Éducation, formation, emploi : la jeunesse au coeur du développement

À la une

L'AFD accorde 74,1 milliards de FCFA (113 millions d’euros) au Sénégal pour le financement du projet KMS 3 et la création de deux Instituts Supérieurs d’Enseignement Professionnel (ISEP)

23/09/2016

Avec ces nouveaux financements, l’AFD  poursuit son accompagnement en faveur de deux secteurs clefs, l’eau et l’assainissement et la formation des jeunes, pour le bien-être des populations et l’émergence du Sénégal.  Au total, ce seront plus de 400 millions d’euros (262 milliards de FCFA) qui seront engagés par l’AFD sur la période 2014-2016, faisant de l’Agence un des principaux contributeurs au Plan Sénégal Emergent.

Rémy Rioux, Directeur Général de l’AFD et Amadou Ba, Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan au Sénégal, signent aujourd'hui à Dakar les conventions de financement relatives à deux projets :

  1. La construction d’une troisième usine d’eau potable à Keur Momar Sarr et ses renforcements en aval (KMS 3)
  2. La création de deux Instituts Supérieurs d’Enseignement Professionnel (ISEP) à Bignona et à Richard Toll.

Le projet KMS 3 , financé en partie par l’AFD à hauteur de  93 millions d’euros (61 milliards de FCFA), prévoit la construction d’une usine d’eau potable à Keur Momar Sarr d’une capacité de production de 100.000 m3/jour et des infrastructures de distribution pour renforcer et sécuriser l’approvisionnement en eau potable de la région de Dakar à l’horizon 2025. Ce financement comprend également une subvention de 1 million d’euros destinée au renforcement des capacités de la Société Nationale des Eaux du Sénégal (SONES) et du secteur de l’eau potable en milieu urbain. 


Le projet ISEP financé par l’AFD à hauteur de 20 millions d’euros (13.1 milliards de FCFA), consiste en la création de deux instituts supérieurs d’enseignement professionnel, à Bignona et à Richard Toll, dédiés principalement aux métiers agricoles et agro-industriels . Il répond à la volonté des autorités  de déconcentrer et de territorialiser l’enseignement supérieur professionnel, en proposant aux futurs bacheliers une  offre  de formation professionnalisante et en alternance, placée au cœur des bassins économiques pour mieux répondre aux besoins du marché de l’emploi et ainsi favoriser l’insertion socio-économique des jeunes diplômés.

Cette signature intervient en présence de Mahammed Boun Abdallah Dionne, Premier Ministre de la République du Sénégal, Manuel Valls, Premier Ministre de la République Française et Christophe Bigot, Ambassadeur de France au Sénégal.



Éducation et emploi : la Côte d’Ivoire se donne les moyens d’une politique ambitieuse

30/08/2016

En consacrant plus de 300 millions d'euros à l’éducation, à la formation et à l’emploi, et avec des approches innovantes, la Côte d’Ivoire entend relever le défi de donner à la majorité de ses jeunes une solide éducation de base, des compétences et un dispositif efficace d’entrée sur le marché du travail.
Comment ? Jacques Marchand, le chef de projet côté AFD, nous en dit plus.

 

Comment caractériseriez-vous le projet de modernisation et de réforme du système éducatif ivoirien à l’œuvre ?

Jacques Marchand : Défi-jeunes est le premier programme d’une telle envergure pour moderniser et développer le système d’éducation-formation dans un pays africain. C’est un enjeu crucial pour le pays. Après les dix ans de crise qui ont vu le système se dégrader les besoins sont considérables à la fois pour la remise à niveau de l’existant et pour l’extension des capacités en réponse à la croissance démographique, à la demande éducative en forte croissance et aux besoins de compétences pour le développement du pays. Les acteurs ivoiriens pilotent ce programme innovant avec détermination, engagent des réformes importantes, s’inscrivant dans le  long terme, et réalisent des investissements massifs qui sont à la hauteur des enjeux.
 

En s’appuyant sur les deux Contrats de désendettement et de développement (C2D) signés en 2013 et en 2016 (les remboursements  périodiques de la dette publique ivoirienne à l’égard de la France sont immédiatement ré-injectés dans l’économie et la société ivoiriennes à travers le financement des projets de développement), ce sont 319 millions d’euros qui seront investis pour éduquer et former la jeunesse ivoirienne, un montant inédit pour le secteur dans ce pays.

 

Vous parlez d’innovation. À quoi pensez-vous en particulier ?

Les innovations sont multiples, tant dans la façon de mener les projets que dans ses objectifs et réalisations. La plus grande innovation est l’approche systémique du projet : le continuum éducatif  (éducation de base, formation professionnelle, enseignement supérieur, aide à l’emploi des jeunes) a été pris en compte. Non pas sous la forme d’un projet pilote mais d’un programme à envergure nationale !
 

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L’AFD et l’Agence universitaire de la Francophonie renouvellent leur collaboration au service de la francophonie universitaire

20/07/2016

L’AFD et l’ Agence universitaire de la Francophonie (AUF) ont signé ce jour un accord de partenariat engageant les deux institutions à mener, pour la durée d’une année, des opérations communes en vue de valoriser le réseau des établissements d’enseignement supérieur de l’espace francophone.


L’AFD était représentée par M. Philippe Orliange, Directeur exécutif, en charge de la Stratégie, des Partenariats et de la Communication et l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), représentée par son Recteur, le Professeur Jean-Paul de Gaudemar, en présence de M. Gaël Giraud, Chef économiste de l'AFD 

 

L’AFD et l’AUF possèdent des valeurs communes de solidarité, d’ouverture et d’appui au développement

La réflexion partagée de l’AFD et de l’AUF se concrétisera par des actions menées en commun et  portera sur la veille stratégique et scientifique, le numérique éducatif et le transfert de technologies, la gouvernance universitaire, la cartographie de l’expertise universitaire francophone ainsi que l’insertion professionnelle des jeunes diplômés et l’entreprenariat.

Les zones géographiques prioritaires dans lesquelles s’inscrit le partenariat de l’AFD et de l’AUF sont l’Afrique subsaharienne et l’Amérique latine – Caraïbes.

AFD-AUF : Six années de collaboration au service de l’éducation

L’AUF et l’AFD sont, depuis 2010, partenaires sur des appuis régionaux en faveur de la qualité de l’éducation, autour de la formation continue des enseignants du primaire et du secondaire, en s’appuyant sur les acquis de la recherche et à travers l’usage des technologies de l’information et de la communication pour l’éducation.

 


A propos de l' Agence universitaire de la Francophonie
L’Agence universitaire de la Francophonie est une association mondiale d’universités francophones. Elle regroupe plus de 800 établissements universitaires sur les cinq continents dans plus de cent pays. Elle est l’opérateur spécialisé de la Francophonie pour l’enseignement supérieur et la recherche. Elle a pour mission de soutenir les stratégies de développement de ses établissements membres, acteurs du développement et de promouvoir la communauté scientifique francophone pour qu’elle devienne une référence internationale et apporte sa contribution aux enjeux mondiaux (changement climatique, pauvreté, agriculture, sécurité alimentaire, santé, droit,...). Pour conduire ses actions, l’AUF développe des partenariats avec différentes organisations (UNESCO, UE, ONG, entreprises du secteur privé...). M. Jean-Paul de Gaudemar est le Recteur de l’AUF.
Pour plus d’informations : www.auf.org



Rémy Rioux est nommé Directeur général de l’Agence Française de Développement en Conseil des ministres, ce 25 mai 2016

25/05/2016

Sur proposition de François Hollande au Parlement le 27 avril dernier et après un vote favorable à l’unanimité des députés et à la majorité des sénateurs, M. Rémy Rioux, 46 ans, secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du développement international, est nommé ce jour, en Conseil des ministres, Directeur général de l’Agence Française de Développement, Etablissement Public Industriel et Commercial, en charge du développement des pays du Sud et de l’Outre-mer. 11ème directeur général de l’AFD, Rémy Rioux prendra la tête de l’AFD, le 2 juin 2016.

Né en juin 1969 à Neuilly-sur-Seine, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, de Sciences Po et de l’Ecole nationale d’administration, Rémy Rioux, historien de formation, ancien élève d’Alain Corbin et de Pierre Nora, conseiller maître à la Cour des comptes, a alterné, au cours de sa carrière, des responsabilités en France et au service du développement et de l'Afrique.


Rémy Rioux est nommé Directeur général de l'AFD © Alain Buu

A l’âge de 26 ans, Rémy Rioux découvre le continent africain à l’occasion d’un stage de l’ENA au Bénin, puis en militant pour la promotion de l’harmonisation du droit des affaires en Afrique. Passionné par ce continent, il le sillonne tout au long de sa carrière, y noue des liens forts, et y acquiert une expertise reconnue des enjeux de développement. Au Trésor de 2004 à 2007 puis de 2010 à 2012, il contribue notamment à moderniser la coopération monétaire avec les pays africains membres de la Zone franc, participe à la résolution de la crise ivoirienne et contribue à placer la question des infrastructures et du développement au cœur de l’agenda international du G20. Il est alors administrateur de l’AFD et de sa filiale PROPARCO.

Rémy Rioux a par ailleurs exercé des missions de contrôle dans les secteurs de l'énergie et de la défense à la Cour des comptes entre 1997 et 2004. Il a travaillé au ministère de l’intérieur de 2000 à 2002, au sein du cabinet du ministre Daniel Vaillant, en charge notamment du budget et du passage à l’euro. Il a également exercé des fonctions à l’Agence des participations de l’Etat, de 2007 à 2010, comme directeur de participations en charge des secteurs des transports et des médias, participant au conseil d’administration de différentes entreprises (SNCF, RATP, ADP, Renault, France Télévisions, France Médias Monde, Arte, le Grand Port Maritime du Havre).

En 2012, directeur de cabinet du ministre de l’Economie, des Finances et du Commerce extérieur, Pierre Moscovici, il participe activement à la redéfinition des relations économiques entre l'Afrique et la France et aux travaux menés par Jacques Attali sur la francophonie économique. Deux ans plus tard, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, le nomme secrétaire général adjoint du Quai d’Orsay, en charge notamment des questions économiques. A ses côtés, il pilote le volet financier des négociations pour la COP21.

Après l’annonce par le Président de la République, en septembre 2015, d’une relance de la politique française de développement à travers la hausse des financements de 4 milliards d’euros d’ici 2020, pour atteindre 12,5 milliards d’engagements annuels, (dont 5 milliards d’euros en faveur du climat), il est chargé d'une mission de préfiguration du rapprochement entre l'Agence Française de Développement et la Caisse des Dépôts qui doit doter la France d’un outil à même de relever les défis des Objectifs du développement durable.

Homme de dialogue et de conviction, il est très attaché au Massif central, en particulier à la Corrèze et la Lozère, où il séjourne fréquemment, avec sa femme et ses trois enfants.


Dates clefs

  • 26 juin 1969 : Naissance à Neuilly-sur-Seine, France
  • 1997 : auditeur à la Cour des comptes à sa sortie de l’ENA (promotion Marc Bloch), il y deviendra Conseiller Maître en 2013
  • 2001 et 2002 : conseiller budgétaire au cabinet de Daniel Vaillant au ministère de l’Intérieur
  • 2003 : missions de contrôle dans les secteurs de l’énergie et de la défense à la Cour des Comptes
  • 2004 : direction du Trésor, Chef du bureau de la coopération monétaire et du développement avec les pays d’Afrique, des Caraïbes, du Pacifique et de la zone franc
  • 2007 : sous-directeur des transports et de l’audiovisuel de l’Agence des participations de l’Etat
  • 2010 : sous-directeur des affaires financières internationales et développement à la direction générale du Trésor
  • 2012 à 2014 : directeur du cabinet de M. Pierre Moscovici au ministère de l’Economie et des Finances
  • 2014 : secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, chargé notamment des affaires économiques
  • 2015 : responsable des questions financières au sein de l’équipe française de négociation pour la COP21.
  • Juin 2016 : nommé 11ème Directeur général de l’Agence Française de Développement.


Renforcement de la coopération France-Togo : inauguration du centre de formation "CFMI "

06/05/2016

Le président de la République, Faure Gnassingbé et le secrétaire d'État au Développement et à la francophonie, André Vallini, ont inauguré le 4 mai dernier, le Centre de formation aux métiers de l’industrie , situé dans la zone portuaire de Lomé. Il s'agit d'un centre de formation à caractère national et sous- régional, construit dans le cadre du partenariat France-Togo.

Emplois pour les jeunes, compétences adéquates pour les entreprises
 
Faure Gnassingbé et André Vallini ont visité le Projet de modernisation de la formation professionnelle en partenariat avec le secteur privé , un projet emblématique mis en œuvre et soutenu par la France dans le secteur de la formation professionnellle.

Financé à hauteur de 6 millions d’euros par l’AFD, le projet consacre 4 millions d’euros, soit environ 2,623 milliards de francs CFA à sa première composante : la création du Centre de formation aux métiers de l’industrie – CFMI .

Les apprenants en salle de cours théoriques

Le centre a pour vocation de répondre aux besoins des entreprises industrielles du Togo en mettant à leur disposition une main d’œuvre qualifiée et opérationnelle. Afin de garantir l’implication des entreprises dans la gestion du centre et de veiller à l’adaptation des offres de formations à leurs besoins, l’État togolais a officiellement délégué la gestion du CFMI à l’Association pour la formation aux métiers de l’industrie.
 
“ Ce centre est novateur: il fonctionne pour et par les entreprises, afin d'assurer une parfaite adéquation entre l'offre de formation et les besoins d'une industrie et de services modernes. On y apprend les métiers d'aujourd'hui et de demain. On s'y confronte aux réalités du monde du travail.” a affirmé le secrétaire d'État, André Vallini.

 



 
   
1000 bénéficiaires par an
 
Situé dans la zone portuaire, où se trouve la majeure partie des entreprises et industries implantées au Togo, le CFMI propose des formations initiales qualifiantes et continues dans les cinq filières industrielles suivantes : métallerie-soudure, mécanique industrielle, mécanique diesel, électromécanique, et climatisation et froid industriel.
 
En pratique à l'atelier
© Photos CFMI

Depuis son ouverture en juillet 2015 à ce jour, le centre a formé 80 jeunes diplômés dont 5 jeunes femmes à la Formation initiale et plus de 200 ouvriers et techniciens d’une quinzaine d’entreprises présentent au Togo.
Avec plus de 1000 bénéficiaires par an en moyenne, le projet contribuera significativement à  l’effort national de formation technique industrielle prévu dans le Plan sectoriel de l’éducation (PSE 2010-2020).
 
L'AFD et le Gouvernement togolais envisagent une phase 2 du projet qui permettrait d'ouvrir de nouvelles filières et de renforcer de façon définitive les activités du CFMI .
Ont pris part à la cérémonie d’inauguration, le premier ministre, le président de l’Assemblée nationale, les membres du gouvernement, l’ambassadeur de France au Togo, le directeur de l’AFD Lomé, Benoît Lebeurre, les représentants des entreprises du secteur industriel togolais et d’autres acteurs du secteur privé togolais.
 
Le président et le secrétaire d'État coupant le ruban
 
 


Jeunesses sahéliennes : dynamiques d’exclusion, moyens d’insertion

29/03/2016

Région marquée par une croissance démographique avoisinant les 3% par an, le Sahel se distingue par la jeunesse de sa population. La caractérisent aussi la montée de l’insécurité, notamment sous l’effet de groupes terroristes installés dans la zone, et le désœuvrement des jeunes, dont une proportion très importante selon les territoires serait hors de l’emploi et de la formation. Dans ce contexte, l’insertion des jeunes, leur contribution à un développement économique et sociale durable, est une priorité de premier ordre pour les gouvernements des pays concernés. Elle est aussi devenue un enjeu de sécurité majeur pour ces Etats et leurs partenaires techniques et financiers, confrontés à l’internationalisation des activités des groupes terroristes transnationaux, qui ont fait du Sahel une de leur région d’implantation, et de la jeunesse un vivier de recrutement.

 
 
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