IDFC

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IDFC, un réseau de 26 banques de développement nationales, régionales et bilatérales
L'International Development Finance Club (IDFC) est un réseau de 27 banques de développement nationales, régionales et bilatérales. L'AFD, l'un de ses membres fondateurs en 2011, préside l'organisation depuis octobre 2017. Les membres de l’IDFC travaillent ensemble pour mettre en oeuvre les Objectifs de développement durable et les agendas de l'Accord de Paris et unissent leurs forces en tant que plateforme pour promouvoir et favoriser les investissements de développement durable à travers le monde.

Un rôle de premier plan

IDFC, un réseau de 26 banques de développement nationales, régionales et bilatérales

L'IDFC joue un rôle de premier plan en faisant des banques publiques de développement des acteurs clés du développement durable. Leur objectif collectif est de réaliser les Objectifs de développement durable (ODD) et les objectifs de l'Accord de Paris. L'IDFC était co-organisateur du sommet Finance en commun en novembre 2020, qui réunissait pour la première fois toutes les banques publiques de développement.
 

 

Qu’est-ce que l’IDFC ? 

L'AFD a été l'un des membres fondateurs de l'IDFC en 2011. Ce réseau regroupe 27 banques de développement nationales, régionales et bilatérales, dont la TSKB (Turquie), la PT SMI (Indonésie), la CDG (Maroc), la Bancoldex (Colombie), la CDB (Chine), la KfW (Allemagne) et la JICA (Japon). La spécificité du réseau IDFC tient au fait que la grande majorité de ses membres sont des institutions de pays en développement et émergents.


Une capacité d'action inégalée

Avec 4 000 milliards de dollars d'actifs pour des engagements annuels de plus de 800 milliards de dollars, l’IDFC est le principal apporteur de financements publics pour le climat à travers le monde. Près de 185 milliards de dollars ont ainsi été engagés sur le climat par les membres du club en 2020, dont 27,4 milliards de dollars pour des projets d’adaptation et 14 milliards pour la biodiversité.

Les activités d'IDFC s’organisent également autour d’autres thématiques : égalité de genre ; biodiversité ; alignement avec les ODD ; coopération pour le développement. Elles se sont vues renforcées en 2019 par la Facilité Climat, dont le programme de travail est structuré autour de quatre axes : le partage de connaissances, le renforcement de capacité, l’accès à la finance climat internationale et la mise en œuvre d’initiatives opérationnelles communes.

Ces activités sont complémentaires de la relation bilatérale partenariale et opérationnelle que l’AFD entretient avec les banques publiques, en particulier avec les partenaires du Sud, et se renforcent mutuellement. Elles favorisent un rehaussement des ambitions des partenaires, un alignement sur les meilleurs standards internationaux, un dialogue coordonné et qui se renforce avec les acteurs financiers privés pionniers en la matière. Elles permettent aussi de plus grandes convergences opérationnelles ouvrant la voie vers des opérations communes en ligne avec l’Agenda 2030 et l’Accord de Paris pour le climat avec un effet multiplicateur sur les financements.


Une vision partagée

Les membres de l'IDFC partagent également des objectifs communs : celui de consolider la position de ces banques en tant que troisième pilier du financement du développement – aux côtés des banques multilatérales et du secteur privé – et celui d'accroître leur contribution au financement de voies de développement plus résilientes et sobres en carbone.

Lors de la COP26 à Glasgow en novembre 2021, IDFC a ainsi fait deux annonces majeures

  • un potentiel de financement de 1 300 milliards de dollars entre 2019 et 2025 (rehaussement de l’ambition de +30 % par rapport aux engagements pris en 2019) ;
  • l’arrêt du financement, à l’international, de tout nouveau projet de centrales électriques au charbon sans système de captage et stockage du carbone.

Des objectifs pour le climat

IDFC, un réseau de 26 banques de développement nationales, régionales et bilatérales, objectif climat

Chaque année, l'IDFC consacre en moyenne 150 milliards de dollars américains au financement « vert » et climatique, ce qui en fait le premier bailleur public mondial pour les transitions énergétiques et écologiques.

L'IDFC a également entrepris un travail d’harmonisation des outils et pratiques des acteurs financiers, afin de mieux prendre en compte les enjeux climatiques dans le financement du développement.

Concrètement, des méthodes communes de comptabilité du financement climatique ont été développées et sont désormais utilisées par de nombreux acteurs financiers.


Des engagements pour le climat 

Lors du sommet Finance en commun, l'IDFC, par la voix de son co-président Patrick Dlamini, PDG de la Banque de développement de l’Afrique australe (DBSA), a annoncé les nouveaux engagements du club dans la lutte contre le changement climatique.
 

 

L'IDFC a réitéré ses engagements passés et présenté de nouvelles mesures. Parmi ces engagements : des outils pour aligner les politiques et pratiques avec l'Accord de Paris et prendre en compte les enjeux sociaux, en particulier lors de la pandémie de Covid-19, et un renforcement du lien climat-biodiversité. Le club a également lancé plusieurs jalons tels que la création de la Facilité climat IDFC (IDFC Climate Facility) lancée lors de la COP25, et le partenariat stratégique avec le Fonds vert pour le climat (GCF). 

Lors du Climate Action Summit de New York en 2019, l'IDFC s'est également engagé à déployer plus d'un milliard de dollars en financement climatique d'ici 2025, dont une part croissante sera consacrée à l'adaptation.

Lors du premier One Planet Summit en 2017, les membres de l'IDFC se sont engagés à s'aligner sur le processus de l'Accord de Paris, à financer les trajectoires et les actions fixées par les pays et à devenir une plateforme pour mobiliser des financements privés pour aller vers la réalisation des ODD et une meilleure défense du climat. L'IDFC a franchi une autre étape près d'un an plus tard, lors de la COP24, en publiant un document de positionnement sur l'alignement sur l'Accord de Paris. 

En 2015, l'IDFC s’est joint aux banques multilatérales de développement (MDB) afin d’élaborer une publication sur « Les leçons tirées de trois ans de mise en œuvre des principes communs MDB-IDFC pour l'adaptation au changement climatique et le suivi des financements ». 

L'AFD souhaite profiter de son mandat de présidente de l'IDFC pour continuer à renforcer les financements climat, notamment dans le cadre de l'Accord de Paris.

Les 27 membres

IDFC, un réseau de 26 banques de développement nationales, régionales et bilatérales
carte des 27 membres d'IDFC

 

Europe

Afrique

Asie et Moyen-Orient


Amérique centrale, Amérique du Sud et Caraïbes

Comment ça marche ?

L'IDFC est structuré autour de sa présidence et de son comité de pilotage. Ce comité, sous la houlette de son président, actuellement le PDG de l'AFD Rémy Rioux, est composé de la Banque brésilienne de développement (BNDES), de la Banque de développement d'Amérique latine (CAF), de la Banque de développement de Chine (CDB), de la Caisse de dépôt et de gestion du Maroc (CDG), de la Banque de développement de l'Afrique australe (DBSA), de la Société islamique pour le développement du secteur privé (ICD), de l'Agence japonaise de coopération internationale (JICA), de la banque de développement allemande (KfW) et de la Banque turque de développement industriel (TSKB)

L'IDFC se réunit annuellement pour mener des actions collectives face aux grands enjeux écologiques et de développement. Ses membres échangent également les meilleures pratiques au sein de groupes de travail alignés sur les principaux ODD, avec un accent sur le climat, le genre, la biodiversité et la coopération pour le développement.