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Christophe Lecourtier prend la tête du groupe AFD dans une période charnière
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Christophe Lecourtier prend ce jour ses fonctions de directeur général de l’Agence française de développement (AFD), succédant à Rémy Rioux qui la dirigeait depuis 2016. Cette nomination, proposée par le Président de la République et confirmée par une large majorité de parlementaires, intervient à un moment charnière pour le groupe AFD. Dans un contexte marqué par les bouleversements géopolitiques et l’accroissement des interdépendances entre la France, l’Europe et le reste du monde – comme l’illustre la crise énergétique en cours – Christophe Lecourtier fera évoluer le positionnement stratégique de l’Agence, en privilégiant l’impact, la visibilité, l’efficacité et l’exemplarité budgétaire, au service des populations les plus vulnérables, des Français et des intérêts mutuels qui nous lient au reste du monde.
Un triple profil d’ambassadeur, de dirigeant d’entreprises publiques et d’expert des questions économiques
Ancien élève de l'ENS de Saint-Cloud, de Sciences Po Paris et de l'ENA, Christophe Lecourtier débute sa carrière en 1991 au ministère de l'Économie et des Finances. Après plusieurs postes en lien avec les relations économiques internationales, il intègre les cabinets ministériels, notamment auprès de Simone Veil au ministère de la Santé puis de Francis Mer et Nicolas Sarkozy. Secrétaire général de la direction générale du Trésor, il rejoint Christine Lagarde à l’Agriculture, puis à Bercy – où il suit les questions européennes et internationales, dont celles relatives au développement.
En 2008, il prend la direction d'Ubifrance et conduit la transformation de cet opérateur chargé du développement international des entreprises françaises. En 2014, il préfigure sa fusion avec l’agence française des investissements internationaux, qui créera un grand pôle de soutien à l’internationalisation des entreprises – Business France – qu’il dirige de 2017 à 2022.
Premier ambassadeur nommé à la tête du groupe AFD, Christophe Lecourtier a représenté la République française en Australie, de 2014 à 2017, puis en Serbie.
Depuis 2022, il était ambassadeur de France au Maroc, premier pays d’intervention du groupe AFD. Dans une période complexe, il a renoué le fil de la relation bilatérale franco-marocaine en dessinant, pas à pas, le profil d’une France capable d’allier intérêts diplomatiques, solidarité et investissements mutuellement bénéfiques.
Un repositionnement stratégique pour un monde en recomposition
Devant le Parlement, Christophe Lecourtier a rendu hommage au travail des agents du groupe AFD et salué les résultats obtenus depuis dix ans. Face aux critiques souvent infondées dont l’AFD fait désormais l’objet, il a défendu le rôle stratégique de cette institution :
« Dans le monde tel qu’il est désormais, je suis convaincu que l’AFD est plus nécessaire que jamais pour défendre une certaine idée de la France, faire rayonner nos valeurs et promouvoir les intérêts mutuels qui nous lient au reste du monde. Nous devons toutefois être sélectifs, lisibles et exemplaires : plus qu’une petite Banque Mondiale, l’AFD a vocation à être une grande agence française. »
Tout en renforçant les fondamentaux de l’AFD et son mandat solidaire, Christophe Lecourtier a proposé plusieurs évolutions stratégiques : renforcement du dialogue avec les tutelles ministérielles, le Parlement et les agents ; meilleure articulation avec la politique étrangère de la France et ses intérêts – stratégiques, diplomatiques, économiques ; simplification et modernisation ; concentration des moyens sur les géographies et secteurs où l'impact est le plus tangible.
Dans un contexte national budgétaire contraint, le groupe AFD bénéficie néanmoins d’un fort soutien du Gouvernement et singulièrement de ses ministères de tutelles
« Alors que le financement du développement constitue une priorité du G7, je salue l'arrivée de Christophe Lecourtier qui saura incarner cette dynamique nouvelle : des partenariats internationaux, pragmatiques et efficaces, au service notamment du climat, de la biodiversité et de nos intérêts stratégiques, dans un esprit de solidarité. Dans un monde fragmenté, l'AFD, avec Christophe Lecourtier à sa tête, sera capable de porter cette vision. », souligne Roland Lescure, ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique.
« Investir dans le développement, c’est agir directement pour la stabilité du monde et, par extension, pour la sécurité et la prospérité des Français. C’est ce à quoi s’emploie l’AFD avec efficacité et expertise ; je salue l’ouverture de ce nouveau chapitre de son histoire », rappelle Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.
« Il y a quelques jours, la France présidait la réunion des ministres du développement du G7. Nous y avons promu le passage d’une logique d’aide à une logique d’investissements durables, au service de nos intérêts mutuels. L’AFD est le fer de lance de cette approche nouvelle et j’apporte tout mon soutien à son nouveau Directeur général, à l'heure où s'ouvre cette nouvelle page. » ajoute Eléonore Caroit, Ministre déléguée auprès du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux, et des Français de l’étranger.
Contact presse : _AFDpresse@afd.fr
À propos du Groupe AFD
Le groupe AFD finance et soutient plus de 4000 projets concrets dans 160 pays : accès à l’eau et à l’énergie, infrastructures de transport, création d’emplois de qualité, industrialisation verte, soutien aux systèmes de santé et à l’éducation, etc. Fort de ses entités complémentaires – l’Agence française de développement pour soutenir les Etats, Proparco pour financer les entreprises et Expertise France pour l’expertise technique – le Groupe répond à tous les enjeux liés au développement durable. Grâce à son modèle bancaire, à son réseau de partenaires et à sa culture de l’impact, le Groupe AFD démultiplie les ressources budgétaires – limitées – qui lui sont confiées par l’Etat : avec moins de 1,5 milliards d’euros alloués en 2025, le Groupe AFD engage près de 14 milliards d’euros de financements, principalement via des prêts remboursés par ses partenaires, et reverse plus de 60 millions d’euros de dividende à l’Etat actionnaire.