L’implication de l’AFD en Egypte s’est concrétisée, dès février 2007, par l’ouverture de l’agence du Caire, qui a permis d’accélérer l’identification et l’instruction des projets et d’établir un dialogue suivi avec l’administration égyptienne et les partenaires potentiels de l’AFD dans les secteurs public et privé. Photo © Ed Yourdon

À la une

L'AFD et la Fondation Sawiris pour le développement social apportent un soutien technique et financier pour renforcer les capacités des ONG

27/03/2017

Un partenariat entre l'AFD et la Fondation Sawiris pour le développement social qui vise à renforcer les capacités des ONG et à les aider dans la mise en place de projets en faveur de l’égalité professionnelle et du développement économique de l’Égypte. Le projet met l'accent sur l'emploi des jeunes et l'égalité femmes-hommes.
 

Le projet se concentre sur deux axes :

  • la création d’emplois à travers le renforcement de la capacité d’insertion professionnelle des jeunes issus de quartiers défavorisés en Égypte et leur accès à des emplois décents grâce à des offres de formation professionnelle et technique ;
  • et l’autonomisation des femmes à travers la promotion des normes, des bonnes pratiques et des modèles d’égalité professionnelle et la sensibilisation des partenaires du projet, tant privés que publics aux questions du genre, de l’insertion et de l’égalité des chances pour les femmes, notamment issues de milieux défavorisés.

Ce partenariat permet aux deux institutions de proposer des programmes performants dans différents domaines et de tirer parti de la connaissance approfondie de la Fondation Sawiris  sur l'Égypte et des questions prioritaires auxquelles le pays est confronté. Par ailleurs, la Fondation Sawiris a tissé de nombreux liens avec des ONG sur l’ensemble du territoire égyptien.

La mission de l'AFD résonne avec celle de la Fondation, en particulier les initiatives visant à améliorer les conditions de vie des populations et à promouvoir le développement durable. La Fondation Sawiris dispose d’une vaste expérience dans le domaine du développement et a travaillé en étroite collaboration avec un grand nombre d'ONG locales et internationales. Son expérience sur le terrain, acquise grâce à ses activités avec divers partenaires, sera inestimable pour le succès de ce partenariat.



L'AFD et l’UNICEF partenaires du ministère de la Santé et de la Population pour l'amélioration de la qualité des soins primaires

27/03/2017

Lors de sa première visite en Égypte, Laurence Breton-Moyet, directrice des opérations de l’AFD, a signé un engagement financier d’un montant global de 31 millions d’euros visant à appuyer les efforts du ministère de la Santé et de la Population égyptien en faveur de l’amélioration de la qualité des soins de santé primaires dans le pays.

Le projet d’appui au système de santé primaire égyptien est la première intervention de l’AFD dans le secteur de la santé en Égypte. Le projet entend améliorer la qualité des soins de santé dans plus de 700 unités de santé primaire dans les régions du Delta et du Canal et à appuyer plus généralement le dispositif de santé dans les zones ciblées à travers des formations, de la fourniture d’équipements et des travaux de réhabilitation.

Dans le cadre de ce projet, Laurence Breton-Moyet a signé une convention de don avec le représentant résident de l’UNICEF en Égypte Bruno Maes. À travers ce partenariat, l’UNICEF mettra en œuvre certaines activités complémentaires en matière de sensibilisation, formation et communication, afin d’améliorer l’utilisation des services de santé primaire par les populations locales.

L’intervention de l’UNICEF se concentrera en particulier sur la période de 1000 jours – de la grossesse au 2ème anniversaire de l’enfant – durant laquelle la malnutrition de l’enfant peut provoquer des dommages permanents et irréversibles.

Le projet est basé sur le partenariat solide et de long terme noué entre l’UNICEF et le ministère de la Santé et de la Population, et sur sa vaste expérience du dispositif de santé primaire en Égypte.



Une assurance santé universelle pour favoriser la justice sociale ?

20/03/2017

Malgré des améliorations notables depuis les années 1990, l’Égypte est encore confrontée à de nombreux défis dans le domaine de la santé. Pour y faire face, les autorités égyptiennes travaillent, avec l’appui d’institutions comme l’AFD, sur plusieurs réformes clés. Parmi elles, une nouvelle loi d’assurance santé pour que même les plus démunis aient accès à des soins de qualité.

 

Vers un système de santé égalitaire ?

Bien que le système de santé égyptien se soit amélioré ces dernières années, l’accès à des soins de qualité reste inégal dans le pays.

Le système d’assurance santé publique quant à lui ne couvre que près de la moitié de la population. À la clé, des soins gratuits certes mais de qualité limitée et dans des domaines restreints.

Afin d’assurer l’accès aux services essentiels à toute la population, y compris aux plus démunis, les autorités égyptiennes souhaitent mettre en place un système de santé plus égalitaire.

Cette volonté a amené le gouvernement égyptien à multiplier les collaborations. L’un des domaines concernés : la protection sociale. L’Égypte se penche ainsi sur les réformes nécessaires afin d’étendre la couverture de l’assurance maladie aux populations les plus vulnérables.

 

Une collaboration franco-égyptienne au service de la justice sociale

En avril 2016, lors de la visite du président français François Hollande, la France et l’Égypte ont signé une déclaration d’intention sur le développement économique, industriel, scientifique et technique dans le domaine de la protection sociale.

Afin de décliner cette déclaration en actions de coopération concrètes, l’AFD et l'unité de la justice économique du ministère des Finances égyptien ont organisé en octobre 2016, avec l’appui d’ Expertise France , un voyage d'étude à Paris destiné à des représentants de ministères techniques et d'autres organismes égyptiens. L’objectif ? Partager l'expérience des acteurs publics et privés français dans le domaine de l’assurance maladie.

L’AFD et l’unité de justice économique ont par la suite animé le 12 mars 2017 un atelier de travail afin de partager les fruits de ce voyage d’études avec l’ensemble des acteurs publics égyptiens et partenaires internationaux de l’Égypte dans ce secteur.

Un atelier qui a réuni plus d’une soixantaine d’acteurs de l’assurance maladie en Égypte : l’opportunité de partager les progrès de la réforme en cours. Il a également permis de préciser les enjeux de mise en œuvre de la réforme en termes de gouvernance et de financement et les besoins d’appui technique à mobiliser auprès de l’AFD et d’autres partenaires.
 

Soins essentiels, assurance et sensibilisation 

En octobre 2016, l’AFD a signé un accord dédié au renforcement du système de santé primaire dans les régions du Delta et du Canal ; un projet qui devrait contribuer à la mise en place du nouveau système d’assurance maladie

Financé via un prêt de 30 millions d’euros et une subvention d’un million d’euros, ce projet sera mis en œuvre par le ministère égyptien de la Santé et de la Population. 

Un partenariat est en outre établi avec l’UNICEF pour des activités de sensibilisation, d’éducation à la santé et de mobilisation communautaire. Le démarrage du projet est prévu au second semestre 2017.
 



Confronter les jeunes à l’énergie solaire, une filière d’avenir pour l’Égypte

14/03/2017

Fin de cursus pour les élèves de la formation en électrotechnique de l’Institut Don Bosco du Caire ! Dans le cadre d’une coopération entre l’AFD, l'Institut européen de coopération et de développement (IECD) et Schneider Electric , ces jeunes ont suivi le programme Énergie solaire destiné à leur faire découvrir cette filière porteuse et à développer des projets innovants.

 

Le solaire, une ressource durable en plein essor

Après le succès du concours « COP21 » proposé aux élèves des Instituts Don Bosco du Caire et d’Alexandrie en 2015, l’AFD a mis en place avec l’IECD et l’entreprise Schneider Electric un programme de développement de projets innovants utilisant l’énergie solaire.

Un programme destiné aux élèves du cursus électrotechnique de l’Institut Don Bosco du Caire, partenaire de l’IECD en Égypte.

Objectif ? Les familiariser avec l’énergie solaire, une filière d’avenir en Égypte, où elle constitue une  ressource gratuite et disponible pratiquement toute l’année. À la clé : des compétences adaptées au marché de l’emploi et aux besoins du secteur.

Dans un pays qui ambitionne de produire 20 % de son électricité à partir d'énergies renouvelables (solaire, éolienne) d'ici 2020, proposer des formations spécialisées dans l’énergie solaire a du sens ! 

 

Des réalisations concrètes et innovantes

À l’issue du programme Énergie solaire, les élèves ont pu mettre en pratique les connaissances acquises en travaillant au développement de prototypes utilisant la technologie photovoltaïque pour répondre aux besoins du marché égyptien. 

Les groupes ont travaillé sur des prototypes de pompe et de station solaires en utilisant du matériel professionnel financé par l’AFD et Schneider Electric, afin de mettre au point des produits commercialisables

Un programme particulièrement enrichissant et au plus près des réalités du marché local de l’énergie pour ces jeunes qui ont pu :

  • travailler en équipe sur des problématiques actuelles de diversification du mix énergétique et d’atténuation du changement climatique ;
  • acquérir des connaissances concrètes dans une filière porteuse ;
  • et exercer leur capacités de créativité et d’innovation afin de développer un produit de la conception jusqu’à la réalisation et au calcul des coûts en vue d’une commercialisation. 

Au cours de la cérémonie de remise des diplômes organisée le 7 mars dernier, les élèves ont présenté les projets sur lesquels ils ont travaillé depuis la rentrée 2016. Un certificat leur a été remis par l’IECD et Schneider Electric. 

La cérémonie s’est déroulée en présence du vice-ministre de l’Éducation, Dr Ahmed Geushey.

Ce programme marque une nouvelle collaboration AFD – IECD au service de l’employabilité des jeunes : l’AFD finance par ailleurs le programme pluriannuel de formation professionnelle Graines d’espérance de l’IECD. 



L’énergie au cœur de deux nouveaux accords avec l’Égypte

24/11/2016

Deux nouveaux accords ont été signés entre l’AFD et l’Égypte : l’un permettra de financer la construction d’une ferme éolienne de 200 MW dans le Golfe de Suez tandis que le second est consacré au réseau électrique de la région du Delta. 

Une ferme éolienne qui va tout changer dans le Golfe de Suez

Au cœur du premier accord signé le 23 novembre 2016, un projet phare de la coopération franco-égyptienne : la construction d’une ferme éolienne dans la région du Golfe de Suez. 

D’une puissance de 200 MW, elle devrait être opérationnelle en 2020. Cette centrale électrique apportera au réseau électrique national près de 700 gigawattheures par an et réduira l’impact carbone de la production d’électricité de 300 000 tonnes équivalentes de dioxyde de carbone par an. 

Ce projet comprend, au-delà des infrastructures, la mise en place d’un contrat d’exploitation et de maintenance de la centrale pour une durée de 3 ans par un opérateur privé et un programme de formation auprès du personnel de la New and Renewable Energy Authority (NREA), maîtrise d’ouvrage du projet. 

Le financement du projet comprend un prêt de l’AFD, complété par un don de l’Union européenne de 30 millions d’euros délégué à la KfW, afin d’accompagner NREA dans la mise en œuvre du programme et des investissements. 

Le groupe AFD, associé à la KfW, à l’Union européenne et à la Banque européenne de développement, soutient les autorités égyptiennes dans l’atteinte de l’objectif ambitieux de 20 % d’énergies renouvelables dans le mix énergétique en 2022

 

Un nouveau centre de contrôle du réseau électrique automatisé de la région du Delta

Au programme du deuxième accord, qui lie l’AFD au ministère égyptien de l’Électricité et des Énergies renouvelables, un prêt de 50 millions d’euros voué à financer le projet de construction et d’équipement du centre de contrôle du réseau électrique automatisé de la région du Delta. 

 

 

À travers ce projet, l’AFD soutient les autorités égyptiennes dans leur volonté de développer et moderniser le réseau électrique.

Le projet vise principalement à automatiser la gestion du réseau et comprend :

  • la construction et l’équipement du nouveau centre de contrôle du réseau électrique de moyenne tension de la région du Delta dans la ville de Talkha, en vue d’une mise en service en 2019 ;
  • le financement d’une assistance technique à la maîtrise d’ouvrage (EETC) pour la gestion du projet ;
  • et le financement d’une étude de faisabilité pour la rénovation du centre de contrôle d’Alexandrie, du Caire et du Canal

Ce projet devrait contribuer aux objectifs prioritaires de l’action de l’AFD en Égypte en améliorant les conditions de vie des populations et en accompagnant la croissance durable du secteur productif. 

Les impacts attendus sont :

  • l’amélioration de la qualité de service par la réduction de la fréquence et de la durée des coupures de courant et réduction du temps de réparation, bénéficiant à 13 millions de personnes dans la région du Delta ;
  • et la réduction des pertes de réseau permettant des gains économiques et une meilleure efficacité énergétique grâce à la réduction d’émissions carbone de 37 000 tonnes de CO2 par an. 

 

Objectif climat

L’AFD a pour objectif de dédier 50 % de ses financements annuels à des projets ayant un impact positif sur le climat. 

Les deux accords signés le 23 novembre s’inscrivent pleinement dans cette stratégie globale et viennent augmenter un portefeuille égyptien déjà important : 540 millions d’euros sont ainsi consacrés au financement de projets exemplaires qui contribuent à réduire l’impact carbone de l’économie égyptienne. 

Parmi eux, le métro du Caire, le programme EGAS de raccordement des ménages au réseau de gaz naturel et la construction de la première centrale solaire photovoltaïque connectée au réseau électrique à Kom Ombo. 



Repenser le financement des transports urbains en Égypte

20/11/2016

Les enjeux de financement des transports urbains étaient au cœur du Forum sur la mobilité urbaine (FMU) organisé au Caire les 19 et 20 novembre 2016. L’occasion de réfléchir à de nouvelles pistes de solutions adaptées aux villes égyptiennes.

Comment financer les métros et trains urbains ?

C’est dans le cadre du programme « Transport urbain durable » du Centre pour l’intégration en Méditerranée (CMI) de Marseille que s’est tenu le Forum sur la mobilité urbaine au Caire.

L’événement, qui a regroupé une centaine d’experts égyptiens et français, a été co-organisé par l’AFD, la CODATU et le CEREMA, en étroit partenariat avec le ministère des Transports égyptien et le projet Euromed RRU (Road, Rail and Urban Transport).

Objectif : apporter des réponses aux enjeux de financement dans le domaine du transport urbain en recourant à une approche participative. 

Compte tenu de la situation déficitaire des entités publiques égyptiennes du secteur et de leur grande dépendance vis-à-vis des subventions de l’État, l’événement s’est concentré sur les sources de revenus complémentaires pouvant s’additionner aux recettes tarifaires pour financer l’opération et la maintenance du métro et des trains urbains.   

Les principaux acteurs de la mobilité urbaine aux niveaux local et national ont été invités à partager leurs expériences avec des experts, y compris des représentants d’entreprises françaises. 

Ils ont exploré ensemble de nouvelles pistes de solution adaptées au contexte des villes égyptiennes en matière de gestion, d’exploitation et de financement des réseaux de transport en commun. 

Les discussions du forum se sont focalisées sur le métro du Caire mais les contributions et les conclusions sont également riches d’enseignements pour les autres villes du pays (y compris Alexandrie).



 
 
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