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Le think tank I4CE – Institute for Climate Economics s’ouvre à un grand mécène marocain : la Caisse de Dépôt et de Gestion du Maroc (CDG)

16/11/2016

Un nouveau grand mécène, la Caisse de Dépôt et Gestion du Maroc (CDG) rejoint les fondateurs d’ I4CE – Institute for Climate Economics , la Caisse des Dépôts française et l’AFD, ainsi que l’ Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) dans la gouvernance et le financement du think tank.

I4CE apporte à ses mécènes ses méthodes de recherche fondées sur l’analyse, l’évaluation et la pédagogie, dans quatre domaines de l’économie du climat : énergie et prix du carbone ; villes et infrastructures ; agriculture et forêt ; finance et investissement, ainsi que son insertion parfaite dans les réseaux d’expertise internationale sur ces sujets.

 

I4CE est dirigé par Benoît Leguet et présidé par Pierre Ducret, conseiller climat du groupe Caisse des Dépôts.
I4CE, think tank dédié à l’économie du changement climatique, dispose ainsi d’une base Nord-Sud solide pour déployer son projet de développement international.

La participation d’un grand mécène marocain au financement d’I4CE est une phase importante de l’internationalisation du think tank, voulue par ses fondateurs qui souhaitent les associer à la gouvernance de l’association. Elle facilitera la collaboration d’I4CE avec des centres universitaires et des instituts de recherche du Maroc. Elle permettra ainsi à l’équipe d’I4CE de déployer au Maroc et sur le continent africain son savoir-faire de production de connaissances, d’information de la décision publique et de renforcement de capacités sur les sujets-clés de l’économie du changement climatique.

Lors de la COP 22 , Pierre-René Lemas, directeur général de la Caisse des Dépôts, a déclaré : « je salue cette première étape de l’internationalisation d’I4CE avec l’entrée de partenaires solides, qui partagent avec le groupe Caisse des Dépôts des valeurs d’intérêt général et l’engagement dans la transition énergétique et écologique. L’intérêt international que suscite le think-tank est un signe de reconnaissance du travail accompli par l’équipe, son directeur général, Benoit Leguet, et son président, Pierre Ducret. »

Abdellatif Zaghnoun, directeur général de la CDG : « Pour la CDG qui ambitionne de jouer un rôle-clé dans le développement de la finance climat sur le plan national et régional, ce partenariat tombe à point nommé. Je suis convaincu que I4CE aidera à produire les connaissances requises en matière d’économie du climat, participera à renforcer les capacités nécessaires et animera les débats sur les politiques tant en faveur des acteurs publics que des entreprises privées. »

Rémy Rioux, directeur général de l’AFD : « La création d’un think-tank Nord – Sud sur les questions de transition environnementale et sobre en carbone répond à l’ambition de l’Accord de Paris qui fixe des objectifs communs en matière de sobriété carbone. L’AFD, historiquement, a promu de telles transitions, non seulement avec les pays partenaires, mais également avec les autres banques de développement, notamment à travers le Club IDFC, réseau dont l’AFD et la CDG sont membres, et à travers le lancement des Principes de diffusion de l’action climatique au sein des institutions financières (Principles for Mainstreaming Climate Action Within Financial Institutions) lors de la COP21. »

François Moisan, directeur exécutif stratégie, recherche, international de l’ADEME : « La mise en oeuvre rapide de trajectoires de transitions énergétiques et environnementales est nécessaire pour atteindre nos objectifs climatiques. L’ADEME est convaincue qu’I4CE, en regroupant des acteurs publics Nord-Sud particulièrement mobilisés sur ces thématiques, constituera un réseau particulièrement pertinent pour aider à la conception et à la mise en oeuvre de ces trajectoires. »


A propos de :

I4CE – Institute for Climate Economics est un think tank sur l’économie du climat fondé par la Caisse des Dépôts et l’Agence Française de Développement. I4CE a été créé pour accompagner les décideurs publics et privés à mieux comprendre, anticiper et faciliter l’utilisation d’instruments économiques et financiers visant à favoriser la transition vers une économie faiblement carbonée et résiliente aux changements climatiques.
www.I4CE.org / @I4CE_

La Caisse de Dépôt et de Gestion du Maroc (CDG) est une institution financière, créée sous forme d’établissement public en 1959. Elle a pour mission de collecter, conserver et gérer des ressources d’épargne qui, de par leur nature ou leur origine, requièrent une protection spécifique. La CDG est également un acteur de référence de l’économie marocaine et un accompagnateur des politiques et stratégies publiques de développement.
Les grands métiers du Groupe CDG sont : Gestion de l’épargne et Prévoyance ; Banque Finance et Assurance ; Développement territorial.
www.cdg.ma

La Caisse des Dépôts et ses filiales constituent un groupe public, investisseur de long terme au service de l’intérêt général et du développement économique des territoires. Sa mission a été réaffirmée par la loi de modernisation de l’économie du 4 août 2008.
Reconnu pour son expertise dans la gestion de mandats, le Groupe concentre son action sur quatre transitions stratégiques pour le développement à long terme de la France : les transitions territoriale, écologique et énergétique, numérique, démographique et sociale.
www.caissedesdepots.fr / @CaissedesDepots


L’ADEME est l’opérateur de l’État français pour accompagner la transition écologique et énergétique. C’est un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) placé sous tutelle conjointe du ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer et du ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
Afin de leur permettre de progresser dans leur démarche environnementale, l’ADEME met à disposition des entreprises, des collectivités locales, des pouvoirs publics et du grand public ses capacités d’expertise et de conseil. Elle aide en outre au financement de projets, de la recherche à la mise en oeuvre, et ce, dans les domaines suivants : la gestion des déchets, la préservation des sols, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables, la qualité de l’air et la lutte contre le bruit.
www.ademe.fr / @ademe


 



L’AFD et Bpifrance s’associent pour lancer un concours d’innovation numérique ouvert aux startups africaines et françaises qui agissent pour le développement en Afrique

11/10/2016

Pour la première fois, l’AFD, qui finance depuis près de 75 ans des projets de développement en Afrique, et Bpifrance, s’associent pour lancer le "Startup Challenge Digital Africa", concours d’innovation en faveur du développement des startups numériques en Afrique. Les startups africaines et françaises ont jusqu’au 15 novembre 2016 pour déposer leurs dossiers dans les secteurs fintech, santé, environnement-énergie et agriculture.

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 15 novembre 2016 sur la plateforme ► http://digitalafrica.afd.fr 

 

 

Pourquoi ce challenge ?

L’Afrique est de plus en plus connectée, grâce notamment à l’adoption rapide du mobile, et est devenue une terre d’innovation numérique. Le développement du paiement mobile et l’adoption grandissante des smartphones et du haut-débit sont autant de facteurs qui permettent aux entrepreneurs du numérique de proposer de nouveaux produits et services dans l’ensemble des secteurs économiques. Le dynamisme des écosystèmes numériques se traduit par la multiplication des hubs technologiques, coworking, lab, incubateurs dont le nombre dépasse à présent 300 sur le continent.

Face à ce constat, l’AFD et Bpifrance ont souhaité mutualiser leur expérience en matière de financement de l’innovation numérique et du développement. Le "Startup Challenge Digital Africa" doit encourager et soutenir des nouveaux acteurs de l’économie numérique, accélérer la diffusion de savoir-faire et faciliter l’émergence de nouvelles solutions pour le développement.

Quatre secteurs ont été sélectionnés pour leur dynamisme et leur potentiel d’impact pour le développement du continent :

  • la fintech
  • la santé
  • l’environnement/énergie
  • l’agriculture
     

Qu’il y a-t-il à la clé ?

Un jury désignera deux startups lauréates, une africaine et une française, dans chacun des 4 secteurs (soit 8 startups).
Deux startups supplémentaires, une africaine et un française, seront sélectionnées via un vote en ligne.
Au total ce seront donc 10 startups qui seront récompensées.
Elles seront invitées à venir présenter leur initiative et rencontrer des partenaires lors du 27ème Sommet Afrique-France qui se tiendra à Bamako les 13 et 14 janvier 2017.

Comment candidater ?

Les entrepreneurs africains et français doivent soumettre en ligne ( http://digitalafrica.afd.fr ) avant le 15 novembre 2016 les éléments clef de leur projet entrepreneurial et indiquer s’il souhaite concourir dans les catégories fintech, santé, environnement/énergie ou  agriculture.
 

Un jury qualifié et deux parrains de choix

Le jury sera composé de personnalités qualifiées, africaines et françaises et de représentants de l’AFD et de Bpifrance. Le Startup Challenge Digital Africa est parrainé par deux entrepreneurs influents du monde des technologies et de l’innovation :
 

Karim Sy
Entrepreneur basé à Dakar
Fondateur du réseau Jokkolabs (1er espace de travail collaboratif africain) 

Gilles Babinet
Entrepreneur français, Fondateur de Africa4Tech
Premier président du Conseil national du Numérique
Représentant de la France auprès de la Commission européenne sur les sujets numériques (« Digital Champion »)

 

L’AFD et Bpifrance


Rémy Rioux, Directeur Général de l’AFD indique « Le numérique peut-être un formidable accélérateur de développement durable en Afrique, à la condition que chacun puisse bénéficier du tremplin de l’innovation. L’Agence Française de Développement veut accompagner cette transition porteuse de nouvelles trajectoires de croissance, soutenir des entrepreneurs du Sud dont les projets sont prometteurs pour leur continent et favoriser les interactions entre entrepreneurs du Nord et du Sud. C’est pour cette raison que l’AFD et Bpifrance ont souhaité s’associer pour lancer ensemble ce concours.».

Nicolas Dufourcq, Directeur général de Bpifrance, déclare « Les sauts technologiques qui s’opèrent actuellement en Afrique et l’émergence d’une classe moyenne jeune crée des opportunités exceptionnelles de développement pour les entreprises africaines et françaises. Nous sommes fiers de participer à ce concours qui s’inscrit dans la continuité de nos actions pour l’internationalisation des entreprises et la coopération avec le continent Africain. ».

 

À propos de Bpifrance


Bpifrance , filiale de la Caisse des Dépôts et de l’État, partenaire de confiance des entrepreneurs français, accompagne les entreprises, de l’amorçage jusqu’à la cotation en bourse, en crédit, en garantie et en fonds propres. Bpifrance assure, en outre, des services d’accompagnement et de soutien renforcé à l’innovation, à la croissance externe et à l’export, en partenariat avec Business France et Coface. Bpifrance propose aux entreprises un continuum de financements à chaque étape clé de leur développement et une offre adaptée aux spécificités régionales.
Fort de 47 implantations régionales (90 % des décisions prises en région), Bpifrance constitue un outil de compétitivité économique au service des entrepreneurs. Bpifrance agit en appui des politiques publiques conduites par l’État et par les Régions pour répondre à trois objectifs :
• accompagner la croissance des entreprises ;
• préparer la compétitivité de demain ;
• contribuer au développement d’un écosystème favorable à l’entrepreneuriat.

Avec Bpifrance, les entreprises bénéficient d’un interlocuteur puissant, proche et efficace, pour répondre à l’ensemble de leurs besoins de financement, d’innovation et d’investissement.


 

 



Rémy Rioux est nommé Directeur général de l’Agence Française de Développement en Conseil des ministres, ce 25 mai 2016

25/05/2016

Sur proposition de François Hollande au Parlement le 27 avril dernier et après un vote favorable à l’unanimité des députés et à la majorité des sénateurs, M. Rémy Rioux, 46 ans, secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du développement international, est nommé ce jour, en Conseil des ministres, Directeur général de l’Agence Française de Développement, Etablissement Public Industriel et Commercial, en charge du développement des pays du Sud et de l’Outre-mer. 11ème directeur général de l’AFD, Rémy Rioux prendra la tête de l’AFD, le 2 juin 2016.

Né en juin 1969 à Neuilly-sur-Seine, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, de Sciences Po et de l’Ecole nationale d’administration, Rémy Rioux, historien de formation, ancien élève d’Alain Corbin et de Pierre Nora, conseiller maître à la Cour des comptes, a alterné, au cours de sa carrière, des responsabilités en France et au service du développement et de l'Afrique.


Rémy Rioux est nommé Directeur général de l'AFD © Alain Buu

A l’âge de 26 ans, Rémy Rioux découvre le continent africain à l’occasion d’un stage de l’ENA au Bénin, puis en militant pour la promotion de l’harmonisation du droit des affaires en Afrique. Passionné par ce continent, il le sillonne tout au long de sa carrière, y noue des liens forts, et y acquiert une expertise reconnue des enjeux de développement. Au Trésor de 2004 à 2007 puis de 2010 à 2012, il contribue notamment à moderniser la coopération monétaire avec les pays africains membres de la Zone franc, participe à la résolution de la crise ivoirienne et contribue à placer la question des infrastructures et du développement au cœur de l’agenda international du G20. Il est alors administrateur de l’AFD et de sa filiale PROPARCO.

Rémy Rioux a par ailleurs exercé des missions de contrôle dans les secteurs de l'énergie et de la défense à la Cour des comptes entre 1997 et 2004. Il a travaillé au ministère de l’intérieur de 2000 à 2002, au sein du cabinet du ministre Daniel Vaillant, en charge notamment du budget et du passage à l’euro. Il a également exercé des fonctions à l’Agence des participations de l’Etat, de 2007 à 2010, comme directeur de participations en charge des secteurs des transports et des médias, participant au conseil d’administration de différentes entreprises (SNCF, RATP, ADP, Renault, France Télévisions, France Médias Monde, Arte, le Grand Port Maritime du Havre).

En 2012, directeur de cabinet du ministre de l’Economie, des Finances et du Commerce extérieur, Pierre Moscovici, il participe activement à la redéfinition des relations économiques entre l'Afrique et la France et aux travaux menés par Jacques Attali sur la francophonie économique. Deux ans plus tard, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, le nomme secrétaire général adjoint du Quai d’Orsay, en charge notamment des questions économiques. A ses côtés, il pilote le volet financier des négociations pour la COP21.

Après l’annonce par le Président de la République, en septembre 2015, d’une relance de la politique française de développement à travers la hausse des financements de 4 milliards d’euros d’ici 2020, pour atteindre 12,5 milliards d’engagements annuels, (dont 5 milliards d’euros en faveur du climat), il est chargé d'une mission de préfiguration du rapprochement entre l'Agence Française de Développement et la Caisse des Dépôts qui doit doter la France d’un outil à même de relever les défis des Objectifs du développement durable.

Homme de dialogue et de conviction, il est très attaché au Massif central, en particulier à la Corrèze et la Lozère, où il séjourne fréquemment, avec sa femme et ses trois enfants.


Dates clefs

  • 26 juin 1969 : Naissance à Neuilly-sur-Seine, France
  • 1997 : auditeur à la Cour des comptes à sa sortie de l’ENA (promotion Marc Bloch), il y deviendra Conseiller Maître en 2013
  • 2001 et 2002 : conseiller budgétaire au cabinet de Daniel Vaillant au ministère de l’Intérieur
  • 2003 : missions de contrôle dans les secteurs de l’énergie et de la défense à la Cour des Comptes
  • 2004 : direction du Trésor, Chef du bureau de la coopération monétaire et du développement avec les pays d’Afrique, des Caraïbes, du Pacifique et de la zone franc
  • 2007 : sous-directeur des transports et de l’audiovisuel de l’Agence des participations de l’Etat
  • 2010 : sous-directeur des affaires financières internationales et développement à la direction générale du Trésor
  • 2012 à 2014 : directeur du cabinet de M. Pierre Moscovici au ministère de l’Economie et des Finances
  • 2014 : secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, chargé notamment des affaires économiques
  • 2015 : responsable des questions financières au sein de l’équipe française de négociation pour la COP21.
  • Juin 2016 : nommé 11ème Directeur général de l’Agence Française de Développement.


À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, l’AFD met en lumière trois leviers d’action efficaces pour garantir l’accès à l’eau et à l’assainissement et préserver la ressource

21/03/2016

Alors que 80% des Français jugent l’accès universel à l’eau et à l’assainissement prioritaire1, encore près du quart de la population mondiale consomme une eau insalubre2, 80% des eaux usées sont encore rejetées sans aucun traitement dans la nature3 et les zones où le niveau des ressources en eau devient préoccupant  s’étendent sur tous les continents. A l’occasion de la journée mondiale de l’eau, célébrée chaque 22 mars, l’AFD rappelle son engagement en matière d’accès à l’eau et à l’assainissement et met en avant trois leviers d’action.

 

Sur la période 2014-2018, l’Agence s’est engagée à financer le secteur de l’eau et de l’assainissement à hauteur de 700 millions d’euros par an dans les pays étrangers et 50 millions d’euros en Outre-mer.

•    Eau potable : désamorcer les bombes sanitaires


Si 2,6 milliards de personnes ont eu accès à un point d’eau depuis 1990, 1,8 milliard sont encore privées d’eau propre à la consommation. "L’objectif de donner à tous un accès à une eau salubre est atteignable. Les enjeux dans les pays développement sont avant tout d’anticiper la croissance démographique et le développement des villes qui deviennent de véritables bombes sanitaires. Les investissements requis devront mobiliser tous les financements locaux (tarif de l’eau, budget des Etats) de même que l’aide internationale" déclare Cassilde Brenière, en charge des questions d’eau et d’assainissement à l’AFD.

"Dans les villes du sud, il existe généralement un service d’eau. Toutefois, de tels services doivent être étendus et leurs performances doivent être améliorées . Le financement durable de l’entretien est également un sujet prioritaire. Cette situation est d’autant plus paradoxale que les gens qui n’ont pas d’accès à un service d’eau payent parfois 5 à 10 fois plus cher à des revendeurs une eau non potable", ajoute-t-elle.
  


En 2015, les projets de l’AFD ont permis l’accès à l’eau à 500 000 personnes et l’amélioration du service d’eau pour 3,5 millions de personnes.

Exemple de projet : en République Démocratique du Congo, dans la ville d’Uvira, l’AFD finance des infrastructures de production et de distribution d'eau. Celles-ci permettront l’accès à un service d’eau potable en continu à 155 000 personnes dans les aires touchées par les épidémies de choléra. De plus, 210 000 personnes seront sensibilisées à l’origine des maladies diarrhéiques et aux bonnes pratiques d’hygiène.


 
  •  
Le traitement des eaux usées : sujet délaissé, sujet incontournable

Souvent les grandes villes des pays en développement n’ont qu’un service d’assainissement incomplet, qui ne couvre pas tous les maillons de la chaîne  qui va  de la collecte au traitement des eaux usées. Les acteurs de la filière sont moins bien organisés que sur l’eau potable. Les budgets mobilisés par les Etats sont inférieurs à ceux mobilisés pour l’eau potable alors que le montant des investissements nécessaires est supérieur (le montant d’investissement pour un accès universel a été estimé à 35 milliards d’euros pour l’assainissement et 17,5 milliards pour l’eau potable2).

 "Pourtant, le coût du sous assainissement est lui aussi très élevé puisqu’il a des conséquences sévères sur  la santé publique mais aussi sur les activités économiques, le cadre de vie, le tourisme…  Et on estime qu’un euro investi dans ce secteur permet d’en économiser au moins 3", précise Cassilde Brenière.
 


Action de l’AFD : Les financements de  l’AFD en 2015 permettront de fournir un accès pérenne et amélioré à l’assainissement à 400 000 personnes, principalement par le traitement des eaux usées.

Exemple de projet : Depuis 2011, l’AFD soutient le programme national d’assainissement de l’Etat marocain.   Au travers d’un prêt de 20 millions d’euros, l’action de l’AFD contribuera à améliorer les conditions sanitaires pour 260 centres urbains et 10 millions d’habitants.



•  Préserver une ressource de plus en plus rare

Bientôt 40% de la population mondiale vivra dans une zone où le niveau des ressources en eau devient préoccupant (appelé stress hydrique)3. Dans beaucoup de nappes souterraines,  on prélève plus d’eau qu’il ne s’en y infiltre. De nombreux fleuves sont presque à sec en période sèche. La croissance démographique et l’évolution de nos modes de consommation rajoutent chaque jour plus de pression sur l’eau douce. Il est donc urgent de diffuser les pratiques d’utilisation rationnelle et de gestion intégrée et durable des ressources en eau, c’est-à-dire "un processus qui encourage la mise en valeur et la gestion coordonnées de l'eau, des terres et des ressources associées, en vue de maximiser le bien-être économique et social qui en résulte d'une manière équitable, sans compromettre la pérennité des écosystèmes vitaux"4. Un tel processus, généralement à l’échelle d’un bassin versant, prévoit des usages concertés reposant sur un diagnostic partagé par bassin versant.

 


Action de l’AFD : L’AFD soutient une gestion partagée et durable de l’eau à travers une meilleure connaissance des ressources, une concertation entre les usages et des schémas d’aménagement, en particulier sur les grands bassins transfrontaliers africains.

Exemple de projet : depuis 2010, l’AFD soutient la Commission Internationale du bassin Congo - Oubangui - Sangha (CICOS) afin d’améliorer l’aménagement du fleuve Congo.



1.    Sondage AFD sur les Français et le développement, octobre 2015
2.     Guy Hutton Joint monitoring program OMS/UNICEF 2012
3.    Rapport mondial des Nations unies sur la mise en valeur des ressources en eau – mars 2012
4.    Partenariat mondial de l’eau, 2000.

 



Atelier sur l'Emploi et la Formation professionnelle

19/02/2016

La Banque Mondiale, l'AFD et le Center for Mediterranean Integration (CMI) ont organisé un atelier régional sur le suivi-évaluation des programmes d'emploi et de formation professionnelle du 25 au 27 janvier à Rabat.  

La coopération pour réduire le chômage en Méditerranée

Les pays du Sud de la Méditerranée connaissent des taux de chômage importants, surtout parmi les jeunes. Les bailleurs de fonds ont contribué à différents programmes destinés à promouvoir l’emploi et la formation professionnelle, avec des composantes portant notamment sur

  • l’appui à la création de PME,
  • le développement de services d’intermédiation sur le marché du travail et
  • la formation qualifiante en alternance.

Ces programmes innovants requièrent toutefois un suivi-évaluation rapproché pour garantir leur efficacité et leur durabilité.  

Pour un suivi-évaluation performant de l'emploi en Méditerranée


Organisé dans le cadre du programme « Emploi et protection sociale » du CMI  co-piloté par la Banque Mondiale et l’AFD, l'atelier a permis de partager les bonnes pratiques expérimentées et de renforcer les capacités de 80 représentants de 7 pays de la Méditerranée : Egypte, Jordanie, Liban, Maroc, Territoires Palestiniens, Tunisie et Turquie. L'objectif étant que ces représentants mettent en place des systèmes de suivi-évaluation (S&E) performants dans le domaine de l'emploi et de la protection sociale.

Les discussions sur l’utilisation des résultats du S&E ont été suivies par des présentations et des travaux de groupes sur les méthodes et outils de S&E donnant lieu à des échanges nourris entre les délégations. À l’issue de cet événement unanimement apprécié, les participants seront mieux à même de concevoir et mettre en œuvre des systèmes de S&E statistiquement robustes et efficients, contribuant à éclairer les décisions politiques.

L'atelier a été officiellement ouvert par le ministre de l’Emploi et des Affaires Sociales du Royaume du Maroc. Les échanges se poursuivront dans le cadre d’une communauté de pratiques hébergée sur le site internet du CMI.


 

 

 



Soutenir l'habitat social à travers Al Omrane

05/01/2016

Pour appuyer les investissements du groupe Al Omrane en faveur de l'habitat social et l'aménagement urbain au Maroc, l'AFD a signé une convention de 50 millions d'euros le 10 décembre 2015.

 

Ce nouvel appui s'inscrit dans la continuité d'une précédente coopération signée fin 2013 pour un montant équivalent. Dans le cadre de la concrétisation de la politique publique en matière d'habitat social et de développement urbain durable, ce financement soutiendra plus précisément la seconde moitié du programme d'investissement 2013 -2016 d'Al Omrane pour la mise en oeuvre des différents programmes nationaux du groupe.

La signature s'est déroulée le 10 décembre entre le président du directoire du Holding Al Omrane, Badre Kanouni, et  le directeur de l’AFD au Maroc, Eric Baulard, en présence de l’ambassadeur de France au Maroc, Jean François Girault et du ministre de l’Habitat et de la Politique de la Ville, Mohammed Nabil Benabdellah.

L’AFD a scellé à travers cette nouvelle signature son 5ème engagement en faveur du Holding Al Omrane, totalisant ainsi sa contribution globale à hauteur de 215 milions d'euros depuis 1999.



 
 
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