Éducation, formation, emploi : la jeunesse au coeur du développement

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L’AFD se mobilise pour l’emploi des jeunes dans la région de Médenine

06/03/2017

Afin de relever le défi de l’emploi des jeunes en Tunisie, l’Agence renforce son soutien à la formation professionnelle en finançant la mise à niveau et la création de quatre centres spécialisés dans la région fragilisée de Médenine, au sud-est du pays. Un appui qui associe monde de la formation et monde de l’entreprise.

 

Une jeunesse tunisienne en quête d’avenir

En Tunisie, 18 % des jeunes sont sans activité et les diplômés du supérieur sont les plus touchés : 33 % d’entre eux cherchent un travail. En cause ? Une économie en berne et une inadéquation entre les compétences et les besoins des entreprises. 

Afin de faire bouger les choses et de soutenir l’emploi dans la région de Médenine, l’AFD renouvelle son soutien via un financement de 17,8 millions d’euros. Un soutien qui, sur le terrain, se concrétise par :

  • la réhabilitation du centre en soudure et construction métallique de Menzel Bourguiba en fonctionnement depuis 2014 ;
  • la création d’un centre dans les métiers du bâtiment de Kabaria-Ibn Sina, inauguré en 2014 ;
  • la restructuration du centre de formation de Mghira, destiné à devenir un pôle d’excellence dans les métiers de l’aéronautique ouvert en octobre 2016 et qui fera l’objet d’une prochaine inauguration ;
  • et enfin la création du centre en construction métallique et soudure de Médenin e qui a été visité et inauguré par le chef du gouvernement Youssef Chahed le 6 mars dernier.

 

 

Focus sur le centre de Médenine

Ce centre de formation dédié à la construction métallique et à la soudure, implanté sur un terrain 2,8 hectares, dispose d’une superficie couverte de 8000 m2. Il comporte 4 salles informatiques, 7 salles d’enseignement et 6 plateformes techniques de formation. 

À terme, une dizaine de spécialités, toutes assurées dans un cadre d’alternance, devraient y être dispensées et 740 stagiaires pourront être accueillis. 

Les formations, d’une durée d’un ou deux ans, permettront à des jeunes d’accéder au Certificat d’aptitude professionnelle (CAP) et au Brevet de technicien professionnel (BTP) et de devenir soudeurs monteurs, charpentiers métalliques, menuisiers aluminium et PVC, tuyauteurs et chaudronniers industriels ou encore chefs d’équipe et techniciens dans ces différentes spécialités.

 
Coopération public-privé
 
L’appui apporté par l’AFD ne s’est pas limité au financement de la construction des bâtiments et aux matériels et équipements pédagogiques : il a permis également de développer les ressources humaines du centre par des actions de renforcement de capacités techniques et pédagogiques de son équipe.
 
Le centre de Médenine est également le fruit d’une coopération technique française et tunisienne, à travers la mobilisation des branches professionnelles des deux pays mais aussi d’une coordination entre le secteur public et privé : les entreprises représentées par l’ UTICA ont elles aussi participé à la conception du centre aux côtés de l’ Agence tunisienne de la formation professionnelle (AFTP). 
 
 
Programme Tounes Tekhdem : quels résultats ?
 
L’inauguration du centre de Médenine a coïncidé  avec la fin du programme Tounes Tekhdem de Mercy Corps , lui aussi basé dans la région et financé par l’AFD. 
 
Ce programme d’1,5 million d’euros  en faveur du soutien à l'emploi et à l'entrepreneuriat des jeunes, démarré en novembre 2012, a rencontré un grand succès, notamment grâce à ses approches innovantes pour améliorer le lien entre formation-insertion-emploi et entrepreneuriat afin d’augmenter l’inclusion financière des jeunes (18-30 ans) et leurs compétences et pratiques entrepreneuriales. 
 
Un programme qui a aussi permis d’implanter une plateforme multi-acteurs dont l’objectif est de contribuer à l’amélioration de la qualité et de l’accès aux services d’appui à l’entrepreneuriat dans la région.
 
Le centre de formation professionnelle de Médenine a d’ailleurs bénéficié  des initiatives innovantes développées par Tounes Tekhdem en accueillant dès son ouverture un« Club Entreprendre ». 
 

 

 

L’objectif de ces Clubs, conçus par Mercy Corps avec l’appui financier de l’AFD, est de développer une culture entrepreneuriale chez les jeunes apprenants en multipliant leurs opportunités d’employabilité en sortie du centre, aussi bien à l’échelle nationale qu’à l’international et ce en tant que salarié ou futur entrepreneur.
 


L’AFD investit 60 millions d’euros au Niger pour l’insertion des jeunes et le programme Kandadji

13/02/2017

Depuis quelques années, l’AFD a augmenté significativement ses financements au Niger, notamment par des dons en lien avec la priorité géopolitique donnée au Sahel. L’AFD a ainsi multiplié par 6 ses efforts depuis 2009 et a investi en 2016 plus de 90 millions d'euros au Niger.

Pour les prochaines années, les engagements de l’AFD au Niger devraient encore progresser, notamment en poursuivant son appui au développement des infrastructures (dans le secteur des énergies renouvelables en particulier) ou en soutenant la politique sectorielle d’éducation.

À l’occasion de la visite du Premier ministre du Niger Brigi Rafini à Paris le 7 février 2017, Philippe Bauduin, directeur général adjoint de l’AFD, a signé deux accords pour des projets financés dans ces deux secteurs pour un montant de 60 millions d'euros.

 

Un projet innovant en faveur de l’insertion des jeunes dans une zone touchée par Boko Haram

L’AFD a signé une convention de financement de 10 millions d'euros pour un projet d’insertion sociale et professionnelle des jeunes dans la région de Diffa, fortement touchée par la crise liée à Boko Haram, qui sera mis en partie en œuvre par des ONG françaises et nigériennes (groupement Care - Aide et action - Plan International associé à 3 partenaires locaux : Nigetech, AREN et Karkara).

Le projet « Jeunesse Diffa » répond à un enjeu majeur pour la stabilité du Niger et s’inscrit dans l’Initiative Lac Tchad annoncée par le Président de la République française au sommet d’Abuja en mai 2016 et la déclinaison du Plan Sahel de l’AFD .

Il doit permettre d’apporter une réponse opérationnelle à la crise et à la lutte contre les vulnérabilité s qui touchent plus spécifiquement la région de Diffa, fortement fragilisée par les incursions de Boko Haram.


Un contexte marqué par une crise sécuritaire, économique et humanitaire

Dans un contexte marqué par une triple crise, sécuritaire (Boko Haram), économique et humanitaire, la jeunesse de Diffa (70 % de la population a moins de 25 ans) se retrouve exclue des dynamiques de développement économique et social et apparaît directement confrontée à la montée de la violence et aux tensions inter communautaires qui fragilisent la cohésion sociale de la région.

L’État nigérien souhaite retrouver un positionnement légitime au niveau local en garantissant l’accès à des services de base de qualité et en assurant la transition vers un développement économique et social normalisé.

Le projet Jeunesse Diffa s’inscrit donc dans une logique d’intervention à double temporalité permettant d’appuyer le relèvement / développement de la région.

 

Un projet à la fois innovant et flexible

« Ce projet est construit sur un mode opératoire adapté issu des réflexions de l’AFD sur les contextes de crise. Il est à la fois innovant, car il permet de mobiliser le savoir-faire d’opérateurs de terrain en optimisant l’appropriation par les acteurs publics et l’inscription des actions sur le long terme, et flexible, car il est basé sur un dispositif de co-construction entre autorités locales et ONG, et est accompagné  par un suivi évaluation renforcé permettant des adaptations de la logique d’intervention au fil de l’eau », a déclaré Philippe Bauduin.

 

Le Premier ministre du Niger Brigi Raffini, Hassoumi Massoudou, ministre des Finances,
Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur français et Philippe Bauduin,
lors de la signature de la convention le 7 février à Paris

 

Un soutien confirmé à un programme structurant pour le Niger : le programme Kandadji

L’AFD a également signé un protocole d’accord confirmant l’engagement de l’AFD à cofinancer (aux côtés de la Banque mondiale ) la centrale hydroélectrique de Kandadji pour 50 millions d'euros en prêt, dans le cadre du programme de régénération des écosystèmes et de mise en valeur de la vallée du fleuve Niger conçu autour du barrage du même nom.


Depuis les années 1970, le Niger a connu des sécheresses répétées et des débits très faibles dans le fleuve Niger, ce qui a fortement limité l'agriculture, aggravé la sécurité alimentaire et perturbé l'approvisionnement en eau potable.

Au cours de ces dernières années, l’alimentation en énergie électrique du pays a connu par ailleurs d’importantes perturbations, conséquences de la tension entre la forte augmentation de la demande en électricité que connaît le Niger (9 % par an depuis dix ans) et des capacités de production ou de transport qui arrivent à saturation.

 

La sécurisation énergétique, un facteur clé du développement

Le gouvernement nigérien, sous l’impulsion de son Président de la République, a fait de la sécurisation énergétique le facteur clé pour permettre le développement d’une économie compétitive et diversifiée.

Au sein de ce Plan, le Programme « Kandadji », cofinancé pour environ 1 milliard de dollars par de nombreux bailleurs et lancé depuis 2008, est considéré comme prioritaire et transformationnel pour le pays.

Ce Programme vise l’atteinte des résultats suivants :

  • la construction d’un barrage multi-usages, situé sur le fleuve Niger ;
  • la construction d’une centrale hydro-électrique de 130 MW ;
  • la construction d’une ligne haute tension d’évacuation de 132 KV ;
  • et l’aménagement de terres agricoles pour l’irrigation.

Face à la dégradation continue des ressources du bassin du fleuve Niger au Niger, le programme doit permettre également la préservation et la régénération des écosystèmes du bassin par la régulation du débit du fleuve.

 

L’AFD contribue à la réalisation du programme pour un montant final de 89 millions d'euros à travers 3 volets :

  1. des plans de développement locaux, à hauteur de 14 millions d'euros (subvention accordée en 2014) ;
  2. des périmètres irrigués pour 25 millions d'euros (prêt prévu en 2018) ;
  3. la centrale hydroélectrique pour 50 millions d'euros (prêt), en cofinancement avec la Banque mondiale (155 millions d'euros). L’objectif du projet de centrale hydro-électrique est de contribuer à l’augmentation et à la sécurisation des capacités de production électrique du pays. L’électricité produite, estimée à 630 GWh par an, sera évacuée vers Niamey et pourra également, en cas de surplus en saison des pluies, être exportée vers des pays voisins.

« L’AFD est engagée aux côtés des autorités nigériennes pour assurer le succès de ce projet structurant pour le Niger », s’est félicité Philippe Bauduin.

 



Éducation : où va l’école nigérienne ?

01/02/2017

Afin d'améliorer une éducation primaire en berne, le gouvernement nigérien a lancé de profondes réformes et met en œuvre un programme dédié à l’éducation et à la formation depuis 2014. Quels résultats jusqu’à présent ? Quels sont les défis à relever en matière d’éducation ? Une revue du programme a permis aux partenaires d’échanger sur ces sujets clés.

 

L’AFD chef de file du secteur éducation au Niger

Le secteur de l'éducation au Niger est plus que jamais confronté à de nombreux défis qui affectent les progrès déjà réalisés. La couverture de l'éducation primaire universelle et l'achèvement du primaire sont entravés par une forte croissance de la population, un faible taux de scolarisation et un taux d'abandons élevé.

Dans le cadre de la mise en œuvre de son Programme sectoriel de l’éducation et de la formation (PSEF) 2014 – 2024 , le Niger a organisé du 18 au 20 janvier 2017 une revue sectorielle afin d’échanger sur les nombreux défis à relever pour améliorer l’accès et la qualité de l’éducation au Niger et coordonner ses interventions. 

L’événement a réuni représentants du gouvernement et du système éducatif, acteurs de la société civile et partenaires techniques et financiers.

L’AFD, en tant que chef de file du secteur depuis 2013, a activement contribué à ce dialogue constructif.

 

Des résultats qui inquiètent et interrogent

L’occasion d’échanger sur la situation toujours très préoccupante du système éducatif nigérien. 

Les derniers résultats de l’évaluation des acquis scolaires menée en 2014 dans 10 pays d’Afrique francophones ont fait ressortir la très faible qualité des enseignements, le Niger faisant figure de mauvais élève en se retrouvant à la dernière place sur les 10 pays évalués

Cette étude, qui entre dans le cadre d’un Programme d’analyse des systèmes éducatifs (PASEC), visait à apprécier les compétences des élèves en mathématiques et en lecture.

Des chiffres qui inquiètent : 32 % des élèves de fin de primaire ont toujours des difficultés sur les compétences élémentaires de lecture de début de scolarité et, plus globalement, 9 enfants sur 10 sont en-dessous du seuil suffisant de compétence en langues, mathématiques et lecture au primaire

 

 
© Cynthia MELA AFD Niamey

 

En cause ? Plusieurs facteurs : 

  • une faible capacité de gestion des ressources humaines ;
  • l’inadaptation des curricula d’enseignement primaire et de la formation des enseignants ;
  • la faiblesse de pilotage au niveau central ;
  • une politique publique longtemps axée sur l’accès au détriment de la qualité, du fait notamment de la forte pression démographique, etc. 

En somme, des performances des élèves très faibles qui questionnent les stratégies éducatives et les priorités nationales à fixer. C’est d’ailleurs à la suite de la publication de l’étude en 2014 que le Niger s’était engagé à agir davantage sur le terrain de l’enseignement. 

 

Des réformes sur le long terme pour améliorer les performances

L’enjeu désormais ? Mettre en place des réformes structurantes de moyen/long terme pour le système, passer à l’échelle les initiatives pilotes ou régionalisées tout en accompagnant des actions de remédiation à court terme. Objectif : intervenir à tous les niveaux du système éducatif pour renforcer les acquis scolaires dans l'ensemble du pays.

Le gouvernement nigérien a ainsi engagé plusieurs réformes clés, notamment :

  • la réforme consacrée au curriculum primaire avec l’introduction des langues nationales dans les premières années de scolarisation ;
  • la refonte de la formation initiale et continue des enseignants ;
  • le transfert des compétences aux collectivités territoriales ainsi qu’une intensification de la régionalisation du système éducatif. 

 

Objectif : une éducation de qualité pour tous

Les participants à cette revue conjointe, deuxième du genre, ont réaffirmé leur engagement à assurer, chacun dans leur sphère de compétence, la promotion d'une éducation de qualité pour tous. 

Ils ont par ailleurs remercié le Président de la République pour son attachement et sa détermination à rendre gratuite l'école jusqu'à l'âge de 16 ans.

Actuellement en préparation, un fonds commun sectoriel éducation-formation souhaité par le Premier ministre nigérien : une perspective qui devrait permettre un alignement des partenaires aux politiques publiques et structures nationales, une harmonisation des partenaires et une meilleure efficacité de l’aide extérieure.

Cette revue a été l’occasion pour l’AFD d’annoncer le passage de relai à la délégation de l’Union européenne au Niger à compter du mois d’avril 2017, après un bilan positif.



Des compétences pour le Liban

24/01/2017

Frappé par une crise aux dimensions à la fois économiques, sociales et politiques, le Liban a vu son taux de chômage s’accroître, en particulier celui des jeunes. Dans le cadre de sa réponse à la crise des réfugiés syriens, l’AFD soutient l’ONG française Institut européen de coopération et de développement (IECD) et son partenaire libanais Semeurs d’Avenir afin d’améliorer l’employabilité des populations vulnérables au Liban.

 

Des compétences en adéquation avec les besoins du marché

L’ambition du projet « Maharat li Loubnan » (Compétences pour le Liban) est de permettre aux jeunes d’acquérir des compétences techniques répondant aux besoins du marché de l’emploi.

 
Le projet comporte deux types de formations complémentaires :
  • Des formations courtes qualifiantes afin d’améliorer l’insertion socioprofessionnelle de jeunes et femmes vulnérables (libanais et réfugiés) en répondant aux besoins non satisfaits de main d’œuvre au Liban et aux enjeux de reconstruction de la Syrie ;
  • Des formations longues diplômantes qui visent, elles, à améliorer la qualité de l’offre de formation au niveau Bac technique (BT) par la rénovation de deux filières, dont « maintenance productique » (la seconde filière sera identifiée en début de projet, après étude des besoins).

 

 
1600 jeunes en route vers une insertion rapide
 
Dans le cadre de ce projet, ce sont 1600 jeunes et femmes qui  pourront suivre des formations courtes qualifiantes et qui bénéficieront d’un accompagnement vers une insertion rapide dans le marché de l’emploi. 
 
La dynamique entrepreneuriale n’est pas oubliée : 300 « porteurs de projet » seront formés à la création d’activité indépendante et 2 incubateurs seront créés afin de proposer un support technique et managérial ainsi que du matériel technique aux « porteurs de projets ».
 
 
 
Formation technique : une approche par compétence
 
Concernant l’enseignement technique long, 70 formateurs seront formés aux 2 nouveaux curricula au sein des 4 écoles techniques partenaires. 
 
La diffusion de l’approche par compétence ainsi que des outils méthodologiques et nouveaux examens développés s’effectuera en partenariat avec la Direction générale de l’enseignement technique et professionnel (DGETP), afin de favoriser une logique d’essaimage sur l’ensemble du territoire libanais
 
À terme, 500 nouveaux étudiants par an s’inscriront dans les deux filières techniques rénovées.
Le projet aura une durée de 4 ans et couvrira l’ensemble du territoire libanais.
 
La convention de financement, d’un montant de 5 millions d’euros, a été signée le 24 janvier 2017 par Marie-Hélène Loison (directrice du département Méditerranée de l’AFD), Alexis Beguin (président de l’IECD) et Jihad Feghali (président de Semeurs d’Avenir). 
 
Cette démarche s’inscrit dans la continuité du soutien de l’AFD à ces deux associations, en étroite collaboration avec la DGETP. L’AFD finance notamment le projet Graine d’Espérance , qui a permis la rénovation de la filière électrotechnique et sa dissémination dans 12 écoles techniques libanaises.
 


Tunisia 2020 : l'AFD renforce ses engagements

01/12/2016

Afin de relancer son économie, la Tunisie a organisé fin novembre la conférence internationale Tunisia 2020 , qui a rassemblé plus de 2000 participants venus d’une cinquantaine de pays. Un véritable succès et l’occasion pour la France de réaffirmer son engagement dans le pays !

 

La Tunisie en quête de nouveaux investissements

À l’appui d’une transition politique réussie et dans la perspective de présenter les orientations de son nouveau Plan quinquennal de développement (2016-2020), le gouvernement tunisien a organisé dans sa capitale les 29 et 30 novembre 2016 une importante conférence internationale Tunisia 2020 , unanimement reconnue comme un succès.

Un événement co-parrainé par le Qatar, le Canada, la Banque européenne d’investissement (BEI) et la France et marqué par la présence d’importantes délégations étrangères, de personnalités politiques et des milieux d’affaires.

L’objectif ? Mobiliser au profit de la Tunisie les fonds nécessaires au développement des grands projets d’infrastructures publics ou en partenariat public-privé et plus généralement relancer l’investissement.

La France était représentée par son Premier ministre, Manuel Valls, à la tête d’une forte délégation composée notamment du président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone, du directeur d’Expertise France et du directeur général de l’AFD Rémy Rioux.

Le directeur général adjoint de Proparco  (filiale secteur privé de l’AFD) Amaury Mulliez, et le représentant régional Yazid Safir ont également participé à la conférence.

 

Plus de 200 millions d’euros pour la Tunisie

Un événement qui a permis de valoriser l’action du groupe AFD, présent en Tunisie depuis 25 ans.

Le directeur général de l’AFD a ainsi signé douze accords au service de la création d’emplois, de l’insertion sociale et professionnelle des jeunes et du développement durable des territoires. Des accords qui soulignent l'engagement du groupe à financer des projets pour plus de 200 millions d’euros.

Le Premier ministre a par ailleurs indiqué, dans son discours prononcé lors de l’ouverture, que « l’AFD investira au minimum 250 millions d’euros chaque année en Tunisie » dans les années à venir.

Il a également annoncé la mise en œuvre prochaine d’opérations de conversion de dette en projets de développement.

 

Les accords en détails

Conventions de financement :

  • Préserver la qualité des eaux du littoral tunisien avec le programme DEPOLMED (60 millions d’euros) ;
  • Adaptation au changement climatique des territoires ruraux (54 millions d’euros) ;
  • Réhabilitation et mise aux normes environnementales d’unités de production du Groupe chimique tunisien (GCT – 45 millions d’euros) ;
  • Formation et insertion professionnelle (3 millions d’euros) ;
  • Programme d’accompagnement technique SUNREF (2,2 millions d’euros) ;
  • Appui technique à l’institution de microfinance Centre financier aux entrepreneurs (1 million d’euros) .
  • Assistance technique (150 000 €) pour soutenir la stratégie « Genre » de l’institution de microfinance ENDA.

Protocoles d’accord :

  • Un protocole visant à décliner le soutien financier d’1 milliard d’euros sur cinq ans annoncé en début d’année 2016 par le Président français ;
  • Un protocole liant l’AFD et l ’Union bancaire pour le commerce et l’industrie (UBCI) pour la mise en place d’une ligne de crédit SUNREF (promotion des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique et la réduction des pollutions – 15 millions d’euros) ;
  • Un protocole d’accord entre Proparco et l’ UBCI pour la signature d’une ligne de crédit de 30 millions d’euros destinée au financement des entreprises tunisiennes, notamment des TPE/PME.

Ces engagements viennent soutenir des domaines variés : renforcement de la croissance, emploi, développement des territoires, gestion des ressources naturelles, énergies renouvelables et efficacité énergétique, assainissement, formation technique et professionnelle, microfinance et réduction des inégalités femmes / hommes.

La forte visibilité de l’AFD s’est également appuyée sur un imposant panneau présent dans l’enceinte du palais des congrès où se déroulait la conférence évoquant en arabe et en français les 25 ans de présence de l’AFD en Tunisie et présentant des films consacrés à des projets financés par l’Agence.



Conférences : Quelles perspectives pour le Tchad au regard des expe riences re gionales africaines ?

23/11/2016

L’emploi des jeunes est une préoccupation majeure en Afrique. Les difficultés d’accès à l’emploi, notam-ment des jeunes, sont au coeur des priorités des poli-tiques nationales, des sociétés civiles africaines, des partenaires au développement.

 

Depuis quelques années, des dispositifs d’appui transversaux sont testés afin d’accompagner les jeunes dans des contextes où peu d’entre eux par-viennent à accéder ou à évoluer dans des conditions d’emploi satisfaisantes.

Au Tchad, la problématique du sous-emploi se pose avec une acuité particulière pour la jeunesse. Les jeunes de moins de 25 ans représentent 70% d’une population tchadienne en forte progression. Par con-séquent, le nombre de tchadiens à éduquer, former et insérer dans le système économique local aug-mente rapidement.

Or, la formation professionnelle et le recours à l’ap-prentissage sont faiblement répandus au Tchad, constituant un frein à l’insertion sociale et écono-mique des jeunes en situation de vulnérabilité, fac-teur de déstabilisation majeur de la société tcha-dienne exposée à un taux de chômage élevé.

D’ici 2020, il sera nécessaire de créer 1,7 million de nouveaux emplois au Tchad. Prévision qui repré-sente un fort potentiel de main d’oeuvre qui pourrait contribuer à la croissance économique à condition que le pays parvienne à se doter des dispositifs de formations et d’emplois de qualité en adéquation avec les besoins du marché.

C’est dans ce contexte que l’AFD propose à l’en-semble des acteurs tchadiens du secteur de la for-mation professionnelle et de l’emploi de se réunir pour un partage d’expériences et d’échanges.

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