À la une
Visite de Laurent Fabius sur le site d’un projet d’eau potable
En visite officielle à Bamako, Laurent Fabius s’est rendu sur le site d’un projet d’alimentation en eau potable d’urgence. En compagnie du ministre malien en charge de l’eau et de l’ambassadeur de France, il a pu constater la reprise des travaux.
Le projet de renforcement de l’alimentation en eau potable de Bamako a repris. D’un montant de 12 M, il vise à desservir 20 000 personnes de la rive droite de Bamako en eau potable, et à améliorer la desserte de 150 000 autres personnes.
Ce projet, dont la maîtrise d’ouvrage est assurée par la Société Malienne de Patrimoine de l’Eau Potable (SOMAPEP), prévoit la construction d’une station de traitement d’eau « compacte » d’une capacité de 12 000 m3/jour, sur une période très courte.
Crédit photo : J.Milleliri
Cette station vise à faire face à une situation de déficit hydrique sur un temps très court, en attendant la réalisation du projet structurant d’alimentation en eau potable de Bamako à partir de la localité de Kabala, dénommé Projet Kabala, à laquelle l’AFD apporte un concours de 39 M€, notifié le 27 avril 2013 (voir actu du 28 mai 2013).
Comme pour les autres opérations souveraines de l’AFD au Mali, les activités du projet avaient été suspendues après le coup d’Etat de mars 2012. Depuis la reprise de la coopération civile annoncée par le Ministre Canfin en février 2013, l’AFD travaille avec la maitrise d’ouvrage à la relance du projet, avec l’objectif de rendre la station fonctionnelle dans 4 mois.
Le Ministre Laurent Fabius a invité toutes les parties prenantes du projet, y compris l’AFD, à accélérer la reprise des travaux afin de permettre aux populations de la zone bénéficiaire de s’alimenter en eau potable le plus rapidement possible.
Pour en savoir plus, consultez la fiche projet
« Les Maliens sont conscients de la responsabilité qui leur incombe d’être à la hauteur de la solidarité internationale »
A l’issue de la conférence « Ensemble pour le renouveau du Mali », qui s’est tenue à Bruxelles le 15 mai dernier et qui a permis de recueillir plus de 3,2 milliards d’euros de promesses d’aide de la communauté internationale, Yves Boudot, le directeur du département Afrique de l’AFD, et Bruno Deprince, directeur de l’agence de l’AFD à Bamako, apportent un éclairage sur les perspectives de relance des projets de développement du pays.
Que dire de la situation actuelle au Mali ?
YB : Tout d’abord il convient de préciser que l’économie du Mali ne s’est pas effondrée du fait des événements. Son effondrement militaire et son effritement politique ont été certes rapides mais l’économie a été relativement épargnée.
Le Mali n’a donc pas à être reconstruit sur un plan économique. Très peu d’actifs de production ont été détruits. En effet, le nord du Mali, zone du conflit, représente un poids plutôt faible en termes d’activité économique. Les experts tablent même sur un rebond important de la croissance en 2013.
Mais le pays reste le cinquième pays le plus pauvre du monde et ses besoins sont immenses.
L’AFD a-t-elle continué de travailler au Mali pendant la période des événements (du coup d’Etat à l’intervention militaire Serval) ?
Yves Boudot : La « coopération civile et militaire » avait été en effet suspendue en mars 2012, et nos expatriés avaient été rapatriés, mais l’agence a continué de travailler.
La présence des trois chargés de projets maliens et le pilotage par le siège ont permis aux projets antérieurs à la crise de progresser. Cela dit, aucune instruction de nouveau projet n’était possible, sauf pour les projets d’ONG.
Quelles sont les plus grandes difficultés actuellement que vous rencontrez pour mener à bien tous les projets de financement ? Des problèmes de sécurité ?
Bruno Deprince : Le plus dur aujourd’hui, ce ne sont pas les questions de sécurité, qui sont bien intégrées, mais plutôt la succession de gouvernements de transition : trois depuis avril 2012. Nos interlocuteurs changent, l’administration est encore « en chantier » si vous me permettez l’expression et est faiblement équipée pour répondre aux besoins de la population, d’une part, et aux demandes croissantes des bailleurs de fonds, d’autre part.
YB : Cette situation était déjà un problème majeur pour un pays comme le Mali avant les événements : un pays pauvre avec une administration manquant cruellement de ressources et de compétences pour bien gérer un pays aux multiples besoins…
BD : Cette instabilité va se prolonger avec la période d’élections dans laquelle le pays entre : l’élection présidentielle débutera le 28 juillet, et sera suivie d’élections législatives. Le retour à une vie démocratique « normale » devrait, si tout va bien, se mettre en place pendant le second semestre 2013 et permettre une stabilisation politique du pays.
© Crédits : CIA
Que change pour l’AFD la présence de l’armée française dans le pays ?
BD : Rappelons d’abord que l’intervention française a été très appréciée par les Maliens : une présence militaire française n’a jamais été aussi favorablement accueillie dans un pays africain.
En ce qui concerne l’AFD, nous avons une très bonne collaboration avec les forces de l’opération Serval. Cela rend le métier de développeur un peu particulier. Nous sommes en contact permanent ! Ils nous apportent un soutien logistique en cas de déplacement dans les zones à risque dans le nord du pays. Ils nous transportent en avion, par exemple, ou assurent la sécurité des agents de l’AFD (expatriés comme Maliens) en visite sur le terrain.
Mais notre collaboration va au-delà de la logistique. Nous sommes également en contact pour appuyer les administrations et les établissements financiers maliens qui ont besoin de rebâtir et se réinstaller dans les villes du nord.
Par ailleurs, les membres de Serval nous appellent pour solliciter notre avis lorsqu’il s’agit d’intervenir sur la réparation d’infrastructures détruites par les forces djihadistes.
Qu’a apporté la conférence des « Amis du Mali » à Bruxelles le 15 mai ?
BD : Les promesses de dons des bailleurs sont très importantes : plus de 3,2 milliards d’euros sur deux ans. On ne s’attendait pas à un tel succès, les premières estimations tablaient sur environ deux milliards.
YB : Oui, une telle marque de solidarité de la part des donateurs est une excellente surprise pour les Maliens. Mais ces donateurs ont fait part de leurs exigences en matière d’allocation des fonds et les Maliens sont conscients que nombre de ces promesses d’engagement sont conditionnées à la tenue d’élections qui permettraient de stabiliser le pays. Il faut donc un agenda politique réussi, sur lequel viendra se greffer un calendrier de déblocage de fonds de la part des bailleurs. Les attentes des bailleurs sont également fortes en termes d’amélioration de la gouvernance, afin notamment d’améliorer le climat des affaires pour favoriser le développement du secteur privé.
BD : Les Maliens se rendent compte du vrai challenge que ces montants représentent ; il y a une fenêtre d’opportunité pour bénéficier de ces financements des partenaires étrangers mais il y aussi une interrogation : comment absorber cette manne, avec une administration en chantier ? La réponse est difficile à donner tant qu’on n’a pas de gouvernement stable au pouvoir.
La France, et plus particulièrement l’AFD, peut-elle accompagner le Mali dans ce défi ?
YB : Les promesses françaises, avec 280 M€, représentent environ 8% des annonces totales. Donc, même si nous sommes des partenaires de longue date du Mali, il convient de rester modestes sur le rôle que joue la France, et ce même si nous sommes les chefs de file sur certains dossiers comme celui de l’eau potable à Bamako. Les principaux partenaires du plan de relance durable du Mali sont l’Union européenne, la Banque africaine de développement et la Banque mondiale. La France ne pourra accomplir seule, en termes de développement, ce qu’elle a réalisé au niveau militaire. En outre, rappelons qu’il existe très peu d’entreprises françaises implantées au Mali ; le niveau des investissements directs étrangers (IDE) français y est assez faible.
BD : Aujourd’hui, nous sommes dans une phase de relance de l’ensemble de nos activités. Notre équipe s’étoffe progressivement, mais nous devons nous adapter à ces contraintes de ressources humaines. Et les Maliens apprécient beaucoup notre action auprès d’eux, qu’elle soit civile ou militaire.
Ce que vient de connaître le pays – le coup d’Etat, l’envahissement partiel par les groupes armés islamistes et indépendantistes, l’intervention militaire pour rétablir l’intégrité territoriale du pays – a-t-il agi comme un « électrochoc » en termes de développement du pays ou, au contraire, remet-il en cause les efforts déployés jusqu’ici ?
YB : Disons que l’électrochoc de la situation politique et militaire renforce le besoin de développement territorial et particulièrement dans le nord du pays. C’est un moment propice pour relancer des projets dormants dans le Nord, des infrastructures, des routes pour rejoindre cette zone isolée.
BD : La conférence de Bruxelles envoie tout de même un vrai message de la part des donateurs, qui a fait du bien aux Maliens. Ils ont compris qu’ils doivent se saisir de cette opportunité et le fait que l’AFD entende participer à son modeste niveau au renouveau du Mali est très apprécié .
Quelles sont les priorités du pays d’une part et des bailleurs de fonds tels que l’AFD d’autre part aujourd’hui ?
BD : Sur le long terme, selon nous, le vrai moteur de développement du Mali sera le secteur privé. En effet, le climat des affaires du pays ne bénéficie pas de bons indicateurs auprès de la communauté internationale. Mais cela prendra du temps.
Plus généralement, tout est à faire au Mali.
L’AFD y a trois axes d’intervention : l’agriculture et le développement territorial, en accompagnement de la décentralisation, dont la nécessité est apparue davantage évidente avec les événements ; le développement humain qui regroupe l’éducation, la formation professionnelle et la santé ; et enfin les infrastructures, indispensables, et notamment en milieux urbains, les développement des villes devant être davantage harmonieux et répondre aux besoins de tous.
Cependant, parallèlement à ces trois axes, nous intervenons dans de nombreux autres domaines, notamment le secteur privé, et nous soutenons massivement le travail des ONG.
Le domaine dans lequel nous comptons appuyer davantage le Mali est celui de l’énergie. Le pays a besoin d’une énergie propre et bon marché, pour permettre le développement de ses activités économiques. Pour cela, le secteur de l’énergie doit être restructuré et les importations d’énergie facilitées au niveau régional.
YB : Les problèmes énergétiques sont une constante dans tout le Sahel et ce, depuis des décennies. Les événements au Mali n’ont fait qu’accentuer la situation déjà dégradée d’un pays enclavé, sans ressource pétrolière connue à ce jour.
Comment peut-on aider le secteur privé à se développer et à tirer la croissance du pays vers le haut ?
BD : Parallèlement à l’amélioration des infrastructures, de l’accès à l’énergie et à une plus grande qualification des ressources humaines par l’éducation, nous tentons d’améliorer l’accès au financement pour les entreprises maliennes, petites et grandes.
Dans le secteur de la micro finance, le ministre des Finances nous a demandé de l’appuyer dans la démarche de restructuration qu’il souhaite engager car ce secteur se porte mal . Nous avons répondu favorablement à sa demande au travers du lancement d’une étude qui facilitera la prise de décisions dont certaines seront douloureuses mais aussi l’accompagnement du développement des structures saines. Pour accompagner le développement des entreprises plus grosses, nous proposons aux banques maliennes de « partager les risques » pour qu’elles puissent emprunter et investir. Ce système de garantie dénommé ARIZ est efficace et très apprécié par les Maliens.
En outre, Proparco, la filiale du groupe AFD qui s’adresse spécifiquement aux entreprises privées, a relancé ses activités au Mali dès le mois de mars dernier. Cette posture volontariste permet d’envoyer un signal de confiance au monde des affaires présent au Mali qui en avait bien besoin ces derniers temps.
Appuyer l’action de Médecins du Monde au Sahel
Amélioration de la qualité de l’offre de soins pour les personnes les plus vulnérables, mise en place de centres mobiles, renforcement des compétences du personnel… Médecins du Monde met en place, avec le soutien de l’AFD, un projet régional au Sahel d’amélioration de l'accès aux soins de santé primaire. Au Mali, il se déploie dans la région de Mopti.
Améliorer l’accès aux soins des femmes enceintes et des enfants de moins de cinq ans
Médecins du Monde travaille dans le district sanitaire de Koro, dans la région de Mopti, afin d’améliorer durablement l’accès aux soins de santé primaire de qualité des populations les plus vulnérables : les femmes enceintes et les enfants de moins de cinq ans. La mortalité maternelle et infantile est très forte dans la région du Sahel. La mission de l’ONG consiste à améliorer les capacités d’accueil et de soin pour essayer de recevoir quelques 70 000 personnes.
Pour atteindre ce but, Médecins du Monde entend se focaliser sur plusieurs points clés : l’accès financier aux soins, les structures et leur localisation vont être améliorées pour pouvoir toucher le maximum de personnes.
Ainsi, des centres de soin mobiles vont être mis en place pour sensibiliser, prévenir et guérir les populations les plus éloignées des centres urbains.
© Crédits : Isabelle Eshraghi
Améliorer la quantité aussi bien que la qualité des soins
Augmenter le nombre de centres de soins n’est pas la seule composante d’un système de santé durable. Il convient également de renforcer les compétences des acteurs locaux. L’ONG veut transmettre ses savoirs pour éviter que la qualité des soins ne retombe une fois l’opération terminée. Le second objectif de Médecins du Monde est donc d’augmenter le nombre de soignants et de les former, particulièrement sur certaines missions. La lutte contre le paludisme, la malnutrition ainsi qu’un suivi des épidémies sont les priorités des médecins.
En parallèle, Médecins du Monde souhaite aussi améliorer en continu les soins néonataux et périnataux dans la région, afin de faire baisser la mortalité maternelle et infantile de la région, qui dépasse actuellement les 10%, avec 109,08 décès pour 1.000 naissances. Pour réaliser ces projets, Mdm a reçu un financement de 2 700 000 euros sur 3 ans, qui lui a été accordé en mai 2010.
Faire face à la crise malienne
Trois facteurs d’instabilité sont présents au Mali : la perte de contrôle des régions du nord en février 2012 ; le coup d’Etat qui a suivi en mars et l’absence de normalisation politique depuis ; l’intervention militaire française et africaine depuis janvier 2013. Ces événements ne font qu’accentuer une crise structurelle (politique, sanitaire, alimentaire) qui prévalait déjà, et handicape le travail des médecins de l’ONG. L’intervention militaire française au Mali a d’ailleurs provoqué l’évacuation des médecins de la région de Koro et l’arrêt de leur projet pendant 8 semaines. Ce n’est qu’en mars qu’une partie des équipes a pu revenir sur le terrain.
La crise a néanmoins permis l’arrivée d’aide humanitaire supplémentaire dans la région de Mopti. Médecins du Monde entend mettre en place des partenariats avec ces nouveaux acteurs afin de coordonner leur action. L’ONG souhaite également reprendre progressivement les missions prévues, tout en restant vigilant vis-à-vis de la présence de militaires dans la zone d’intervention initialement prévue.
© Crédits : Médecins du Monde
Améliorer l’accès à l’eau potable par la construction d’infrastructures et un renforcement de capacité des acteurs
Deux objectifs pour l’AFD : l’augmentation à l’horizon 2017 de la disponibilité en eau potable pour environ 1 million d’habitants de la capitale, et la contribution à une gestion durable et performante du service de l’eau dans le secteur urbain malien. Deux moyens : la construction d’infrastructures hydrauliques urbaines et le renforcement des capacités des opérateurs.
L’eau potable, un besoin essentiel pour Bamako
Le Mali a plus que jamais besoin de services essentiels, au premier rang desquels l’accès à l’eau potable.
La finalité des deux projets financés ou co-financés par l’AFD est, d’une part, le renforcement rapide de l’alimentation en eau de Bamako et, d’autre part, la réalisation d’un projet structurant d’alimentation en eau potable de la ville de Bamako à partir de la localité de Kabala, dénommé Projet Kabala.
Ces projets permettront en parallèle de construire une vision technique cohérente de l’alimentation en eau de la capitale et d’accompagner la réforme institutionnelle de l’hydraulique urbaine au Mali.
Enfin, plus de 20 000 branchements sociaux donneront accès à l’eau potable aux plus démunis.
Projet d’alimentation en eau potable de la ville de Bamako à partir de la localité de Kabala
Le financement de l’AFD permettra la construction d’une station de traitement d’eau potable d’une capacité de 144 000 m3/jour. Le projet global comprend également la construction d’infrastructures de stockage et de distribution : 20 000 m3 de capacité de stockage ; 300 km de conduites neuves ; 200 km de réseau réhabilité ; 70 000 branchements dont 20 000 sociaux ; 400 bornes fontaines.
Renforcer les capacités des opérateurs maliens
La maîtrise d’ouvrage du projet sera assurée par la Société Malienne de Patrimoine de l’Eau Potable (SOMAPEP) qui travaillera en étroite coordination avec la société exploitante, la Société Malienne Gestion de l’Eau potable (SOMAGEP) afin de favoriser une conception et une réalisation optimales des installations prévues. La SOMAPEP sera appuyée dans le pilotage du projet par une assistance technique.
Cette assistance technique aura un rôle fondamental :
- la coordination interne entre les différents collaborateurs de la SOMAPEP
- la formation et le transfert de savoir faire en matière de gestion de projet d’investissement.
Un projet soutenu par plusieurs bailleurs de fonds
Le montant total de cette tranche de la première phase du projet est de 193 M€. Le plan de financement prévu est le suivant :
- Banque mondiale : 50 M€
- Banque africaine de développement : 46 M€
- Banque européenne d’investissement (BEI) : 40 M€
- AFD : 39 M€
- Union européenne (UE) : 18 M€
Dans le cadre du financement conjoint par l’AFD, l’UE, et la BEI de la composante production et transfert du projet, il est prévu que :
- l’Union européenne délègue à l’AFD la gestion de son financement (subvention FED) : les différents conventions relatives à cette délégation de gestion devraient être signées au cours des prochains mois
- la BEI et l’AFD appliquent en phase de réalisation du projet les principes de l’approche de reconnaissance mutuelle de procédures (MRI), avec le rôle de chef de file exercé par l’AFD.
Des financements additionnels sont annoncés pour plus de 50 M€ par d’autres bailleurs de fonds comme la Banque islamique de développement, la Coopération italienne… qui pourraient porter le coût total de la première phase du projet à environ 250 M€, avec une affectation de ressources supplémentaires à la réalisation de réseaux de distribution ainsi qu’à des actions d’assainissement.
Améliorer l’alimentation en eau potable de la zone d’expansion démographique la plus dynamique de Bamako
Ce projet a pour objectif l’amélioration de l’accès à l’eau potable de la commune VI du district de Bamako, située sur la rive droite du fleuve Niger, et qui, avec une population d’environ 500 000 habitants et une croissance démographique de près de 10 % par an, constitue la zone d’expansion principale de l’agglomération.
Concrètement, le projet permettra d’assurer l’alimentation en eau potable de 20 000 habitants supplémentaires et son amélioration pour 150 000 habitants actuellement desservis seulement cinq heures par jour en saison chaude.
Réalisations envisagées
- installation d’une station de traitement compacte d’une capacité de 12 000 m3/j
- construction d’un réservoir de régulation d’une capacité de 6 000 m3
- pose d’un linéaire de 63 km de réseaux secondaire et tertiaire
- réalisation de 2 500 branchements et installation de 180 bornes fontaines
- développement de l’assainissement autonome sur la nouvelle zone de desserte
- assistance technique à maitrise d’ouvrage et réalisation d’études pour la préparation du projet Kabala.
Programmes d'urgence dans le nord du Mali
Afin de permettre de favoriser le retour des populations déplacées et de l’administration et de relancer l’économie du nord du Mali, l’AFD met en place des petits programmes d’urgence. Priorité : rétablir l’alimentation en électricité et en eau des principales villes de la région : Tombouctou, Gao et Mopti/Sévaré.
Objectif : le redémarrage économique du nord Mali
Trois programmes d’urgence de remise en état des systèmes de production et de distribution d’eau potable d’électricité devraient permettre la relance économique de Tombouctou, Gao et Mopti/Sévaré, en favorisant le retour des populations déplacées et de l’administration.
Renforcer les infrastructures des deux sociétés maliennes
L’objectif spécifique de ces programmes d’urgence est la réhabilitation des installations de production, de distribution et de commercialisation d’eau potable de la Société Malienne de Gestion de l’Eau Potable (SOMAGEP-SA) et d’électricité de la société Energie du Mali (EDM-SA) dans les villes concernées.
Les réalisations prévues portent notamment sur :
• la remise en état du système de production et de distribution d’électricité de la ville de Tombouctou ;
• le renforcement du système de production et de distribution d’électricité des villes de Mopti et Sévaré ;
• la remise en état des systèmes d’alimentation en eau potable des villes de Mopti, Tombouctou et Gao.
Réalisations envisagées
Les réalisations envisagées pour le volet « Eau » : réhabilitation d’ouvrages tels que forages, installation de traitement et de potabilisation d’eau, stations de pompage, équipements d’alimentation électrique, etc. ; réhabilitation de réservoirs, conduites de distribution et de branchement ; remise en état de locaux et acquisition de mobilier et d’équipements informatiques.
Quant au volet « Electricité », il comprend : la révision de groupes électrogènes ; la location de groupes de remplacement pendant la durée de la révision ; l’acquisition de pièces de rechange ; la réhabilitation de réseaux ; et l’acquisition d’équipements informatique et bureautique.
La cérémonie de signature de ces conventions de financement a eu lieu le 27 avril, à la résidence de l’Ambassadeur de France au Mali, en présence de plusieurs membres du gouvernement du Mali.
Accompagnement de l’armée française dans les zones à risque
L’AFD effectuera des missions de supervision sur le terrain si les conditions de déplacement et de sécurité le permettent. Il pourra être envisagé de solliciter le soutien du dispositif de la force française SERVAL pour la supervision des travaux en zone rouge (Tombouctou et Gao), soit pour assurer le transport et la sécurité des missions de l’AFD, soit pour mettre à disposition des agents techniques afin de superviser les travaux sur place.
L'AFD apporte son soutien aux enfants et jeunes de la rue du District de Bamako
Ce projet du Samu Social International, en partenariat avec le Samu Social Mali et la Mairie du district de Bamako a bénéficié d’un financement de l’AFD pour un montant de 306.000 € soit près de 90 % du coût total du projet via son mécanisme FISONG.
Pour une durée d’exécution de deux ans, le projet a permis l’encadrement de près de 800 enfants et jeunes par an dont environ 200 jeunes filles et mères en situation difficile.
Les principales réalisations du projet sont les suivantes :
- Prise en charge médicale et psychosociale de près de 744 enfants en 2012 ;
- Formation des services sociaux municipaux et communaux ;
- Renforcement et diversification des services des Centres d'Accueil d'Ecoute et d'Orientation pour les enfants (CAEOE) ;
- Prise en charge des jeunes filles marginalisées et exclues ;
- Développement des outils de coordination opérationnelle – répertoires des intervenants ;
- Mise en place de cadres de concertation avec tous les acteurs concernés ;
- Capitalisation des expériences du projet et l’élaboration de documents modèles.
Le séminaire de clôture de ce projet de renforcement de la luttre contre l'exclusion a eu lieu le 17 mars à Bamako. Au cours du séminaire de clôture, le Directeur de l’AFD à Bamako, Bruno Deprince, a mis en avant la réussite du partenariat tripartite entre le Samu Social International, le Samu Social Mali et la Mairie du District de Bamako. Il a par ailleurs rassuré les partenaires de la poursuite de l’accompagnement de l’AFD à travers un nouveau projet sur 4 pays, sur la période 2013 – 2016, qui permettra la prise en charge d’enfants non seulement à Bamako mais aussi à Ouagadougou, Pointe-Noire et Dakar.
Interview de Xavier Emmanuelli, président-fondateur du Samu Social International
Dans cet entretien vidéo, Xavier Emmanuelli décrit le phénomène des enfants des rues, et présente l’exemple de la ville de Bamako, au Mali, où un dispositif de l'ONG aide les jeunes filles à sortir de la rue.
SAMUSOCIAL from Objectif développement on Vimeo.

