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Communiqués

L’AFD et Cités Unies France renouvellent leur collaboration au service de l’action internationale des collectivités territoriales françaises

03/05/2016

L’AFD, représentée par Philippe Orliange, directeur exécutif, en charge de la stratégie, des partenariats et de la communication et Cités Unies France (CUF), représentée par Roland Ries, président et maire de la ville de Strasbourg, ont signé ce jour un accord de partenariat engageant les deux institutions à mener pour la durée d’une année des opérations communes en faveur de l’action extérieure des collectivités françaises.

Cet accord, d’un montant de 60 000€ permettra d’une part, l’organisation conjointe avec le ministère des Affaires étrangères et du développement international, les 4 et 5 juillet du 7ème Forum de Cités Unies France sur le thème de la « nouvelle coopération internationale des collectivités ». Ce forum encourage les élus locaux, les équipes municipales, départementales et régionales à poursuivre leur action internationale.

 

Philippe Orliange et Roland Ries

D’autre part, la collaboration permettra d’organiser lors du 5ème congrès mondial  de CGLU à Bogota du 12 au 15 octobre 2016,  un séminaire sur la coopération décentralisée entre la France et la Colombie. Cette rencontre permettra la mise en avant d’expériences d’internationalisation de villes françaises en Amérique Latine. Elle permettra de faire entendre la voix des collectivités sur le sujet des Villes et des territoires durables.

CUF-AFD : dix années de collaboration au service de la coopération décentralisée

Depuis 2006, l’AFD et Cités Unies France (CUF) sont liées par un accord cadre. L’objectif de ce partenariat est de promouvoir une coopération fondée sur une meilleure connaissance mutuelle et sur l’approfondissement de leurs relations dans le domaine de la coopération décentralisée. Cette collaboration régulière se concrétise par la réalisation d’études et de publications, et par une information réciproque sur les projets de l’AFD dans ses pays d’intervention et sur les projets des collectivités françaises.

L’engagement de l’AFD auprès des collectivités

Depuis 2010, l’AFD est partenaire de 24 collectivités territoriales françaises, dont 7 régions. Ce nouvel accord illustre l’ambition donnée à sa politique de coopération décentralisée, par laquelle elle souhaite :

  • valoriser l’expertise des collectivités françaises et de leurs opérateurs (syndicats des eaux, agences d’urbanisme, parcs naturels régionaux) en complémentarité avec ses  interventions, notamment en prêts directs aux collectivités du Sud ;
  • donner un ancrage territorial à l’action de l’AFD en partageant avec les collectivités françaises une réflexion stratégique, en valorisant leur ouverture à l’international et en sollicitant leur adhésion aux efforts d’aide publique au développement.


 


A propos de Cités Unies France

L’association fédère les collectivités territoriales françaises engagées dans la coopération décentralisée et l’action internationale. CUF est un réseau unique qui réunit tous les niveaux de collectivités territoriales avec une dimension mondiale, par les champs géographiques investis par ses membres et par son lien organique avec l’organisation mondiale CGLU.

www.cites-unies-france.org/



900 millions d’euros pour aider la Jordanie à accueillir les réfugiés syriens

19/04/2016

L’AFD, représentée par Jacques Moineville, Directeur général adjoint, et le Gouvernement jordanien, représenté par le ministre du Plan et de la Coopération internationale, M. Imad Fakhoury, ont signé ce jour à Amman un accord, engageant  la France à financer, via des prêts à hauteur de 900 millions d’euros, les secteurs fragilisés par l’accueil des réfugiés syriens.

Cette signature intervient à l’occasion de la visite officielle du Président de la République François Hollande, le 19 avril. Elle fait suite aux annonces faites à Londres en février 2016 par le ministre des Affaires étrangères sur la réponse de la France à la crise des réfugiés syriens.

Améliorer le quotidien des populations jordaniennes et réfugiées

Les financements permettront de soutenir l’action publique et privée dans les secteurs particulièrement fragilisés par l’arrivée massive de réfugiés : eau et assainissement, énergie, aménagement urbain, transports et gestion des déchets.

Le choix des projets  attachera également une attention particulière à trois priorités de l’AFD : l’amélioration de l’accès aux services essentiels des populations les plus vulnérables, la création d’emplois, et la lutte contre le dérèglement climatique via la sélection de solutions économes en ressources.
 

En savoir plus sur le soutien apporté par l'AFD aux réfugiés syriens



Résultats 2015 dans les Outre-mer : 1,57 milliard d’euros engagés et un accompagnement renforcé de l’AFD

11/04/2016

Laurence Breton-Moyet, directrice des Opérations et Fabrice Richy, directeur du département Outre-mer de l’AFD ont présenté ce jour le bilan 2015 de l’activité de l’Agence dans les territoires ultramarins. Pour la troisième année consécutive, l’activité a dépassé le seuil du milliard et demi d’euros d’engagements, soit 19% de l’activité du groupe.

L’AFD, premier partenaire du secteur public dans 10 départements d’Outre-mer

Avec des engagements qui s’élèvent en 2015 à 1,57 Md€ - soit l’équivalent de 3% du PIB des Outre-mer - l’AFD continue d’apporter des volumes de financements importants pour dynamiser les économies ultramarines. 190 prêts ont été octroyés par l’AFD1 (soit une hausse de 33% par rapport à 2014) pour financer des projets, publics ou privés.
 

Représentant 51% de l’activité 2015 (805 M€), le soutien à l’investissement public constitue un axe structurant de l’action de l’Agence : il bénéficie aux grandes collectivités Régions (233 M€), Départements (85 M€) qui jouent un rôle moteur dans l’économie locale, mais également aux communes (52 communes ultramarines ont bénéficié d’un total de 110 M€), notamment les petites communes de moins de 10 000 habitants et les communes présentant des difficultés d’emprunt qui représentent 49% du portefeuille collectivités locales de l’Agence.

Grâce à ces financements, de nombreuses infrastructures essentielles pour améliorer la vie des populations et pour créer un environnement favorable à l’activité économique vont pouvoir être construites ou réhabilitées : traitement des déchets, unités d’eau potable, transports collectifs, établissements de santé, etc.

 


L’AFD a financé la modernisation des équipements du CHU de La Réunion, hôpital de référence pour le territoire réunionnais et de recours pour Mayotte. Ce programme d’investissements de 382 M€ sur la période 2012-2019 est conduit selon une politique énergétique ambitieuse, faisant du CHUR le 1er  hôpital de France à recevoir la certification internationale ISO 50001. Le CHUR a bénéficié de trois prêts successifs de l’AFD depuis 2012 pour un montant de 85 M€. ► En savoir plus

L’AFD a soutenu le programme d’investissement 2015 de la Région Guadeloupe via le financement (par un prêt bonifié par l’État de 60 M€) de plusieurs infrastructures : la déviation de La Boucan, le démarrage des travaux du barrage Moreau, ou encore la reconstruction du lycée Baimbridge. ► En savoir plus 


 

Le secteur privé constitue le second pilier de l’intervention de l’Agence : en 2015, 765 M€ ont été octroyés à plus de 2 200 porteurs de projet privés. Avec 547 M€ de financements, l’activité de prestation de l’Agence pour Bpifrance continue sa progression. L’année a été également marquée par une hausse de l’activité de garanties, tirée notamment par la SOGEFOM dans le Pacifique qui a vu -  suite à l’adaptation de plusieurs de ses produits financiers - son volume de garanties octroyées atteindre 24 M€ (contre 15 M€ en 2014). Enfin, l’Agence a octroyé pour son compte propre 71 M€ de prêts à des entreprises (+73% par rapport à 2014) dans une grande variété de secteurs : logement, équipements de loisirs, infrastructures portuaires, haut débit, etc.

 


En Polynésie française, un prêt de 14,5 M€ a été attribué à Puna Ora, premier opérateur de logement social privé, pour le financement de onze programmes immobiliers à Tahiti et Moorea. ► En savoir plus 


 

Cette année encore, l’AFD a couvert par ses financements l’ensemble des Outre-mer, avec en tête La Réunion, la Martinique et la Guadeloupe. Elle a également apporté un soutien financier à des territoires plus isolés : les Terres Australes et Antarctiques françaises avec le financement d’un navire océanographique ou encore Wallis-et-Futuna, avec le soutien d’un projet porté par l’Agence de santé.


Au-delà des financements, accompagner la réflexion sur les politiques publiques

Pour dynamiser les économies ultramarines, les besoins des acteurs locaux ne se limitent pas à un apport financier : réflexions sur les politiques publiques, amélioration des pratiques financières et de gestion des porteurs de projet, structuration de filières économiques ou mise en réseaux d’acteurs constituent également des enjeux pour les acteurs publics et privés. Forte de sa présence sur le terrain via un réseau de 7 agences et de la relation de confiance qu’elle a su nouer avec les acteurs locaux, l’AFD met à disposition de ses partenaires une expertise sectorielle et financière, une capacité de production d’études, des formations qui permettent de contribuer au renforcement des maîtrises d’ouvrage.

 


En 2015, l’AFD a produit plusieurs études parmi lesquelles les études CEROM sur l’impact du nickel en Nouvelle-Calédonie et sur les opportunités et défis de la croissance démographique en Guyane.

En juin 2015, l’AFD a organisé à Mayotte, en lien avec l’ADIE et la DIECCTE un séminaire régional sur la microfinance réunissant des institutions de microfinance de l’océan Indien venues de La Réunion, Mayotte, les Comores et Madagascar.

En novembre 2015, l’agence de Martinique a organisé une journée à destination des praticiens et des élus des collectivités locales pour échanger sur les méthodes de gestion, permettant de valoriser l’expertise financière que l’agence a acquise au travers de son accompagnement de long terme des collectivités locales.



Laurence Breton-Moyet, directrice exécutive en charge des Opérations de l’AFD : "Avec 1,6 milliard d’euros d’engagements en Outre-mer, l’Agence Française de Développement reste en 2015 un partenaire privilégié des acteurs ultramarins pour le financement  de la croissance, de la cohésion sociale et de la protection de l’environnement. Au-delà d’un soutien financier, l’Agence met son expertise à la disposition des collectivités ultramarines afin de favoriser la réflexion sur les politiques publiques et l’amélioration des pratiques financières".
 

 ► Découvrir la plaquette résultats Outre-mer 2015

► En savoir plus sur l'AFD en Outre-mer

Activité de prêt de l’AFD en compte propre (hors Bpifrance).



L'AFD finance à hauteur de 180 millions d’euros l’accès à l’énergie durable au Kenya

04/04/2016

À l’occasion de la visite officielle du président kényan Uhuru Kenyatta en France, l’AFD renforce son soutien au développement du secteur électrique kenyan par des signatures de nouvelles opérations d’un montant total de 180millions d’euros.

Accélérer l'accès à l'électricité à court terme des Kenyans

Le financement se compose d'un prêt de 90 M€ et d'une subvention de 30 M€ pour soutenir la nouvelle politique d’électrification du pays et permettre un accès à court terme à l’électricité pour l’ensemble de la population. Les fonds mis à disposition par l’AFD permettront l’accès à l’électricité à 1,3 million de personnes.

Cette opération sera mise en œuvre par Kenya Power, entreprise détenue à 51% par l’État kenyan en charge de la distribution de l’électricité dans le pays.

60 millions pour le financement du parc éolien

En complément, un protocole d’accord a été signé avec Albert Mugo, directeur général de KenGen, entreprise détenue à 70% par l’État kenyan, opérant dans le secteur de la production d’électricité et assurant les trois-quarts de l’approvisionnement du pays.

Celui-ci permettra la mise à disposition de KenGen, de 60 millions d’euros pour le financement du parc éolien de Meru, au nord du Mont Kenya. Avec le cofinancement attendu de la coopération allemande, il est prévu que le parc éolien de Meru puisse faire jusqu’à 80 MW.

L'électricité kényane  issue à plus de 90% de sources renouvelables

Cette opération permet de renforcer le positionnement du Kenya comme un modèle de pays arrivant à concilier développement et lutte contre le changement climatique, son électricité étant à plus de 90% issue de sources renouvelables : la géothermie fournit en effet la moitié de l’électricité consommée, suivie par l’hydroélectricité représentant environ 40% de la consommation.

Le financement apporté par l’AFD à KenGen est un prêt direct sans garantie de l’État kenyan ; la mobilisation envisagée d’un tel outil financier illustre la très bonne performance de KenGen et la confiance accordée par l’AFD à cette entreprise et de manière générale au secteur électrique kenyan.

Un soutien de quinze ans à l'énergie électrique du Kenya

Ces nouveaux projets s’inscrivent dans le partenariat de long terme développé avec les autorités kényanes avec l’AFD dans le secteur de l’énergie. En effet, depuis le début de son activité au Kenya au début des années 2000, l’AFD a engagé plus de 800 millions d’euros de prêts en faveur du secteur électrique kenyan, répartis sur l’ensemble de la chaîne de valeur du secteur : forages pour le développement de l’énergie géothermique, centrales d’énergies renouvelables, réseau électrique national et interconnexion avec l’Ethiopie, électrification en zone rurale et en zone urbaine, et même accompagnement de l’investissement dans le secteur par les PME.

La France est le principal financeur bilatéral du secteur. À l’image de l’ensemble des projets soutenus par l’AFD au Kenya dans le secteur de l’énergie, les opérations signées ce 4 avril s’inscrivent en plein dans les orientations clés de la politique de coopération de la France.

Les trois signatures ont eu lieu au Palais de l’Elysée par le directeur général adjoint de l’AFD, Jacques Moineville et le ministre des Finances de la République du Kenya, Henry Rotich, en présence du président de la République du Kenya, Uhuru Kenyatta et du président de la République française, François Hollande.

 



Résultats 2015 de l’AFD : 8,3 milliards d’euros en faveur de trajectoires de développement durable

31/03/2016

Anne Paugam, directrice générale de l’AFD a présenté ce jour les chiffres clés de l’activité 2015 de l’institution publique qui, avec 8,3 milliards d’euros d’engagements, réalise une année record, avec une hausse de 15% depuis 2012, en faveur d’un monde plus juste et plus durable. Une année record en termes de volumes d’engagements en faveur de l’Afrique, de l’Asie, du Moyen-Orient et de l’Amérique Latine, ainsi que pour les outre-mer français et en particulier pour les financements ayant un impact à la fois sur le développement et sur le climat.

"2015 est une année record pour l’AFD en termes de montant d’engagements en faveur de solutions durables en matière de lutte contre la pauvreté et les inégalités et en faveur d’une mondialisation plus juste et équilibrée, ainsi qu’une année structurante pour l’agenda du développement international. La conférence d’Addis Abeba sur le financement du développement durable, l’adoption des ODD à New York et la COP21 sur le climat à Paris ont défini un nouveau cadre universel, qui concerne l’ensemble de la planète " a déclaré Anne Paugam, Directrice générale de l’AFD. "L’action de l'AFD, conduite au bénéfice des populations de nos pays partenaires, participe d’une mondialisation plus juste et d’un développement plus durable. Cette action est également dans l'intérêt des Français. C'est évident pour les Français par exemple sur les thématiques du climat ou des migrations."

"Les décisions du Président de la République annoncées en septembre 2015 et les objectifs ambitieux d’augmenter de 50 % les engagements de l’AFD d’ici 2020 portent l’institution à la hauteur des enjeux du 21ème siècle. Ils sont une réponse concrète aux enjeux du monde d’aujourd’hui, où agir au Sud c’est relever les défis auxquels la France est confrontée dès à présent. Cette mobilisation ouvre des perspectives pour répondre aux défis universels que représentent les objectifs de développement durable", poursuit-elle.
 

Une mission universelle

Le nouvel agenda du développement international valide la pertinence du positionnement de l’AFD, qui décline déjà l’universalité des ODD. L’AFD intervient avec la même philosophie dans les outre-mer et les pays en développement, sur tous les continents, avec une mission unique de financeur du développement durable. Dans ses interventions, l’AFD innove pour déployer de nouveaux modèles de développement, faire converger les normes sociales vers le haut et répondre aux enjeux environnementaux, au premier rang desquels la lutte contre le changement climatique.

 

Une année historique en faveur du climat

Face aux défis du dérèglement climatique, dont les impacts concernent l’ensemble de la planète, l’AFD a apporté tout au long de l’année la démonstration qu’il existe des solutions concrètes qui concilient climat et développement. En 2015, 55 % des financements de l’AFD ont eu des impacts positifs dans la lutte contre le dérèglement climatique.


Porto-Novo ville verte : l’AFD, aux côtés de la Communauté d’Agglomération de Cergy-Pontoise et du Grand Lyon, accompagne à hauteur de 9,2M€ la municipalité béninoise dans l’élaboration d’un plan de développement urbain durable afin de faire de Porto-Novo une ville résiliente adaptée au changement climatique et soucieuse de la préservation de son environnement. Le projet intègre l’aménagement et la protection environnementale des berges lagunaires et des quartiers précaires par l’aménagement de voies d’accès aux berges et l’accompagnement d’activités génératrices de revenus (maraîchage, pisciculture). ► En savoir plus


 

Afrique subsaharienne : une priorité

En 2015, les financements en Afrique subsaharienne, atteignent le volume record de 3,1 milliards d’euros, soit 38 % des engagements de l’AFD, en hausse de 6 % par rapport à 2014. L’Afrique subsaharienne représente 81 % de l’effort financier de l’Etat en 2015. Plus de la moitié des projets soutenus par l’AFD concernent le développement des infrastructures, ouvrant l’accès aux services essentiels, permettant l’essor de villes durables, de l‘agriculture familiale, la préservation des ressources naturelles, le développement d’entreprises créatrices d’emplois. Le renforcement du capital humain via l’éducation, la formation professionnelle, la protection sociale et la santé, constituent les autres secteurs clés d’intervention. En septembre 2015, l’AFD a adopté pour cinq ans un plan d’action Sahel. La mise en œuvre de cette stratégie spécifique d’intervention se fera en concertation avec des ONG autour de trois axes prioritaires : l’emploi, la démographie, et l’intégration des territoires.


Lutte contre la fièvre jaune : L’OMS estime chaque année à 200 000 le nombre de cas de fièvre jaune et à 30 000 le nombre de décès dus à cette maladie pour laquelle il n’existe pas de traitement. L’Afrique est particulièrement touchée (90 % des cas). L’AFD soutient la Fondation de l’Institut Pasteur de Dakar (FIPD), seule unité de production de ce vaccin basée en Afrique, par un prêt bonifié de 6,5 millions d’euros. Ce financement va permettre la création d’une nouvelle unité de production de vaccin, et ainsi renforcer durablement la lutte contre la maladie. ► En savoir plus


 

Etre agile face aux crises et vulnérabilités 

La crise ne peut plus être considérée comme une exception. Près de 2,6 Mds de personnes ont été affectées par une catastrophe naturelle au cours des 10 dernières années et ce sont plus d’1,5 Md de personnes qui vivent aujourd’hui dans des pays touchés par un conflit violent. Dans les zones en crise, l’AFD adapte ses modes opératoires. D’une part, en renforçant l’articulation avec les interventions humanitaires et sécuritaires de la France. D’autre part, en ciblant des opérations ayant un impact à la fois sur le développement d’une région (pour renforcer la capacité d’adaptation et de prévention) et sur l’une des vulnérabilités alimentant la crise (pour traiter les causes). 


Afin d’aider durablement le Liban et la Jordanie dans la gestion des effets de l’accueil massif des réfugiés, l’AFD a attribué, un total de 5 millions d’euros aux ONGs Amel, Arcenciel et Première Urgence Internationale. Plusieurs zones du pays qui rencontrent pénuries d’eau, hausse des besoins en assainissement, saturation des équipements d’éducation et de santé bénéficieront du renforcement des services sociaux pour les populations hôtes et réfugiées vulnérables, et la prise en charge psycho-sociale des populations traumatisées, à travers des actions individuelles et collectives (familles et communautés). ► En savoir plus


 

Des impacts concrets

Les actions de l’AFD sont porteuses d’impacts concrets. Entre 2013 et 2015, les projets en cours ont permis :

  • la scolarisation de 2,6 millions d’enfants au primaire et au collège ;
  • l’amélioration de l’habitat pour 2,6 millions de personnes ;
  • l’accès de 3,8 millions de personnes à une source pérenne d’eau potable ;
  • l’appui au développement de 150 000 petites entreprises ;
  • le soutien à 710 000 exploitations agricoles familiales ;
  • la conservation et la gestion durable de 34 millions d’hectares d’espaces naturels permettant la préservation de la biodiversité.

 

Une agence à la hauteur des enjeux

Le Président de la République a annoncé en septembre 2015 une nouvelle ambition pour la politique de développement de la France, portant son outil bilatéral, l’AFD, à la hauteur des enjeux du nouvel agenda international du développement et du climat adopté en 2015, et engageant un rapprochement avec le groupe CDC. Pour ce faire, la capacité d’intervention du groupe AFD augmentera de 50% pour atteindre 12,5 milliards d’euros en 2020, et verra ses fonds propres doublés dès 2016. Les financements en prêt en faveur des pays en développement et de la solidarité internationale augmenteront de 4 milliards d’euros d’ici 2020, dont 2 milliards pour la lutte contre le changement climatique et ses conséquences, tandis que les dons augmenteront de près de 400 millions d’euros.

"Le groupe AFD atteindra ainsi une nouvelle dimension, demeurant un acteur clé dans le concert des acteurs du développement, au service de la politique étrangère et du rayonnement de la France, et au bénéfice des Français. La mise en œuvre en est initiée ; son activité croîtra de 700 millions d’euros dès 2016 pour atteindre 9 milliards d’euros d’activité.", ajoute Anne Paugam.

Lien vers la plaquette des résultats 2015

 



À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, l’AFD met en lumière trois leviers d’action efficaces pour garantir l’accès à l’eau et à l’assainissement et préserver la ressource

21/03/2016

Alors que 80% des Français jugent l’accès universel à l’eau et à l’assainissement prioritaire1, encore près du quart de la population mondiale consomme une eau insalubre2, 80% des eaux usées sont encore rejetées sans aucun traitement dans la nature3 et les zones où le niveau des ressources en eau devient préoccupant  s’étendent sur tous les continents. A l’occasion de la journée mondiale de l’eau, célébrée chaque 22 mars, l’AFD rappelle son engagement en matière d’accès à l’eau et à l’assainissement et met en avant trois leviers d’action.

 

Sur la période 2014-2018, l’Agence s’est engagée à financer le secteur de l’eau et de l’assainissement à hauteur de 700 millions d’euros par an dans les pays étrangers et 50 millions d’euros en Outre-mer.

•    Eau potable : désamorcer les bombes sanitaires


Si 2,6 milliards de personnes ont eu accès à un point d’eau depuis 1990, 1,8 milliard sont encore privées d’eau propre à la consommation. "L’objectif de donner à tous un accès à une eau salubre est atteignable. Les enjeux dans les pays développement sont avant tout d’anticiper la croissance démographique et le développement des villes qui deviennent de véritables bombes sanitaires. Les investissements requis devront mobiliser tous les financements locaux (tarif de l’eau, budget des Etats) de même que l’aide internationale" déclare Cassilde Brenière, en charge des questions d’eau et d’assainissement à l’AFD.

"Dans les villes du sud, il existe généralement un service d’eau. Toutefois, de tels services doivent être étendus et leurs performances doivent être améliorées . Le financement durable de l’entretien est également un sujet prioritaire. Cette situation est d’autant plus paradoxale que les gens qui n’ont pas d’accès à un service d’eau payent parfois 5 à 10 fois plus cher à des revendeurs une eau non potable", ajoute-t-elle.
  


En 2015, les projets de l’AFD ont permis l’accès à l’eau à 500 000 personnes et l’amélioration du service d’eau pour 3,5 millions de personnes.

Exemple de projet : en République Démocratique du Congo, dans la ville d’Uvira, l’AFD finance des infrastructures de production et de distribution d'eau. Celles-ci permettront l’accès à un service d’eau potable en continu à 155 000 personnes dans les aires touchées par les épidémies de choléra. De plus, 210 000 personnes seront sensibilisées à l’origine des maladies diarrhéiques et aux bonnes pratiques d’hygiène.


 
  •  
Le traitement des eaux usées : sujet délaissé, sujet incontournable

Souvent les grandes villes des pays en développement n’ont qu’un service d’assainissement incomplet, qui ne couvre pas tous les maillons de la chaîne  qui va  de la collecte au traitement des eaux usées. Les acteurs de la filière sont moins bien organisés que sur l’eau potable. Les budgets mobilisés par les Etats sont inférieurs à ceux mobilisés pour l’eau potable alors que le montant des investissements nécessaires est supérieur (le montant d’investissement pour un accès universel a été estimé à 35 milliards d’euros pour l’assainissement et 17,5 milliards pour l’eau potable2).

 "Pourtant, le coût du sous assainissement est lui aussi très élevé puisqu’il a des conséquences sévères sur  la santé publique mais aussi sur les activités économiques, le cadre de vie, le tourisme…  Et on estime qu’un euro investi dans ce secteur permet d’en économiser au moins 3", précise Cassilde Brenière.
 


Action de l’AFD : Les financements de  l’AFD en 2015 permettront de fournir un accès pérenne et amélioré à l’assainissement à 400 000 personnes, principalement par le traitement des eaux usées.

Exemple de projet : Depuis 2011, l’AFD soutient le programme national d’assainissement de l’Etat marocain.   Au travers d’un prêt de 20 millions d’euros, l’action de l’AFD contribuera à améliorer les conditions sanitaires pour 260 centres urbains et 10 millions d’habitants.



•  Préserver une ressource de plus en plus rare

Bientôt 40% de la population mondiale vivra dans une zone où le niveau des ressources en eau devient préoccupant (appelé stress hydrique)3. Dans beaucoup de nappes souterraines,  on prélève plus d’eau qu’il ne s’en y infiltre. De nombreux fleuves sont presque à sec en période sèche. La croissance démographique et l’évolution de nos modes de consommation rajoutent chaque jour plus de pression sur l’eau douce. Il est donc urgent de diffuser les pratiques d’utilisation rationnelle et de gestion intégrée et durable des ressources en eau, c’est-à-dire "un processus qui encourage la mise en valeur et la gestion coordonnées de l'eau, des terres et des ressources associées, en vue de maximiser le bien-être économique et social qui en résulte d'une manière équitable, sans compromettre la pérennité des écosystèmes vitaux"4. Un tel processus, généralement à l’échelle d’un bassin versant, prévoit des usages concertés reposant sur un diagnostic partagé par bassin versant.

 


Action de l’AFD : L’AFD soutient une gestion partagée et durable de l’eau à travers une meilleure connaissance des ressources, une concertation entre les usages et des schémas d’aménagement, en particulier sur les grands bassins transfrontaliers africains.

Exemple de projet : depuis 2010, l’AFD soutient la Commission Internationale du bassin Congo - Oubangui - Sangha (CICOS) afin d’améliorer l’aménagement du fleuve Congo.



1.    Sondage AFD sur les Français et le développement, octobre 2015
2.     Guy Hutton Joint monitoring program OMS/UNICEF 2012
3.    Rapport mondial des Nations unies sur la mise en valeur des ressources en eau – mars 2012
4.    Partenariat mondial de l’eau, 2000.

 



 
 
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