Le groupe AFD a été autorisé à intervenir au Liban au premier semestre 1999, à la suite de l’intégration du pays dans la Zone de Solidarité Prioritaire de la France (zone géographique dans laquelle la France a mis en place une coopération étroite). L’AFD est représenté localement par l'agence ouverte à Beyrouth en juin 1999.

À la une

2016, une année record pour l'AFD

11/05/2017

Avec un record 2016 de 9,4 milliards d’euros d’engagements, l’AFD investit de nouveaux chantiers, notamment en Afrique continentale.

Rémy Rioux, Directeur Général de l’AFD, a présenté ce jour les résultats de l’AFD pour l’année 2016, dans la perspective de sa stratégie pour 2020.

A la demande du Président de la République en 2015, l’AFD a nettement augmenté le volume de ses financements conformément aux objectifs de la communauté internationale (ODD, Accord de Paris sur le climat), scellé son alliance stratégique avec la Caisse des Dépôts et Consignations et étendu son champ d’intervention.
 

 

Rémy Rioux, son Directeur général, décrypte la stratégie de l’AFD : « 2016, l’année de ses 75 ans, a été marquée par l’accroissement des engagements de l’AFD, son alliance stratégique avec la Caisse des Dépôts et Consignations et le renforcement de ses partenariats avec la société civile, les collectivités territoriales, le secteur privé, les banques de développement bilatérales et multilatérales, les institutions européennes et les grandes fondations. Avec 9,4 Md€ d’engagements, l’AFD a repris une trajectoire de croissance ambitieuse pour accompagner les grandes transitions dans les pays en développement et dans les Outre-mer français. Avec sa nouvelle stratégie, l’AFD jouera un rôle moteur pour soutenir l’émergence d’un monde en commun. »

En 2015, l’AFD a reçu du Président de la République l’objectif d’accroître son activité de + 60 % d’ici 2020 pour atteindre près de 13 Mds € d’engagements annuels. En 2016, cette trajectoire de croissance est engagée.

9,4 milliards d’euros de projets ont été financés par l’AFD : c’est +13 % en 1 an.

L’Afrique, toute l’Afrique, est la priorité de l’Agence, avec près de 4 Mds € d’engagements en 2016 en hausse de +25%.

  • De 2010 à 2016, 22 milliards d’euros ont été engagés en Afrique
  • En janvier 2017, au Sommet de Bamako, le Président de la République a pris un engagement encore plus ambitieux pour l’AFD : sur les cinq prochaines années, 23 milliards d’euros seront engagés pour l’Afrique
  • Pour soutenir le développement des énergies renouvelables, l’AFD a engagé 600 millions d’euros en Afrique en 2016. Elle prévoit de leur consacrer 3 milliards d’euros d’ici 2020.

L’AFD agit dans de nouveaux pays et de nouveaux secteurs :
  

  • Argentine, Cuba, Balkans : l’AFD va élargir son champ d’intervention géographique, partout où l’accompagnement d’une banque de développement engagée et solidaire est utile.
  • La nouvelle stratégie de l’agence ouvre des chantiers d’avenir, dans des secteurs sur lesquels l’AFD n’intervenait pas ou peu jusqu’ici : la gouvernance, les industries culturelles, l’enseignement supérieur, l’innovation et le numérique, le social business, l’action extérieur des collectivités locales, l’éducation au développement et à la solidarité internationale.

L’AFD et la CDC : une alliance stratégique active sur le terrain
L’alliance stratégique entre les deux institutions, signée le 6 décembre 2016, se concrétise sur le terrain. A l’international, elle se traduit par des outils communs, comme le fonds d’investissement dans les infrastructures de 600 M€ dont la création a été annoncée récemment par les deux Directeurs généraux au Burkina Faso. En France, elle permet une collaboration plus étroite avec les collectivités territoriales et tous les acteurs du développement dans les territoires.

Pour aller plus loin, lire la présentation détaillée des résultats de l'AFD en 2016


L’action de l’AFD en 2016

Une action sur les cinq continents :

  • 50 % des engagements financiers de l’AFD dans les pays étrangers (près de 4 Mds € en 2016 soit +25% en un an) vont à l’Afrique, toute l’Afrique, priorité de l’action de l’Agence, où 84 % des moyens budgétaires accordés par l’Etat sont concentrés. Dans sa nouvelle stratégie, l’Agence considère l’Afrique comme un tout. Du Maroc à l’Afrique du Sud, du Sénégal à Djibouti, avec ses dynamiques régionales, sans séparer le Nord du Sud du Sahara.
  • 20 % en Asie et dans le Pacifique pour financer des projets sobres en carbone (1,3 Mds € en 2016)
  • 20 % en Amérique Latine et Caraïbes, en particulier au service du développement urbain durable (1,1 Mds € en 2016)
  • 10 % au Proche et Moyen-Orient : pour financer une croissance inclusive et résiliente (741 Millions € en 2016)

L’AFD a également consacré 1,6 Md€ en 2016 au financement des Outre-mer français.

Les marqueurs de l’action de l’AFD : 6 x 50%

L’AFD, banque de développement de la France, solidaire et engagée au service des populations des pays du Sud et de l’Outre-mer, agit avec 6 marqueurs forts :

  • 50% de ses engagements à l’étranger sont en Afrique
  • 50% de son activité concerne des pays et territoires francophones
  • 50% de ses projets ont des impacts positifs sur le climat
  • 50% de ses projets contribuent à la réduction des inégalités de genre
  • 50% de ses bénéficiaires sont des acteurs non-étatiques (entreprises publiques et privées des pays du Sud, collectivités locales, établissements publics, ONG, banques)
  • 50% de ses projets sont menés en cofinancement avec d’autres bailleurs

L’AFD finance des trajectoires de croissance durable contribuant aux cinq transitions majeures dans lesquelles les pays en développement, comme les pays développés, sont engagés : transitions démographique et sociale, transition territoriale et écologique, transition énergétique, transition numérique et technologique, transition politique et citoyenne.

Des solutions qui génèrent des impacts positifs pour les populations

En 2016, l’AFD a financé 657 projets de développement, qui ont notamment permis :

  • d’améliorer le transport urbain en Nouvelle-Calédonie ;
  • de gérer les tensions entre populations hôtes et réfugiées au Liban et en Jordanie ;
  • de construire l’autonomie électrique du Burkina Faso ;

Des projets aux impacts concrets mesurables chaque année. En moyenne depuis 5 ans : 

  • 730 000 exploitations agricoles familiales soutenues ;
  • 665 MW d’énergies renouvelables installés ;
  • un accès à l’eau et à l’assainissement amélioré pour 1, 2 million de personnes ;
  • 54 000 PME appuyées ;
  • 832 000 enfants scolarisés.

Accéder à l'infographie   



Des compétences pour le Liban

24/01/2017

Frappé par une crise aux dimensions à la fois économiques, sociales et politiques, le Liban a vu son taux de chômage s’accroître, en particulier celui des jeunes. Dans le cadre de sa réponse à la crise des réfugiés syriens, l’AFD soutient l’ONG française Institut européen de coopération et de développement (IECD) et son partenaire libanais Semeurs d’Avenir afin d’améliorer l’employabilité des populations vulnérables au Liban.

 

Des compétences en adéquation avec les besoins du marché

L’ambition du projet « Maharat li Loubnan » (Compétences pour le Liban) est de permettre aux jeunes d’acquérir des compétences techniques répondant aux besoins du marché de l’emploi.

 
Le projet comporte deux types de formations complémentaires :
  • Des formations courtes qualifiantes afin d’améliorer l’insertion socioprofessionnelle de jeunes et femmes vulnérables (libanais et réfugiés) en répondant aux besoins non satisfaits de main d’œuvre au Liban et aux enjeux de reconstruction de la Syrie ;
  • Des formations longues diplômantes qui visent, elles, à améliorer la qualité de l’offre de formation au niveau Bac technique (BT) par la rénovation de deux filières, dont « maintenance productique » (la seconde filière sera identifiée en début de projet, après étude des besoins).

 

 
1600 jeunes en route vers une insertion rapide
 
Dans le cadre de ce projet, ce sont 1600 jeunes et femmes qui  pourront suivre des formations courtes qualifiantes et qui bénéficieront d’un accompagnement vers une insertion rapide dans le marché de l’emploi. 
 
La dynamique entrepreneuriale n’est pas oubliée : 300 « porteurs de projet » seront formés à la création d’activité indépendante et 2 incubateurs seront créés afin de proposer un support technique et managérial ainsi que du matériel technique aux « porteurs de projets ».
 
 
 
Formation technique : une approche par compétence
 
Concernant l’enseignement technique long, 70 formateurs seront formés aux 2 nouveaux curricula au sein des 4 écoles techniques partenaires. 
 
La diffusion de l’approche par compétence ainsi que des outils méthodologiques et nouveaux examens développés s’effectuera en partenariat avec la Direction générale de l’enseignement technique et professionnel (DGETP), afin de favoriser une logique d’essaimage sur l’ensemble du territoire libanais
 
À terme, 500 nouveaux étudiants par an s’inscriront dans les deux filières techniques rénovées.
Le projet aura une durée de 4 ans et couvrira l’ensemble du territoire libanais.
 
La convention de financement, d’un montant de 5 millions d’euros, a été signée le 24 janvier 2017 par Marie-Hélène Loison (directrice du département Méditerranée de l’AFD), Alexis Beguin (président de l’IECD) et Jihad Feghali (président de Semeurs d’Avenir). 
 
Cette démarche s’inscrit dans la continuité du soutien de l’AFD à ces deux associations, en étroite collaboration avec la DGETP. L’AFD finance notamment le projet Graine d’Espérance , qui a permis la rénovation de la filière électrotechnique et sa dissémination dans 12 écoles techniques libanaises.
 


Le développement local comme outil de cohésion sociale entre réfugiés syriens et populations hôtes

28/11/2016

Afin d'améliorer les conditions de vie des réfugiés syriens et de leurs communautés d’accueil, l’AFD a financé un projet porté par quatre ONG au Liban. Objectif : agir sur le développement local pour contribuer à la cohésion sociale. Un Forum organisé le 28 novembre a permis de dresser le bilan de cette action.

 

Soutenir le développement local pour contribuer à la cohésion sociale  

À l’origine ? Un projet axé sur l’amélioration des conditions de vie socio-économiques des populations de six villages libanais, financé par un don de 800 000 euros de l’AFD et porté par l’association CCFD Terre-solidaire et ses partenaires libanais : le Mouvement Social, Mada et Fair Trade Lebanon. 
 
 
La France solidaire du Liban face aux impacts de la crise syrienne
 
Ce projet s’est inscrit dans le cadre du soutien apporté par  la France au Liban en réponse aux conséquences de la crise syrienne. 
 
Sélectionné à l’issue d’un appel à projets lancé en 2013, le projet a été choisi en raison notamment de son fort ancrage territorial, de la collaboration établie avec les acteurs publics et associatifs locaux et de la méthode privilégiant l’implication étroite et concrète des populations
 
Différentes régions du Liban ont été concernées par l’initiative : le Akkar (Muchmuch, Hrar et Fneideq), la Bekaa (Fourzol) et le Sud Liban (Abra et Kfar Tebnit).
 
À l’occasion de la clôture du projet, un Forum national intitulé « Soutenir le développement local pour contribuer à la cohésion sociale » a été organisé le 28 novembre par les quatre ONG afin de partager résultats et perspectives de l’action réalisée dans les six villages.
 
 
Des ONG qui facilitent le vivre-ensemble
 
En unissant leurs savoir-faire, leur connaissance intime des enjeux de terrain et leur expertise au service des populations rurales, les quatre ONG sont parvenues à des résultats  tout à fait intéressants :
  • Organiser, au sein des 6 municipalités, des comités mixtes territoriaux incluant des Libanais et des Syriens, contribuant notamment à la réduction des tensions ;
  • Appuyer la mise en place de services publics de proximité (transport, gestion de déchets) et de services sociaux intégrés aux municipalités (soutien psychosocial, groupes de discussions) ;
  • Dynamiser le développement économique à travers la formation professionnelle de 121 jeunes libanais et syriens - dont 71 % de filles - et le soutien à 5 coopératives de femmes rurales dans les villages concernés ;
  • Améliorer les capacités des 6 municipalités à gérer les conséquences de la présence des réfugiés syriens grâce à une diffusion des bonnes pratiques en matière de développement territorial inclusif et de réappropriation. 

 

►  Une vidéo pour en savoir plus sur ce projet :

 



L’AFD partenaire des Rencontres Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre

27/09/2016

Pour la 3ème année, l’AFD est partenaire, en tant que parrain du Prix du Public du meilleur reportage photo, des Rencontres Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre , qui se déroulent du 3 au 9 octobre 2016.

En s’associant à ce Prix , l’AFD souhaite valoriser le travail des reporters qui, par le prisme de la photographie, donne à voir l’une des réalités du terrain d’intervention des acteurs du développement. 

 

Chaque année, ce prix est un vrai outil pédagogique qui permet de sensibiliser des lycéens aux enjeux de développement économique et social dans les processus de reconstruction post-conflit, entre la gestion de crises et le traitement de leurs causes profondes.

Mais cette année ce ne seront plus des élèves spectateurs mais des élèves acteurs.

En effet, à l'occasion de cet évènement l'AFD offre à 2 jeunes lycéens l’opportunité de devenir des vrais reporters du développement grâce à une expérience inédite.

 

Chloé et Benoît

Chloé et Benoit, les 2 lycéens de bayeux


Ils partent pendant deux jours, découvrir les actions de l'AFD au Liban, en compagnie des journalistes de La Croix , L'Actu et l' Agence France Presse .

Ils y visiteront des projets soutenus par l'AFD, visant à améliorer les conditions de vie des Syriens et des populations hôtes. ► En savoir plus

Ils rencontreront également des jeunes réfugiés de leur âge et pourront échanger avec les acteurs du terrain de l’AFD et des ONGS locales comme Amel ou Arc-en-ciel.

Ce projet est l’occasion de mettre en lumière un point de vu décalé sur la crise syrienne, celui de jeunes reporters dont le regard s’éveille sur le monde. Il s’agirait également d’ouvrir la réflexion sur l’éducation au développement et au traitement de l’information.

Chloé et Benoit représentent la jeunesse, actrice du développement de demain, dont le point de vue nous semble essentiel. Ils partageront cette expérience avec nous au cours de la semaine du Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre 2016.

Pour suivre leur périple sur le blog Reporters du développement

En savoir plus sur le rôle de l'AFD dans les pays en désarroi

►  Vidéos : en savoir plus sur l'AFD et le Prix Bayeux

 

 



Rémy Rioux est nommé Directeur général de l’Agence Française de Développement en Conseil des ministres, ce 25 mai 2016

25/05/2016

Sur proposition de François Hollande au Parlement le 27 avril dernier et après un vote favorable à l’unanimité des députés et à la majorité des sénateurs, M. Rémy Rioux, 46 ans, secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du développement international, est nommé ce jour, en Conseil des ministres, Directeur général de l’Agence Française de Développement, Etablissement Public Industriel et Commercial, en charge du développement des pays du Sud et de l’Outre-mer. 11ème directeur général de l’AFD, Rémy Rioux prendra la tête de l’AFD, le 2 juin 2016.

Né en juin 1969 à Neuilly-sur-Seine, ancien élève de l’Ecole normale supérieure de la rue d’Ulm, de Sciences Po et de l’Ecole nationale d’administration, Rémy Rioux, historien de formation, ancien élève d’Alain Corbin et de Pierre Nora, conseiller maître à la Cour des comptes, a alterné, au cours de sa carrière, des responsabilités en France et au service du développement et de l'Afrique.


Rémy Rioux est nommé Directeur général de l'AFD © Alain Buu

A l’âge de 26 ans, Rémy Rioux découvre le continent africain à l’occasion d’un stage de l’ENA au Bénin, puis en militant pour la promotion de l’harmonisation du droit des affaires en Afrique. Passionné par ce continent, il le sillonne tout au long de sa carrière, y noue des liens forts, et y acquiert une expertise reconnue des enjeux de développement. Au Trésor de 2004 à 2007 puis de 2010 à 2012, il contribue notamment à moderniser la coopération monétaire avec les pays africains membres de la Zone franc, participe à la résolution de la crise ivoirienne et contribue à placer la question des infrastructures et du développement au cœur de l’agenda international du G20. Il est alors administrateur de l’AFD et de sa filiale PROPARCO.

Rémy Rioux a par ailleurs exercé des missions de contrôle dans les secteurs de l'énergie et de la défense à la Cour des comptes entre 1997 et 2004. Il a travaillé au ministère de l’intérieur de 2000 à 2002, au sein du cabinet du ministre Daniel Vaillant, en charge notamment du budget et du passage à l’euro. Il a également exercé des fonctions à l’Agence des participations de l’Etat, de 2007 à 2010, comme directeur de participations en charge des secteurs des transports et des médias, participant au conseil d’administration de différentes entreprises (SNCF, RATP, ADP, Renault, France Télévisions, France Médias Monde, Arte, le Grand Port Maritime du Havre).

En 2012, directeur de cabinet du ministre de l’Economie, des Finances et du Commerce extérieur, Pierre Moscovici, il participe activement à la redéfinition des relations économiques entre l'Afrique et la France et aux travaux menés par Jacques Attali sur la francophonie économique. Deux ans plus tard, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, le nomme secrétaire général adjoint du Quai d’Orsay, en charge notamment des questions économiques. A ses côtés, il pilote le volet financier des négociations pour la COP21.

Après l’annonce par le Président de la République, en septembre 2015, d’une relance de la politique française de développement à travers la hausse des financements de 4 milliards d’euros d’ici 2020, pour atteindre 12,5 milliards d’engagements annuels, (dont 5 milliards d’euros en faveur du climat), il est chargé d'une mission de préfiguration du rapprochement entre l'Agence Française de Développement et la Caisse des Dépôts qui doit doter la France d’un outil à même de relever les défis des Objectifs du développement durable.

Homme de dialogue et de conviction, il est très attaché au Massif central, en particulier à la Corrèze et la Lozère, où il séjourne fréquemment, avec sa femme et ses trois enfants.


Dates clefs

  • 26 juin 1969 : Naissance à Neuilly-sur-Seine, France
  • 1997 : auditeur à la Cour des comptes à sa sortie de l’ENA (promotion Marc Bloch), il y deviendra Conseiller Maître en 2013
  • 2001 et 2002 : conseiller budgétaire au cabinet de Daniel Vaillant au ministère de l’Intérieur
  • 2003 : missions de contrôle dans les secteurs de l’énergie et de la défense à la Cour des Comptes
  • 2004 : direction du Trésor, Chef du bureau de la coopération monétaire et du développement avec les pays d’Afrique, des Caraïbes, du Pacifique et de la zone franc
  • 2007 : sous-directeur des transports et de l’audiovisuel de l’Agence des participations de l’Etat
  • 2010 : sous-directeur des affaires financières internationales et développement à la direction générale du Trésor
  • 2012 à 2014 : directeur du cabinet de M. Pierre Moscovici au ministère de l’Economie et des Finances
  • 2014 : secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, chargé notamment des affaires économiques
  • 2015 : responsable des questions financières au sein de l’équipe française de négociation pour la COP21.
  • Juin 2016 : nommé 11ème Directeur général de l’Agence Française de Développement.


Agriculture : la pépinière de Qaounine inaugurée

05/04/2016

La filière oléicole du Sud Liban a été durement touchée par la guerre de 2006. La pépinière de Qaounine s’inscrit dans le cadre du projet Daman 2, financé par l’AFD et visant à soutenir les coopératives agricoles de cette région.

Initié en 2007, le projet Daman 1 avait permis à 4 coopératives de se doter de presses à huile modernes, d’améliorer leurs pratiques oléicoles et de renforcer leur capacité de gestion. S’inscrivant dans la stratégie sectorielle libanaise d’appui à la filière oléicole, la 2e phase du projet (Daman 2) a poursuivi la valorisation des rendements et de la qualité de l’huile produite et la modernisation de leurs outils de production dans 6 coopératives. Elle a également permis une diversification de leurs sources de revenus, qui dépendaient jusque-là fortement de la saisonnalité de leur activité.

C’est pour répondre à ce dernier objectif qu’ont été mis en place une unité de compostage à Srifa permettant la production d’engrais ainsi que la pépinière de Qaounine. Les agriculteurs ont également bénéficié d’une formation à la taille et au traitement des oliviers contre la maladie de l’œil de paon. Ces nouvelles pratiques leur ont non seulement permis de multiplier par deux ou trois la production de leurs arbres, mais également de proposer des prestations de services rémunérées à d’autres agriculteurs.

La pépinière de Qaounine a été inaugurée le 5 avril 2016 en présence de Lionel Cafférini, directeur de l’AFD au Liban, du lieutenant-colonel Lelosc, second chef de corps de la Force Commander Reserve (FCR) de la FINUL (Force intérimaire des Nations Unies au Liban), de Hussein Atweh, maire de Qaounine, ainsi que de Hasan Atweh, président de la coopérative de Qaounine.

La cérémonie a également marqué la fin du projet Daman, qui avait été initié par la coopération civilo-militaire du contingent français de la FINUL et financé par l’AFD. Il a été mis en œuvre par l’Association pour le Développement Rural (ADR) en consortium avec Agriate, société française de conseil en développement agricole en Méditerranée.

La contribution de l’AFD, à hauteur de 1.2 millions d’euros pour les deux phases du projet, marque une nouvelle fois la solidarité de la France à l’égard d’une région durement touchée par la guerre de 2006, dans les villages où les casques bleus contribuent au quotidien à agir pour préserver la paix.

► Pour en savoir plus sur le projet : DAMAN 2



 
 
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