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L’AFD soutient les organisations féministes kényanes dans la lutte contre les violences de genre en ligne

France in Kenya

L’Agence française de développement (AFD) a lancé une nouvelle initiative visant à soutenir des organisations féministes de la société civile kényane engagées dans la prévention et la réponse aux violences de genre facilitées par les technologies (TFGBV). Grâce à son Fonds de soutien aux organisations féministes (FSOF), l’AFD mobilise 811 000 euros pour renforcer les initiatives locales qui luttent contre les violences de genre numériques et celles liées aux technologies au Kenya.

Les technologies numériques ont ouvert de nouvelles possibilités de participation, d’expression et de mobilisation. Toutefois, elles ont également favorisé l’émergence de nouvelles formes de violences de genre qui touchent de manière disproportionnée les femmes, les filles et les minorités de genre. Harcèlement en ligne, cyberharcèlement, diffusion non consentie d’images ou campagnes coordonnées d’abus numériques peuvent réduire au silence des voix, fragiliser les droits et limiter la participation à la vie publique.

Au Kenya, les organisations féministes sont en première ligne pour répondre à ces défis. À travers l’accompagnement des survivantes, le plaidoyer et les actions de sensibilisation, elles jouent un rôle essentiel dans la prévention des violences en ligne et la promotion d’espaces numériques plus sûrs.

Renforcer les réponses portées localement

Le programme soutiendra des organisations féministes de terrain qui œuvrent pour prévenir et combattre les violences de genre facilitées par les technologies, tout en apportant un accompagnement global aux survivantes. Les actions soutenues pourront inclure une assistance juridique et psychosociale, des formations en sécurité numérique, des initiatives de sensibilisation communautaire ainsi que des activités de plaidoyer visant à renforcer la responsabilité et la protection dans les espaces en ligne.

En soutenant des initiatives portées localement, le programme vise à garantir que les réponses aux violences numériques soient ancrées dans les réalités et les besoins des communautés concernées, tout en renforçant la capacité des organisations féministes à porter des changements durables.

Soutenir les mouvements féministes

Cette initiative est financée par le Fonds de soutien aux organisations féministes (FSOF) de l’AFD, un mécanisme dédié au financement des organisations et mouvements féministes de terrain. Elle est mise en œuvre en partenariat avec Urgent Action Fund–Africa (UAF-Africa), un fonds féministe panafricain qui soutient les défenseures des droits humains et les mouvements féministes à travers le continent.

Ce fonds vise à renforcer le leadership féministe et à soutenir les organisations engagées dans la promotion de l’égalité de genre et la défense des droits des femmes, des filles et des minorités de genre.

Le programme soutiendra également des initiatives offrant un accompagnement complet et centré sur les survivantes des violences numériques. Cela inclut un soutien juridique, des services psychosociaux, des formations en sécurité numérique et des actions de plaidoyer visant à améliorer les mécanismes de responsabilité et de protection en ligne.

En appuyant des organisations féministes locales, l’initiative contribue à garantir que les réponses aux violences de genre en ligne s’appuient sur l’expérience et l’expertise de celles et ceux qui travaillent directement auprès des survivantes.

Une initiative régionale

Le financement accordé au Kenya s’inscrit dans une initiative régionale de 5 millions d’euros mise en œuvre au Bénin, au Sénégal, au Nigeria, au Cameroun, au Kenya, au Togo et au Zimbabwe.

Sur ce montant, 4 millions d’euros soutiennent un consortium d’organisations féministes de la société civile dirigé par Urgent Action Fund–Africa (UAF-Africa). Par ailleurs, une composante complémentaire de 900 000 euros, mise en œuvre par Expertise France, vise à renforcer le dialogue sur les politiques publiques et l’engagement institutionnel sur les violences de genre en ligne dans certains pays.

Au total, l’initiative soutiendra plus de 55 organisations féministes de la société civile dans ces sept pays africains afin de promouvoir des environnements numériques plus sûrs et de défendre les droits des femmes, des filles et des minorités de genre.

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