Le mandat d’intervention de l'AFD en Inde comprend une assistance financière et technique au Gouvernement de l’Inde, aux Etats régionaux , municipalités et entreprises publiques, afin de contribuer à la gestion durable des biens publics mondiaux. L’agence est devenue régionale en septembre 2009 avec le rattachement du bureau de Colombo et l’extension récente du champ d’intervention de l’AFD au Sri Lanka et au Bangladesh, au titre de son mandat « croissance verte et solidaire ». (Photo © G. Kohler)

À la une

Conférence : L'Afrique et les grands émergents. Quels impacts pour le continent africain ?

23/05/2013

Depuis le début du XXle siècle, l'irruption des grands pays émergents - la Chine, l'lnde et le Brésil - transforme profondément le continent africain, et plus particulièrement l’Afrique subsaharienne.

Y-a-t-il une stratégie globale de la Chine qui, en moins de dix ans, a multiplié son commerce avec l’Afrique par dix et redessiné, grâce à ses investissements, le réseau des infrastructures africaines ?

Comment expliquer le dynamisme des entreprises indiennes, qui, à travers une gamme variée de technologies et grâce à des business models frugaux, proposent des alliances d'un type nouveau à leurs partenaires africains ?

Le Brésil est-il réellement porteur d'un modèle alternatif de développement initié par le Président Lula ? Comment est ressentie l'arrivée de ces nouveaux partenaires par les dirigeants et les populations africaines ?

Quel est l'impact réel de ces grandes puissances sur le développement africain ?

Cette conférence sera l’occasion d’aborder ces questions et d’échanger sur les dynamiques à l’œuvre dans ce rapprochement Sud- Sud. Après une présentation du dernier numéro de l’ouvrage A Savoir intitulé « L’Afrique et les grands émergents » se tiendra une discussion entre les panélistes et l’auditoire.



A Savoir n° 19 | L’Afrique et les grands émergents

14/05/2013

Avril 2013 Jean-Raphaël CHAPONNIÈRE (Asia Center), Dominique PERREAU (D.P. Associates) et Patrick PLANE (directeur du CERDI, CNRS, Université d’Auvergne)
Étude coordonnée par Rémi GENEVEY (directeur de la Stratégie, AFD)

Depuis le début du XXIe siècle, l'irruption des grands pays émergents – la Chine, l'Inde et le Brésil – transforme profondément le continent africain, et plus particulièrement l'Afrique subsaharienne.
Y-a-t-il une stratégie globale de la Chine qui, en moins de dix ans, a multiplié son commerce avec l'Afrique par dix et redessiné, grâce à ses investissements, le réseau des infrastructures africaines ? Comment expliquer le dynamisme des entreprises indiennes, qui, à travers une gamme variée de technologies et grâce à des business models frugaux, proposent des alliances d'un type nouveau à leurs partenaires africains ? Le Brésil est-il réellement porteur d'un modèle alternatif de développement, initié par le Président Lula ? Comment est ressentie l'arrivée de ces nouveaux partenaires, par les dirigeants et les populations africaines ? Quel est l'impact réel de ces grandes puissances sur le développement africain ?
 

À travers l'analyse plus approfondie de quelques secteurs porteurs de grands investissements, les hydrocarbures, les mines, la forêt, ce rapport tente d'éclairer les dynamiques à l'oeuvre dans ce rapprochement des plaques tectoniques du Sud, asiatiques, latino-américaines et africaines.



Document de travail n° 133 | Les politiques d’efficacité énergétique en Chine, Inde, Indonésie, Thaïlande et Vietnam

04/04/2013

Loïc Chappoz et Bernard Laponche, Global Chance
Contact AFD : Nils Devernois (devernoisn@afd.fr)

La plupart des rapports traitant des politiques d’efficacité énergétique se concentrent sur les mesures mises en place par les pays de l’OCDE; ceci pourrait laisser penser que seuls les pays « riches » font des efforts en la matière.  Bien au contraire : les pays émergents, tout comme les pays en développement les plus pauvres, ont compris que l’efficacité énergétique est un prérequis à leur développement économique et à un développement respectueux de l’environnement. Parmi ces pays, la Chine, l’Inde, l’Indonésie, la Thaïlande et le Vietnam ont développé - parfois depuis plusieurs décennies - des politiques particulièrement intéressantes. L'AFD y est particulièrement active.
 

Ce rapport décrit la demande actuelle en énergie finale dans ces pays ainsi que ses tendances récentes. Il détaille aussi les politiques et mesures qui y sont mises en place en matière d’efficacité énergétique au niveau de la demande finale.



"L'AFD soutient l'Inde dans les moments difficiles"

06/02/2013

Après des réformes économiques entamées dans les années 90, l’Inde a vu son développement s’accélérer. Et pourtant, le manque d’infrastructures constitue un goulot d’étranglement majeur pour l’économie indienne. L'AFD s'appuie sur le besoin de modernisation des équipements pour promouvoir une croissance sobre en carbone et la protection de la biodiversité, malmenée par la croissance démographique et économique. Interview d'Aude Flogny-Catrisse, directrice de l'AFD en Inde.

Que diriez-vous de la situation indienne en termes de développement ? Quelle en est votre lecture ?
L’Inde est un immense pays dont le développement est extrêmement contrasté, où la richesse opulente côtoie la pauvreté la plus criante.
Deuxième pays le plus peuplé du monde, 1,24 milliard d’habitants dont plus de 800 millions vivent avec moins de 2$ par jour, l’Inde est de très loin le plus pauvre des BRICS (groupe des cinq pays émergents : Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du sud) per capita.

Après des réformes économiques entamées dans les années 90, l’Inde a vu son développement s’accélérer et devenir dans les années 2000 l’une des nouvelles puissances émergentes, sur les plans économique et politique globaux. L’Inde voit cependant aujourd’hui ses fondamentaux économiques se dégrader et sa croissance se ralentir.

Quel est le mandat de l’AFD en Inde ? Dans quels secteurs, sur quel type de projet concentrons-nous nos financements ?

L’AFD a ouvert son bureau en 2007 puis signé en 2008 un protocole d’accord avec un mandat de préservation des biens publics mondiaux, plus particulièrement la lutte contre les changements climatiques et la conservation de la biodiversité.

Ce mandat se traduit en premier lieu par le soutien à une croissance économique moins énergivore et moins dépendante des énergies fossiles. Nous cherchons donc à appuyer les initiatives promouvant les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.

Notre deuxième axe d’intervention est la maîtrise de l’urbanisation croissante par le développement d’infrastructures sobres en carbone dans les secteurs du transport urbain et de la gestion de l’eau.

Enfin, la protection de l’environnement et notamment de la biodiversité du pays, très malmenée par la croissance démographique et économique de ces dernières années, est également une priorité.

 

Qu’est-ce qui intéresse les Indiens dans l’accompagnement de l’AFD ?
Le mandat de l’AFD a été bien accepté par les autorités indiennes parce que nous finançons certains projets d’infrastructures urbaines indispensables à la poursuite de la croissance économique et qui figurent dans leur plan quinquennal.

Qui sont nos partenaires ?
L’organisation du financement des politiques publiques en Inde est une autre caractéristique de l’administration indienne qui a aidé l’AFD dans le développement de sa présence. Pour chaque secteur prioritaire, l’administration dispose d’une agence financière (IREDA pour le financement des énergies renouvelables, PFC et REC pour le financement des infrastructures électriques, SIDBI pour le financement des PME, NABARD pour le financement du développement rural, IIFCL pour le financement des infrastructures). Ces institutions  financières publiques, plus ou moins autonomes financièrement, sont les interlocuteurs naturels de l’AFD qui peut intervenir tant en prêt souverain (à l’Etat) qu’en non souverain, si le bilan de l’institution financière le permet.

Et que leur apporte effectivement l'AFD ?
Au niveau technique et savoir faire, les lignes de crédits environnementales à des institutions financières publiques sont accompagnées d’un volet d’ assistance technique (mise à disposition d'un expert). Cette assistance technique, au travers d’expertise française, permet de renforcer, par exemple, les capacités de l'institution financière que nous soutenons, dans d’élaboration de critères d’attribution des financements des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique.

Ce renforcement de capacités consiste également en des formations et voyages d'étude en France et en Europe sur des technologies encore mal maîtrisées comme le solaire à concentration. Ce volet d’accompagnement permet aussi de renforcer le volet RSE ( responsabilité environnementale et sociale ) de certains partenaires de l’AFD en contribuant à l’élaboration et la mise œuvre de politiques RSE.

Comment l'AFD finance-t-elle les projets qu'elle a identifiés ? Plutôt en dons, en prêts ?
L’AFD intervient en Inde en prêts souverains (à l'Etat) ou non souverains aux conditios du marché. Cela signifie que l’Etat français ne fournit pas d’effort budgétaire pour bonifier l’offre financière de l’AFD en Inde.

S’agissant des prêts souverains, l’emprunteur est le ministère des Finances indien, qui peut rétrocéder le prêt à un état fédéré ou une institution publique. Ce mode de financement permet de financer des projets spécifiques à des Etats de l’Union et nouer des partenariats avec des administrations et élus aux niveaux des états dont l’autonomie reste somme toute très limitée.

Dans le cas des lignes de crédit, ce mode de financement en intermédiation bancaire permet à l’AFD d’accompagner et de renforcer une institution bancaire publique tout en multipliant les bénéficiaires de financements dans un secteur déterminé, contribuant ainsi à un effet de levier.

Quelles sont les perspectives pour l’AFD en Inde ?
Le manque d’infrastructures constitue un goulot d’étranglement majeur pour l’économie indienne. Chaque année, l’absence ou la vétusté d’infrastructures basiques ampute la croissance du pays de plusieurs points. Très conscient de ce frein au développement et à la croissance, le Gouvernement indien a fait du secteur des infrastructures une priorité nationale depuis le milieu des années 2000. Ainsi, alors que le 11ème plan quinquennal (2007-2011) ambitionnait d’atteindre un niveau d’investissements de 500 milliards de dollars, le 12ème plan, qui couvre la période 2012-2017 vise la réalisation d’investissements dans les infrastructures à hauteur de 1000 milliards de dollars. Pour atteindre ces objectifs très ambitieux, dans un contexte caractérisé par un budget contraint, le Gouvernement indien favorise la création de structures (véhicules) dédiées pour mobiliser des financements internes. Devant l’ampleur des besoins, y compris en équipements et en expertise, l’Inde doit cependant aussi recourir à des financements externes.

Lorsque l’AFD a ouvert son bureau en 2007 puis signé en 2008 avec le ministère des Finances indien un accord d’établissement, l’Inde recevait environ 2,5 Mds$ d’Aide publique au développement (APD) chaque année. Les coopérations britannique et allemande étaient implantées depuis l’Indépendance. L’AFD n’était pas forcément attendue.

Aujourd’hui, l’AFD est une agence bilatérale qui augmente ses engagements en faveur de l’Inde  (233 millions d’euros de prêts en 2012) alors que plusieurs bailleurs ont annoncé la réduction de leur aide en subvention tels l’Union européenne ou le DFID (coopération britannique).

L’AFD qui a indiqué son intention de porter ses engagements annuels à 300-350 millions d’euros au service d’une croissance verte et solidaire.



Plus de 60 % de croissance pour l'activité de l'AFD en Asie en 2012

18/12/2012

L'année 2012 s'achève sur une forte croissance de l'activité de l'AFD sur le continent asiatique (+ 60%). Une croissance marquée par le renforcement des actions de lutte contre le changement climatique. L’identification de projets dans de nouvelles géographies devrait augurer de nouvelles opérations en Asie centrale et dans le Caucase.

 

Priorité aux questions climatiques

  • Une croissance globale des activités qui met en évidence la priorité donnée par l'AFD aux questions climatiques (plus de 70 % de son activité), notamment en Chine et en Inde où ses interventions se font désormais sans coût pour l'État, au service des biens publics mondiaux et de l'influence française.
  • L'enregistrement des premières opérations dans de nouveaux pays d’intervention tels que le Bangladesh et la Birmanie.
  • Une intense activité d’identification de projets en Asie Centrale et dans le Caucase.
  • L'approfondissement des partenariats traditionnels de l'AFD en Asie (Banque asiatique de Développement, JICA) et le démarrage de nouveaux partenariats confortant la présence de l'AFD dans la zone, qu’il s’agisse de premiers échanges avec les coopérations coréenne et australienne, ou des premières mobilisations de financements européens dans le cadre des facilités d’investissement.
     
  • La forte portée sociale, économique et environnementale des programmes de développement mis en oeuvre, notamment en Chine, dans la reconstruction de la province du Sichuan, avec un accent particulier mis sur le développement des infrastructures, l'assainissement et les énergies renouvelables (le biogaz à travers le développement des biodigesteurs en Chine et en Inde).

 

Nouveaux objectifs, nouveaux territoires en 2013

  • Mise en oeuvre de la nouvelle stratégie d’intervention de l’AFD en Asie pour la période 2013-2015, axée sur le soutien du développement durable et de la diplomatie économique, qui sera ensuite déclinée au travers de stratégies pays (Indonésie, Vietnam, Chine, Inde dans un premier temps).
  • Une nouvelle croissance de l’activité attendue, avec notamment de premières opérations en Asie Centrale et dans le Caucase.
  • La célébration du 20è anniversaire de la présence de l’AFD en Asie, qui avait démarré ses interventions au Vietnam, au Cambodge et au Laos en 1993.

 

Que retenir de l'année 2012 pour l'AFD en Amérique latine ?

En Afrique sub-saharienne ?

Dans la zone Méditerranée ?

Dans les Outre-mer français ?



 
 
1 
2  3 
 
 
Archives