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Team Europe Kenya renforce l’enseignement et la formation techniques et professionnels (EFTP) de qualité pour doter la jeunesse kényane de compétences numériques

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La Ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger, et le Secrétaire de Cabinet kényan à l’Éducation, l’Hon. Julius Ogamba, EBS, lors du lancement officiel du projet de digitalisation de l'EFTP
La Ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger, et le Secrétaire de Cabinet kényan à l’Éducation, l’Hon. Julius Ogamba, EBS, lors du lancement officiel du projet de digitalisation de l'EFTP - France in Kenya

La France, à travers l’Agence française de développement (AFD), le Gouvernement allemand via la KfW Banque de développement et l’Union européenne (UE) ont lancé, en partenariat avec le Gouvernement du Kenya, une nouvelle initiative d’un montant total de 46,85 millions d’euros (environ 7,2 milliards de shillings kényans). Signé en décembre 2025, ce projet de digitalisation de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels (EFTP) vise à accompagner la modernisation des établissements kényans et à permettre aux jeunes d’acquérir des compétences en adéquation avec les exigences d’une économie en pleine transformation numérique.

Le Kenya dispose d’un potentiel démographique considérable. Avec un âge médian de 20,1 ans, près d’un million de jeunes arrivent chaque année sur le marché du travail. Toutefois, le décalage persistant entre les besoins des entreprises et les compétences issues des systèmes de formation limite l’accès à des emplois décents et durables.

Lors d’une cérémonie officielle en présence du Secrétaire du Cabinet au ministère de l’Éducation, l’Hon. Julius Ogamba, EBS, de la ministre déléguée française chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger, Mme Éléonore Caroit, de l’ambassadrice de l’Union européenne au Kenya, S.E. Henriette Geiger, du vice-ambassadeur d’Allemagne au Kenya, S.E. Alexander Fierley, et de l’ambassadeur de France au Kenya, S.E. Arnaud Suquet, les accords de financement d’un montant total de 46,85 millions d’euros ont été officiellement échangés.

S.E. Henriette Geiger, ambassadrice de l’Union européenne au Kenya, a déclaré :
« Investir dans les compétences numériques, c’est investir dans l’avenir. À travers ce partenariat, l’Union européenne et ses États membres accompagnent le Kenya dans la modernisation de son système d’EFTP afin que les jeunes disposent des compétences adaptées aux réalités de l’économie numérique d’aujourd’hui et de demain. Cette initiative s’inscrit pleinement dans la stratégie Global Gateway, fondée sur une approche inclusive et alignée sur les priorités nationales kényanes. »

Mme Éléonore Caroit a souligné :
« La France est fière d’accompagner le Kenya dans la construction d’un système d’EFTP moderne et inclusif. À travers l’AFD, et aux côtés de nos partenaires européens, nous soutenons la jeunesse kényane afin qu’elle puisse développer les compétences nécessaires dans une économie en constante évolution. En mutualisant nos expertises et nos financements, l’AFD, la KfW et l’Union européenne contribuent à adapter l’enseignement technique et professionnel aux besoins du marché du travail. »

M. Alexander Fierley, vice-ambassadeur d’Allemagne au Kenya, a ajouté :
« L’Allemagne soutient depuis plusieurs décennies le secteur kényan de l’EFTP. Avec ce nouveau projet mis en œuvre par la KfW, nous renforçons, aux côtés de la France et de l’Union européenne, une formation technique moderne et digitalisée. Cette initiative contribuera à améliorer l’employabilité des jeunes Kényans et à renforcer leurs perspectives professionnelles, y compris en Europe. »

Les accords visent à renforcer l’employabilité des jeunes et à développer des compétences adaptées aux besoins évolutifs de l’économie kényane. Ils comprennent :

  • un prêt de 28 millions d’euros (environ 4,3 milliards de shillings kényans) accordé au Trésor national par la KfW, financé par le Gouvernement allemand via le ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement (BMZ) ;
  • une subvention de 10 millions d’euros (environ 1,53 milliard de shillings kényans) financée par le Gouvernement français via l’AFD ;
  • une subvention de 8,85 millions d’euros (environ 1,36 milliard de shillings kényans) accordée par l’Union européenne.

Ces financements permettront la création de dix centres d’excellence dans des filières à forte composante numérique, l’équipement d’environ cinquante établissements supplémentaires en outils digitaux et le déploiement d’infrastructures numériques de base dans d’autres centres sélectionnés. Les programmes et équipements seront modernisés, le déploiement de l’approche par compétences (Competency-Based Education and Training – CBET) sera renforcé et l’offre de services d’apprentissage numérique élargie.

Des bourses seront également attribuées, en particulier aux jeunes femmes et aux groupes marginalisés, afin de garantir un accès équitable aux formations et aux compétences numériques.

À travers ces accords, les partenaires européens réaffirment leur engagement à accompagner le Kenya dans la transformation inclusive et durable de son secteur de l’EFTP, en veillant à la qualité des infrastructures, au renforcement de la gouvernance et au respect des standards nationaux. La KfW assurera le rôle de chef de file des bailleurs pendant la phase de mise en œuvre.

Cette initiative illustre concrètement l’approche « Team Europe », réunissant l’Allemagne, la France et l’Union européenne aux côtés du Gouvernement kényan, autour d’une vision stratégique partagée et d’un partenariat de longue date au service des priorités de développement du Kenya.

Contexte

L’approche #TeamEurope rassemble l’Union européenne, ses États membres et leur réseau diplomatique, ainsi que des institutions financières et des organismes de mise en œuvre, notamment la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Elle vise à renforcer la coordination, la cohérence et la complémentarité des actions afin d’accroître l’impact européen et de proposer aux partenaires une offre ambitieuse en faveur d’un avenir durable, vert, numérique, résilient et inclusif.

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