignés la continuité territoriale du service public et réduire les inégalités d'accès à ce service.

En apportant sa quote-part au financement du renouvellement de cette flotte, l'AFD comble le déficit de capacités d'intervention des banques de la place, déjà fortement exposées sur cette compagnie.



Santé mentale : construction d’un pôle psychiatrique pour renforcer l’offre de soins

15/12/2016

La première pierre du futur pôle psychiatrique de Polynésie française est posée ! Financée presque intégralement par l’AFD, cette infrastructure permettra de rattraper le retard pris par le Pays en matière de santé mentale en regroupant et en étendant plusieurs services.

Un  « secteur en déshérence » 

La Polynésie française souffre d’un retard considérable dans la prise en charge de la santé mentale, qui repose essentiellement sur le secteur public. 

Cette offre est largement insuffisante, à tel point que le Conseil économique, social et environnemental, dans un rapport de 2009, avait qualifié la santé mentale en Polynésie de « secteur en déshérence ». 

Le taux d’équipements est l’un des plus faibles des Outre-mer : on compte ainsi 26 lits de psychiatrie pour 100 000 habitants en Polynésie contre 153 en métropole, 140 à la Martinique, 139 en Guadeloupe et 91 à La Réunion. 

Cette carence a des conséquences importantes sur la santé publique : de nombreux malades ne sont pas pris en charge ou sont suivis de manière inadéquate. 

Cela conduit aussi à des problématiques de mal-être social et parfois de sécurité publique

Afin de renforcer l'offre de soins en santé mentale, l'AFD soutient la construction d'un pôle dédié. Le projet a fait l’objet d’une inscription au nouveau Schéma d’organisation sanitaire (SOS 2016-2021). 

 

40 lits et 110 places 

Le pôle de santé mentale sera constitué de 3 blocs : 2 sur 4 niveaux (dont un sous-sol) et un de plain-pied.

Construit sur le site d’un ancien hôpital militaire, il fera le lien entre l’hôpital et le bâtiment actuel de psychiatrie.

Il permettra la constitution d’un grand pôle psychiatrique en synergie fonctionnelle et logistique avec l’hôpital. Il comprendra 40 lits et 110 places. 

Le secteur d’hospitalisation comprendra notamment :

  • un centre de crise psychiatrique de 8 lits pour adolescents ;
  • une unité d’hospitalisation de 12 lits en alcoologie-toxicologie ;
  • et une unité d’hospitalisation de psychiatrie adulte de 18 lits. 

La prise en charge ambulatoire s’appuiera sur de nombreuses structures d’aide et d’accueil thérapeutique destinées aux enfants, aux adolescents et aux adultes. 

 

Mutualisations et décloisonnement 

Outre l’extension capacitaire, ce projet regroupera des services aujourd’hui éclatés, ce qui devrait permettre des mutualisations et un décloisonnement de certaines activités assurées aujourd’hui par l’hôpital et le ministère de la Santé. 

C’est le Président de la Polynésie française qui a posé le 23 novembre dernier la première pierre de ce chantier qui devrait durer environ 36 mois. 

 

 

Le coût de l’ensemble de l’opération, hors équipement, est estimé à un peu plus de 4 milliards de francs CFP. L’AFD participera à ce projet à hauteur de 3,257 milliards de francs CFP (soit 27,3 millions d’euros).

 
 


Hava’i : la communauté de communes des Iles-sous-le-Vent développe sa compétence déchets

09/12/2016

L’AFD accompagne le développement de la communauté de communes des Iles-sous-le-Vent à travers le financement de ses investissements en matière de traitement des ordures ménagères. Une compétence au cœur de la volonté de mutualisation des communes concernées.

Des compétences obligatoires et facultatives

Hava’i réunit depuis décembre 2015 l’ensemble des communes de l’archipel des Iles-Sous-le-Vent, à l’exception de Bora Bora. 

La communauté de communes (CC) est appuyée par une forte volonté politique des maires concernés (Huahine, Maupiti, Tahaa, Taputapuatea, Tumaraa et Uturoa), et cette démarche de mutualisation est soutenue par l’État et la Polynésie française.

Plusieurs compétences ont ainsi été transférées à la CC Hava’i, des compétences qui sont :

  • soit obligatoires comme la valorisation du patrimoine historique , le développement du tourisme nautique, le développement de l’agriculture biologique ;
  • soit facultatives : gestion des animaux errants, collecte et traitement des ordures ménagères

Cette liste de compétence devrait s’allonger dans les prochaines années. 

 
Améliorer la performance en matière de gestion des ordures ménagères
La communauté de communes de Hava’i est en train de se structurer administrativement, que ce soit en matière de ressources humaines ou au niveau des équipements nécessaires à l’accomplissement de ses compétences. C’est dans ce cadre qu’elle a sollicité mi-2016 un emprunt auprès de l’AFD.
 
 
Vers un véritable service public de traitement des déchets
Une convention de prêt de 39 millions de francs CFP a ainsi été signée le 8 décembre 2016 pour soutenir la compétence de gestion des déchets.
Les différentes communes qui composent la CC Hava’i font ainsi un pas important vers un véritable service public de traitement des déchets, dont la mise en place effective est obligatoire avant fin 2024, conformément aux dispositions du Code général des collectivités territoriales. 
À la clé : 
  • l’acquisition de véhicules dont un camion avec grue à grappin ;
  • et la participation à l’extension et à l’aménagement du hangar de traitement des déchets
Il s’agit du premier emprunt réalisé par cette jeune communauté de communes.


La commune de Manihi verdit son énergie

16/11/2016

La commune de l’archipel des Tuamotu s’est lancée dans l’acquisition d’une centrale hybride qui combinera énergie solaire et énergie thermique. Une initiative verte pour augmenter son potentiel électrique et réduire sa dépendance à l’importation de carburant !

Le soleil, un atout dans les Tuamotu

La solution photovoltaïque a déjà convaincu plusieurs communes des Tuamotu, archipel dont les atolls ont en commun un fort taux d’ensoleillement tout au long de l’année.
Aujourd’hui, la plupart des centrales fonctionnent à l’énergie fossile et dépendent du fuel, avec d’importants coûts financiers et environnementaux.
 
Une centrale pour électrifier l'aéroport
La nouvelle centrale hybride de Manihi, dont la construction débutera en janvier 2017, permettra à la commune d’économiser plusieurs millions de francs CFP de carburant par an.
La centrale combinera énergie solaire et énergie thermique et devrait générer une puissance suffisante pour électrifier l’ensemble de l'aéroport Motu et ainsi contribuer à l’activité touristique de l’île.
Pour cela, la commune a bénéficié d'une subvention du Fonds exceptionnel d'investissement (FEI) à hauteur de 80 % du montant des travaux.
L'AFD soutient ce projet environnemental et finance la quote-part restante grâce à un prêt signé le 14 novembre 2016 par tavana Mireille Haoatai et le directeur de l'agence de Papeete.
Le crédit porte sur un montant de 60 millions de francs CFP pour une durée de 15 ans.


Hiva Oa : une nouvelle cuisine centrale pour une meilleure alimentation... en énergie !

07/11/2016

Parmi toutes les opérations programmées par la commune de Hiva Oa dans son budget d’investissements 2016, l’AFD soutient la construction d’une cuisine centrale, l’acquisition d’engins et d’un véhicule sanitaire.

Répondre aux besoins locaux en matière d’énergie, de santé et de travaux

Distante de 1400 km de Tahiti, la municipalité Hiva Oa doit répondre à des enjeux spécifiques liés à sa géographie, appréciés directement sur le terrain par les agents de l’AFD lors de leur mission d’instruction.
 
L'AFD y finance le développement de plusieurs opérations afin de répondre aux besoins de la municipalité, dont les trois majeures sont :
  • une nouvelle cuisine centrale équipée de panneaux solaires, qui fera baisser la dépendance de la commune à la coûteuse importation de carburant ;
  • un nouveau véhicule de secours et d’assistance aux victimes (VSAV), qui servira à relier plus rapidement le village de Puamau à celui d’Atuona et facilitera ainsi les évacuations sanitaires vers les centres de santé de Nuku Hiva ou de Tahiti ;
  • l’acquisition d’engins de chantier (chargeuse-pelleteuse et pelle hydraulique) qui sera utile pour les travaux en régie de la commune qui doi pallier la faiblesse du tissu entrepreneurial sur son île.
 
 
L’AFD, partenaire privilégié des îles Marquises
 
L’emprunt conclu entre le tavana de Hiva Oa, Étienne Tehaamoana, et l’AFD prévoit un financement de 45 millions Fcfp, remboursé sur 15 ans à un taux fixe très bas (0,25 %) grâce à une bonification de l’État spécifique pour les petites communes des Outre-mer.
 
Au gré d’un dialogue riche et d’un accompagnement soutenu et spécifique pour l’archipel, l’AFD finance désormais les investissements de l’intégralité des communes des Marquises.

 



 
 
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