Éducation, formation, emploi : la jeunesse au coeur du développement

À la une

Un projet pionnier pour la relance de l’éducation dans une zone vulnérable

12/02/2016

Les violences entre 2011 et 2013 dans la région de Gao, au Mali, ont eu pour conséquence l’effondrement du système éducatif… Comment relancer une politique éducative, essentielle à l’amélioration des conditions de vie et à la lutte contre l’exclusion sociale, lorsque les écoles sont en partie détruites et les professeurs partis et que les services de l’Etat, eux-mêmes, sont démunis ? Comment faire travailler ensemble collectivités, ONG et services de l’Etat ?

C’est ce que nous expliquent dans cet entretien croisé, Emilie Garet, chef de projet PAQAMA pour l’AFD et Amadou Déguéni, ex-directeur de l’Académie d’Enseignement de Gao.

L’heure de la rentrée a sonné !

02/02/2016

385 jeunes débutent leur formation professionnelle en apprentissage à travers le projet d’Appui à la Formation Professionnelle et à l’Insertion des Jeunes lancé le 29 janvier 2016 à Abomey (Centre du Bénin). L'AFD, partenaire du projet, a participé au lancement en présence du représentant de l’ambassadrice de France et d’une forte représentation des ministères concernés.

Un réseau de 22 centres de formation

Répartis dans 22 centres de formation partenaires, cette première vague de jeunes, qui sera complétée en septembre par d’autres groupes, entame sa formation au Certificat de Qualification Professionnelle dans des filières diverses telles que froid/climatisation, mécanique, soudure métallique…Pour les accompagner au mieux, plus de 1000 artisans patrons verront leurs capacités renforcées tant en termes de pratiques professionnelles qu’en compétences pédagogiques.Les 22 centres de formation professionnelle de la zone, qu’ils soient publics, privés ou communaux, seront appuyés en termes d’équipement mais aussi sur le volet renforcement de compétences grâce à des formations, une mise en réseau et l’ouverture de nouvelles filières de formation correspondantes aux besoins des bassins d’emplois.

Un représentant des patrons a rappelé aux jeunes qu’il ne s’agit « pas uniquement d’un diplôme, ce qui compte, c’est d’acquérir un savoir-faire et de viser l’emploi ». Les jeunes seront également accompagnés par les cadres locaux d’appui à l’insertion (CLAI), structure en cours de mise en place par les municipalités afin de favoriser l’auto-emploi ou le salariat.

Le groupe des apprenants

Avec plus de 75 000 nouveaux jeunes demandeurs d’emploi par an, le projet d’Appui à la Formation Professionnelle et de l’Insertion des Jeunes (AFPIJE) entend répondre à la priorité du gouvernement d’assurer une adéquation entre la formation et les besoins du secteur privé. Le Bénin poursuit son engagement envers l’emploi des jeunes et un nouveau concours est aujourd’hui instruit visant notamment à appuyer les lycées techniques pour un meilleur accès à la formation et en garantissant une meilleure qualité de celle-ci.



L’AFD consent 5 millions d’euros à trois ONGs pour soutenir l’accueil des réfugiés syriens de la région du Moyen-Orient

20/01/2016

Marie-Hélène Loison, directrice du département Méditerranée-Moyen Orient à l’AFD et Thierry Mauricet, Directeur Général de l’ONG Première Urgence Internationale ont signé ce jour à Paris une convention de financement d’un montant de 3 millions d’euros en faveur de projets dans les domaines de la santé, de l’éducation et du support psycho social au Liban, en Jordanie et dans le Kurdistan irakien.   Ce financement vient compléter la subvention allouée par l’AFD le 19 janvier à deux ONG libanaises : Amel et Arcenciel pour un montant d’un million d’euros chacune.

 

L’organisation Amel privilégie l’accès à la santé en tant qu’outil de prévention des tensions. Ainsi dans trois régions du Liban, l’ONG va permettre l’accès de 56000 libanais et syriens à un service de santé de qualité, la participation de ces publics à des sessions de sensibilisation, l’accès des personnels de santé à une formation pour accompagner leurs publics dans une meilleure appréhension du conflit. Enfin des ateliers d’échanges de bonnes pratiques seront mis en place entre 50 représentants d’organisations d’agences publiques nationales, d’organisations locales et non-gouvernementales. 
 
L’organisation Arcenciel va, quant à elle, développer pendant deux années, l’accompagnement des réfugiés au sein de neuf municipalités réparties dans le pays. Le projet structuré autour de 4 volets va permettre la formation des travailleurs communautaires, un accès facilité des publics aux services sociaux, une offre de formations professionnelles en direction des femmes et la prise en charge psychosociale de 1600 personnes. 
 
Ces trois subventions ont été attribuées suite à la diffusion, par l’AFD en juillet 2015, de l’appel à projets « crise et sortie de crise » qui répond à l’obligation d’aider durablement les Etats de la région dans la gestion des effets de l’accueil massif des réfugiés, faute de perspective rapide de résolution du conflit. En effet, face à une crise qui s’inscrit désormais dans la durée, il est essentiel d’apporter un soutien aux Etats et aux acteurs de la société civile de la région du Moyen-Orient dans l’accueil des réfugiés syriens. 
 
Le soutien de l’AFD, porte spécifiquement sur le renforcement des services sociaux offerts aux réfugiés et aux communautés hôtes et doit permettre la réduction des tensions entre communautés et une meilleure coordination entre acteurs et les synergies de travail dans le respect des politiques nationales définies par les autorités.

 

En savoir plus sur les projets d'appui au réfugiés syriens au Liban



L’AFD fait sa rentrée des classes au Niger sous le signe du Genre

19/10/2015

À l’invitation de la ministre de l’Éducation primaire du Niger, l’AFD s’est rendue à Dosso le 1er octobre pour la cérémonie de lancement de la rentrée scolaire. Cette rentrée était placée sous le signe du genre avec le lancement de la Stratégie d’Accélération de la Scolarisation de la Jeune Fille.

Dans un pays où les inégalités d’accès et de maintien à l’école pour les filles sont fortes, cette sensibilisation permet de mobiliser tous les acteurs autour de cet enjeu majeur pour le développement socio-économique du Niger.

Cette stratégie repose sur deux principes fondamentaux : la responsabilisation des communautés et le développement du partenariat. Elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme Sectoriel pour l’Education et la Formation (PSEF) qui prévoit des mesures spécifiques d’appui à la scolarisation des filles.

L’AFD appuie fortement cette approche sectorielle en contribuant, à hauteur de 12 millions d’euros, à un fonds commun auquel participe aussi le Partenariat Mondial pour l’Education et la Coopération Suisse.
Par ailleurs l’AFD, en tant que chef de file des partenaires techniques et financiers du secteur de l’éducation, a prononcé un discours de soutien à un enseignement de qualité accessible à tous, et auquel doivent contribuer tous les acteurs, tant au niveau central que déconcentré.
 

Crédit photo : AFD Niamey - Cynthia MELA

La journée mondiale des enseignants
Toujours au titre de chef de file des partenaires Techniques et Financiers du secteur de l’éducation, l’AFD a par ailleurs participé à la Journée mondiale des Enseignants le 5 octobre dernier. L’AFD a été invitée à remettre un des prix aux meilleurs enseignants du pays. Elle a ensuite été reçue par son Excellence le Président de la République, M. Mahamadou Issoufou, lors d’une réception organisée en l’honneur de ces enseignants méritants.
 

 

Crédit photo : ONEP



Formation professionnelle, alternance et nouvelles technologies : l'innovation au service du développement à Madagascar

01/10/2015

Jeudi 1er octobre, l’AFD et la Chambre de Commerce et d'Industrie d’Antananarivo ont signé une convention de financement en présence du Premier Ministre de Madagascar et d’une large délégation de membres du Gouvernement. Cette subvention permettra la création d’une école d’informatique où chaque année 500 étudiants recevront  une formation d’excellence en alternance : une première à Madagascar.

La création de l’Ecole Supérieure des Technologies de l’Information (ESTI) est un signal de confiance en l’avenir et qui a su fédérer autour de lui un grand nombre de partenaires.


Le projet est porté par la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Antananarivo et les entreprises du secteur des nouvelles technologies regroupées au sein du Groupement des Opérateurs en Technologies de l’Information et de la Communication de Madagascar (GOTICOM). La Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris-Ile de France (CCIP-IF) accompagne aussi ce projet, notamment en apportant son savoir-faire et son réseau. C’est ainsi que sera créé un Master en intégration et développement et en réseaux et systèmes en co-diplomation avec ITESCIA, une des écoles de la CCIP-IF.


L’alternance au cœur du projet


En plus de ce futur Master, les étudiants seront formés au niveau licence. L’objectif, à termes, est de décerner des diplômes à 200 élèves chaque année.


La force de ce projet est de garantir une bonne adéquation entre les compétences des jeunes formés et les besoins des entreprises grâce à une formation qui alterne des cours à l’école et de l’apprentissage en entreprise. Ce dispositif d’alternance, qui sera une première à Madagascar, est particulièrement efficace comme le montre le très bon taux d’insertion des diplômés de  l’école française ITESCIA, le partenaire pédagogique du projet.


Un financement de 2,5 millions d’euros de l’AFD


La création de l’ESTI, qui impliquera une étroite collaboration entre les entreprises du secteur et les administrations publiques concernées, est soutenue par un financement de l’AFD à hauteur de 2 millions d’euros qui serviront à la réhabilitation des bâtiments, l’acquisition de matériels pédagogiques de pointe, le montage des programmes, la formation des enseignants et au fonctionnement initial de l’ESTI.


Parallèlement au projet d’école, une subvention de 500.000€ permettra la réalisation d’une étude sur l’opportunité et la faisabilité d’une mise en place d’un fonds de financement de la formation professionnelle. Actuellement  la formation professionnelle mobilise moins de 1% du budget de l’Etat et moins de 4% du budget dédié à l’Education, il est donc essentiel qu’un mécanisme de financement partagé de la formation professionnelle soit mis en place à Madagascar.


Cette étude d’envergure nationale impliquera des concertations à très haut niveau avec des représentants du secteur privé (organisations patronales, organismes consulaires, branches professionnelles), des représentants des salariés (fédération de syndicats) et des représentants de l’Etat. Si la faisabilité d’un tel fonds est confirmée par l’étude, l’AFD s’est déjà dite prête à accompagner sa mise en place effective.



"Investir dans l'éducation en Afrique est un pari gagnant"

28/09/2015

Tribune de Virginie Bleitrach, Responsable de la Division Education, Formation et Emploi, parue dans Le Monde.

 

Alors que les enfants retrouvent le chemin de l’école, le sommet des Objectifs de développement durable s’est ouvert vendredi 25 septembre à New York, pour fixer de nouveaux objectifs universels, notamment en matière d’éducation : quinze ans après le Sommet de Dakar et le lancement des Objectifs du millénaire.

 
 
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