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Communiqués

L'AFD, Nantes Métropole et la Ville de Dschang partenaires dans la réalisation des Objectifs de développement durable

28/09/2016

À l’occasion du Sommet Climate Chance , la Métropole de Nantes, représentée par sa Vice-présidente Marie-Hélène Nedelec et l’AFD, représentée par son Directeur général délégué, Jérémie Pellet, ont signé une convention de financement dont l’objet est de soutenir les échanges entre les deux villes, en particulier dans le secteur de l’énergie renouvelable.

Agir ensemble pour le développement durable au Cameroun

La subvention de 405 000 € versée par l’AFD permettra aux deux collectivités en coopération d’apporter des réponses concrètes au problème d’approvisionnement en électricité dans la commune de Dschang. Le projet comprend la construction de deux micros-centrales hydroélectriques et le déploiement d’un mini-réseau de distribution, desservant prioritairement les équipements d’intérêt public (écoles, centres sociaux) et économique. La production au niveau communal d’hydroélectricité, encouragée par le gouvernement, s’inscrit donc dans une démarche de développement local. Rendue possible par le grand potentiel hydraulique de la ville de Dschang, cette production est une alternative aux énergies fossiles et un exemple à exporter dans d’autres communes. La commune de Dschang bénéficiera de l’expérience de l’ONG Electriciens sans Frontières dans ce projet.

À travers cette subvention, l’AFD reconnait la qualité du dialogue technique et institutionnel établi entre les deux collectivités depuis 1996 et les résultats concrets obtenus.

Verbatim de Marie-Hélène Nedelec

"Ce projet s'inscrit dans la cadre d'une longue coopération entre les villes de Nantes et Dschang, dont on a célébré cette année les 20 ans. Il correspond pleinement à notre manière de concevoir la coopération décentralisée : soutenir les initiatives locales, conforter la gouvernance locale au service du développement et de l'amélioration des conditions de vie des populations."


L’AFD une agence ancrée dans les territoires français

L’AFD est aujourd’hui présente à Nantes pour rencontrer les acteurs qui s’engagent, sur leur territoire comme à l’international sur le sujet du développement durable. L’Agence souhaite partager avec eux son expérience et présenter les modalités et financements dont elle dispose pour accompagner les acteurs dans leur projection internationale (collectivités, ONG, agences, opérateurs). Les échanges entre les collectivités françaises et leurs partenaires sont un levier fondamental dans la réalisation des Objectifs de développement durable.

Verbatim Jérémie Pellet 

"L’AFD est une agence partenariale. Notre alliance avec les acteurs qui agissent ici pour le développement – les collectivités, les entreprises – permet de répondre plus efficacement aux demandes de nos partenaires étrangers, en attente d’expertises concrètes. Les collectivités ont un rôle central dans les processus de développement comme en témoigne le partenariat Nantes  / Dschang. Avec sa connaissance locale, son réseau d’agences mais également avec sa force financière, l’AFD peut apporter un élan utile à ces coopérations qui font rayonner notre pays, notamment en terme économique. A l’inverse, c’est dans les territoires et dans les expériences développées localement, que l’AFD puise son expertise et doit ancrer son action".

 


La Facilité de financement des collectivités françaises – FICOL – est un instrument financier de l’AFD permettant de soutenir les partenariats internationaux noués par les collectivités territoriales françaises dans des pays éligibles à l’aide publique au développement. Les projets œuvrent à faire dialoguer les deux collectivités sur des sujets de développement commun (santé, éducation, formation, développement urbain, lutte contre le changement climatique, etc.), dans l’esprit des « Objectifs de développement durable ».  Les financements permettent de financer desinvestissements dans les pays dits « prioritaires » et de l’échange d’expertise dans les pays dits « émergents ». Le montant moyen des financements accordés depuis 2014 est de 450 000 euros.
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L’AFD et l’AKDN partenaires pour un programme d’éducation de niveau international au Mozambique

27/09/2016

Son Altesse l’Aga Khan, président du Réseau Aga Khan de développement (AKDN) et Rémy Rioux, directeur général de l’AFD, ont présidé ce jour la signature de la convention de prêt de 25 millions de dollars pour le financement de la construction de l’Académie Aga Khan de Maputo au Mozambique.

Cet accord permettra d’offrir un enseignement d’excellence pour l’éducation et la formation de futurs leaders et professionnels hautement qualifiés et socialement responsables ; et contribuer ainsi au développement économique et social du Mozambique. Le programme ciblera les enfants à fort potentiel quelle que soit leur origine sociale, du primaire au secondaire. Grâce à une politique active de repérage des élèves talentueux et des possibilités de subventionnement des frais de scolarité, le projet permettra à des élèves issus de familles à faible revenu de bénéficier d’une formation de qualité à norme internationale.

Ce prêt, couplé à un investissement de 33 millions de dollars de l’AKDN, ciblera la construction du campus de l’Académie Aga Khan de Maputo et son équipement en infrastructures socio-éducatives de pointe. En parallèle, la construction de logements locatifs dédiés aux enseignants et à des particuliers  contribuera à une aide financière de plus de 60 millions de dollars sur les 20 prochaines années au bénéfice des frais de formation et du système de subventionnement.

© AKDN/Cecile Genest

Plus de 750 filles et garçons, de la maternelle à la terminale, profiteront des installations qui comprendront des salles de classe, des laboratoires scientifiques, des bibliothèques, des salles de lecture et d’étude destinées au perfectionnement professionnel du personnel enseignant, des bureaux administratifs, des dortoirs ainsi qu’une salle à manger et des cuisines, un amphithéâtre, des équipements sportifs et culturels. Le campus possèdera également un équipement de pointe en informatique.

« Ce projet répond aux objectifs de l’AFD de développement dans le secteur de l’éducation sur des projets pilotes visant l’excellence académique, l’inclusion sociale et les partenariats stratégiques avec la France. Pour l’AFD, il s’agit du premier financement dans le secteur de l’éducation avec le réseau AKDN », indique Laurence Breton-Moyet, directrice des opérations à l’AFD, signataire de l’accord. « Ce projet pourrait ainsi ouvrir la voie à une collaboration plus importante entre les deux institutions dans le secteur de l’éducation. Il incarne une nouvelle déclinaison dans le secteur de l’éducation de l’accord de partenariat signé entre la France et l’AKDN, le 9 décembre 2008. Les Académies Aga Khan ont une approche très innovante, ces établissements ayant pour objectif de former les futurs leaders aussi bien dans le domaine public que privé ; ainsi que ceux de la société civile. Ils seront ainsi à même de soutenir le développement d’une société démocratique, tolérante et pluraliste », poursuit-elle.

La formation professionnelle des enseignants au Mozambique et ses environs constitue un élément essentiel du programme de l’Académie. Ainsi, grâce à cet accord, l’Académie Aga Khan de Maputo soutiendra-t-elle le système éducatif national en proposant des ateliers de formation à l’attention des professeurs, des chefs d’établissement, des parents et des professionnels du ministère de l’Éducation. De plus, les élèves auront une formation bilingue ou trilingue (anglais, portugais et français).

Monsieur Mhamud Charania, président du Service d’éducation Aga Khan, Mozambique, a signé la convention de prêt au nom de l’AKDN. « La participation de l’AFD dans ce projet renforce notre conviction que consacrer d’importants moyens à l’éducation de jeunes à fort potentiel permet les plus grandes réussites », a indiqué Monsieur Salim Bhatia, directeur des Académies. « C’est notre volonté d’offrir une formation unique, pertinente et de niveau international grâce à laquelle les élèves, filles et garçons, développeront leur responsabilité civique et ainsi contribueront à l’amélioration de la qualité de vie dans leur pays », a-t-il ajouté.

© AKDN/Cecile Genest

 

L’AFD, en tant que principal opérateur français en matière de développement, a bâti une coopération fructueuse avec l’AKDN sur plusieurs projets. Les deux structures sont partenaires depuis près de 20 ans. Proparco (filiale du secteur privé de l’AFD) a principalement financé des projets de développement économique (notamment dans les secteurs des infrastructures, du tourisme, ou bancaire) et l’AFD des projets de développement social en matière de santé, d’éducation et d’inclusion financière.

Grégory Clemente, directeur général de Proparco, a également fait part de sa volonté de poursuivre ses opérations avec les sociétés du Fonds Aga Khan pour le développement économique, AKFED, dans le secteur de l’énergie en Afrique et en Asie, du tourisme, ou encore dans le secteur financier.
 


À propos du Réseau Aga Khan de développement
Le Réseau Aga Khan de développement est implanté dans 30 pays et emploie approximativement 80 000 personnes. Ses agences non confessionnelles œuvrent dans les domaines de la santé, de l’éducation, du développement rural, de l’architecture, de la culture ainsi que de la promotion de l’entreprise privée. Les programmes éducatifs de l’AKDN couvrent un large éventail allant de la petite enfance, écoles primaires et secondaires à la formation professionnelle pour les jeunes et les adultes, ainsi que des diplômes d’études supérieures et de la formation continue. Aujourd’hui, plus de deux millions d’élèves en bénéficient annuellement.

http://www.akdn.org


À propos de l’Académie Aga Khan de Maputo
L’Académie Aga Khan de Maputo rejoint deux autres établissements situés à Mombasa au Kenya et à Hyderabad en Inde qui font partie d’un réseau d’Académies fondé par Son Altesse l’Aga Khan à travers 14 pays. À terme, l’ensemble des Académies comprendra 14 000 élèves et 2000 professeurs, et 1400 élèves de toutes classes sociales seront diplômés chaque année. En plus d’une offre éducative de haut niveau dans les cycles primaires et secondaires, chaque Académie propose une formation professionnelle destinée aux enseignants du secteur public et autres établissements à but non lucratif afin d’aider à l’amélioration des normes éducatives.
À l’heure actuelle, l’Académie Aga Khan de Maputo apporte son aide à 16 écoles au travers de formations ciblant les professeurs principaux, les enseignants, les conseils d’écoles et les parents. L’Académie qui, depuis 2013, propose un programme de cycle primaire, s’agrandira avec une école de cycle secondaire et un programme résidentiel sur un campus aménagé à cet effet. L’enseignement offert est basé sur les programmes du Baccalauréat International hautement reconnus.

http://www.agakhanacademies.org
 



L'AFD accorde 74,1 milliards de FCFA (113 millions d’euros) au Sénégal pour le financement du projet KMS 3 et la création de deux Instituts Supérieurs d’Enseignement Professionnel (ISEP)

23/09/2016

Avec ces nouveaux financements, l’AFD  poursuit son accompagnement en faveur de deux secteurs clefs, l’eau et l’assainissement et la formation des jeunes, pour le bien-être des populations et l’émergence du Sénégal.  Au total, ce seront plus de 400 millions d’euros (262 milliards de FCFA) qui seront engagés par l’AFD sur la période 2014-2016, faisant de l’Agence un des principaux contributeurs au Plan Sénégal Emergent.

Rémy Rioux, Directeur Général de l’AFD et Amadou Ba, Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan au Sénégal, signent aujourd'hui à Dakar les conventions de financement relatives à deux projets :

  1. La construction d’une troisième usine d’eau potable à Keur Momar Sarr et ses renforcements en aval (KMS 3)
  2. La création de deux Instituts Supérieurs d’Enseignement Professionnel (ISEP) à Bignona et à Richard Toll.

Le projet KMS 3 , financé en partie par l’AFD à hauteur de  93 millions d’euros (61 milliards de FCFA), prévoit la construction d’une usine d’eau potable à Keur Momar Sarr d’une capacité de production de 100.000 m3/jour et des infrastructures de distribution pour renforcer et sécuriser l’approvisionnement en eau potable de la région de Dakar à l’horizon 2025. Ce financement comprend également une subvention de 1 million d’euros destinée au renforcement des capacités de la Société Nationale des Eaux du Sénégal (SONES) et du secteur de l’eau potable en milieu urbain. 


Le projet ISEP financé par l’AFD à hauteur de 20 millions d’euros (13.1 milliards de FCFA), consiste en la création de deux instituts supérieurs d’enseignement professionnel, à Bignona et à Richard Toll, dédiés principalement aux métiers agricoles et agro-industriels . Il répond à la volonté des autorités  de déconcentrer et de territorialiser l’enseignement supérieur professionnel, en proposant aux futurs bacheliers une  offre  de formation professionnalisante et en alternance, placée au cœur des bassins économiques pour mieux répondre aux besoins du marché de l’emploi et ainsi favoriser l’insertion socio-économique des jeunes diplômés.

Cette signature intervient en présence de Mahammed Boun Abdallah Dionne, Premier Ministre de la République du Sénégal, Manuel Valls, Premier Ministre de la République Française et Christophe Bigot, Ambassadeur de France au Sénégal.



L’Union Européenne délègue 75 M€ de fonds à l'AFD pour la stabilité et la lutte contre les causes profondes des migrations au Sahel

21/09/2016

L'AFD a signé avec l’Union européenne cinq conventions de financement d’un montant total de 75 M€, pour des actions d’urgence destinées à lutter contre les migrations irrégulières et les causes profondes de celles-ci, conformément aux engagements pris par la France au sommet de la Valette en novembre 2015.

"Face aux enjeux globaux du développement durable et de la lutte contre la pauvreté, l’AFD et l’Union européenne œuvrent de concert, dans la dynamique d’intégration d’une Europe premier pourvoyeur mondial d’aide publique au développement", souligne Rémy Rioux, Directeur Général de l’AFD.

Des projets qui répondent aux enjeux majeurs du Sahel et de la zone Lac Tchad



Deux des cinq projets visent ainsi en priorité la stabilité et la sécurité des pays soutenus, avec un accent spécifique sur le renforcement des capacités de résilience des populations face aux crises :

  • Programme national de développement participatif au Cameroun (10 M€) :

Le projet améliorera les opportunités et les conditions de vie des populations rurales des 329 communes rurales du Cameroun par le développement de l’offre en services socio-économiques de base

  • Projet Sécurité Humaine et développement au Nord Mali (13 M€) :

Le projet soutiendra la réalisation d’infrastructures locales à mise en œuvre simple et rapide, destinées à répondre aux besoins les plus urgents exprimés par les populations des régions du Nord du Mali. -    Le projet contribuera ainsi à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation.

Et trois d’entre eux répondent aux enjeux de migrations au Sahel, en ciblant en particulier le développement de programmes économiques créateurs d’opportunités d’emplois pour les jeunes :

  • Projet d’appui aux filières agricoles dans les régions de Tahoua et Agadez au Niger, zones de transit des migrants (30 M€) :

Le projet réalisera des aménagements et des infrastructures destinés à la préservation des ressources naturelles ainsi qu’à la protection et à l’accroissement des disponibilités en terres et en eau pour l’agriculture dans un contexte fortement marqué par les effets des changements climatiques

  • Projet d’appui aux initiatives de la diaspora malienne en France et en Espagne (6 M€) :

Le projet accompagnera l’investissement productif au Mali de la diaspora malienne, à accroître leurs impacts sur l’emploi, dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique nationale de migration (PONAM) du Mali

  • Projet d'appui au renforcement de la compétitivité des entreprises et de l’employabilité dans les zones de départ au Sénégal (16 M€) :

Le projet proposera une mise à niveau d'entreprises dans des secteurs à fort potentiel, tels que l'agro-alimentaire en Casamance, l'horticulture  dans la région de Louga, ou encore le secteur de la sous-traitance dans les zones minières de Kedougou et Matam


Deux nouveaux projets devraient être signés d’ici fin octobre sur ces deux thématiques prioritaires, un projet de formation professionnelle pour les jeunes tchadiens  (10,3 M€) et un projet dans le domaine de la gouvernance au Niger (6 M€). Les 5 projets s’inscrivent pleinement dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’action pour un engagement renouvelé de l’AFD au Sahel, adopté fin 2015.

 


Des fonds délégués qui renforcent le partenariat de l’AFD avec l’Union européenne

En 2013, avec 56 milliards d’euros, l’Union européenne (institutions de l’UE et États membres) était le premier pourvoyeur mondial d’aide publique au développement.
 
Entre 2008 et 2015, l’Union européenne a délégué 904 M€ à l’AFD pour financer des projets dans les pays où elle intervient, dont 409 M€ en Afrique subsaharienne (soit 67 projets).

Via le Fonds Fiduciaire d’Urgence européen en 2016, l’AFD mettra en œuvre sept nouveaux projets pour un montant total de 91,3 M€.

Un fonds européen en faveur de la stabilité et pour lutter contre les migrations irrégulières

En réponse à l'ampleur sans précédent de la crise migratoire, l’UE a créé lors du Sommet de La Valette du 11 novembre 2015, le Fonds Fiduciaire d’urgence de l’Union européenne en faveur de la stabilité et de la lutte contre les causes profondes de la migration irrégulière et du phénomène des personnes déplacées en Afrique, aussi appelé Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique (FFU). Adossé au plan d’action de La Valette adopté par les dirigeants africains et européens, le FFU est destiné à venir en aide aux pays d’Afrique les plus fragiles et les plus affectés par la situation migratoire. Son objectif principal est de renforcer la stabilité régionale afin de répondre aux défis de la migration irrégulière et des déplacements forcés, ainsi que faciliter la gestion de la migration.

Les objectifs de ce fonds sont les suivants :

  • Etablir des programmes économiques pour créer de l'emploi, avec un accent sur les jeunes et les femmes ainsi que sur la formation technique et professionnelle et la création de PME ;
  • Améliorer la capacité de résilience des populations locales et l'accès aux services de base, avec un accent sur les plus vulnérables, les réfugiés et les déplacés ;
  • Contribuer à la lutte contre le trafic et la traite des êtres humains et une gestion améliorée des frontières ;
  • Construire une meilleure gouvernance, surtout en termes de prévention des conflits et d'amélioration de l'Etat de droit.

23 pays sont éligibles dont 9 pour la région du Sahel et du Lac Tchad : le Burkina Faso, le Cameroun, le Tchad, la Gambie, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigéria et le Sénégal. Les pays voisins sont également éligibles dans le cas de projets présentant une dimension régionale et ayant pour but de gérer les flux migratoires régionaux et les défis qui y sont liés.

La dotation initiale du fonds s’élève à un total de 1,88 Md€ dont 1,8 Md€ proviennent  des contributions financières de la Commission Européenne. Le reste est financé par les contributions des Etats Membres de l’UE ainsi que d’autres donateurs. Toutes fenêtres confondues, environ 900 M€ ont été à ce jour octroyés par le FFU à des agences d’exécution/coopération d’Etats membres ainsi qu’à des ONG, dont 541 M€ pour le Sahel et la zone Lac Tchad. Un nouvel abondement du Fonds est en préparation à hauteur de 500 M€.

 


Description des projets



Niger - Projet d’appui aux filières agricoles dans les régions de Tahoua et Agadez

Le coût total du projet est de 67 M€, financés par un prêt de 30 M€ et une subvention de 7 M€ de l’AFD à l’Etat du Niger et par l’UE (FFU) pour 30 M€.

Dans les régions d’Agadez et de Tahoua, le projet appuiera le développement d’une agriculture durable et intensive en main d’œuvre reposant sur des exploitations familiales plus performantes (rendement, qualité, gestion…) et dont l’activité est orientée vers le marché. Les jeunes issus de ces régions dites « de transit » migrent en saison sèche vers la Libye et l’Algérie, certains tentés d’aller vers l’Europe en suivant le mouvement des migrants ouest-africains (ghanéens, nigérians, etc.). Pour cela, le projet réalisera des aménagements et des infrastructures destinés à la préservation des ressources naturelles ainsi qu’à la protection et à l’accroissement des disponibilités en terres et en eau pour l’agriculture dans un contexte fortement marqué par les effets des changements climatiques. Il financera également le développement d’équipements destinés à mieux valoriser la production, en favorisant notamment les conditions d’accès au marché, et renforcera l’accès des producteurs agricoles et des autres acteurs des filières à des services financiers et non financiers adaptés.

Mali - Sécurité Humaine et développement au Nord Mali, phase 2

Le coût total du projet est de 19 M€, financés par l’Etat malien pour 1M€, par une subvention de 5 M€ de l’AFD et par l’UE (FFU) pour 13 M€.

Le projet Sécurité et Développement au Nord du Mali – phase 2 (SDNM 2) vise à contribuer à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, en soutenant  la réalisation d’infrastructures locales à mise en œuvre simple et rapide, destinées à répondre aux besoins les plus urgents exprimés par les populations des régions du Nord du Mali.

Il prend la suite du projet SDNM 1, actuellement en cours de réalisation, qui a été mis en œuvre aussitôt après la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali dans la région de Kidal. D’un montant de 1 M€ (750 k€ de l’AFD et 250 k€ de l’Etat malien), le SDNM 1 a été mis en œuvre en un an (juillet 2015 - juillet 2016), et aura permis la réalisation d’un programme d’investissements (ouvrages hydrauliques, infrastructures sociales, énergie…) identifiés comme prioritaires par les populations.

Le projet SDNM 2 s’inscrit dans la continuité du projet SDNM 1 tout en étendant son champ géographique initial, la région de Kidal, à cinq autres régions : Tombouctou, Gao, Ménaka et Taoudéni (ces deux dernières ayant été créées récemment), et la partie de la région de Mopti située en zone rouge au moment de l’instruction du projet (cercles de Douentza, Koro, Bankass, Bandiagara, Youwarou et Ténenkou).

Mali - Projet d’appui aux initiatives de la diaspora malienne

Le coût total du projet est de 8,2 M€, financés par une subvention de 2,2 M€ de l’AFD et par l’UE (FFU) pour 6 M€.

Le projet vise à promouvoir les initiatives collectives de développement dans les zones d'origine (généralement à travers des associations de migrants dans les pays d’immigration) et à accompagner l’investissement productif au Mali de la diaspora malienne, à accroître leurs impacts sur l’emploi et à participer à  la mise en œuvre de la politique nationale de Migration du Mali. Il consolidera les résultats des programmes bilatéraux franco-maliens et européo-maliens « migration et développement » mis en œuvre depuis 2002 et qui ont mobilisé la diaspora malienne établie en France et en Espagne, pour contribuer au développement économique et social de leurs régions d’origine.

Ce projet a déjà démarré avec un financement en subvention de 2,2 M€, actuellement mis en œuvre par l’AFD sous l'intitulé "programme Mobilité Migration Développement" et destiné à appuyer les investissements et les transferts de normes de la diaspora malienne de France.

Sénégal - Projet d'appui au renforcement de la compétitivité des entreprises et de l’employabilité dans les zones de départ au Sénégal

Le coût total du projet est de 40,2 M€, financés par une subvention de 200 k€ de l’AFD (guichet ONG) et par l’UE (FFU) pour 40 M€.

Ce programme d'appui au développement local et à l'employabilité vise la promotion de l'emploi et de l'insertion professionnelle des jeunes dans les zones de départ de migrants.

Il vise à agir à la fois sur la demande et sur l'offre sur le marché de l'emploi en proposant une mise à niveau d'entreprises dans des secteurs à fort potentiel, tels que l'agro-alimentaire en Casamance, l'horticulture  dans la région de Louga, ou encore le secteur de la sous-traitance dans les zones minières de Kedougou et Matam, tout en professionnalisant la main d'œuvre employable sur ces mêmes filières et régions. Il contribuera en outre à renforcer l’employabilité des jeunes sans qualification dans le secteur artisanal (les corps de métiers pré-identifiés sont la menuiserie bois, la menuiserie métallique, la couture-habillement, la mécanique auto, la cordonnerie et la transformation agricole) grâce à l’amélioration de la formation par apprentissage au sein des ateliers artisanaux, dans les régions de Dakar, Diourbel, Thiès et Saint-Louis.

L'action sera complétée par un important plan de communication pour promouvoir le "Réussir au Sénégal" et déconstruire les "imaginaires migratoires", ciblant les potentiels candidats au départ à travers des cas concrets et des médias adaptés.

Cameroun - Programme national de développement participatif au Cameroun

Le coût total du projet est de 10 M€, entièrement financés par l’UE (FFU) pour 6 M€.

Les régions historiquement marginalisées du Septentrion  camerounais, et en particulier de l’Extrême Nord, sont profondément affectées par la crise liée aux attaques de Boko Haram. Les jeunes de ces territoires qui connaissent des taux de natalité élevés ont vu leurs principales activités économiques (commerce transfrontalier, moto-taxis, activités liées au tourisme, élevage/agriculture, etc.) brutalement interrompues par l’insécurité. Faute de perspectives d’insertion économique et sociale, ils optent de plus en plus pour la migration (vers les grandes villes du pays, la sous-région ou l’Europe) ou des activités criminelles (coupeurs de route, kidnapping, combat dans les rangs de Boko Haram).

Le Programme National de Développement Participatif (PNDP) s’inscrit dans la politique de décentralisation du Gouvernement camerounais et après 10 ans de mise en œuvre, il est aujourd’hui perçu par les communes comme un outil ayant fait ses preuves d’efficacité pour développer leurs projets prioritaires. Il a pour objectif d’améliorer les opportunités et les conditions de vie des populations rurales des 329 communes rurales du Cameroun par le développement de l’offre en services socio-économiques de base et le renforcement du processus de décentralisation, afin d’accroître les capacités des communes dans leur mission de promotion du développement local et de planification. Face au risque de perte de légitimité des pouvoirs publics dans des zones historiquement marginalisées, ce programme public bien connu de la population est l’un des seuls à montrer des autorités publiques au service de leurs citoyens, en particulier dans les régions du Septentrion.

 



L’AFD lance une consultation ouverte pour finaliser sa nouvelle stratégie numérique

05/09/2016

Du 5 au 30 septembre, l’AFD propose aux acteurs institutionnels, ONG, entreprises, instituts de recherche, citoyens du Nord comme du Sud de prendre part via la plateforme http://consultation-numerique.afd.fr à la définition de sa nouvelle stratégie numérique. 

Les technologies numériques sont aujourd’hui massivement adoptées à travers le monde : plus de 5 milliards de personnes utilisent un téléphone portable, un milliard d’Indiens disposent d’une identité numérique, 300 millions de comptes d’argent mobile ont été ouverts dans plus de 100 pays.

Enfants et tablette numérique

copyright Ymagoo / Fondation Orange

Si ce développement du numérique s’accompagne de nouvelles opportunités pour le développement durable, dans tous les secteurs de l’activité humaine, il apporte également de nouveaux défis comme le creusement des inégalités numériques, la cybersécurité, le contrôle des données personnelles, la surveillance de masse ou encore l’établissement de monopoles.

"L’année dernière, avec la COP21 et l’Agenda 2030 des Nations Unies, la planète s’est fixé un agenda ambitieux pour le climat et le développement durable. Le numérique peut être un formidable accélérateur pour atteindre ces objectifs ensemble. A une condition essentielle : que chacun, où qu’il se trouve, puisse bénéficier de cette nouvelle prospérité partagée. L’Agence Française de Développement veut accompagner ses partenaires dans une transition numérique porteuse de développement. Cette nouvelle ambition, nous allons l’inscrire dans la stratégie numérique de l’Agence", indique Rémy Rioux, le Directeur général de l’AFD.
 
La stratégie numérique qui sera présentée au Conseil d’Administration de l’AFD avant la fin de l’année et va s’articuler autour de quatre axes : 
  • la promotion de l’accès des populations au numérique; 
  • l’intégration des solutions numériques pour accélérer l’atteinte des Objectifs de Développement Durable; 
  • la transformation numérique interne pour améliorer la transparence, l’efficacité et l’impact de l’action de l’AFD ; 
  • le soutien de l’innovation numérique dans les pays en développement.
Pour la première fois, les consultations autour de ce document stratégique auront lieu en ligne, de façon ouverte afin de mobiliser toutes les intelligences, tous les acteurs, toutes les volontés :  "C’est pourquoi j’ai souhaité ouvrir le débat sur la stratégie numérique de l’Agence. Vous avez des idées ?  Des solutions ? Des critiques ? La consultation, en ligne et ouverte à tous, vous permet de commenter, compléter, discuter ces quatre axes", poursuit Rémy Rioux.
 
Comment participer ?
Deux webinaires en français et en anglais seront organisés les 12 et 15 septembre (voir détails sur le site de la consultation) pour présenter la démarche et la stratégie à ceux qui le souhaitent. Une journée de restitution aura lieu le 7 octobre à l’AFD.
 


Un accord intergouvernemental entre la France et Cuba fixe les conditions d’exercice des activités de l'AFD dans ce pays

01/08/2016

Jean-Marie Bruno, ambassadeur de France à Cuba et Rodrigo Malmierca Díaz, ministre cubain du Commerce extérieur et des investissements étrangers, ont signé le 29 juillet 2016, au siège du ministère du Commerce extérieur, un accord intergouvernemental entre la France et Cuba sur les conditions d’exercice par le groupe AFD de ses activités dans le pays et sur le statut de son futur bureau de représentation. Le Groupe AFD comprend l’Agence française de développement, qui soutient principalement des projets d’investissement publics, sa filiale Proparco, qui finance des projets privé, et son université d’entreprise le CEFEB.

Cet accord, fait suite à la Déclaration de coopération entre l’Agence et le Ministère signé à Paris le 1er février 2016 durant la visite d’Etat du Président Raúl Castro en France.

A la suite de la visite du Président Hollande à Cuba en mai 2015, l’AFD avait été mandatée par le ministère des Affaires étrangères et par le ministère des Finances pour commencer à instruire des projets. L’AFD a ainsi commencé à identifier, avec le ministère cubain du Commerce extérieur et de l’investissement étranger, un certain nombre de projets susceptibles d’être étudiés en 2016 et en 2017. Après la signature de l’accord bilatéral relatif au traitement de la dette, également intervenue durant la visite du chef de l’Etat cubain en France, l’AFD a été formellement autorisée à intervenir à Cuba.

La signature de cet accord ouvre ainsi la voie à l’octroi de financements dans les domaines définis d’un commun accord comme prioritaires : énergies renouvelables, eau et assainissement, tourisme durable, développement urbain, agro-alimentaire et transports. L’AFD va en outre pouvoir ouvrir un bureau de représentation à la Havane – ouverture prévue avant la fin de l’année 2016.

L’AFD financera des projets concourant au développement de Cuba dans les secteurs mentionnés, au moyen de prêts à long terme à conditions financières préférentielles. Elle mobilisera d’autres sources de financement sur subvention pour la réalisation d’études ou la mise en place d’actions de renforcement de capacités en lien avec ces mêmes projets.
 



 
 
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