L'AFD en Polynésie française

Une gestion comptable efficace pour les repas des écoliers

13/07/2016

L’AFD et le Syndicat de promotion des communes de Polynésie française (SPCPF) ont conclu un partenariat afin d’améliorer la gestion comptable de la restauration scolaire des communes polynésiennes.

Des outils pour mieux gérer la restauration scolaire

Une délégation composée de représentants de l’AFD et du SPCPF s’est rendue en mission à Huahine le 20 juin 2016. Au cœur des discussions : l’intérêt d’avoir un budget annexe restauration scolaire le plus exhaustif possible,  facilitant ainsi  les décisions politiques, la tarification du service, la communication avec les administrés etc.

Des visites de terrain ont permis d’établir un diagnostic spécifique à la commune de Huahine sur les forces et faiblesses de son budget actuel, puis de faire émerger avec les cadres techniques et les élus concernés des solutions concrètes pour l’améliorer.
  

 

Crédit photo : Mihirangi Moeroa

Accompagner et conseiller les communes

Huahine sera régulièrement suivie pendant plus d’un an par l’AFD et le SPCPF, afin d’aboutir à un budget annexe le plus utile possible à horizon 2018.

Les difficultés rencontrées et les solutions trouvées par l’équipe municipale seront consignées par les deux institutions dans le but de généraliser cette bonne pratique à toutes les communes désireuses d’améliorer la gestion comptable de leur service public de restauration scolaire.
 

Crédit photo vignette : Grégoire Le Bacon



L’économie bleue en Polynésie française : état des lieux et avancées

17/06/2016

Quel est le poids de l’économie bleue sur l’économie de la Polynésie, pays au potentiel marin immense ? L’AFD, l’Institut d'émission d’Outre-mer et l’Institut de la statistique de la Polynésie française, rassemblés au sein du CEROM, ont organisé le 14 juin une conférence afin de livrer une analyse inédite sur ce sujet.

 

L’économie bleue, qu’est-ce que c’est ?

La notion d’économie bleue associe un large ensemble d’activités :

  • secteur primaire : pêche, perliculture et aquaculture, algoculture, ressources minérales profondes…
  • secteur secondaire : transformation des ressources halieutiques, des algues et des minerais, ouvrages maritimes, construction et entretien de navires, production énergétique…
  • secteur tertiaire : transport maritime, tourisme nautique, exploitation portuaire, recherche et développement, formation, ingénierie et conseils, banque et assurance…. 

Le poids direct de ces activités en termes d’exportations, d’emplois générés et d’activités financières induites est cependant peu aisé à déterminer du fait de leur diversité et d’un appareil statistique qui ne s’y prête guère.

 

 7% de l’économie et des entreprises polynésiennes

Cette conférence avait comme premier objectif de présenter une analyse inédite du poids de l’économie bleue dans l’économie polynésienne. L’Institut d'émission d’Outre-mer (IEOM) et l’’Institut de la statistique de la Polynésie française (ISPF) ont ainsi délivré les résultats d’un travail inédit sur ce thème. 

Le chiffre d’affaires qu’il représente atteint, hors secteur touristique, environ 40 milliards de Fcfp en 2015, soit 7 % de l’économie polynésienne et 7 % des entreprises du pays. Ce poids économique est finalement relativement faible au regard de l’énorme potentiel que représente le territoire marin de 5 millions de km².

 

Tourisme et économie bleue étroitement liés

L’étude indique que certaines activités matures, comme la pêche et la perliculture, sont à la recherche d’un second souffle ; d’autres, comme la plaisance et les énergies marines renouvelables, sont des activités en développement ou en devenir. 

Parallèlement à ces activités directement liées à la mer, il existe une imbrication étroite entre l’économie bleue et le tourisme en Polynésie française. On estime ainsi qu’un quart des dépenses des touristes seraient directement liées à la mer, apportant au pays 11,7 milliards de recettes, principalement via l’industrie de la croisière.

 

Teva Rohfritsch, ministre de l’Économie bleue

 

Cette conférence a ensuite été l’occasion de rendre compte de travaux récents dans les secteurs de la pêche hauturière, de l’exploitation des minerais, du tourisme et de l’énergie. Pour chacun de ces secteurs des pistes de croissance et des viviers d’emploi ont été identifiés qui permettraient de doter la Polynésie française de véritables relais de développement endogène. 

Teva Rohfritsch, ministre de la Relance économique, de l'Économie bleue et de la Politique numérique, a conclu la matinée en présentant les différentes orientations du gouvernement en matière d’économie bleue. Il a rappelé que la préservation des lagons était le critère prioritaire dans l’élaboration des politiques publiques.

La conférence a rassemblé environ 80 professionnels des secteurs que recouvre cette thématique : chefs d’entreprises, décideurs politiques, techniciens, chercheurs, consultants… Des conférences économiques de ce type seront organisées par le CEROM dans chacun des Outre-mer et restituées à la fin de l’année à Paris.

 


Le développement au programme de la visite du Président de la République en Polynésie française

29/05/2016

Le Président de la République François Hollande s’est rendu le 22 février pour la première fois de son quinquennat en Polynésie française pour rencontrer les élus du territoire et évoquer les enjeux de son développement économique, social et environnemental.

Au cours de cette journée, accompagné d’Anne Paugam, directrice générale de l’AFD, il a souligné le rôle de l’Agence dans le financement d’une diversité de projets. Parmi ceux-ci, quatre ont été au cœur de son déplacement au fenua :

  •   Haut en couleurs et en goûts, le marché municipal de Papeete a été rénové en 2013 par la commune, avec un soutien de l’AFD à son budget à hauteur de 400 millions de Fcfp.
  • Le Centre hospitalier de Polynésie française va bénéficier d’un accompagnement financier de 1,7 milliard de Fcfp pour moderniser ses équipements pendant trois ans. La signature du prêt entre l’AFD et la direction de l’hôpital s’est effectuée à la Présidence, en présence de François Hollande.
     
  •  La banque Socredo et l’AFD ont signé un accord, en présence de François Hollande, pour ouvrir des crédits de refinancement à hauteur de 5,4 milliards de Fcfp afin de renforcer le rôle de cette banque de détail dans le développement de l’économie polynésienne.
     
  •  Le soutien financier historique de l’AFD à l’Office polynésien de l’habitat, seul opérateur public du territoire, a été illustré par la visite du Président de la République au Domaine Labbé, sur lequel un important chantier de construction de 120 logements sociaux est en cours. Par ailleurs, un accord a été conclu entre l'AFD et l'opérateur privé Puna Ora afin d'enrichir l'offre résidentielle en Polynésie française.


Rémy Rioux est nommé Directeur général de l’Agence Française de Développement en Conseil des ministres, ce 25 mai 2016

25/05/2016

Sur proposition de François Hollande au Parlement le 27 avril dernier et après un vote favorable à l’unanimité des députés et à la majorité des sénateurs, M. Rémy Rioux, 46 ans, secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du développement international, est nommé ce jour, en Conseil des ministres, Directeur général de l’Agence Française de Développement, Etablissement Public Industriel et Commercial, en charge du développement des pays du Sud et de l’Outre-mer. 11ème directeur général de l’AFD, Rémy Rioux prendra la tête de l’AFD, le 2 juin 2016.

Né en juin 1969 à Neuilly-sur-Seine, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, de Sciences Po et de l’Ecole nationale d’administration, Rémy Rioux, historien de formation, ancien élève d’Alain Corbin et de Pierre Nora, conseiller maître à la Cour des comptes, a alterné, au cours de sa carrière, des responsabilités en France et au service du développement et de l'Afrique.


Rémy Rioux est nommé Directeur général de l'AFD © Alain Buu

A l’âge de 26 ans, Rémy Rioux découvre le continent africain à l’occasion d’un stage de l’ENA au Bénin, puis en militant pour la promotion de l’harmonisation du droit des affaires en Afrique. Passionné par ce continent, il le sillonne tout au long de sa carrière, y noue des liens forts, et y acquiert une expertise reconnue des enjeux de développement. Au Trésor de 2004 à 2007 puis de 2010 à 2012, il contribue notamment à moderniser la coopération monétaire avec les pays africains membres de la Zone franc, participe à la résolution de la crise ivoirienne et contribue à placer la question des infrastructures et du développement au cœur de l’agenda international du G20. Il est alors administrateur de l’AFD et de sa filiale PROPARCO.

Rémy Rioux a par ailleurs exercé des missions de contrôle dans les secteurs de l'énergie et de la défense à la Cour des comptes entre 1997 et 2004. Il a travaillé au ministère de l’intérieur de 2000 à 2002, au sein du cabinet du ministre Daniel Vaillant, en charge notamment du budget et du passage à l’euro. Il a également exercé des fonctions à l’Agence des participations de l’Etat, de 2007 à 2010, comme directeur de participations en charge des secteurs des transports et des médias, participant au conseil d’administration de différentes entreprises (SNCF, RATP, ADP, Renault, France Télévisions, France Médias Monde, Arte, le Grand Port Maritime du Havre).

En 2012, directeur de cabinet du ministre de l’Economie, des Finances et du Commerce extérieur, Pierre Moscovici, il participe activement à la redéfinition des relations économiques entre l'Afrique et la France et aux travaux menés par Jacques Attali sur la francophonie économique. Deux ans plus tard, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, le nomme secrétaire général adjoint du Quai d’Orsay, en charge notamment des questions économiques. A ses côtés, il pilote le volet financier des négociations pour la COP21.

Après l’annonce par le Président de la République, en septembre 2015, d’une relance de la politique française de développement à travers la hausse des financements de 4 milliards d’euros d’ici 2020, pour atteindre 12,5 milliards d’engagements annuels, (dont 5 milliards d’euros en faveur du climat), il est chargé d'une mission de préfiguration du rapprochement entre l'Agence Française de Développement et la Caisse des Dépôts qui doit doter la France d’un outil à même de relever les défis des Objectifs du développement durable.

Homme de dialogue et de conviction, il est très attaché au Massif central, en particulier à la Corrèze et la Lozère, où il séjourne fréquemment, avec sa femme et ses trois enfants.


Dates clefs

  • 26 juin 1969 : Naissance à Neuilly-sur-Seine, France
  • 1997 : auditeur à la Cour des comptes à sa sortie de l’ENA (promotion Marc Bloch), il y deviendra Conseiller Maître en 2013
  • 2001 et 2002 : conseiller budgétaire au cabinet de Daniel Vaillant au ministère de l’Intérieur
  • 2003 : missions de contrôle dans les secteurs de l’énergie et de la défense à la Cour des Comptes
  • 2004 : direction du Trésor, Chef du bureau de la coopération monétaire et du développement avec les pays d’Afrique, des Caraïbes, du Pacifique et de la zone franc
  • 2007 : sous-directeur des transports et de l’audiovisuel de l’Agence des participations de l’Etat
  • 2010 : sous-directeur des affaires financières internationales et développement à la direction générale du Trésor
  • 2012 à 2014 : directeur du cabinet de M. Pierre Moscovici au ministère de l’Economie et des Finances
  • 2014 : secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, chargé notamment des affaires économiques
  • 2015 : responsable des questions financières au sein de l’équipe française de négociation pour la COP21.
  • Juin 2016 : nommé 11ème Directeur général de l’Agence Française de Développement.


Des logements sociaux 'api sur la presqu'île de Tahiti

13/05/2016

Le 12 mai dernier, 20 familles de la presqu’île de Tahiti ont reçu les clés de leurs 'api (nouveaux) logements des mains du Président Edouard Fritch. Elles pourront s’installer dans une résidence toute neuve et bénéficier de loyers modérés.

Située dans la commune de Taiarapu-Ouest, la nouvelle résidence Te Aroha, construite et gérée par l’Office polynésien de l’habitat (OPH), comprend 20 logements sociaux superposés répartis dans 8 bâtiments distincts. Chaque logement, du F3 au F5, dispose d’un jardin privatif, d’une terrasse, d’une buanderie extérieure et d’un garage couvert. La résidence bénéficie d’un espace communautaire comprenant un local associatif, une aire de jeux et un boulodrome. Le chantier, qui a duré deux ans, a fait travailler une vingtaine d’entreprises.

L’AFD avait participé à cette opération de logements sociaux en finançant la part en fonds propres de l’OPH par un prêt bonifié.


Secteur privé : les activités de la Société de gestion de fonds de garantie d'Outre-mer en hausse en 2015

24/03/2016

La Société de gestion des fonds de garantie d'Outre-mer  (SOGEFOM ) est un fonds de garantie de l'AFD qui facilite l’accès des entreprises d'Outre-mer au crédit bancaire. Le bilan annuel fait ressortir une hausse de l'activité avec 319 garanties octroyées en 2015, contre 170 en 2014. 

Comme chaque année, le comité des partenaires organisé par la SOGEFOM (Société de Gestion des Fonds de garanties d’Outre-Mer, filiale de l'AFD) est l’occasion de présenter un bilan de l’activité de l’année passée, de faire un point de situation et de présenter les orientations de la SOGEFOM. Il réunit les partenaires bancaires habituels de la SOGEFOM, ainsi que les acteurs ou partenaires de l’État et du pays contribuant à l’activité économique de la Polynésie française.

Des effets tangibles sur l'emploi

Dans le contexte économique et financier difficile que traverse le territoire depuis 2008, la SOGEFOM accroit encore son soutien à l'activité économique par la garantie des crédits bancaires. 184 emplois ont été créés en 2015 grâce à cet instrument.

En 2015 l’agence SOGEFOM de Polynésie a enregistré une forte progression de son activité (280 entreprises bénéficiaires en 2015, contre 168 en 2014), avec une progression importante du nombre de garanties octroyées (319 en 2015, contre 170 en 2014), soit une hausse de 88%, sur une place dont le volume de crédit a augmenté de 3% seulement.

Une diversification de l'offre de garantie

Cette augmentation historique s'explique d'abord par la mise en place d’un nouveau produit venant garantir les crédits court terme des entreprises. Cette demande émanant de la fédération bancaire permet à ces établissements de crédits d'accompagner, avec un risque plus mesuré.

Cet accroissement se justifie également par l'élargissement des mécanismes de délégation de garantie faites aux banques, mise en place en 2014. Cette délégation permet à la banque de s'octroyer elle-même la garantie, sous contrôle a posteriori de sa bonne utilisation. Ce mécanisme vient faciliter et accélérer l’octroi de crédit par les banques pour les crédits d’investissements et dorénavant pour les crédits court terme.



 
 
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