Le développement face au changement climatique

Le climat ET le développement

22/05/2017

Pour la seule année 2016, l’AFD a engagé 3,6 milliards d’euros de financements « climat », c’est-à-dire sur des projets ayant des co-bénéfices en matière de lutte contre le dérèglement climatique. C’est plus de la moitié (52 %) du total de l’activité dans les pays étrangers. Et c’est une hausse importante par rapport à 2015 : + 22 %.
Le climat est et reste une priorité structurante pour l’AFD.

Depuis 2005, ce sont plus de 24 milliards d’euros qui ont été investis par l’AFD dans des projets ayant un impact positif sur le climat. Nous sommes l’un des bailleurs les plus engagés en la matière.

Il y a en effet urgence. Les changements climatiques rendent plus vulnérables les pays et leurs populations. Ils vont retarder voire remettre en cause une sortie de la pauvreté. Dans le même temps, nos modes de développement actuels, qui s'accompagnent d’une très forte consommation de ressources naturelles et d’énergies fossiles, aggravent les changements climatiques.

Ces réalités placent États, institutions et citoyens face à une problématique inédite : celle de concilier des urgences qui semblent parfois s'opposer.

 

Cliquez pour agrandir l'infographie

 

Pour concilier climat et développement, il s’agit d’abord d’aider les pays les plus fragiles à s’adapter aux changements climatiques.

Cette priorité passe par des projets de gestion des ressources en eau dans des régions marquées par un risque de stress hydrique aggravé par le changement climatique, notamment en Tunisie avec le projet de sécurisation et de renforcement des infrastructures de transfert des eaux du Nord pour les régions du Sahel et Sfax, particulièrement exposées au risque de déséquilibre entre l’offre et la demande en eau.
 

Mais aussi par le développement de pratiques agricoles adaptées aux effets du changement climatique, comme au Pérou (ainsi le projet mené avec la banque Agrobanco ) ou encore par le renforcement des systèmes de veille épidémiologique en Asie du sud-est afin de mieux suivre l’émergence et la propagation de maladies, comme avec le projet Ecomore .

Les projets d’adaptation représentent 20 % de l’activité du groupe en 2016.

 

Il s’agit ensuite d’atténuer les effets des changements climatiques, c’est-à-dire d’accompagner des projets qui permettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Cette action passe par le financement de transports collectifs : modernisation du tramway d’Alexandrie ou construction du métro de Ngapur en Inde . Ou par le financement de projets d’énergie renouvelables, comme la production hydraulique au Pakistan ou l’énergie solaire en Bolivie.
En 2016, les 39 projets d’atténuation financés (ayant fait l’objet d’une estimation de leur empreinte carbone calculable ex-ante) vont permettre d’éviter les émissions de 3,6 millions de tonnes de CO2 par an.

 

Enfin, l’AFD fournit un appui budgétaire aux pays qui élaborent des politiques climat ambitieuses. En 2016, ces engagements ont permis d’accompagner la Colombie et le Vietnam et de favoriser la prise en compte des enjeux climatiques dans les secteurs de l’énergie au Pakistan et de la conservation de la biodiversité au Mexique.
 

Découvrez notre bilan climat 2016



Le think tank I4CE – Institute for Climate Economics s’ouvre à un grand mécène marocain : la Caisse de Dépôt et de Gestion du Maroc (CDG)

16/11/2016

Un nouveau grand mécène, la Caisse de Dépôt et Gestion du Maroc (CDG) rejoint les fondateurs d’ I4CE – Institute for Climate Economics , la Caisse des Dépôts française et l’AFD, ainsi que l’ Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) dans la gouvernance et le financement du think tank.

I4CE apporte à ses mécènes ses méthodes de recherche fondées sur l’analyse, l’évaluation et la pédagogie, dans quatre domaines de l’économie du climat : énergie et prix du carbone ; villes et infrastructures ; agriculture et forêt ; finance et investissement, ainsi que son insertion parfaite dans les réseaux d’expertise internationale sur ces sujets.

 

I4CE est dirigé par Benoît Leguet et présidé par Pierre Ducret, conseiller climat du groupe Caisse des Dépôts.
I4CE, think tank dédié à l’économie du changement climatique, dispose ainsi d’une base Nord-Sud solide pour déployer son projet de développement international.

La participation d’un grand mécène marocain au financement d’I4CE est une phase importante de l’internationalisation du think tank, voulue par ses fondateurs qui souhaitent les associer à la gouvernance de l’association. Elle facilitera la collaboration d’I4CE avec des centres universitaires et des instituts de recherche du Maroc. Elle permettra ainsi à l’équipe d’I4CE de déployer au Maroc et sur le continent africain son savoir-faire de production de connaissances, d’information de la décision publique et de renforcement de capacités sur les sujets-clés de l’économie du changement climatique.

Lors de la COP 22 , Pierre-René Lemas, directeur général de la Caisse des Dépôts, a déclaré : « je salue cette première étape de l’internationalisation d’I4CE avec l’entrée de partenaires solides, qui partagent avec le groupe Caisse des Dépôts des valeurs d’intérêt général et l’engagement dans la transition énergétique et écologique. L’intérêt international que suscite le think-tank est un signe de reconnaissance du travail accompli par l’équipe, son directeur général, Benoit Leguet, et son président, Pierre Ducret. »

Abdellatif Zaghnoun, directeur général de la CDG : « Pour la CDG qui ambitionne de jouer un rôle-clé dans le développement de la finance climat sur le plan national et régional, ce partenariat tombe à point nommé. Je suis convaincu que I4CE aidera à produire les connaissances requises en matière d’économie du climat, participera à renforcer les capacités nécessaires et animera les débats sur les politiques tant en faveur des acteurs publics que des entreprises privées. »

Rémy Rioux, directeur général de l’AFD : « La création d’un think-tank Nord – Sud sur les questions de transition environnementale et sobre en carbone répond à l’ambition de l’Accord de Paris qui fixe des objectifs communs en matière de sobriété carbone. L’AFD, historiquement, a promu de telles transitions, non seulement avec les pays partenaires, mais également avec les autres banques de développement, notamment à travers le Club IDFC, réseau dont l’AFD et la CDG sont membres, et à travers le lancement des Principes de diffusion de l’action climatique au sein des institutions financières (Principles for Mainstreaming Climate Action Within Financial Institutions) lors de la COP21. »

François Moisan, directeur exécutif stratégie, recherche, international de l’ADEME : « La mise en oeuvre rapide de trajectoires de transitions énergétiques et environnementales est nécessaire pour atteindre nos objectifs climatiques. L’ADEME est convaincue qu’I4CE, en regroupant des acteurs publics Nord-Sud particulièrement mobilisés sur ces thématiques, constituera un réseau particulièrement pertinent pour aider à la conception et à la mise en oeuvre de ces trajectoires. »


A propos de :

I4CE – Institute for Climate Economics est un think tank sur l’économie du climat fondé par la Caisse des Dépôts et l’Agence Française de Développement. I4CE a été créé pour accompagner les décideurs publics et privés à mieux comprendre, anticiper et faciliter l’utilisation d’instruments économiques et financiers visant à favoriser la transition vers une économie faiblement carbonée et résiliente aux changements climatiques.
www.I4CE.org / @I4CE_

La Caisse de Dépôt et de Gestion du Maroc (CDG) est une institution financière, créée sous forme d’établissement public en 1959. Elle a pour mission de collecter, conserver et gérer des ressources d’épargne qui, de par leur nature ou leur origine, requièrent une protection spécifique. La CDG est également un acteur de référence de l’économie marocaine et un accompagnateur des politiques et stratégies publiques de développement.
Les grands métiers du Groupe CDG sont : Gestion de l’épargne et Prévoyance ; Banque Finance et Assurance ; Développement territorial.
www.cdg.ma

La Caisse des Dépôts et ses filiales constituent un groupe public, investisseur de long terme au service de l’intérêt général et du développement économique des territoires. Sa mission a été réaffirmée par la loi de modernisation de l’économie du 4 août 2008.
Reconnu pour son expertise dans la gestion de mandats, le Groupe concentre son action sur quatre transitions stratégiques pour le développement à long terme de la France : les transitions territoriale, écologique et énergétique, numérique, démographique et sociale.
www.caissedesdepots.fr / @CaissedesDepots


L’ADEME est l’opérateur de l’État français pour accompagner la transition écologique et énergétique. C’est un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) placé sous tutelle conjointe du ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer et du ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
Afin de leur permettre de progresser dans leur démarche environnementale, l’ADEME met à disposition des entreprises, des collectivités locales, des pouvoirs publics et du grand public ses capacités d’expertise et de conseil. Elle aide en outre au financement de projets, de la recherche à la mise en oeuvre, et ce, dans les domaines suivants : la gestion des déchets, la préservation des sols, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables, la qualité de l’air et la lutte contre le bruit.
www.ademe.fr / @ademe


 



Intégration d’informations sur l’adaptation au changement climatique dans le développement de projets : l’expérience émergente des praticiens

12/07/2016
L’Accord de Paris sur le climat, adopté en décembre 2015, a réaffirmé le besoin d’approches pratiques pour soutenir l’adaptation au changement climatique afin d’amplifier les actions permettant de renforcer la résilience au dérèglement climatique. L’expérience émergente d’experts d’institutions financières européennes et de la Commission européenne donne des éclairages sur la façon dont ces enjeux climat peuvent le mieux être intégrés au développement de projets et à leur mise en œuvre.

Une note résumant cette expérience - intitulée « Intégration d’informations sur le changement climatique et de l’adaptation dans le développement de projets : l’expérience émergente des praticiens » - a été préparée afin d’aider les praticiens à s'assurer que les risques et les vulnérabilités au changement climatique sont évalués correctement et que des mesures d'adaptation, physiques ou financières, appropriées et robustes sont intégrées dans la planification, la conception et la mise en œuvre des projets. L’objectif général est de promouvoir la résilience climatique des projets et de renforcer celle des actifs, des populations, de l’économie et des territoires des bénéficiaires.

Cette note est basée sur l’expérience émergente de techniciens de sept institutions européennes travaillant ensemble dans le cadre du Groupe de travail d’institutions financières européennes sur l’adaptation aux changements climatiques (European Financing Institutions Working Group on Adaptation to Climate Change, EUFIWACC).

Ce Groupe est composé de l’Agence Française de Développement (AFD), de la Banque de développement du Conseil de l’Europe (CEB), de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), de la Direction générale de l'action pour le climat de la Commission européenne (DG CLIMA), de la Banque européenne d’investissement (BEI), de la Banque de développement KfW et de la Banque nordique d'investissement (NIB). Cette note a aussi bénéficié d’apports d’experts du partenariat JASPERS (Joint Assistance to Support Projects in European Regions), du Climate Service Center Germany (GERICS) et d’un groupe consultatif d’organismes de conseil.

La note proposée est considérée par le Groupe de travail comme un processus d'apprentissage continu dans un contexte qui requiert de nouveaux outils de décision en situation d’incertitude et dans lequel les résultats des meilleures pratiques ou de diligences spécifiques sont encore en devenir.

Télécharger le document



Rémy Rioux est nommé Directeur général de l’Agence Française de Développement en Conseil des ministres, ce 25 mai 2016

25/05/2016

Sur proposition de François Hollande au Parlement le 27 avril dernier et après un vote favorable à l’unanimité des députés et à la majorité des sénateurs, M. Rémy Rioux, 46 ans, secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du développement international, est nommé ce jour, en Conseil des ministres, Directeur général de l’Agence Française de Développement, Etablissement Public Industriel et Commercial, en charge du développement des pays du Sud et de l’Outre-mer. 11ème directeur général de l’AFD, Rémy Rioux prendra la tête de l’AFD, le 2 juin 2016.

Né en juin 1969 à Neuilly-sur-Seine, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, de Sciences Po et de l’Ecole nationale d’administration, Rémy Rioux, historien de formation, ancien élève d’Alain Corbin et de Pierre Nora, conseiller maître à la Cour des comptes, a alterné, au cours de sa carrière, des responsabilités en France et au service du développement et de l'Afrique.


Rémy Rioux est nommé Directeur général de l'AFD © Alain Buu

A l’âge de 26 ans, Rémy Rioux découvre le continent africain à l’occasion d’un stage de l’ENA au Bénin, puis en militant pour la promotion de l’harmonisation du droit des affaires en Afrique. Passionné par ce continent, il le sillonne tout au long de sa carrière, y noue des liens forts, et y acquiert une expertise reconnue des enjeux de développement. Au Trésor de 2004 à 2007 puis de 2010 à 2012, il contribue notamment à moderniser la coopération monétaire avec les pays africains membres de la Zone franc, participe à la résolution de la crise ivoirienne et contribue à placer la question des infrastructures et du développement au cœur de l’agenda international du G20. Il est alors administrateur de l’AFD et de sa filiale PROPARCO.

Rémy Rioux a par ailleurs exercé des missions de contrôle dans les secteurs de l'énergie et de la défense à la Cour des comptes entre 1997 et 2004. Il a travaillé au ministère de l’intérieur de 2000 à 2002, au sein du cabinet du ministre Daniel Vaillant, en charge notamment du budget et du passage à l’euro. Il a également exercé des fonctions à l’Agence des participations de l’Etat, de 2007 à 2010, comme directeur de participations en charge des secteurs des transports et des médias, participant au conseil d’administration de différentes entreprises (SNCF, RATP, ADP, Renault, France Télévisions, France Médias Monde, Arte, le Grand Port Maritime du Havre).

En 2012, directeur de cabinet du ministre de l’Economie, des Finances et du Commerce extérieur, Pierre Moscovici, il participe activement à la redéfinition des relations économiques entre l'Afrique et la France et aux travaux menés par Jacques Attali sur la francophonie économique. Deux ans plus tard, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, le nomme secrétaire général adjoint du Quai d’Orsay, en charge notamment des questions économiques. A ses côtés, il pilote le volet financier des négociations pour la COP21.

Après l’annonce par le Président de la République, en septembre 2015, d’une relance de la politique française de développement à travers la hausse des financements de 4 milliards d’euros d’ici 2020, pour atteindre 12,5 milliards d’engagements annuels, (dont 5 milliards d’euros en faveur du climat), il est chargé d'une mission de préfiguration du rapprochement entre l'Agence Française de Développement et la Caisse des Dépôts qui doit doter la France d’un outil à même de relever les défis des Objectifs du développement durable.

Homme de dialogue et de conviction, il est très attaché au Massif central, en particulier à la Corrèze et la Lozère, où il séjourne fréquemment, avec sa femme et ses trois enfants.


Dates clefs

  • 26 juin 1969 : Naissance à Neuilly-sur-Seine, France
  • 1997 : auditeur à la Cour des comptes à sa sortie de l’ENA (promotion Marc Bloch), il y deviendra Conseiller Maître en 2013
  • 2001 et 2002 : conseiller budgétaire au cabinet de Daniel Vaillant au ministère de l’Intérieur
  • 2003 : missions de contrôle dans les secteurs de l’énergie et de la défense à la Cour des Comptes
  • 2004 : direction du Trésor, Chef du bureau de la coopération monétaire et du développement avec les pays d’Afrique, des Caraïbes, du Pacifique et de la zone franc
  • 2007 : sous-directeur des transports et de l’audiovisuel de l’Agence des participations de l’Etat
  • 2010 : sous-directeur des affaires financières internationales et développement à la direction générale du Trésor
  • 2012 à 2014 : directeur du cabinet de M. Pierre Moscovici au ministère de l’Economie et des Finances
  • 2014 : secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, chargé notamment des affaires économiques
  • 2015 : responsable des questions financières au sein de l’équipe française de négociation pour la COP21.
  • Juin 2016 : nommé 11ème Directeur général de l’Agence Française de Développement.


Climat et pauvreté : quel rôle pour la protection sociale ?

23/03/2016

L'AFD organise une rencontre, le 6 avril à 14h00, animée par Cyrille Bellier, responsable de la division Recherche et Développement, et Christophe Paquet, responsable de la division Santé et protection sociale à l'AFD.

 

 

En réconciliant les agendas climat et développement autour des Objectifs de Développement Durable, la communauté internationale a reconnu le caractère indissociable des crises écologiques et des urgences sociales ainsi que la nécessité de penser les réponses conjointement. Autrement dit, comme l’affirme Eloi Laurent, "nos sociétés seront plus justes si elles sont plus soutenables, et elles seront plus soutenables si elles sont plus justes."

 
C’est une évidence toujours utile à rappeler : les gens pauvres sont les plus exposés aux chocs climatiques et ils y sont les plus vulnérables, c'est-à-dire qu’ils perdent davantage lorsqu’ils sont touchés. Faute de mesures appropriées, le changement climatique risque de faire tomber plus de 100 millions de personnes dans la pauvreté d’ici 2030 : voici l’un des enseignements marquants du dernier rapport de la Banque mondiale, " Ondes de choc : maîtriser l’impact du changement climatique sur la pauvreté ". L’accélération du changement climatique qui résulte de l’activité humaine est sans doute la plus grande menace qui pèse sur l’être humain, sa survie, et dont il doit aujourd’hui se protéger.
 
Dans le même temps, les inégalités sociales nuisent à l’adoption des politiques et des comportements nécessaires pour réduire et faire face aux impacts du changement climatique. Elles augmentent l’irresponsabilité écologique des plus riches, qu’il s’agisse des pays ou des individus, en leur donnant la capacité (ressources et pouvoir) de transférer les coûts sociaux et environnementaux de la production vers les plus pauvres. Inégalités sociales et environnementales se nourrissent et se renforcent.
 
Quelles sont les politiques qui permettent de répondre conjointement à ces enjeux ? en quoi la protection sociale peut-elle être une réponse pertinente ?  à quelles conditions ?
 
Cette rencontre est animée par Cyrille Bellier, responsable de la division Recherche et Développement, et Christophe Paquet, responsable de la division Santé et protection sociale à l'AFD.
Avec :
  • Gaël Giraud, chef économiste de l’AFD
  • Eloi Laurent(OFCE/Sciences Po, Stanford University)

  • Adrien Vogt-Schlib, expert climat de la Banque mondiale et co-auteur du rapport Ondes de choc

  • Stéphane Hallegatte, économiste senior spécialiste du changement climatique à la Banque Mondiale et auteur du rapport Ondes de choc : maîtriser les impacts du changement climatique sur la pauvreté
  • Nadine Poupart, cheffe de projet à la division santé et protection sociale de l’AFD
  • Valérie Schmitt, cheffe du service de la politique sociale, de la gouvernance et des normes du département de la protection sociale du Bureau international du travail
  • James Canonge, expert protection sociale au Bureau international du travail
  • Pierre Forestier, responsable de la division changement climatique de l’AFD

 

 

Cliquez ici pour vous inscrire

 

 


Programme de la conférence 

14h :             Accueil café
14h15 :         Ouverture et introduction par Gaël Giraud, économiste en chef de l’AFD
14h30 – 16h : Entre urgence climatique et urgence sociale, faut-il choisir ?
Session présidée par Cyrille Bellier, responsable de la division Recherches et Développement de l’AFD

-    Eloi Laurent, OFCE/Sciences Po, Stanford University
Une approche social-écologique du changement climatique
-    Adrien Vogt-Schlib et Stéphane Hallegatte (en visio), experts climat à la Banque mondiale et auteurs du rapport Ondes de choc,  
Les principaux enseignements du rapport « Ondes de choc : maîtriser les impacts du changement climatique sur la pauvreté ».
-    Discussions (30 min)

16h-17h30 :    En quoi la protection sociale peut-elle être une réponse à ce double enjeu ?
Session présidée par  Christophe Paquet, responsable de la division Santé et protection sociale de l’AFD

-    Nadine Poupart, cheffe de projet à la division santé et protection sociale de l’AFD
Une lecture du rôle de la protection sociale dans les politiques d’adaptation et d’atténuation
-    Valérie Schmitt, cheffe du service de la politique sociale, de la gouvernance et des normes du Département de la Protection Sociale du Bureau international du Travail et James Canonge, expert protection sociale BIT
Etudes de cas pays
-    Discussions (30 min)

17h30 : conclusion par Pierre Forestier, responsable de la division Changement climatique à l’AFD


 



SUNREF, le label finance verte de l’AFD : le site est en ligne

04/03/2016

L’AFD met à la disposition de ses partenaires et des acteurs de la finance verte un site Internet dédié et lance le site SUNREF . Ce site se veut être une plateforme pour échanger, partager et agir, tout en constituant un écosystème autour de la finance verte par la diffusion de connaissances et une mise en réseau des acteurs du secteur. Il permettra également de présenter l’information sur les projets et les partenaires de ce programme innovant.

Saisir les opportunités de la transition écologique

La transition vers un modèle plus vert constitue un important potentiel de développement économique. Grâce à la croissance verte, de nombreuses opportunités se présentent au secteur privé dans les domaines de la maîtrise de l’énergie, la gestion durable des ressources naturelles et la protection de l’environnement. Dans les pays du Sud, le financement de cette croissance verte représente un défi majeur auquel l’AFD apporte, grâce au programme SUNREF, sa contribution, en partenariat avec les acteurs de la finance verte (banques, entreprises, pouvoirs publics, bailleurs...).

Une ligne de financement vert destinée au secteur privé accessible via des banques partenaires

L’objectif du programme SUNREF (Sustainable Use of Natural Resources and Energy Finance), le label finance verte de l'AFD, est de faciliter l’accès à une énergie durable abordable pour garantir le développement d’une économie sobre en carbone et de participer à l’atténuation des causes du changement climatique.
SUNREF aide les acteurs privés des pays du Sud à saisir les opportunités de la transition écologique et encourage les banques locales à la financer, selon des conditions financières adaptées. Cette offre innovante permet ainsi au secteur privé un meilleur accès au financement bancaire, pour acquérir des équipements de meilleure qualité, et ainsi de faire des économies et d’accroître sa compétitivité grâce à une meilleure gestion de l’énergie et une prise en compte de l’environnement.

SUNREF offre de plus à ses partenaires une approche intégrée visant à renforcer les capacités de l’ensemble des acteurs grâce à un programme d’assistance technique dont le rôle est de soutenir et d’amplifier le marché du financement des investissements verts : accompagnement des banques dans le financement du projet ; et appui aux entreprises dans la mise en œuvre de stratégies pour un usage optimisé de l’énergie et des ressources naturelles.

Le site Internet de SUNREF : une plateforme dédiée à la finance verte

L’AFD met à la disposition des acteurs de la finance verte (banques, entreprises, bailleurs, pouvoirs publics) une plateforme dédiée pour collecter, diffuser et capitaliser sur de meilleures pratiques.  Le site de SUNREF se positionne ainsi comme un écosystème autour de la finance verte offrant aux acteurs du secteur de nouvelles opportunités pour mettre en œuvre des approches innovantes et efficaces sur le plan opérationnel. Enfin, ce site Internet apporte un éclairage complémentaire sur les projets déployés en matière de finance verte par l’AFD, les investissements verts réalisés, que ce soit en Afrique, en Océan Indien, en Amérique Latine, en Asie ou en Méditerranée, l’approche innovante de SUNREF et ses avantages, ses partenaires, et les types de financements éligibles. SUNREF a pour objectif de fédérer les efforts de l’ensemble des acteurs pour faciliter le passage à l’échelle essentiel pour relever les défis écologiques.

Plus d’informations ► www.sunref.org
 


A propos de SUNREF

SUNREF (Sustainable Use of Natural Resources and Energy Finance) est le label finance verte de l’AFD. Dans un contexte de transition énergétique et environnementale, SUNREF aide les acteurs privés des pays du Sud à saisir les opportunités de cette transition à travers une approche innovante et encourage les banques locales à la financer. A ce jour, 42 projets SUNREF ont été déployés avec succès depuis 2006, en partenariat avec 70 banques locales, dans près de 30 pays d’intervention, pour un montant total engagé de plus de 2,5 milliards d’euros de prêts accordés par l’AFD, dont 1,2 milliard déjà versé.
www.sunref.org



 
 
1 
2  3  4  5   ... 
 
 

En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l’installation de cookies sur votre poste, dans le respect de notre politique de protection de votre vie privée. En savoir plus