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Accès à la Justice à Madagascar
Les programmes Pajma et Fanarenana financés par l’AFD visent à améliorer l’accès, l’efficacité et l’intégrité de la justice à Madagascar, ainsi que les conditions de détention dans les établissements pénitentiaires. Pour ce faire, l’administration travaille de concert avec les organisations de la société civile.

Manques de moyens humains et financiers, corruption, délais importants de traitement des affaires, méconnaissance des droits : la justice à Madagascar traîne aujourd'hui de nombreux boulets compliquant son travail.

La Grande Île compte 915 magistrats pour 26 millions de justiciables, soit moins de 4 pour 100 000 habitants, et se classait 113e sur 142 pays en matière d’accès à la justice civile en 2023. De plus, avec une surpopulation carcérale dépassant 250 % et un taux de malnutrition de plus de 18 %, les établissements pénitentiaires malgaches ne garantissent pas aux détenus des conditions de détention décentes. De nombreuses personnes incarcérées ne peuvent accéder aux services de santé ou à l'accompagnement psychosocial nécessaire.

Formation et systèmes d’information

Afin de garantir le respect des droits des justiciables et des détenus, l’Agence française de développement (AFD) accompagne le ministère de la Justice, ses juridictions et ses établissements pénitentiaires à travers le Projet d’appui à la justice à Madagascar (Pajma). Depuis 2018, et jusqu’en 2025, 10 millions auront été investis.

L’ensemble des rouages de la justice est concerné, avec pour objectif d’en améliorer l’accès, l’efficacité et l’intégrité : sécurisation des concours d’entrée à la magistrature, développement de nouveaux systèmes d’information, refonte des programmes de formation, rénovation de prisons pour femmes, missions d’inspection, sensibilisation aux droits…

 

Diversifier l’alimentation des détenus

L’administration pénitentiaire travaille de concert avec les organisations de la société civile pour améliorer l’accès aux soins, à l’eau et l’hygiène, lutter contre la malnutrition et faciliter la réinsertion socioprofessionnelle des condamnés. Grâce au programme Fanarenana, financé à hauteur de 5 millions d'euros par l'AFD, près d'une centaine de femmes possèdent désormais un diplôme en couture, quatre infirmeries ont été réhabilitées et plus de 13 hectares de terrains cultivables serviront à diversifier l’alimentation des détenus.

 

L’AFD appuie ses partenaires pour améliorer l’efficacité des politiques publiques et l’accessibilité des services publics comme la justice. Pour en savoir plus, découvrez ci-dessous ce qu'elle fait dans le domaine de la gouvernance.