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Bolivie : Sortir de la crise, entre ajustement et contestation

Publié le

Vingt ans de politique économique hétérodoxe menée par le Mouvement pour le socialisme d’Evo Morales et basée sur la redistribution de la rente gazière, avaient contribué à réduire la pauvreté et les inégalités. Mais le retournement des termes de l’échange, l’épuisement des réserves de gaz, le manque d’investissement dans l’appareil productif, la corruption et la succession de crises nationales et mondiales à partir de 2019 ont conduit le pays dans l’impasse. Le report répété, par le gouvernement de Luis Arce, de mesures de correction de la trajectoire à partir de 2023 et la désunion du parti au pouvoir au plus fort de la crise ont empêché tout redressement de la situation jusqu’aux élections de 2025. Le nouveau gouvernement hérite d’une situation macroéconomique telle que son redressement nécessitera une consolidation ambitieuse des comptes publics. La réussite de la transition dépendra autant de l’émergence d’un modèle de croissance plus diversifié et davantage porté par l’investissement privé, tant national qu’international, que de la capacité du pouvoir à définir un nouveau contrat social. Or, six mois seulement après l’alternance politique, la Bolivie a été plongée dans une grave crise sociale qui a paralysé le pays et amplifié la crise économique.

Infos pratiques

Auteurs
Numéro
80
Nombre de pages
26
ISSN
2116-4363
Collection
MacroDev