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Réforme des finances publiques : former les acteurs du changement

21/04/2016

Dans le cadre de la réforme des finances publiques lancée par le gouvernement camerounais, l’AFD et le Pôle de Dakar* ont commencé la formation d'une vingtaine de fonctionnaires afin qu'ils puissent à leur tour à former leurs collègues aux nouvelles règles de la gestion budgétaire axée sur les résultats.

La réforme des finances publiques : un effort ambitieux pour mieux gérer les deniers de l’Etat

Depuis 2007, le Cameroun s’est fixé comme objectif d’adopter un nouvel outil : le budget-programme. Cette innovation, déjà déployée dans de nombreux pays, vise à faire du budget de l’Etat un véritable instrument de pilotage des politiques publiques. Elle effective au Cameroun depuis le 1er janvier 2013.

Auparavant, l’accent était davantage mis sur la dépense que sur les résultats à atteindre. Le budget était présenté par type de dépenses et administration publique alors qu’il est désormais présenté par politique publique (ou « programme ») avec des actions précises à financer et des indicateurs de performance permettant de contrôler si l’objectif est atteint.

Pour renforcer la transparence, chaque ministère se voit confié un nombre précis de programmes, pilotés par des responsables chargés d’atteindre les objectifs fixés. Cette nouvelle manière de faire participe à une meilleure clarté et efficacité dans la gestion de l’Etat.

 

Adopter cette nouvelle manière de faire implique une véritable révolution de l’administration. Elle nécessite de revoir le cadre réglementaire, développer de nouvelles procédures, adapter les systèmes informatiques... Cependant, tous ces outils ne serviraient à rien si les fonctionnaires qui devaient les utiliser n’étaient pas formés. Fort de ce constat, le ministère des Finances s’est attaqué à ce défi.

Former les formateurs

Travaillant en équipe, les bailleurs de fonds se sont associés à cet effort. La GIZ allemande et l’Union européenne ont appuyé la conception d’une stratégie de formation, déclinée en plan annuel de formation. Le PNUD et la France – au travers de leur plateforme spécialisée en renforcement des capacités dans le domaine des finances publiques (« le Pôle », situé à Dakar) – ont apporté un soutien technique. L’Union européenne s’y est associé au travers de son programme de bonne gouvernance des finances publiques en zone CEMAC, le PACIE.

Dès 2011, la Division de la réforme (DREF) du ministère des Finances a constitué un premier vivier de formateurs dynamiques venant de plusieurs ministères pour former leurs pairs sur les innovations liées à la réforme. Pour mettre en œuvre le programme de formation 2016-2018 ce pool de formateurs a été récemment enrichi d’une deuxième vague de cadres motivés par la mission de formation. Au total, 55 personnes sont concernées. Il ne manquait plus à l’équipe que de s’approprier des techniques d’animation et de formation adaptées à son public.

C’est précisément pour répondre à ce besoin que l’AFD a mobilisé son université d’entreprise – le CEFEB – pour former les formateurs de la réforme. Au cours de deux ateliers tenus le mois dernier par Jocelyne Vauquelin, responsable de projets pédagogiques, avec le soutien du conseiller en finances publiques au Pôle, Daouda Kamano, le CEFEB introduit une vingtaine de formateurs du vivier aux principes d’une formation réussie. Prise de paroles en public, techniques d’animation, gestion d’apprenants adultes, scénarisation d’un parcours pédagogique – tous les sujets ont été traités. Au terme des deux ateliers, les participants étaient enthousiastes et impatients de se mettre au travail. « C’est une vraie révolution pour nous ! Nous disposons enfin des outils pour faire passer le message de la réforme » a déclaré Ndolo Ekaney, cadre au ministère des Finances. 

Une équipe d'apprenants engagée dans un exercice de teambuilding

Investir sur l’humain, investir sur l’avenir

Il s’agit maintenant au Ministère des Finances de mobiliser ces nouveaux atouts pour diffuser la réforme et les bonnes pratiques qu’il veut insuffler à l’administration camerounaise. Cet effort continuera d’être soutenu par les bailleurs de fonds, dont l’AFD via son Programme d’appui à la gouvernance financière (PAGFI).
La gouvernance financière est un nouveau secteur d’intervention de l’AFD, transféré à l’Agence par le ministère des Affaires étrangères français en 2016. 

 

*Plateforme spécialisée en renforcement des capacités dans le domaine des finances publiques, créée à l'initiative du Programme des Nations-unies pour le développement (PNUD) et de la France. "Le Pôle " est situé à Dakar.



Assainissement à Yaoundé : travailler en équipe pour réduire les risques d'inondations

21/04/2016

Une récente visite de terrain a permis de constater l’avancement des travaux sur le Projet d’assainissement de Yaoundé alliant la Banque africaine de développement, l’AFD et le Fonds pour l’environnement mondial aux côtés des pouvoirs publics camerounais.

Maîtriser le niveau des eaux : le défi de l’assainissement à Yaoundé

Yaoundé est parcourue par de nombreux cours d’eau et se trouve à la conjonction des bassins de la Mefou et de la Sanaga. Durant la saison des pluies, la capitale camerounaise se retrouve ainsi confrontée à de forts risques de crues et d’inondations. Avec le développement rapide de l’agglomération, passée de 1,8 à 2,9 millions d’habitants en dix ans, la communauté urbaine de Yaoundé n’a pas eu le temps ni les moyens de procéder aux aménagements nécessaires à l’écoulement des eaux.

C’est pour remédier à cette situation que la Banque africaine de développement (BAD) a apporté en 2006 un premier financement pour la construction d’un canal de drainage des pluies. D’une longueur de 3,5km, cet ouvrage a permis de réduire le nombre d’inondations de 15 à 3 par an. Pour faire face à la forte croissance des banlieues et améliorer ces résultats, il faut aujourd’hui prolonger ce canal. Ce nouveau chantier représente un coût important de 119 millions d’euros (78 milliards FCFA).

Les équipes de la BAD et de l'AFD sur le chantier du canal principal

Développer l’esprit d’équipe via le cofinancement

Pour permettre le bouclage financier de cet important projet visant la construction de 14 km de canaux, des actions d’aménagements connexes dans les quartiers et de gestion des déchets liquides, l’Etat camerounais, la BAD ,l’AFD et le Fonds pour l'environement mondial (FEM) ont ainsi additionné leurs forces pour permettre la réalisation de cette seconde phase du projet d’assainissement de Yaoundé.

En se concertant en amont du projet, les partenaires techniques et financiers se sont réparti la charge de travail en ciblant chacun le financement d’une composante spécifique du projet. Ainsi le FEM (3M€) a pris en charge la réalisation des études environnementales et paysagères, l’AFD (80M€) et la BAD (24M€) se sont répartis les travaux. Le financement de l’AFD vise en particulier la supervision des travaux et l’aménagement de l’aval de la rivière Mfoundi.

La visite réalisée le 8 avril dernier par M. Jean-Pierre Marcelli, Directeur du département Afrique subsaharienne de l’AFD et M. Racine Kane, Représentant résident de la BAD au Cameroun, et, a permis de constater les progrès accomplis depuis le lancement des travaux. Cette visite a montré la dynamique mise en place par l’entreprise de travaux Razel et le bureau de contrôle EGIS afin de garantir les délais et la qualité des travaux exécutés. Le calendrier d’exécution n’ayant pas connu de retard à ce jour, les travaux pourront être livrés comme prévu en fin 2018.

Ce projet illustre la volonté de l’AFD de mieux coordonner ses appuis avec les autres bailleurs de fonds présents au Cameroun, à l’image du projet du barrage de Lom Pangar (Banque mondiale, BAD, BDEAC, BEI et AFD) ,de réhabilitation de l’axe routier vers le Septentrion (BAD, BDEAC, JICA et AFD), du projet d’alimentation en eau en milieu urbain (BEI et AFD), ou le projet commun de santé (KFW et AFD).



Une autre vision du commerce : défendre les terroirs pour développer les territoires

21/04/2016

Un nouveau financement de 3,2 millions d’euros a été accordé à l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle pour soutenir le développement des Indications Géographiques à travers le continent. Ce label officiel, fortement promu par l’Union européenne, permet de mettre en valeur des produits phares de l’agriculture africaine en vue d’augmenter les revenus de leurs producteurs et de contribuer à la préservation de la biodiversité.

Produit local, commerce global : l’enjeu des indications géographiques

Comment mettre en valeur des techniques traditionnelles dans une économie moderne ? Comment transformer la richesse d’un territoire en un atout pour le commerce international ? C’est pour trouver une réponse à ces questions que l’AFD soutient l’émergence et l’enregistrement d’Indications Géographiques (IG), en particulier en Afrique subsaharienne.

L’IG est un droit de propriété intellectuelle qui identifie et protège des produits agricoles ou manufacturés originaires d’un espace géographique précis et dont les qualités sont spécifiques. Les IG défendent ainsi une vision du commerce mondial fondée sur la combinaison d’un territoire et de techniques humaines. Cette approche originale permet aux pays qui la mettent en œuvre de défendre la richesse de leur environnement et le savoir-faire de leurs producteurs.

Jusqu’ici limitées principalement aux pays de l’Union Européenne, les IG se sont considérablement développées dans les pays du Sud depuis quelques années avec l’appui de l’AFD : poivre de Kampot au Cambodge, dattes de Deglet Nour en Tunisie, café des Bolovens au Laos…

 

Le poivre de Penja, un produit aujourd'hui très recherché à l'étranger

 

 L’OAPI, cheville ouvrière de la mise en valeur des terroirs en Afrique

Pour permettre la mise en place d’IG en Afrique, la France appuie depuis 2008 l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI). L’OAPI représente un cadre règlementaire et institutionnelle exceptionnel : il s’agit en effet du seul cadre régional harmonisé de protection des IG en dehors de l’Europe, qui regroupe 17 pays africains.

Dans le cadre du Programme de Renforcement des Capacités Commerciales mis en œuvre par l’AFD, l’OAPI a pu bénéficier en 2008 d’une première subvention d’un million d’euros pour son Programme d’Appui aux Indications Géographiques (PAMPIG). Le PAMPIG a abouti à la création des trois premières Indications Géographiques Protégées d’Afrique subsaharienne : le poivre de Penja et le miel blanc d’Oku au Cameroun et le café Ziama-Macenta en Guinée. Neuf comités nationaux des IG ont également été mis en place pour servir de relai à l’effort de l’OAPI dans ses Etats membres.

Ce premier projet a montré qu’il était possible d’établir et de faire reconnaître des Indications Géographiques en Afrique subsaharienne. Ces produits sont aujourd’hui des atouts pour leur territoire. Lors de son allocution, le directeur du département Afrique subsaharienne de l’AFD, M. Jean Pierre Marcelli, a eu l’occasion de rappeler que l’AFD voit dans les IG un outil capable d’agir à la fois pour le développement rural,  la structuration des petites entreprises, l’insertion dans le commerce international et la protection de la biodiversité. A moyen terme, l’AFD veut intégrer la thématique IG dans ses stratégies de développement rural et commercial dans tous les pays où elle intervient.

 

De gauche à droite : le directeur du département Afrique de l'AFD (M. Marcelli), l'Ambassadrice de France au Cameroun (Mme Robichon), le Ministre de l'Industrie (M. Gentry) et le Secrétaire Général de l'OAPI (M. Edou Edou)

 

Pour illustrer la richesse de cette approche, il a été rappelé que le poivre de Penja a trouvé sa place sur la table de plusieurs grands chefs étoilés internationaux et ses volumes exportés ont fortement augmenté. Les populations locales sont les premières à bénéficier de ce succès : depuis l’obtention de l’IG, le prix du poivre payé aux agriculteurs a presque triplé.

Pour consolider ces acquis et permettre à des nouveaux produits de qualité de bénéficier d’un IG, l’AFD finance aujourd’hui une seconde phase via une subvention de 3 235 000 euros destinée à appuyer l’OAPI dans ses missions d’identification et de promotions des terroirs. Pour sa part l’OAPI contribuera au financement des activités par un apport d’environ 400 000 euros. Cette nouvelle convention visera également à renforcer les capacités des acteurs nationaux, premiers centres d’impulsions des indications géographiques. Le projet aidera ainsi les groupes de producteurs et les associations interprofessionnelles à se structurer tout en œuvrant pour une amélioration du contrôle des critères de qualité. 

Cette convention de financement avec une organisation régionale illustre une des approches innovantes de l’AFD : soutenir directement des organisations régionales pour trouver des solutions aux défis du développement.



Emplois pour la jeunesse : l’AFD célèbre la formation des maîtres-pêcheurs

07/03/2016

Le Cameroun et la France ont mis sur pied un programme pour former des jeunes Camerounais au métier de la pêche. Les premiers diplômés viennent de recevoir leur diplôme et s'embarquent pour la vie active.

Une réponse concrète aux difficultés de la jeunesse et du monde rural

Le Cameroun fait aujourd'hui face à deux défis : l'emploi des jeunes et la pauvreté en milieu rural.
En 2014, sept jeunes Camerounais sur dix n'arrivaient pas à trouver un emploi décent à plein-temps. Enchaînant les petits boulots, la jeunesse du Cameroun est trop souvent cantonnée aux marges de l'économie. Paralèllement, 57% de la population rurale vit en dessous du seuil de pauvreté. C'est donc pour permettre aux jeunes de devenir les acteurs de la croissance de demain que la France et le Cameroun ont mis en place un programme de formation aux métiers de l'agriculture, de l'élevage et de la pêche : AFOP .

Financé grâce au Contrat de désendettement et de développement (C2D) , le programme AFOP vise à former les jeunes entrepreneurs ruraux dont le Cameroun a besoin. Démarré en 2008, ce programme a bénéficié de plus de 40 millions d’euros grâce auxquels il a organisé l'insertion de plus de mille jeunes dans les métiers de l’agriculture et de l’élevage.

Faire de la pêche un métier ouvert à tous

Après s’être attaqué à ces secteurs, AFOP innove aujourd’hui en investissant le domaine de la pêche. Avec 590 km de côtes le long de l’océan atlantique, le Cameroun dispose de vastes ressources en la matière.

Pourtant, le pays importe chaque année pour 120 milliards FCFA de poissons congelés. Faute d’une vraie industrie de la pêche, sa zone côtière est principalement exploitée par des pêcheurs venus des pays voisins. La plupart des 25 000 pêcheurs camerounais n’ont jamais reçu de formation. Ils pratiquent encore une pêche traditionnelle, suivant des techniques transmises de père en fils. Cette situation ne permet pas d’ouvrir le monde de la pêche à des jeunes issus de familles ne la pratiquant pas. Le vieillissement de la population des pêcheurs et le manque d’engouement des jeunes pour cette activité constituent des freins  pour l’avenir de la pêche artisanale au Cameroun.



L'ambassadrice de France au Cameroun, Christine Robichon, aux côtés de cinq jeunes maîtres-pêcheurs AFOP (photo tous droits réservés)

Le programme AFOP a donc mis en place une formation qui permet de devenir maître pêcheur en deux ans. Les élèves y apprennent comment mener à bien une pêche en mer et gérer une entreprise. Après s’être constitué en équipes, les élèves ont également reçu un appui à la création de leur propre société qu’ils gèreront ensemble. Enfin, ils ont reçu les équipements nécessaires au démarrage de leur activité : pirogue, matériel de pêche, fonds de trésorerie pour les deux premières sorties. Ce ne sont donc pas que trente pêcheurs qui sont sortis du centre de Bonanmtoumbe mais six entreprises complètement opérationnelles.

Cette initiative portée par l’AFD et le gouvernement camerounais s’inscrit dans les  priorités nationales rappelées lors du discours du chef de l’Etat Paul Biya à la jeunesse, le 11 février dernier. Afin de continuer dans cette lancée, trois nouveaux centres devraient être intégrés au dispositif durant l’année 2016 et former à terme plus de cent pêcheurs par an.

 Crédit photo vignette : Arne Hoel



Le partenariat AFD-Aéroport du Cameroun prend son envol

07/03/2016

Les travaux financés via l'accord innovant permettront de moderniser l'aéroport de Douala, véritable porte d'entrée du Cameroun, et de le préparer à acceuillir les visiteurs de la Coupe Africaine des Nations en 2019.

L'aéroport de Douala, essentiel à l'économie camerounaise

Entré en service en 1977, l'aéroport de Douala est aujourd'hui victime de son succès. Avec plus d'un million de voyageurs par an, il assure 70% des vols internationaux du pays et 40% de ses vols domestiques. Pour garantir l'avenir de cette porte d'entrée essentielle à l'économie, l'Etat camerounais en a confié la gestion à l'entreprise publique ADC pour une durée de 50 ans.

L'aéroport de Douala est l'un des plus importants de la sous-région avec plus d'un million de visiteurs par an.

C'est dans ce cadre que l'AFD a signé, le 19 février dernier, une convention de financement avec ADC. Au travers d'un prêt de 46 millions d'euros (30 milliards FCFA), l'AFD va financer la réfection des pistes d'atterrissage, des bretelles et des parkings de l'aéroport.

Les compagnies aériennes ont déjà pris leurs dispositions pour réorganiser leurs plans de vol durant cette période et réorienter leurs vols vers Yaoundé. Les Aéroports du Cameroun, en relation avec les opérateurs de transport (bus, train), ont amélioré l'offre de transports alternatifs entre Yaoundé et Douala durant cette période.

Dans un second temps, le projet financera également la rénovation d'une partie de l'aérogare pour améliorer la sécurité et le confort des voyageurs (création de nouveaux salons, d'un espace duty free etc.). Ce projet vise ainsi à améliorer la qualité du service tout en positionnant Douala comme un hub du traffic aérien en Afrique Centrale. Le nouvel aéroport sera pleinement fonctionnel pour recevoir les visiteurs et délégations étrangères qui afflueront au Cameroun à l'occasion de la Coupe Africaine des Nations (CAN) 2019.

Prêter à des entreprises publiques : une solution innovante de l'AFD

Ce type de financement, alliant bailleur de fonds et entreprises publiques ou privées, est une des particularités de l'AFD. Appelés "prêts non-souverains" (puisque l'Etat ne les garantit pas), ces opérations permettent à l'AFD de soutenir tous les acteurs qui, aux côtés de l'Etat, mettent en place des solutions pour le développement du pays. L'octroi d'un prêt non-souverain aussi important est l'aboutissement d'une politique volontariste menée par ministère des Finances du Cameroun depuis plus d'un an pour renforcer la gouvernance et les capacités des entreprises publiques.

Le Directeur Général d'ADC, Thomas Owona Assoumou, et le directeur de l'AFD au Cameroun, Hervé Conan

En 2016, l'AFD a déjà quatre prêts non-souverains en exécution pour un total de 73 millions d'euros de financement octroyés. Le prêt non-souverain n'est qu'un des nombreux instruments mis en oeuvre par l'AFD au Cameroun.

Crédit photo vignette et aéroport de Douala : Khrawlings , Creative Commons
 



En route pour le nord : le Cameroun et l'AFD s'attaquent au désenclavement du Centre et de l'Adamaoua

07/03/2016

Les bailleurs de fonds soutiennent la construction d'une nouvelle route entre Yaoundé et Ngaoundéré. Ce projet inclue la construction d'un nouveau pont au-dessus du fleuve Sanaga financé par l'AFD.

Une route pour relier l'Adamaoua à la capitale

Les régions du Septentrion (Adamaoua, Nord et Extrême-Nord) sont les plus pauvres du Cameroun.
En 2014, l'Adamaoua comptait 47% de ménages vivant au-dessous du seuil de pauvreté, soit 10 points de plus que la moyenne nationale. Ce retard économique s'explique notamment par l'enclavement de ces zones. Malgré un vrai potentiel agricole, les populations ne disposent pas en effet d'une liaison routière de qualité pour écouler leurs produits vers les grands centres marchands du Centre (Yaoundé) et du Sud (Douala). Cette situation accentue leur marginalisation et créé un déséquilibre de développement entre le nord et le sud du pays, source de fragilités.

Conscient des enjeux économiques et sociaux auxquels il doit faire face, le gouvernement camerounais a sollicité l'aide des bailleurs de fonds pour financer un vaste programme d'infrastructures routières devant relier Batchenga (Centre) à Ngaoundéré (Adamaoua). D'une longueur de 248km dans sa première phase (Batchenga-Lena), le chantier mobilise aujourd'hui quatre bailleurs de fonds sous la coordination de la Banque africaine de développement pour un total de 575 millions d'euros (377 milliards FCFA).

Franchir la Sanaga pour désenclaver la région

Au sein de cette équipe, l'AFD a été appelée pour financer la construction du tronçon Batchenga-N'tui (25km environ) et la construction d'un nouveau pont de 400m au-dessus du fleuve Sanaga. Cet ouvrage d'ampleur remplacera l'ancien bac, aujourd'hui incapable d'absorber une circulation de masse. Le montant total des travaux financés par l'Agence est de 70 millions d'euros (45,9 milliards FCFA).

Le futur pont reliera les rives sud et nord de la Sanaga à hauteur de Nachtigal.

En dehors des travaux routiers, d'autres actions favorisant le désenclavement ont été prévues et financées par la Banque africaine de développement (création de pistes rurales, construction d'infrastructures scolaires, actions en faveur du genre...).

Le financement des infrastructures est le premier secteur d'intervention de l'AFD au Cameroun. Grâce à des projets comme la construction du second pont sur le Wouri à Douala ou l'équipement de capitales régionales à Garoua, Ngaoundéré et Baffoussam, l'AFD finance les fondations de l'émergence du Cameroun. En 2016, l'AFD comptait 17 projets d'infrastructures en exécution pour un financement total de 1,12 milliard d'euros (735 milliards FCFA).

Le ministre de l'Economie, de la Planification et de l'Aménagement du territoire, M. Motaze, et l'ambassadrice de France au Cameroun, Mme Robichon, à la cérémonie de signature de la nouvelle convention.

Crédit photo vignette : Kubat Sydikov / World Bank, illustration



 
 
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