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— Communiqué de presse —
  • Le Climate Finance Partnership s’engage à investir dans des infrastructures durables en Asie du Sud-Est, en Amérique latine et en Afrique, pour arriver à un accord sur les conditions essentielles et la structuration de l’instrument
  • Au moins un quart des capitaux seront investis en Afrique
  • Le CFP combine des fonds publics, privés et d’organisations philanthropiques pour lutter contre le risque climatique

Davos, Suisse – Les partenaires du Climate Finance Partnership (CFP) ont franchi un nouveau cap dans le développement de leur partenariat visant à accélérer le flux de capitaux alimentant les investissements liés au climat dans les marchés émergents, en trouvant un accord sur les principales notions et la structure de leur instrument phare de placement fondé sur des financements mixtes. Les membres du CFP sont la France, l’Allemagne, les fondations Hewlett, Grantham, et BlackRock.

Caractérisé par une combinaison unique de capitaux publics et privés et de fonds d’organisations philanthropiques, le CFP montre le pouvoir et le rôle de catalyseur que jouent les capitaux philanthropiques et publics dans la mobilisation d’investissements institutionnels de premier ordre et à grande échelle dans les secteurs liés au climat des marchés émergents. Ceci cadre avec la conviction partagée par l’ensemble des parties au CFP, selon laquelle il est impératif de prendre des mesures fermes et dynamiques pour limiter le réchauffement climatique à un niveau inférieur à 2 °C, tout en gardant à l’esprit l’objectif de 1,5 °C, de façon à tirer parti des opportunités économiques qu’offre la transition vers une économie sobre en carbone. 

Les investissements du CFP cibleront certains pays d’Asie du Sud-Est, d’Amérique latine et d’Afrique. Il convient de souligner que les investissements en Afrique compteront pour au moins 25 % des capitaux investis. L’instrument mettra l’accent sur ce qui est communément appelé le secteur des infrastructures climatiques, à savoir : i) la production d’énergie renouvelable connectée au réseau et/ou décentralisée ; ii) l’efficacité énergétique dans les secteurs résidentiel, commercial et/ou industriel ; iii) les solutions de stockage d’énergie ; et iv) les services de mobilité et de transport électrifié ou à très faibles émissions. Le Partenariat s’appuiera sur une taxonomie rigoureuse, fondée sur les Principes communs du financement climatique des banques multilatérales de développement, pour définir l’admissibilité des projets du Fonds, fournissant ainsi aux investisseurs une référence précise sur le marché à cet égard.

Selon Rémy Rioux, directeur général de l’Agence française de développement (« AFD »), « Compte tenu de leur ampleur, les défis liés au changement climatique exigent de mener des actions collectives d’envergure. Le groupe AFD est donc fier de s’associer, à travers sa filiale dédiée au secteur privé PROPARCO, à BlackRock, le plus grand gestionnaire d’actifs du monde, pour accélérer la mobilisation de fonds privés en faveur du climat. Ce partenariat ambitieux, établi avec l’Allemagne et plusieurs grandes fondations mondiales, contribuera à réorienter les flux de capitaux vers des investissements de développement durable dans les pays émergents, et ciblera en priorité l’Afrique, un continent stratégique pour la France et l’une des régions les plus vulnérables au changement climatique malgré sa contribution moindre au réchauffement de la planète. »

L’instrument comprendra une tranche de première perte d’au moins 100 millions de dollars en fonds catalytiques soutenus par les pouvoirs publics et les fondations partenaires, que BlackRock utilisera pour mobiliser au moins 400 millions de dollars d’apports en capitaux propres institutionnels privés. Ceci donnerait lieu à des investissements initiaux minimums de 500 millions de dollars, et les parties au CFP ont toutes pour but de poursuivre le développement de l’instrument au fil du temps.

Selon le Secrétaire d’État Jochen Flasbarth du ministère allemand de l’Environnement, « en 2019, l’Allemagne a approuvé une loi climatique nationale ainsi qu’une enveloppe climatique à moyen terme pour réduire les émissions de gaz à effet de serre à l’échelle nationale. En tant qu’État membre de l’Union européenne, nous nous sommes engagés à atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050. Nous sommes tout à fait conscients de la nécessité de relever le degré d’ambition mondiale pour répondre à la crise climatique. Les pays en développement auront besoin de notre aide pour intensifier leur action climatique. Pour cela, nous devons impérativement mobiliser des fonds publics et privés. Nous sommes donc ravis de travailler avec des organisations philanthropiques et BlackRock en vue de la mobilisation de capitaux privés destinés à assurer la transformation mondiale de nos systèmes énergétiques. Nous donnons ainsi un signal fort concernant l’importance de rediriger les flux financiers vers un développement sobre en carbone. »

Les gouvernements français, à travers l’Agence française de développement (AFD), et allemand, à travers la KfW agissant comme mandataire pour l’Allemagne, cherchent à financer le partenariat à hauteur de 30 millions de dollars chacun. La fondation William and Flora Hewlett et le Jeremy and Hannelore Grantham Environmental Trust ont, quant à eux, respectivement engagé 10 millions et 7,5 millions de dollars. Les parties au CFP s’efforcent de lever les capitaux supplémentaires nécessaires pour atteindre le seuil de 100 millions de dollars en fonds catalytiques. 

Selon Larry Kramer, président de la fondation Hewlett, « le Climate Finance Partnership montre que les organisations caritatives qui s’associent à des entités des secteurs public et privé peuvent mobiliser des capitaux pour résoudre le problème du changement climatique et diminuer la souffrance humaine. Les populations d’Asie du Sud-Est, d’Afrique et d’Amérique latine bénéficieront du tout premier partenariat de ce type, qui combine des fonds publics, privés et d’organisations philanthropiques pour lutter contre le changement climatique. Nous espérons qu’il servira de modèle pour le développement de projets favorables au climat partout dans le monde. »

Le CFP offre un exemple sans précédent de partenariat rassemblant des fonds souverains, privés et de fondations pour garantir la réalisation d’investissements totalement favorables au climat à cette échelle.

Selon Jeremy Grantham, administrateur du Jeremy and Hannelore Grantham Environmental Trust, « dans les marchés émergents, les titres sont sensiblement moins chers que dans les économies développées, et garantissent les meilleures perspectives de croissance dans un monde à faible croissance, par ailleurs. Alors que les avantages financiers de l’énergie propre continuent à se propager à l’échelle mondiale, l’énergie verte devrait connaître une forte augmentation dans les marchés émergents par rapport à son niveau actuel. Le Jeremy and Hannelore Grantham Environmental Trust est heureux de contribuer à cet effort visant à aider les investisseurs institutionnels à bâtir une dotation en faveur de ce secteur prometteur. »

Le CFP est le premier instrument de BlackRock axé sur les investissements en faveur de l’infrastructure climatique dans les marchés émergents. BlackRock, le plus grand gestionnaire d’actifs du monde, possède une grande expérience dans les investissements durables et en faveur des énergies renouvelables. L’entreprise s’est engagée à prendre en compte les risques climatiques et autres risques environnementaux dans ses processus d’investissement et de gestion des risques, y compris en élaborant de nouvelles méthodes de mesure des risques matériels liés aux changements climatiques et en effectuant des exercices de simulation de crise sur les portefeuilles en vue de scénarios futurs d’établissement du prix sur les émissions de carbone. Le CFP reflète les efforts constants de BlackRock visant à fournir aux investisseurs plus de solutions pour investir leur capital dans des stratégies d’accélération de la transition mondiale vers une économie sobre en carbone. 


Selon Brian Deese, directeur mondial des investissements durables à BlackRock, « conformément à l’engagement accru de BlackRock en faveur des investissements durables, nous sommes très enthousiastes à l’idée de lancer le Climate Finance Partnership en association avec nos partenaires des secteurs public et des fondations. Nous pensons qu’une collaboration innovante est essentielle pour assurer la réalisation d’investissements dans les infrastructures climatiques des marchés émergents à grande échelle, et donner ainsi à nos clients de nouvelles chances d’investir dans la transition mondiale vers une économie sobre en carbone. » 

Les partenaires du CFP se sont lancés dans un processus de conception intensive et collaborative depuis l’annonce de la création du Partenariat lors du One Planet Summit en septembre 2018, sous la direction du président français Emmanuel Macron. Ils ont désormais pour objectif de finaliser la phase de diligence et de lancer le fonds d’ici le troisième trimestre de l’année 2020.

Selon John E. Morton, coordinateur général du Climate Finance Partnership, « la transition vers une économie mondiale sobre en carbone présente de formidables opportunités économiques pour les investisseurs disposés à mener le processus. Les parties au CFP peuvent être fières des progrès accomplis ensemble au cours de cette dernière année, et du fait que ce partenariat fournit un modèle reproductible pour débloquer des capitaux privés destinés à des investissements climatiques dans les marchés à forte croissance. » 


À propos de l’Agence Française de Développement

Le groupe Agence française de développement (AFD) est un établissement public qui met en œuvre la politique de la France en matière de développement et de solidarité internationale. 

Climat, biodiversité, paix, éducation, urbanisme, santé, gouvernance… Nos équipes sont engagées dans plus de 4000 projets à fort impact social et environnemental dans les Outre-mer français et 115 pays. Nous contribuons ainsi à l’engagement de la France et des Français en faveur des Objectifs de développement durable (ODD).
www.afd.fr

Contact presse : Magali Mévellec – mevellecm@afd.fr – +33 1 53 44 40 31