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Dans le présent article, nous combinons des méthodes mixtes visant à identifier les facteurs remettant en question et permettant l’inclusion des jeunes adultes dans le monde du travail au Niger. Pour ce faire, nous avons opté pour une analyse de genre portant sur différents parcours dans un contexte de pauvreté et sur l’impact de la formation, de l’éducation et de la migration. Nous constatons une forte prévalence de l’auto-entreprenariat informel dans les contextes ruraux et urbains des régions de Tahoua et de Zinder, caractérisées par une faible sécurité des revenus, des professions genrées et la dépendance aux ressources comme échappatoire à la pauvreté. Les frais de scolarité élevés sont un des obstacles à l’inclusion professionnelle. Ils réduisent considérablement les perspectives d’emploi, en particulier chez les plus démunis. Les individus scolarisés témoignent de l’absence d’offres stables ou de contrats de service public, et s’engagent plutôt dans la prestation de services informels. L’absence d’épargne et le caractère inabordable des ressources (terrains, véhicules) nuisent à l’investissement. Les migrations internes et internationales sont perçues comme une opportunité professionnelle chez les jeunes les moins pauvres en mesure d’épargner et d’investir du capital lors de leur retour. Mais il s’agit d’un investissement très coûteux et risqué, souvent inabordable pour les plus démunis. L’évolution des normes influence les parcours professionnels des jeunes. Les taux de divorce et de remariage sont plus élevés chez les jeunes femmes. L’accès à la formation implique la remise en question des normes sexo-spécifiques et générationnelles, en travaillant notamment de façon innovante en phase avec les contextes sociaux locaux. 

pdf : 17.65 Mo
auteur(s) :
Lucia da CORTA
Aïssa DIARRA
Vidya DIWAKAR
Marta EICHSTELLER
Abdoutan HAROUNA
Cecilia POGGI
coordinateur :
Cecilia POGGI
issn :
2492 - 2846
pages :
133
numéro :
216
disponible aussi en : fr en
17.65 Mo (pdf)
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