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Sont aujourd’hui dévoilés les lauréats de la première édition du « Partenariats avec l’enseignement supérieur africain », financée par l’AFD dans le cadre de la stratégie « Bienvenue en France » portée par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, et opérée par l’Agence nationale de la recherche (ANR) et Campus France. Sélectionnés parmi près d’une cinquantaine de candidatures, les projets lauréats ciblent des filières de formation prioritaires pour le développement durable de leur pays. Ils seront accompagnés dans la réalisation de leurs projets pendant quatre ans à hauteur de 1,5 à 3,5 millions d’euros chacun.
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Renforcer les systèmes d’enseignement supérieur locaux

En Afrique subsaharienne, dans un contexte de forte croissance démographique et d’amélioration de l’accès à l’enseignement secondaire, le nombre d’étudiants à l’université devrait doubler au cours de la prochaine décennie, pour atteindre 22 millions en 2030. Constatant que le renforcement des systèmes d’enseignement supérieur est un levier essentiel pour soutenir la diversification et la résilience des économies et promouvoir un développement durable, le président de la République a affirmé, dans son discours de Ouagadougou de novembre 2017, l’importance d’accompagner le renforcement des systèmes d’enseignement supérieur locaux : « Renforcer [les] établissements et [les] cursus universitaires [africains], c'est multiplier les partenariats, les échanges, les formations croisées, les doubles diplômes, qui répondront [aux] attentes [de la jeunesse africaine], et qui nous permettront mutuellement de mieux apprendre l’un de l'autre ».

La crise sanitaire actuelle a mis en lumière la nécessité d’appuyer des filières permettant à tous les pays d’être préparés aux défis communs de demain. 


Le programme PEA

Le programme « Partenariats avec l’enseignement supérieur africain (PEA) » constitue l’un des volets de la stratégie « Bienvenue en France » présentée par le Premier ministre en novembre 2018 ; il vient notamment compléter la politique d’accueil des étudiants africains en France. S’inscrivant dans une double logique de renforcement des capacités des établissements africains et de rayonnement international des établissements français, il vise à :

  • offrir aux étudiants et étudiantes du continent africain la possibilité de trouver dans leur pays ou leur région des formations de qualité, dès la licence, et répondant aux besoins du monde socio-économique
  • accompagner les acteurs de l’enseignement supérieur français dans le développement de partenariats, en particulier dans des secteurs stratégiques pour les économies des pays concernés
  • permettre des mouvements étudiants et enseignants, entre un établissement français et un établissement africain

Les lauréats de cette première édition

La première édition de ce programme a été lancée au printemps 2020 et dotée de 20 millions d’euros par le gouvernement français via l’AFD au titre de la politique d’aide aux pays en développement menée par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) avec le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI).

Opérée par l’Agence nationale de la recherche, en partenariat avec Campus France, cette première édition était ouverte à 18 pays africains définis comme prioritaires pour l’aide au développement française. Elle a suscité l’intérêt de plus d’une centaine d’établissements d’enseignement supérieur, africains et français, qui ont présenté en partenariat près d’une cinquantaine de candidatures.

À l’issue d’un processus d’évaluation rigoureux, mobilisant 14 experts issus du monde académique et du monde socioéconomique, d’Afrique et d’Europe, le comité de pilotage du programme (MEAE, MESRI, ministère de l’Agriculture, ministère de la Santé, AFD, conférences d’établissements - CPU, CDEFI, CGE - et opérateurs ANR et Campus France) a choisi de retenir au maximum les sept projets suivants, sous réserve du bon déroulement de la procédure de contractualisation à venir. Chacun cible un domaine de formation prioritaire pour le développement durable du pays concerné :

  • Le projet 3 EC-Sahel : « Eau, environnement et enjeux climatiques au Sahel » au Niger. Porté par l’université Abdou Moumouni et l’université Grenoble Alpes, il vise à développer les formations dans le domaine de l’eau, de l’environnement et des enjeux climatiques.
    Autre partenaire : Institut de recherche pour le développement (IRD).
  • Le projet BIOVALOR : « Renforcement de la démarche compétences et de la culture entrepreneuriale dans la formation supérieure agronomique : leviers pour l’insertion professionnelle et le développement de la bioéconomie au Bénin ». Porté par l’université Abomey-Calavi et l’université de Lorraine, il vise à développer des formations et un accompagnement à l’entreprenariat dans le domaine de la valorisation des bioressources, des bioprocédés et des bioproduits. 
    Autres partenaires : Institut national d'enseignement supérieur pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Institut Agro), Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD).
  • Le projet GI-DD : « Génie industriel et développement durable » en Mauritanie. Porté par l’école supérieure polytechnique de Nouakchott et l’institut national des sciences appliquées de Lyon (INSA Lyon), il a pour objectif de développer les formations en génie industriel pour accompagner la création d’industries dans les domaines de la pêche, de l’élevage et de l’agriculture.
    Autres partenaires : INSA (Rennes, Hauts-de-France, Strasbourg, Centre-Val de Loire), université Jean Monnet de Saint-Étienne. 
  • Le projet IMPACT : « Ingénierie en mathématiques appliquées : Programme d’accompagnement et de coopération avec le Togo ». Porté par l’université de Lomé et l’université technologique de Troyes, il a pour objectif d’accompagner la mise en place d’un système complet et cohérent de formations à l’ingénierie mathématique, (logistique, informatique, data analytics) de la licence au doctorat. 
    Autres partenaires : Université de Technologie de Belfort-Montbéliard et Institut Mines Télécom - École nationale supérieure des mines d'Albi-Carmaux.
  • Le projet MadAtlas « MadAtlas » à Madagascar. Porté par l’université de Fianarantsoa et l’université Gustave Eiffel, il vise à mettre en place des formations sur l’information cartographique numérique au service du développement durable des territoires, en combinant géographie, géomatique et informatique.
    Autres partenaires : Institut de recherche pour le développement, université Bordeaux Montaigne
  • Le projet PEA-Tchad :« Partenariat Enseignement Supérieur - Tchad ». Porté par l’institut supérieur des sciences et techniques d'Abéché (INSTA) et l’université Jean Monnet Saint-Etienne, il cible le développement des formations dans le domaine des énergies renouvelables.
    Autre partenaire : Institut national des sciences appliquées Lyon
  • Le projet PETTAL : « Promouvoir un enseignement supérieur professionnalisant ancré dans les territoires pour accompagner la transition agroécologique des systèmes alimentaires » au Sénégal. Porté par l’université du Sine Saloum El Hadj Ibrahima Niasse (USSEIN) et l’institut national d'enseignement supérieur pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Institut Agro), il cible les formations autour de la thématique « agroécologie et alimentation durable ».
    Autres partenaires : Institut national supérieur des sciences agronomiques de l'alimentation et de l'environnement (Agrosup Dijon), université de Montpellier-Polytech, Institut de recherche pour le développement (IRD), Agreenium, Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD).

Professionnalisation des formations existantes, ouverture de nouveaux parcours sur des filières en tension, mobilités enseignantes et étudiantes et création de diplômes conjoints, soutien aux écoles doctorales, accompagnement à l’entrepreneuriat, acquisition d’équipements de pointe, création de parcours hybrides et développement des compétences numériques… : les établissements partenaires travailleront ensemble au renforcement des formations de niveau Licence (bac +3), Master (bac +5) et Doctorat (bac +8) offertes par l’université africaine. 

Pour toute question : pea@anr.fr 
Pour plus de précisions : Appel à projets spécifique - Partenariats avec l’Enseignement supérieur Africain - 2021 | ANR


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