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La vulnérabilité au changement climatique guide-t-elle l’allocation des financements d’adaptation ? Analyse empirique des bailleurs et des instruments sur la période 2019–2023

Publié le

L’adaptation au changement climatique est un enjeu central du développement durable, notamment pour les pays les plus exposés. Si les accords internationaux affirment la priorité donnée aux pays vulnérables, sa traduction dans l’allocation effective des financements d’adaptation reste incertaine.
Ce papier analyse dans quelle mesure la vulnérabilité structurelle au changement climatique est prise en compte par les bailleurs dans l’allocation des financements publics d’adaptation sur 2019–2023, à partir d’une base de données harmonisée couvrant les engagements publics bilatéraux et multilatéraux.
Les résultats montrent que la vulnérabilité structurelle n’apparaît pas comme un déterminant significatif des engagements d’adaptation par habitant, sauf aux niveaux les plus extrêmes. En revanche, le revenu par habitant et, surtout, la qualité de la gouvernance ressortent comme des facteurs explicatifs majeurs. Les bailleurs tendent ainsi à orienter davantage de ressources vers les pays aux marges budgétaires limitées, tout en conditionnant ces allocations à des capacités institutionnelles jugées suffisantes, combinant ciblage de la pauvreté et sélectivité institutionnelle fondée sur les capacités d’exécution. Une analyse différenciée révèle que les bailleurs bilatéraux manifestent une attention plus marquée aux situations de vulnérabilité climatique extrême. Par instruments, les dons sont les financements les plus sensibles à la vulnérabilité structurelle climatique, tandis que les prêts concessionnels et non concessionnels répondent avant tout à des critères de revenu, de solvabilité et de gouvernance.

Infos pratiques

Numéro
402
Nombre de pages
68
ISSN
2492 - 2846
Collection
Papiers de recherche
Langues
Français
Autres langues
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