L'actualité régionale du réseau AFD
Du 23 mars au 1er avril : Yaoundé, dernière escale africaine de l’expo photo Objectif Développement
L'exposition Objectif développement a ouvert ses portes samedi 23 mars au Bois Sainte Anastasie, dans le centre ville de Yaoundé. Le public s'est pressé nombreux tout au long du week-end pour découvrir les 140 photographies de très grand format, prises par les reporters de la célèbre agence Magnum Photos.
Cette exposition a pour objectif de venir à la rencontre de la population pour rendre compte, faire oeuvre de transparence et susciter le dialogue sur les grandes thématiques traitée par l'AFD, au Cameroun, en Afrique et dans le monde.
Des visiteurs nombreux dès l'ouverture de l'exposition © E. Dollfus, AFD
Lors de la journée d'ouverture, un débat a été organisé avec les ONG et la société civile camerounaise. Une occasion d'échanger sur l'aide, l'action de France à travers l'AFD et les défis du développement du Cameroun.
Toute la semaine sera rythmée par les conférences, rencontres, ateliers, débats, animations et projections de films.
Retrouvez ici l'ensemble des films Magnum in Motion.
Vous pouvez visionner le programme ici :
Les trois premières Indications géographiques protégées (IGP) africaines
Dégustations, rencontres de grands chefs et d'épiceries prestigieuses... Voici le menu de producteurs africains de trois produits, le miel d’Oku et le café Ziama Macenta du Cameroun, et le poivre de Penja en Guinée, au Salon de l'agriculture, du 23 février au 3 mars, à Paris. La reconnaissance officielle des indications géographiques est un enjeu important pour l’Afrique, et plus largement pour les Pays en voie de développement : à la fois pour la reconnaissance et la protection de leur patrimoine et en tant qu’outils de développement économique.
Quel est le point commun entre le poivre blanc de Penja (Cameroun), le miel d’Oku (Cameroun) et le café Ziama-Macenta (Guinée) ?
Ces trois produits d’exception vont être reconnus et enregistrés comme « Indications Géographiques Protégées » (IGP) dans 16 pays africains. La reconnaissance officielle des indications géographiques est un enjeu important pour l’Afrique, et plus largement pour les Pays en voie de développement (PED) : à la fois pour la reconnaissance et la protection de leur patrimoine et en tant qu’outils de développement économique.
Le poivre du Penja n'a certes pas le même statut que ses deux compagnons de voyage. Il est déjà convoité par les plus fins gourmets et les chefs étoilés du monde entier alors que le café Ziama-Macenta fut exporté pour la première fois en 2003. Le miel d’Oku, quant à lui, n'est connu aujourd’hui que dans sa seule région d’origine. Pour ce produit, le défi est donc de pénétrer d’abord le marché national.
Le programme de dégustations au Salon de l'Agriculture :
►Lundi 25 février : Ateliers de dégustation au Salon
- Stand du Cirad, 3 ateliers : 10h – 11h45 – 13h30
- Stand du ministère de l’Agriculture : 14h45 – 17h15
Poivre blanc de Penja
Pourquoi protéger ces trois produits agricoles ?
Ces trois produits portent un nom géographique, ont une qualité particulière, liée au terroir et aux savoir-faire locaux. Ils ont une réputation, et sont payés plus cher que les produits ordinaires. Aussi sont-ils menacés par des usurpateurs qui utilisent le même nom pour des produits différents, ou simplement des mauvais joueurs qui ne respectent pas les bonnes méthodes.
L’enregistrement du nom permet sa protection dans les seize pays membres de l’ Organisation africaine de la propriété africaine (OAPI). Mais il y a des conditions, et elles sont difficiles : une organisation doit représenter tous les producteurs, elle doit se mettre d’accord sur la délimitation de la zone et les méthodes de production, mettre en oeuvre un système de contrôle…
Face à la mondialisation des échanges, à la concurrence accrue sur les grands marchés d’exportation et à l’instabilité des prix, la valorisation de productions locales, réputées et très spécifiques, représente une voie à explorer.
Ces IGP sont similaires aux IGP et Appellations d'origine protégées (AOP) européennes, et aux Appellations d'origine contrôlées (AOC) françaises. Enregistré IGP auprès de l’OAPI, un produit peut ensuite faire acte de candidature pour être enregistré et protégé dans l’Union européenne.
►►Lire l'interview de Jean-Luc François, responsable du Développement agricole à l'AFD :
« Les Indications géographiques protégées (IGP) rendent la mondialisation profitable à des terroirs africains et aux hommes qui les font vivre »
La démarche : soutenir les petits producteurs
Le projet a pour objectifs :
► Accompagner les pays producteurs dans un exercice d’identification et de reconnaissance de produits nationaux éligibles aux Indications Géographiques ;
► Contribuer au renforcement des capacités de l’OAPI et des partenaires nationaux publics et privés en vue d’assurer la promotion et la protection des Indications Géographiques.
Découvrez le périple de deux agriculteurs africains à Paris, venus promouvoir leurs produits labellisés IGP. Premier épisode d'une mini-série de cinq épisodes :
Retrouvez les autres épisodes ici
Comment l'AFD soutient cette démarche ?
Pour chacun de ces produits, le projet effectue un diagnostic de la filière et identifie les acteurs concernés. Il définit les étapes à franchir pour arriver à l’enregistrement en Indication Géographique.
Des consultants locaux et internationaux appuient les organisations de producteurs dans la préparation du dossier et en particulier : la définition de l’aire géographique, l'élaboration d'un cahier des charges, l’élaboration des modalités de contrôle et la stratégie marketing.
Torréfaction du café Ziama Macenta. Photo : Charlotte Paressant
Le soutien s'effectue à travers un outil que l'AFD développe depuis plusieurs années : le Programme de renforcement des capacités commerciales (PRCC), cofinancé par l’AFD sur une ressource du ministère des Affaires étrangères et par le ministère des finances. Ce soutien s'effectue auprès de deux catégories d'acteurs.
Il y a tout d'abord l'appui à l'
Organisation africaine de la propriété africaine
(OAPI), m
aître d’ouvrage du Projet d’Appui à la Mise en Place d’Indications Géographiques (PAMPIG), par les chercheurs du
Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique
(CIRAD).
"Afin de lui donner les moyens de mettre en place, dans plusieurs pays, un système commun de reconnaissance des IGP. L'OAPI est en effet un puissant levier pour mettre en place les Indications Géographiques Protégées, pour bâtir une politique commune et obtenir une reconnaissance mutuelle dans seize pays à la fois explique Jean-Claude Chesnais, responsable du programme à l'AFD. Il a donc fallu lui apporter un appui opérationnel, par la formation des hommes et la mise en place du processus d’inscription des IG, puis pour lui donner les moyens de garantir l'identification des zones et des produits, la définition des critères, l'accompagnement des producteurs, la protection légale, etc.
Parallèlement, "il y a tout un travail avec les producteurs pour les aider à se regrouper, à se structurer, à écrire le cahier des charges, éventuellement se mettre en liens avec les exportateurs et les importateurs , les aider à la mise sur le marché de leurs produits, le conditionnement, le marketing..."
Le poivre de Penja (Cameroun)
De basses terres noires d’origine volcanique, un climat chaud et humide, de grandes plantations de bananes, et de ci de là, quelques parcelles où une liane monte à un arbre : le poivre de Penja !
Origines
L’origine des poivriers (Piper Nigrum L.) de la région de Penja est indéterminée, mais il est admis qu’ils provenaient de la Malaisie, et auraient transité par le Congo belge. Ce sont les descendants de ces divers cultivars qui, conduits en appliquant les normes et le savoir-faire local, produisent de nos jours le « Poivre de Penja ». Ce poivre peut être produit et mis en marché en vert, noir, blanc et rouge, mais le plus réputé est le blanc.
Spécificités de la zone géographique
Le poivre de Penja est cultivé dans une zone où le terroir et les méthodes culturales et de transformation se combinent pour produire la saveur hautement désirable, le piquant, le goût relevé et l’arôme particulier, attributs qui ont fait sa notoriété.
L’aire géographique du Poivre de Penja se situe sur les reliefs collinaires du sud du mont Koupé entre la région du Littoral et celle du Sud-Ouest du Cameroun. Elle est constituée des territoires des Communes de Manjo, Loum, Njombé/Penja, Mbanga, Mombo et Tombel, situés entre 100 et 500 m. d’altitude et sur sous-sol basaltique de l’ère quaternaire.
Les plantations de poivriers sont organisées sur les parcelles basaltiques plus ou moins pierreuses des flancs de ces collines ou à leur pied. Celles-ci bénéficient d’un climat chaud, humide d’avril à octobre mais très sec le restant de l’année.
Les opérations de transformations ont lieu non loin des plantations et se réalisent en plusieurs étapes : rouissage, lavage, séchage et conditionnement en gros.
Spécificités du poivre blanc de Penja
Le poivre de Penja doit sa renommée locale et internationale principalement à son poivre blanc avec ses baies de couleur crème. Il peut se présenter sous forme de petit grain ou de gros grain. Selon l'émission documentaire de France 5 «
Fourchette et sac à dos
: destination Cameroun » diffusé en septembre 2010 : « le poivre blanc de Penja a un fond animal velouté. Ces notes sont lourdes, boisées, ambrées et musquées. Doux et raffiné, son parfum délicat, plus que toute autre épice, s’allie à une saveur chaleureuse. Il commence par flatter élégamment les narines, puis apporte une présence chaude, ronde, insistante. » Son piquant lui confère une typicité que l’on ne retrouve chez nul autre poivre blanc.
Influence de l’aire géographique sur la qualité spécifique du poivre de Penja
Les conditions géo-climatiques de la région de Penja sont à l’origine de sa typicité. Ses sols basaltiques couplés au climat chaud et humide pendant la période de croissance végétative permettent une pleine croissance du poivrier, qui, arrivé à maturité en décembre, donne au moment de la récolte les baies destinées au poivre blanc. L’élaboration de ce poivre nécessite la présence d’eau de surface pour le rouissage et le lavage des baies, mais également un temps sec pour le séchage réalisé durant trois jours au soleil.
Ce sont ces étapes de rouissage, déterminante pour la fermentation des baies, et de séchage au soleil, qui confèrent au poivre de Penja sa typicité et sa renommée.
Le miel d'Oku (Cameroun)
Sur les sommets du mont Oku, entre 2000 et 3000 m d’altitude, la pluie et la brume sont fréquentes. La forêt cède brutalement la place à des champs de maïs, haricot, patate douce : une agriculture paysanne dense et intensive.
Le miel d’Oku est d’abord remarquable par sa couleur, blanc à crème, alors que les miels africains sont rouges à sombres. Sa valeur médicinale est réputée, et il est produit depuis des générations. Au XIXème siècle, il a servi de moyen d’échange contre l’huile de palme. La production du miel d’Oku est une activité traditionnellement individuelle et masculine. Il est principalement produit par des coopératives et des associations. Des actions de formation sont mises en place depuis vingt ans, y compris vers les femmes.
Spécificités de la zone géographique
Le miel d’Oku est produit au Cameroun dans la forêt de Kilum Ijim. La forêt de Kilum Ijim est une forêt de montagne de 3011m d’altitude qui couvre une superficie de 20 000 ha et, qui offre une exceptionnelle biodiversité : une richesse floristique, oiseaux endémiques. Dans cette forêt, les abeilles ne vivent pas spontanément : les apiculteurs y transportent et installent les ruches, après qu’elles aient été colonisées dans la plaine. Les qualités du miel sont liées à la forêt et surtout à deux espèces végétales dont les fleurs sont butinées par les abeilles, à savoir le Schefflera abyssinica et le Nuxia congesta.
La technique de production comprend cinq étapes :
- La fabrication des ruches
- La capture des essaims
- La colonisation des ruches entre septembre et avril. Les nouvelles ruches, placées dans la plaine, sont disposées dans la forêt entre novembre et mars. Les vieilles ruches sont déjà présentes dans la forêt du Kilum-Ijim.
- La récolte du miel
- Le filtrage par une méthode naturelle Spécificités du miel d’Oku
Le miel d’Oku est de couleur blanche variant de l’extra blanc à blanc. Le goût peut être décrit comme sucré, légèrement acide, un peu comme du jus de raisin, senteur florale, légère et citrique. Le miel d’Oku a une texture douce, crémeuse et légèrement granuleuse.
Influence de l’aire géographique sur la qualité spécifique du miel d’Oku
Le miel d’Oku est étroitement lié à la forêt de Kilum-Ijim, zone protégée pour sa remarquable biodiversité, où il est récolté. Celle-ci abrite des végétaux typiques de forêts tropicales d’altitude et a fait l’objet d’un programme de conservation et de gestion communautaire.
Les caractéristiques organoleptiques des miels sont la conséquence directe des fleurs butinées. En choisissant la forêt de Kilum-Ijim comme zone d’origine des miels, on précise un complexe de plantes, et donc un type de miels.
Le café Ziama-Macenta (Guinée)
En Guinée forestière, aux confins du Liberia et de la Côte d’Ivoire, le Mont Ziama domine une campagne arborée.
Le Coffea canephora (désigné sous le terme commercial « Robusta ») est ici chez lui.
© Photo de Didier Chabrol, CIRAD
Selon de nombreux témoignages des anciens, « au temps des colons, les collecteurs passaient longtemps à Macenta pour augmenter la qualité de leur mélange ». Le café de Macenta a ainsi acquis une notoriété auprès des importateurs et des torréfacteurs durant cette période.
Encore aujourd’hui, selon les opérateurs de la filière en Guinée, le café dit « de Macenta » est utilisé pour relever la base des cafés de plus mauvaise qualité (en provenance d’autres régions du pays et de Côte d’Ivoire).
Spécificités de la zone géographique
Les zones d’influence du mont Ziama sont situées dans le sud-est de la Guinée, dans la Préfecture de Macenta et couvrent les sous-préfectures de Orémaï, Sengbédou, Sérédou, Fassankoni, Kouankan et Zébéla. Elles sont situées entre les 9° et 9°5’ de longitude Ouest et les 8° et 8°5’ de latitude Nord.
C’est une zone de forêt tropicale humide, d’une altitude moyenne de 570 m, caractérisée par l’alternance d’une saison sèche de trois mois et d’une saison pluvieuse de neuf mois. La température moyenne est de 25°C. Le café occupe une superficie moyenne de 160 000 ha desquels, 6 000 ha sont occupés par du matériel végétal amélioré dont, 2 000 ha dans la zone du mont Ziama. La superficie moyenne par producteur est d’1 ha.
La café Ziama Macenta est produit au flanc des montagnes, sous ombrage léger. Les caféiers sont plantés traditionnellement à une distance de 4m x 4m (625 pieds/hectare), alors que les plantations modernes peuvent être plantées avec une plus forte densité de 3m x 2m (1660 pieds/hectare).
La qualité du café dépend fortement des opérations de récolte et de post récolte. Les cerises doivent être récoltées de manière sélective à maturité (rouges) en 3 passages. Elles sont triées par trempage puis séchées au soleil avec des remuages réguliers (trois fois par jour). Le séchage se fait essentiellement au soleil sur claies pour une durée de 21 jours. Les cerises sèches sont décortiquées mécaniquement en évitant les brisures.
Spécificités du café Ziama Macenta
Le café Ziama Macenta est un robusta particulier plus proche de l’arabica par sa saveur acidulé et peu amer. Il se distingue par ses arômes persistants, à la fois forts et fins.
Influence de l’aire géographique sur la qualité spécifique du café Ziama Macenta
Le terroir de la Guinée Forestière en général, et la zone du mont Ziama en particulier, bénéficie d’un climat et de sols caractéristiques qui font du café récolté sur cette zone un Robusta supérieur. Des clones de Robusta introduits et cultivés dans cette région ont donné des qualités organoleptiques supérieures, semblables à celle d’un café Arabica.
Afrique Contemporaine n°244 | Les classes moyennes en Afrique | Inégalités et croissance, entretien avec François Bourguignon
L’éclosion des « classes moyennes » en Afrique subsaharienne est-elle une réalité ? Le point de vue est en tout cas partagé dans de nombreuses publications spécialisées et par nombre d’analystes d’institutions financières publiques et privées.
En réunissant les analyses d’éminents spécialistes et les résultats issus d’enquêtes de terrain dans des pays aussi variés que le Togo, le Cameroun, le Mozambique, le Gabon, le Kenya, le Niger et l’Afrique du Sud, Afrique contemporaine part « à la recherche des classes moyennes » en Afrique.
La notion de « classe moyenne » est difficile à saisir et recouvre des réalités très variées. L’importance du secteur informel, le cumul systématique des activités par un même individu, la non-fiabilité des répertoires professionnels établis par les États et le poids écrasant de la pauvreté ne cessent d’en diluer l’existence.
Derrière la question délicate mais cruciale du repérage se pose celle de savoir dans quelle mesure la vitalité économique et le dynamisme démographique modifi ent la donne sociale et politique. Le processus conduit-il à la formation d’une demande solvable de biens de consommation et de services publics de meilleure qualité ?
Retrouvez la collection "Afrique contemporaine" ici
Les relations Chine - Afrique : impacts pour le continent africain et perspectives Conférence le 8 février à 16h Retransmise en DIRECT
Lors de la 5e conférence ministérielle Chine-Afrique en juillet 2012, la Chine a annoncé qu’elle allait doubler ses crédits au continent africain au cours des trois prochaines années. Pékin va investir 20 milliards de dollars en Afrique dans des projets visant le développement de son agriculture, son industrie, ses infrastructures…
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Agrandir et moderniser l’Université des Montagnes, à Bangangté
Dans un contexte marqué par une très forte croissance de la demande d’enseignement supérieur et une forte demande en personnel qualifié dans les domaines de la santé et des sciences et technologies, l’AFD a signé, le 21 décembre dernier, une convention de financement pour l’extension et la modernisation de l’Université des Montagnes, au Cameroun dans la région de l’Ouest.
Proposer une alternative crédible aux études en Europe ou en Amérique du Nord
Située dans la ville de Bangangté, l’Université des Montagnes a été créée par l’Association pour l’éducation et le développement (AED), association de droit camerounais à but non lucratif qui regroupe, depuis 1994, différents professionnels du monde de l’enseignement supérieur*. Cette association bénéficie d’un soutien important des diasporas camerounaises.
L’université a ouvert ses portes en octobre 2000 et développe une offre de formations qui répond à la forte demande de la jeunesse camerounaise et aux besoins du marché du travail. Elle est à ce jour la deuxième institution du pays à offrir des formations en études médicales, et la première à former des pharmaciens, des chirurgiens dentistes. Elle est également la seule à délivrer des diplômes en génie biomédical.
Photo UDM
Plus de 600 diplômés en médecine, pharmacie et ingénierie
L’université accueille aujourd’hui plus de 1500 étudiants et a, depuis son ouverture, formé 312 diplômés en médecine, 57 en pharmacie et 239 licenciés en technologies diverses - génie biomédical, informatique et réseaux, réseaux et télécommunications.
Elle entretient des partenariats avec de nombreuses associations en Europe et aux Etats-Unis, ainsi qu’avec plusieurs universités camerounaises, africaines et européennes : l’Université Paul Sabatier de Toulouse III, l’Université Louis Pasteur de Strasbourg, ou encore l’Université de Franche-Comté.
Nombre de cycles de Master fonctionnels : 2 (Génie biomédical ; Informatique et réseaux)
Nombre de cycles de Doctorat fonctionnels : 4 (Médecine, Pharmacie, Médecine vétérinaire, Chirurgie dentaire)
Nombre de diplômés formés par an : 160. Cette moyenne annuelle cva augmenter chaque année160
Nombre de patients de la Clinique Universitaire des Montagnes : 2500 par an
Ce que financera le prêt de l’AFD
Le prêt de l’AFD financera la construction de cinq bâtiments pédagogiques comportant des salles de classes, des laboratoires et des bureaux pour les enseignants, la construction d’un amphithéâtre, la construction d’un bâtiment administratif, la construction d’une résidence universitaire et d’un espace commercial, la construction d’un restaurant universitaire, et d’un bâtiment médical polyvalent. Ces nouvelles infrastructures porteront la capacité totale de formation de l’UDM de 1500 à 3500 étudiants à l’horizon 2017 et augmenteront les capacités d’accueil de la clinique afin de traiter 7500 patients par an dans les différents services de la clinique.
Ces investissements s’accompagneront d’efforts particuliers visant à consolider l’université et la clinique par le recrutement de personnel permanent hautement qualifié et la formation du personnel ; garantir l’emploi en renforçant les partenariats avec les entreprises et en assurant un suivi rapproché du devenir des jeunes diplômés ; renforcer la qualité des formations proposées par la recherche de partenariats académiques et scientifiques de haut niveau et le développement des activités de recherche et consolider la notoriété sous régionale de l’UDM afin d’augmenter la part des étudiants non camerounais dans les effectifs.
Résultats et impacts attendus
Les effets attendus du projet sont de plusieurs ordres :
- En fournissant des ressources humaines adaptées aux besoins des entreprises des secteurs de la santé, de l’industrie et des services, le projet favorisera leurs performances et contribuera au développement économique du Cameroun.
- Le projet apportera aussi une réponse à la forte demande de formation supérieure d’une population jeune (50% de la population a moins de 18 ans) et davantage scolarisée, et participera à la politique de lutte contre le chômage menée par le gouvernement dans le cadre de sa stratégie pour la croissance et l’emploi.
- Le projet participera également à la politique de renforcement des capacités du secteur de la santé, dont les besoins en personnel technique et médical correctement formé sont importants.
- Le développement des activités universitaires et de santé de l’AED contribuera aussi au développement local de la ville de Bangangté et renforcera l’attractivité de la région de l’Ouest, tout en augmentant l’accès de la population locale aux services de santé.
Photo AFD
Coût global du projet d’extension et de modernisation de l’Université des Montagnes : 10,3 M € . Financement : AFD (prêt consenti à l’AED) : 7,72 M €, soit 75% ; UDM (Fonds propres) : 2,58 M €, soit 25%.
Signature de la convention de financement : 21 décembre 2012
En marge du prêt de l’AFD, une subvention de 196 787 000 FCFA (300 000 €) octroyée à travers l’AS-UDM, une association de soutien à l’UDM basée à Strasbourg, par le Programme Franco-Camerounais pour un Développement Solidaire (PRODESO) permettra le financement des équipements dans le cadre de ce projet d’extension de l’Université (équipements de laboratoire, équipements informatiques, équipements hospitaliers).
* L’Association pour l’Education et le Développement (AED) est une association à but non lucratif de droit camerounais créée en 1994 et regroupant différents professionnels du secteur de l’enseignement supérieur, soutenus par la diaspora. L’AED comprend aujourd’hui environ 200 membres représentés par un Conseil d’Orientation de 21 membres élus. Un Bureau Exécutif de 6 membres est désigné au sein du Conseil d’Orientation. Celui-ci est très impliqué dans la gestion courante des activités portées par l’Association. L’AED est actuellement présidée par Lazare Kaptué, éminent professeur agrégé d’hématologie et d’immunologie, et pionnier de la cherche sur le VIH/SIDA au Cameroun.
Tournée de terrain de l’Ambassadeur de France au Cameroun dans les régions du Nord et de l’Extrême-Nord consacrée aux projets financés par le C2D.
S.E, M. Bruno Gain, Ambassadeur de France au Cameroun, a visité du 19 au 21 novembre dans les régions septentrionales du pays une série de projets, notamment ruraux, financés à partir des ressources du C2D.
Il a relevé, en se rendant notamment sur différents sites (points d’eau, magasin communal de stockage, réseau électrique et marché), aux côtés des maires des communes bénéficiaires des financements du Programme National de Développement Participatif (PNDP – 77,7 M €), l’impact significatif des microprojets pour les populations et l’appui apporté par ce Programme à la politique de décentralisation.
L’Ambassadeur s’est également vu présenter les retombées du programme d’Appui à la Compétitivité des Exploitations Familiales Agricoles (ACEFA) qui apporte par le C2D (79 M €) et un prêt souverain (27 M €) un soutien en conseil agricole et en investissements (petits équipements, aménagements, infrastructures…) à plus de 300 groupements de producteurs. Un accueil chaleureux lui a été réservé par un groupement de femmes éleveur devenues propriétaires d’un forage pastoral.
La visite d’une nouvelle école privée de sages-femmes à Garoua a été l’occasion de rappeler, la forte orientation du C2D santé en faveur de la mère et de l’enfant.
Il a enfin pu s’entretenir avec les apprenants en sortie de formation d’un centre soutenu par le programme de Formation Professionnelle Agricole (AFOP). L’ensemble des visites a illustré la synergie existant entre les différents programmes de développement rural appuyés par l’AFD au Cameroun.

