Éducation, formation, emploi : la jeunesse au coeur du développement

À la une

Deux nouvelles conventions destinées à financer le secteur éducatif marocain

22/06/2017

Mohamed Boussaid, ministre de l’Economie et des Finances, Mohamed Hassad, ministre de l’Education Nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Jean-François Girault, ambassadeur de France au Maroc, et Eric Baulard, directeur de l’AFD au Maroc, ont signé le 22 juin 2017 à Rabat deux conventions de financement visant à soutenir la stratégie marocaine de l’éducation . Ces conventions sont sous la forme d’un prêt concessionnel de quatre-vingt millions d’euros et d’une subvention de cinq cent mille euros.

La question de la qualité de l’enseignement est au cœur de ces nouveaux financements qui seront  ciblés sur 3 sujets clefs de la stratégie marocaine : 

  • Le premier axe de ce programme : « Assurer l’équité de l’accès à une éducation de qualité et l’égalité de chances de tous les élèves » doit permettre  la réduction des inégalités dont celle entre les hommes et les femmes puisque son objectif est de rehausser le taux de scolarisation des filles au collège de 34 à 42% en milieu rural.
  • Le second axe : « Promouvoir des parcours diversifiés vers l’excellence et l’insertion professionnelle en réponse aux besoins du développement économique et social du Maroc »  doit permettre au programme d’augmenter de 12 493 à 77 100 le nombre d’élèves en sections internationales dont la majorité en sections françaises ainsi que de 2 700 à 30 000 le nombre d’élèves scolarisés dans les filières du baccalauréat professionnel.
  • Le troisième axe du programme « Moderniser la gouvernance du système éducatif » soutient les AREF, en particulier dans les zones plus rurales, où huit millions de ce financement seront dédiés à la réhabilitation et la création de nouveaux établissements dans les deux nouvelles AREF de Draa Taffilat et Beni Melal Khenifra. 

Enfin la subvention de 500 000 euros permettra de financer la formation des enseignants, particulièrement en Français, en s’appuyant sur un partenariat entre les ministères de l’Education français et marocain.

Ces financements s’intègrent dans la stratégie de l’AFD en soutien du continuum Education – Formation – Emploi, ce projet devant faciliter le lien entre le monde de l’éducation et celui de l’enseignement supérieur et la formation professionnelle, en particulier par la promotion de l’enseignement des langues.
 



L’aéronautique, une voie d’avenir pour les jeunes tunisiens ?

16/05/2017

Le Centre d’excellence dans les métiers de l’industrie aéronautique d’El Mghira, dans le Grand Tunis, a été inauguré le 16 mai 2017. Financé par l’AFD et soutenu par les entreprises locales, le centre offrira des formations professionnalisantes aux jeunes dans un secteur porteur de l’économie.

Former les jeunes aux métiers de l’aéronautique…

Le Centre d’excellence dans les métiers de l’industrie aéronautique (CEMIA) proposera six formations spécialisées en alternance et accueillera jusqu’à 570 stagiaires. Avec ces formations de deux ans, les jeunes accéderont au brevet de technicien professionnel (BTP) avec, en fin de cursus, des compétences spécifiques. 

Et l’accès à des métiers de l’aéronautique : ajusteur-monteur de structures d’aéronefs, chaudronnier, stratifieur-drapeur en matériaux composites, technicien de traitement de surface et peinture, monteur-câbleur ou encore technicien en fabrication mécanique sur machines à commande numériques. 

Aménagé sur un terrain de deux hectares, dont 6500 m² de bâtiments pédagogiques, ce centre flambant neuf comprend 10 ateliers, un laboratoire d’informatique, un laboratoire de contrôle, un laboratoire d’électricité et électronique et 6 salles d’enseignement.

 

… Et professionnaliser les équipes enseignantes

L’AFD a soutenu ce centre via une subvention de l’État français de 3,3 millions d’euros. 

Cette aide s’est également concentrée sur la professionnalisation des équipes du centre : des actions de renforcement de capacités techniques et pédagogiques ont été réalisées avec Expertise France et le Centre technique des industries mécaniques et électriques (CETIME) du ministère de l’Industrie. 

 

Un centre qui implique les entreprises

Le centre d’El Mghira est le fruit d’une coopération technique franco-tunisienne exemplaire. Cette coopération avait aussi mobilisé les branches professionnelles des deux pays afin d’étudier la faisabilité du centre.

Mais le CEMIA est aussi le résultat d’une collaboration étroite entre le secteur public et privé. Dès la phase de conception, les entreprises tunisiennes ont contribué à l’aménagement du centre en partenariat avec l’Agence tunisienne de la formation professionnelle (ATFP). 

Aujourd’hui, les entreprises restent associées à la gouvernance du centre. Divers acteurs du privé ont représenté les entreprises de Tunisie : la Fédération nationale de la mécanique, la Fédération nationale de l’électricité mais aussi le groupement des industries tunisiennes aéronautiques et spatiales et le groupement d’entreprises « le PARC » STELIA et ses partenaires.

 

Des compétences pour s’insérer sur le marché du travail

Grâce à cette logique gagnant-gagnant, les jeunes trouvent des terrains d’apprentissage propices qui facilitent leur insertion vers l’emploi et les entreprises bénéficient d’une main d’œuvre qualifiée.

Cette initiative complète un large dispositif français d’appui à formation professionnelle en Tunisie : en 20 ans, l’AFD a financé un quart des centres du pays et soutient la réforme du secteur. Une réforme tournée vers l’insertion des jeunes tunisiens sur le marché de l’emploi.



Éducation, formation et emploi : La stratégie de l'AFD pour 2016-2020

24/04/2017

Les équipes en charge des thématiques de l’éducation de la formation et de l’emploi ont présenté le vendredi 3 mars 2017 aux partenaires extérieurs la stratégie 2016-2020 du groupe AFD sur ces secteurs.

La concertation a réuni des représentants d’ONG, du secteur privé, des partenaires sociaux, des institutions internationales mais également des chercheurs et des opérateurs d’expertise publique impliqués sur ces sujets avec la Participation du Ministère des Affaires Etrangères.

 

Éducation, formation et emploi : pour un avenir en commun (teaser)

 

 

Éducation, formation et emploi : Le regard des partenaires sur la stratégie de l’AFD

Découvrez en image ce que pensent les partenaires de l’AFD de la stratégie d’intervention 2016-2020 en matière d’éducation, de formation et d’emploi. De la Coalition des ONGs pour l’éducation, au Centre International d’Études Pédagogies en passant par un chercheur indépendant ou encore un organisme représentant d’une branche professionnelle, les acteurs décryptent le positionnement et la vision proposée par l’AFD en écho à leurs priorités.

 

 

Éducation, formation et emploi : Pour un avenir en commun

Parce que l’AFD croit en la jeunesse, elle présente une stratégie partenariale renouvelée 2016-2020 dans les secteurs de l’éducation, de la formation et de l’emploi « pour un avenir en commun » en image.

 

 La conférence



L’enseignement secondaire désormais plus accessible à la communauté d’Agbatitoé !

15/03/2017
Insuffisance d’infrastructures scolaires, de matériels didactiques, d’enseignants… L’école togolaise est confrontée à de nombreux problèmes. L’enseignement est ainsi devenu une priorité pour le Togo, soutenu dans ses efforts par l’AFD. Dans la petite ville d’Agbatitoé, c’est un collège flambant neuf qui permettra aux jeunes de poursuivre leurs études dans de meilleures conditions.
 
L’école pour tous au Togo
 
La communauté d'Agbatitoé, une localité de la préfecture de Haho dans la région des Plateaux, est désormais dotée d’un collège d’enseignement général flambant neuf ! L'établissement scolaire, inauguré dans le cadre d'une visite terrain de l'ambassadeur de France au Togo, est le fruit du projet d’appui à la réforme du collège (PAREC) soutenu par l'AFD.
 
Depuis plus de trois ans, l’AFD accompagne ainsi les autorités togolaises dans la mise en œuvre du Plan sectoriel de l’éducation à travers le financement de ce programme à hauteur de 8 millions d'euros.
 
Le projet entend améliorer les capacités d’accueil des collèges, l’équité, la qualité et la gestion locale participative dans les régions cibles (Maritime et Plateaux). Il poursuivra l’appui au plan de relance de la formation initiale des instituteurs et de renforcement du ministère de l’Éducation.
 
 
La scolarisation des filles au cœur de l’action
 
La deuxième partie du projet mêle un accès élargi à l’éducation et un accent mis sur la scolarisation des filles, autre enjeu fort en région où les disparités entre garçons et filles sont frappantes. Spécifiquement, le projet permettra :
  • d’augmenter les capacités d’accueil de l’enseignement général dans les deux régions prioritaires (Maritime et des Plateaux) par la construction des infrastructures scolaires de proximité en approche communautaire ;
  • et de promouvoir l’équité par la mobilisation sociale dans les collèges de ces régions pour la scolarisation des filles.
 
Au total, 30 collèges seront construits dans les deux régions (15 collèges par région), tous équipés d’un ouvrage d’eau potable. Trois d’entre eux, comme celui d’Agbatitoé, ont été déjà construits dans les Plateaux.
 
La visite de l’ambassadeur a également permis de découvrir d’autres infrastructures financées par la France dans cette région. Elle a surtout permis la mise en place d’un espace de dialogue permanent et d’échanges entre les bénéficiaires et l’ambassade.
 
La cérémonie d'inauguration s'est déroulée en présence du ministre de l'Enseignement primaire, secondaire et de la Formation professionnelle et de représentants des ONG Aide et Action et Plan international Togo , toutes deux partenaires du PAREC.
 
Le ministre et l'ambassadeur de France à la coupure du ruban - © AFD 2017


L’AFD se mobilise pour l’emploi des jeunes dans la région de Médenine

06/03/2017

Afin de relever le défi de l’emploi des jeunes en Tunisie, l’Agence renforce son soutien à la formation professionnelle en finançant la mise à niveau et la création de quatre centres spécialisés dans la région fragilisée de Médenine, au sud-est du pays. Un appui qui associe monde de la formation et monde de l’entreprise.

 

Une jeunesse tunisienne en quête d’avenir

En Tunisie, 18 % des jeunes sont sans activité et les diplômés du supérieur sont les plus touchés : 33 % d’entre eux cherchent un travail. En cause ? Une économie en berne et une inadéquation entre les compétences et les besoins des entreprises. 

Afin de faire bouger les choses et de soutenir l’emploi dans la région de Médenine, l’AFD renouvelle son soutien via un financement de 17,8 millions d’euros. Un soutien qui, sur le terrain, se concrétise par :

  • la réhabilitation du centre en soudure et construction métallique de Menzel Bourguiba en fonctionnement depuis 2014 ;
  • la création d’un centre dans les métiers du bâtiment de Kabaria-Ibn Sina, inauguré en 2014 ;
  • la restructuration du centre de formation de Mghira, destiné à devenir un pôle d’excellence dans les métiers de l’aéronautique ouvert en octobre 2016 et qui fera l’objet d’une prochaine inauguration ;
  • et enfin la création du centre en construction métallique et soudure de Médenin e qui a été visité et inauguré par le chef du gouvernement Youssef Chahed le 6 mars dernier.

 

 

Focus sur le centre de Médenine

Ce centre de formation dédié à la construction métallique et à la soudure, implanté sur un terrain 2,8 hectares, dispose d’une superficie couverte de 8000 m2. Il comporte 4 salles informatiques, 7 salles d’enseignement et 6 plateformes techniques de formation. 

À terme, une dizaine de spécialités, toutes assurées dans un cadre d’alternance, devraient y être dispensées et 740 stagiaires pourront être accueillis. 

Les formations, d’une durée d’un ou deux ans, permettront à des jeunes d’accéder au Certificat d’aptitude professionnelle (CAP) et au Brevet de technicien professionnel (BTP) et de devenir soudeurs monteurs, charpentiers métalliques, menuisiers aluminium et PVC, tuyauteurs et chaudronniers industriels ou encore chefs d’équipe et techniciens dans ces différentes spécialités.

 
Coopération public-privé
 
L’appui apporté par l’AFD ne s’est pas limité au financement de la construction des bâtiments et aux matériels et équipements pédagogiques : il a permis également de développer les ressources humaines du centre par des actions de renforcement de capacités techniques et pédagogiques de son équipe.
 
Le centre de Médenine est également le fruit d’une coopération technique française et tunisienne, à travers la mobilisation des branches professionnelles des deux pays mais aussi d’une coordination entre le secteur public et privé : les entreprises représentées par l’ UTICA ont elles aussi participé à la conception du centre aux côtés de l’ Agence tunisienne de la formation professionnelle (AFTP). 
 
 
Programme Tounes Tekhdem : quels résultats ?
 
L’inauguration du centre de Médenine a coïncidé  avec la fin du programme Tounes Tekhdem de Mercy Corps , lui aussi basé dans la région et financé par l’AFD. 
 
Ce programme d’1,5 million d’euros  en faveur du soutien à l'emploi et à l'entrepreneuriat des jeunes, démarré en novembre 2012, a rencontré un grand succès, notamment grâce à ses approches innovantes pour améliorer le lien entre formation-insertion-emploi et entrepreneuriat afin d’augmenter l’inclusion financière des jeunes (18-30 ans) et leurs compétences et pratiques entrepreneuriales. 
 
Un programme qui a aussi permis d’implanter une plateforme multi-acteurs dont l’objectif est de contribuer à l’amélioration de la qualité et de l’accès aux services d’appui à l’entrepreneuriat dans la région.
 
Le centre de formation professionnelle de Médenine a d’ailleurs bénéficié  des initiatives innovantes développées par Tounes Tekhdem en accueillant dès son ouverture un« Club Entreprendre ». 
 

 

 

L’objectif de ces Clubs, conçus par Mercy Corps avec l’appui financier de l’AFD, est de développer une culture entrepreneuriale chez les jeunes apprenants en multipliant leurs opportunités d’employabilité en sortie du centre, aussi bien à l’échelle nationale qu’à l’international et ce en tant que salarié ou futur entrepreneur.
 


L’AFD investit 60 millions d’euros au Niger pour l’insertion des jeunes et le programme Kandadji

13/02/2017

Depuis quelques années, l’AFD a augmenté significativement ses financements au Niger, notamment par des dons en lien avec la priorité géopolitique donnée au Sahel. L’AFD a ainsi multiplié par 6 ses efforts depuis 2009 et a investi en 2016 plus de 90 millions d'euros au Niger.

Pour les prochaines années, les engagements de l’AFD au Niger devraient encore progresser, notamment en poursuivant son appui au développement des infrastructures (dans le secteur des énergies renouvelables en particulier) ou en soutenant la politique sectorielle d’éducation.

À l’occasion de la visite du Premier ministre du Niger Brigi Rafini à Paris le 7 février 2017, Philippe Bauduin, directeur général adjoint de l’AFD, a signé deux accords pour des projets financés dans ces deux secteurs pour un montant de 60 millions d'euros.

 

Un projet innovant en faveur de l’insertion des jeunes dans une zone touchée par Boko Haram

L’AFD a signé une convention de financement de 10 millions d'euros pour un projet d’insertion sociale et professionnelle des jeunes dans la région de Diffa, fortement touchée par la crise liée à Boko Haram, qui sera mis en partie en œuvre par des ONG françaises et nigériennes (groupement Care - Aide et action - Plan International associé à 3 partenaires locaux : Nigetech, AREN et Karkara).

Le projet « Jeunesse Diffa » répond à un enjeu majeur pour la stabilité du Niger et s’inscrit dans l’Initiative Lac Tchad annoncée par le Président de la République française au sommet d’Abuja en mai 2016 et la déclinaison du Plan Sahel de l’AFD .

Il doit permettre d’apporter une réponse opérationnelle à la crise et à la lutte contre les vulnérabilité s qui touchent plus spécifiquement la région de Diffa, fortement fragilisée par les incursions de Boko Haram.


Un contexte marqué par une crise sécuritaire, économique et humanitaire

Dans un contexte marqué par une triple crise, sécuritaire (Boko Haram), économique et humanitaire, la jeunesse de Diffa (70 % de la population a moins de 25 ans) se retrouve exclue des dynamiques de développement économique et social et apparaît directement confrontée à la montée de la violence et aux tensions inter communautaires qui fragilisent la cohésion sociale de la région.

L’État nigérien souhaite retrouver un positionnement légitime au niveau local en garantissant l’accès à des services de base de qualité et en assurant la transition vers un développement économique et social normalisé.

Le projet Jeunesse Diffa s’inscrit donc dans une logique d’intervention à double temporalité permettant d’appuyer le relèvement / développement de la région.

 

Un projet à la fois innovant et flexible

« Ce projet est construit sur un mode opératoire adapté issu des réflexions de l’AFD sur les contextes de crise. Il est à la fois innovant, car il permet de mobiliser le savoir-faire d’opérateurs de terrain en optimisant l’appropriation par les acteurs publics et l’inscription des actions sur le long terme, et flexible, car il est basé sur un dispositif de co-construction entre autorités locales et ONG, et est accompagné  par un suivi évaluation renforcé permettant des adaptations de la logique d’intervention au fil de l’eau », a déclaré Philippe Bauduin.

 

Le Premier ministre du Niger Brigi Raffini, Hassoumi Massoudou, ministre des Finances,
Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur français et Philippe Bauduin,
lors de la signature de la convention le 7 février à Paris

 

Un soutien confirmé à un programme structurant pour le Niger : le programme Kandadji

L’AFD a également signé un protocole d’accord confirmant l’engagement de l’AFD à cofinancer (aux côtés de la Banque mondiale ) la centrale hydroélectrique de Kandadji pour 50 millions d'euros en prêt, dans le cadre du programme de régénération des écosystèmes et de mise en valeur de la vallée du fleuve Niger conçu autour du barrage du même nom.


Depuis les années 1970, le Niger a connu des sécheresses répétées et des débits très faibles dans le fleuve Niger, ce qui a fortement limité l'agriculture, aggravé la sécurité alimentaire et perturbé l'approvisionnement en eau potable.

Au cours de ces dernières années, l’alimentation en énergie électrique du pays a connu par ailleurs d’importantes perturbations, conséquences de la tension entre la forte augmentation de la demande en électricité que connaît le Niger (9 % par an depuis dix ans) et des capacités de production ou de transport qui arrivent à saturation.

 

La sécurisation énergétique, un facteur clé du développement

Le gouvernement nigérien, sous l’impulsion de son Président de la République, a fait de la sécurisation énergétique le facteur clé pour permettre le développement d’une économie compétitive et diversifiée.

Au sein de ce Plan, le Programme « Kandadji », cofinancé pour environ 1 milliard de dollars par de nombreux bailleurs et lancé depuis 2008, est considéré comme prioritaire et transformationnel pour le pays.

Ce Programme vise l’atteinte des résultats suivants :

  • la construction d’un barrage multi-usages, situé sur le fleuve Niger ;
  • la construction d’une centrale hydro-électrique de 130 MW ;
  • la construction d’une ligne haute tension d’évacuation de 132 KV ;
  • et l’aménagement de terres agricoles pour l’irrigation.

Face à la dégradation continue des ressources du bassin du fleuve Niger au Niger, le programme doit permettre également la préservation et la régénération des écosystèmes du bassin par la régulation du débit du fleuve.

 

L’AFD contribue à la réalisation du programme pour un montant final de 89 millions d'euros à travers 3 volets :

  1. des plans de développement locaux, à hauteur de 14 millions d'euros (subvention accordée en 2014) ;
  2. des périmètres irrigués pour 25 millions d'euros (prêt prévu en 2018) ;
  3. la centrale hydroélectrique pour 50 millions d'euros (prêt), en cofinancement avec la Banque mondiale (155 millions d'euros). L’objectif du projet de centrale hydro-électrique est de contribuer à l’augmentation et à la sécurisation des capacités de production électrique du pays. L’électricité produite, estimée à 630 GWh par an, sera évacuée vers Niamey et pourra également, en cas de surplus en saison des pluies, être exportée vers des pays voisins.

« L’AFD est engagée aux côtés des autorités nigériennes pour assurer le succès de ce projet structurant pour le Niger », s’est félicité Philippe Bauduin.

 



 
 
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