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La biodiversité est un exemple classique de bien commun mondial. Face au changement climatique rapide, au déclin de la biodiversité, à la croissance démographique et aux enjeux de croissance économique, les pays d'Afrique subsaharienne sont confrontés à un défi existentiel pour leur sécurité et leur bien-être. Nous lions ici les approches « par les biens communs » à une approche nouvelle de la planification locale basée sur la notion de « terre partagée ». Cette démarche se concentre sur la santé et les services de la nature dont dépend notre existence. Elle combine les préoccupations de conservation avec les moyens de subsistance et avec les cultures et les institutions locales dans le but d’imaginer des solutions locales qui répondent aux besoins des populations tout en garantissant la préservation de la biodiversité et de ses services pour l'avenir. Bien menée, cette approche peut faciliter une participation équitable des acteurs locaux à des chaînes d'approvisionnement à plus grande échelle et transnationales, à partir de principes partagés d'équité d'accès et d’usage de la nature. Cette démarche peut ainsi aider les pays africains et leurs partenaires à réajuster leurs obligations respectives à l'échelle mondiale, au titre des objectifs de développement durable (à 2030) et du nouveau cadre mondial de la biodiversité (à 2050), tout en répondant aux besoins locaux et en préservant une certaine qualité de vie.

pdf : 733.16 Ko
auteur(s) :
David Obura
Sébastien TREYER
coordinateur :
issn :
2492 - 2846
pages :
39
numéro :
265
disponible aussi en : fr en
733.16 Ko (pdf)
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