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sondage sur les jeunes et l'aide au développement

Pour trois jeunes européens sur quatre, la réduction de l’extrême pauvreté est un objectif prioritaire

30/11/2012

A l’occasion de la Journée Nationale des Jeunes, organisée le vendredi 30 novembre 2012 partout en France, l’AFD a demandé à 1686 jeunes européens de donner leur vision de l’aide au développement. Si les allemands et les britanniques considèrent que leurs pays jouent un rôle important au niveau international en matière de lutte contre la pauvreté et les inégalités, les jeunes français se montrent plus mesurés sur l’influence de la France à l’international.

Les jeunes européens montrent également une réelle envie de s’engager dans la solidarité internationale, notamment en s’investissant pour le compte d’ONG ou d’associations. En ce qui concerne les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), la réduction de l’extrême pauvreté arrive largement en tête des objectifs prioritaires dans l’ensemble des pays, suivie de la lutte contre les pandémies.

 

Les jeunes allemands et britanniques considèrent que leurs pays jouent un rôle de premier plan à l’international dans la lutte contre la pauvreté et les inégalités.   

  • Plus de trois jeunes allemands et jeunes britanniques sur quatre considèrent que leurs pays participent pleinement à la lutte contre la pauvreté et les inégalités au niveau mondial (respectivement 77% et 76%), près d’un quart d’entre eux estimant même que l’Allemagne et la Grande Bretagne sont des acteurs très importants dans ce domaine (respectivement 27% et 23%).
  • Les jeunes français se montrent plus mesurés sur l’influence de la France à l’international : seuls 53% pensent que leur pays exerce une fonction importante à l’échelle internationale en matière de lutte contre la pauvreté et les inégalités.
  • Les jeunes italiens et polonais sont les plus critiques envers leurs pays concernant leur rôle dans la lutte contre la pauvreté dans le monde. Une large majorité d’entre eux considère que leurs pays ne jouent pas un rôle important dans la lutte contre la pauvreté et les inégalités (respectivement 69% et 73%), près d’un quart estimant même que leurs pays jouent un rôle pas du tout important dans ce domaine (respectivement 21% et 22%).

 

Les jeunes britanniques sont davantage convaincus de l’efficacité de la politique d’aide au développement de leur pays.

  • Les jeunes britanniques affirment leur soutien à la politique d’aide au développement de leur pays, ces derniers étant une majorité à la juger efficace (68%).
  • Les jeunes français et allemands restent très partagés quant à son efficacité. Un jeune français et jeune allemand sur deux considère que l’aide de leurs nations aux pays en développement est efficace (53% chacun). Cette adhésion reste toutefois mesurée, ces derniers estimant que l’aide apportée est assez efficace (respectivement 50% et 47%) plutôt que très efficace (3% et 6%).
  • Les jeunes italiens et polonais remettent quant à eux en question l’efficacité de l’aide, une large majorité estimant que la politique d’aide au développement de leurs pays n’est pas efficace (respectivement 69% et 64%).  

 

Le souhait de s’engager dans la solidarité internationale est réel chez les jeunes européens

  • Une réelle envie des jeunes européens de s’engager dans la solidarité internationale … Les jeunes italiens se montrent les plus enclins à vouloir s’engager dans la solidarité internationale (69%), suivis des jeunes polonais (56%), français (55%) et allemands (53%). A l’inverse, les jeunes britanniques se montrent plus réticents à vouloir s’y engager, 54% ne l’envisageant pas.
  • ...et ce notamment via le secteur associatif : les ONG et associations sont les acteurs plébiscités par l’ensemble des jeunes européens pour s’engager dans la solidarité internationale, les jeunes français en tête (56%), suivis des jeunes allemands et britanniques (42% chacun). L’ONU est ensuite privilégiée par les jeunes français (18%), britanniques (20%) et italiens (35%) tandis que les jeunes allemands et polonais envisageraient davantage de s’y investir via une fondation privée (respectivement 21% et 28%).

 

La réduction de l’extrême pauvreté, priorité des Objectifs du Millénaire pour le Développement  

  • Les OMD sont connus en moyenne par près d’un jeune sur trois : ils sont davantage connus par les jeunes italiens (45%), suivis des jeunes polonais (37%) et allemands (35%).
  • Parmi les 8 OMD, la réduction de l’extrême pauvreté arrive largement en tête des objectifs dans l’ensemble des pays, suivie de la lutte contre les pandémies. Près de trois jeunes sur quatre considèrent que réduire l’extrême pauvreté et la faim est de loin l’objectif le plus important (résultats allant de 71% à 79% selon les pays). La lutte contre les pandémies, et notamment celle du VIH / Sida, est aussi un objectif important pour une majorité des jeunes européens (résultats oscillant entre 51% et 60% selon les pays).


*Sondage IPSOS pour l’Agence Française de Développement. Cette enquête a été menée dans cinq pays auprès d’échantillons de jeunes âgés de 15 à 25 ans (France : 471 personnes ; Allemagne : 303  personnes ; Grande Bretagne : 303 personnes ; Italie : 303 personnes ; Pologne : 306 personnes) interrogés par Internet du 31 octobre au 6 novembre (France) et du 14 au 20-21 novembre (autres pays d’Europe). Chaque échantillon est représentatif de la population nationale interrogée grâce à  la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée, région et catégorie d’agglomération).

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