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Créée en 2009 et financée par l’Agence française de développement (AFD), la Commission du film du Cambodge (CFC) fête ce mois-ci ses dix ans d’existence. Coup de projecteur sur cette institution culturelle qui oeuvre au développement et à la promotion de l’industrie audiovisuelle au Cambodge et à l'étranger.

En 2017, 14 millions d’emplois étaient directement liés au secteur des industries culturelles et créatives (ICC) en Asie-Pacifique, générant l’équivalent de 3 % du PIB de la zone. Au Cambodge, ce potentiel s’illustre par la montée de la demande en matière de production cinématographique et audiovisuelle, dont les retombées économiques sont estimées à plusieurs millions de dollars.

L’opportunité de développement est donc réelle tant en termes d’emplois créés que de tourisme, puisque la production cinématographique, par son rayonnement à l'international, accroît la visibilité et la popularité du pays et augmente sa fréquentation.

La CFC : développer le secteur du cinéma au Cambodge

Autant d’arguments ayant motivé la création, entre 2009 et 2014, de la Commission du film du Cambodge (CFC), financée par l’AFD. Depuis, la CFC est devenue un interlocuteur privilégié pour la production de films étrangers au Cambodge. Ce succès s’illustre à travers trois chiffres clés :

  • 800 projets de tournage accompagnés par la CFC ;
  • 4 476 techniciens locaux formés pour faire monter en puissance les talents locaux (ingénieurs du son, maquilleurs…) ;
  • Plusieurs millions de dollars de retombées économiques estimées.

Les missions de cette nouvelle commission sont multiples. D’une part, la CFC promeut le Cambodge comme lieu de tournage privilégié, notamment en participant à des festivals de film internationaux et en développant la coopération avec d’autres acteurs de ce secteur. Elle facilite également la production de films dans le pays, dont des productions internationales de grande ampleur, en apportant un appui logistique et administratif aux équipes de tournage étrangères qui en font la demande.

En 2014, la commission a ainsi soutenu la production du film nominé aux Oscars The Missing Picture, réalisé par Rithy Panh et, en 2016, le film First They Killed My Father, réalisé par Angelina Jolie.

Enfin, la CFC soutient le développement du secteur du film au sein du pays à travers l’organisation de festivals, le prêt d’équipements, mais aussi la formation des équipes de tournage locales.

Du privé au public

Afin d'accompagner sa croissance, le ministère de la Culture et des Beaux-Arts a également pris la décision de créer une structure réunissant l’ensemble des arts et du spectacle vivant, dont le cinéma, jusqu'alors placé sous la tutelle du département du Cinéma et de la Diffusion culturelle.

Même si la transition est encore en cours, Ophélie Bourhis, directrice de l’agence AFD au Cambodge, se réjouit de cette perspective : « Nous sommes convaincus que ce projet continuera à se développer, grâce à des efforts nationaux réaffirmés pour la création d’un environnement technique, juridique et financier favorable à l’industrie audiovisuelle dans son ensemble. »