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En 2015, l’AFD finançait sa première opération avec son homologue indonésien, PT SMI. Objectif : favoriser l’investissement dans les infrastructures vertes, en particulier les énergies renouvelables, afin de promouvoir une croissance sobre en carbone et participer à la lutte contre le changement climatique. Avec l’achèvement du programme, l’heure du bilan est venue.

L'Indonésie fait face à un retard important en termes d’infrastructures, particulièrement dans le domaine de l’énergie. C'est une des conséquences de la crise financière asiatique de 1997 et de la réduction drastique de l’investissement qui en a découlé.

L’État a donc pris des engagements forts pour rattraper son retard, tout en veillant à préserver son environnement naturel. Un plan d’action sur quinze ans a notamment été défini en 2011. Parallèlement, et alors que l’Indonésie est le cinquième émetteur mondial de gaz à effet de serre, le gouvernement s’est engagé dans une politique de réduction de ses impacts climat. La mise en valeur de l’énorme potentiel d’énergie renouvelable du pays (plus de 160 GWh) a été érigée comme une priorité.

Une logique partenariale

Dans cette perspective, l'Agence française de développement (AFD) et le Département du développement international britannique (DfID) ont commencé à soutenir en 2015 les efforts de l'institution financière publique PT Sarana Multi Infrastruktur (PT SMI) pour financer des projets d'infrastructures contribuant à l'atténuation du changement climatique et à l'adaptation à celui-ci.

Au total, ce sont six projets qui ont été appuyés. Pour quels impacts ? La réponse en trois chiffres clés !

  • 158 000 personnes bénéficient d’une amélioration de l’accès à l’eau potable dans la région de Cilegon, sur l’île de Java, grâce à la construction d’une usine de traitement des eaux à proximité de la ville. En parallèle, un réservoir a été construit en aval de la rivière Cipasauran, qui préviendra l’intrusion d’eau salée et la contamination de l’eau douce.
  • 18 000 tCO2e/an sont évitées grâce à l’extension d’une centrale hydroélectrique dans la province de Bengkulu, sur l’île de Sumatra. Cette extension est venue compléter une installation de 16,5 MW, et a permis d’augmenter sa capacité à 21 MW.
  • 102 GWh d’électricité seront générés chaque année grâce à la construction de deux centrales biomasse, soit la consommation d’une ville de 20 000 habitants en France. Cette électricité sera utilisée en majorité pour alimenter deux usines de sucre à l’est de l’île de Java, et l’excédent sera revendu à la compagnie locale d’électricité.
Un bilan positif

Au-delà de ces impacts chiffrés, le projet a permis de renforcer les capacités de notre partenaire PT SMI sur différentes thématiques : identification de projets, renforcement des études techniques des dossiers soumis et développement des compétences techniques et financières des équipes sur les projets d’énergie renouvelable ou à bénéfices pour le climat.

Un bilan positif, partagé par PT SMI : « Notre partenariat avec l'AFD nous a permis de franchir des étapes importantes pour devenir l'institution financière de développement de l'Indonésie. L'AFD nous a apporté une variété d'appuis, non seulement financiers, mais aussi sous forme d'expertise, d'outils et de méthodologies pour aider PT SMI à explorer de nouvelles frontières, en particulier dans le secteur des énergies renouvelables », conclut Darwin Trisna Djajawinata, directeur du développement de projets et des activités de conseil chez PT SMI.

lireaussi

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