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Seize nouveaux projets d’OSC co-financés par l’AFD
Santé et accès aux services de base, lutte contre le dérèglement climatique, agriculture durable et familiale, défense des droits humains, protection de l’enfance… L’AFD a approuvé le soutien de 16 projets d’organisations de la société civile française pour un montant de près de 17 millions d’euros. Le budget total de ces nouveaux projets s’élève à plus de 34 millions d’euros.

Avertissement : le comité ONG de l'AFD a tenu à souligner le rôle des OSC françaises dans le combat contre les effets de la pandémie de Covid-19 qui frappe la planète et notamment les pays les plus fragiles. Afin de réduire au maximum les effets négatifs de cette crise en matière d’inégalités et de développement, le comité encourage les OSC bénéficiaires à adapter leurs activités, à renforcer leurs actions de prévention, de sensibilisation et de protection des partenaires et des bénéficiaires, mais aussi les activités permettant ou garantissant aux populations un accès aux services essentiels (santé, hygiène, éducation, etc.) quels que soient les secteurs d’intervention concernés.
 

► Retrouvez l’information complète des décisions de financement du comité ONG de l'AFD du 31 mars 2020 en cliquant ici.


Convention de partenariat pluriannuel (CPP)
 

  • Fédération Handicap international (HI) - Renforcer l’expertise d’Handicap international et de ses partenaires sur les thématiques santé mentale et éducation inclusive/formation professionnelle 

L’objectif global du programme est d’améliorer de manière tangible les conditions de vie des personnes handicapées et des populations vulnérables à travers une approche inclusive et participative dans deux domaines, distincts mais complémentaires : la santé mentale et le continuum éducation inclusive/formation professionnelle dans huit pays (Sénégal, Maroc, Bénin, Togo, Burkina Faso, Madagascar, Sierra Leone et Liban).

La phase 2 de la Convention de partenariat pluriannuel (CPP) se concentrera sur la capacité de l’association à piloter, coordonner et diffuser ces dynamiques multidimensionnelles à l’ensemble des parties prenantes du programme pour inscrire auprès des stratégies publiques des engagements légiférés au plan national et international.
 

Projets de terrain

  • Santé Diabète – RéseauxDiab : consolider un réseau multi-acteurs autour du diabète pour améliorer sa prévention et la prise en charge et l’accompagnement des personnes diabétiques, Mali, Burkina-Faso et Union des Comores 

Se nourrissant de plusieurs projets précédents, ce nouveau programme d’une ampleur plus importante permet d’aller plus loin dans la structuration de réseaux rassemblés autour de la mise en place de maisons de la prévention du diabète. L’OSC soutient la création et la structuration de réseaux de la société. Le projet propose des actions pilotes ambitieuses : NTIC, plateforme de données, quatre recherches opérationnelles, formation universitaire, partenariat avec des médias, éducation par les pairs, ancrage territorial prononcé en France (en Auvergne-Rhône-Alpes), plan de plaidoyer multi-niveaux intégré, actions d’ECSI au Nord, sensibilisation auprès des mineurs non accompagnés et nouvelle alliance locale de partenaires en France. Santé Diabète est la seule OSC française de solidarité internationale sur cette thématique.

  • AMREF – Projet Devenir : renforcer l’engagement communautaire pour l’abandon des mutilations sexuelles féminines dans la région de Sédhiou, Sénégal  

Le projet a pour ambition de réduire la prévalence des mutilations sexuelles féminines chez les filles de moins de 14 ans dans la région de Sédhiou. Il repose sur la conviction que le combat pour la prévention et l’abandon de ces mutilations se gagnera si l’engagement est collectif et de longue durée et permet de faire basculer la norme socio-culturelle dominante « excision » vers la norme « non-excision ». Pour accompagner le processus de changement, le projet ciblera des acteurs et actrices capables d’influencer les normes. Il appuiera également le déploiement de services de santé de la reproduction de qualité, accessibles et capables de mobiliser les jeunes et les adolescent·e·s sur leur santé sexuelle et reproductive et les droits qui y sont associés.

  • Avocats sans frontières – Projet Safe : renforcer les capacités des acteurs nationaux et plaidoyer pour mettre fin aux violations graves des droits de l’Homme, Nigéria 

Le projet permet de renforcer la promotion et le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales au Nigéria. Il propose de renforcer les compétences de plusieurs acteurs en matière de droits de l’homme et permettra de contribuer à la réduction du nombre de violations des droits de l’homme commises par les agences de sécurité nigérianes, la plupart du temps en toute impunité. Cela recouvre notamment les traitements inhumains et dégradants, les emprisonnements arbitraires, le chantage, la torture, les exécutions extrajudiciaires et l’absence de soins. 

Le projet s’adresse aux acteurs et représentants de la chaîne pénale (tout particulièrement, des agences de sécurité) formés aux enjeux des droits de l’homme. Il propose aux victimes un système d’aide juridique pro bono. Les médias et la société civile nigériane sont également formés pour faire entendre la voix des citoyens.

ECPM et ses partenaires entendent agir pour accompagner les récents développements en Malaisie et en RDC et pour lutter contre un durcissement de l’application de la peine de mort en Indonésie et au Cameroun. ECPM mobilisera sur ce projet ses trois leviers traditionnels : la mise en réseau des acteurs clés, le renforcement de l’expertise technique des acteurs locaux, et la sensibilisation des citoyens. Un nouveau volet innovant concernant l’amélioration directe des droits des condamnés à mort avec de l’aide juridictionnelle est proposé.

  • Fondation Apprentis d’Auteuil – Projet Elikia pour l’appui à la promotion, au respect et à la mise en œuvre des droits des enfants et des jeunes en situation de rue à Kinshasa, République démocratique du Congo (phase 3)

Victimes de la paupérisation croissante de la population, de la déstabilisation des modèles familiaux et des conflits armés qui continuent de bouleverser la RDC, le nombre d’enfants et de jeunes en situation de rue augmente à Kinshasa. Ils seraient entre 30 000 et 50 000 dans la capitale congolaise.

C’est dans ce contexte que le projet Elikia (« espoir » en lingala) a pour objectif principal de contribuer à réduire le phénomène des enfants et jeunes en situation de rue en menant des actions de prévention de la séparation avec les familles et en les réinsérant de manière durable dans la société. La force de ce projet repose sur une collaboration multi-acteurs de partenaires, deux en France et sept en RDC, qui fonctionnent en étroite collaboration avec les autorités locales congolaises impliquées dès la conception du projet
 

  • IREX Europe – Projet Pride+ : Promouvoir le respect, l’inclusion, la dignité et l’égalité pour les personnes LGBTI, Albanie et Kosovo 

Le projet permettra de faciliter l’acceptation, l’inclusion et la protection de la minorité LGBTI en Albanie et au Kosovo. Il prévoit d’améliorer les services de base fournis aux personnes lesbiennes, gays, bisexuelles transgenres et inter sexes et de leur famille (accueil, écoute, soutien psychosocial, informations sur leurs droits, accompagnement à l’emploi, accès à des services de santé adaptés) à travers l’accès à une plateforme d’assistance en ligne, le renforcement des capacités des centres communautaires ainsi que la présence d’une équipe mobile qui se déplacera dans des régions reculées d’Albanie.

Le projet propose également de renforcer les organisations LGBTI en Albanie et au Kosovo afin de promouvoir efficacement l’acceptation, l’inclusion et la protection de la minorité LGBTI. 

  • FERT – Jeunes agricultrices et agriculteurs, acteurs de la transformation de l’agriculture familiale et du développement des territoires ruraux, Madagascar

Chaque année, sur les 480 000 nouveaux jeunes arrivant sur le marché du travail dans le secteur agricole à Madagascar, seuls 6 000 à 8 000 ont eu accès à une formation initiale agricole, soit moins de 1 %. La formation agricole et rurale constitue un levier important pour améliorer la productivité et les revenus tirés des exploitations familiales, tout en permettant de faciliter les mutations vers des modes de production durables. FERT et Fifata, principales fédérations d’organisations paysannes malgaches, ont créé à partir de 2002 des collèges agricoles, réunis au sein d’une fédération : Fekama. Les jeunes filles et fils de paysans y acquièrent une formation de qualité avant d’être accompagnés dans leur projet d’installation professionnelle. 

Cette deuxième phase du projet permettra de renforcer la capacité du dispositif de formation à donner aux jeunes l’ensemble des compétences dont ils auront besoin pour pratiquer une agriculture professionnelle, compétitive et durable et agir en tant que citoyens sur le territoire. Elle mettra l’accent sur la viabilité de Fekama, qui passe par une institutionnalisation de sa gouvernance, une autonomie de gestion et une meilleure intégration de l’égalité femmes-hommes.

Le projet a pour objectif d’améliorer l’inclusion des talibés (garçons âgés de 5 à 15 ans qui sont généralement contraints à mendier dans les rues afin de subvenir à leurs besoins et aux besoins de leur maître coranique ; et qui doivent en outre s'acquitter des travaux domestiques) au Mali et au Sénégal. Le SIF, avec l’aide de ses partenaires (pouvoirs publics et parents d’élève), contribue, par une approche par les droits, à l’amélioration des conditions sanitaires, alimentaire et éducative de ces enfants. 1 000 talibés vont bénéficier de ce projet qui va se déployer aux niveaux local, national et régional. 

  • Terre et Humanisme – Projet d’agroécologie pour la souveraineté alimentaire et l’adaptation aux changements climatiques en Afrique de l’Ouest, Burkina Faso, Mali et Togo 

Cette deuxième phase du projet propose de déployer l’agroécologie à l’échelle nationale burkinabè et sous-régionale (Mali et Togo), en densifiant et en renforçant le tissu d’acteurs et de réseaux engagés dans l’agroécologie. 

Les acteurs engagés dans la transition agroécologique seront renforcés, contribueront à la recherche-action et à l’évaluation des impacts de l’agroécologie à l’échelle sous-régionale. Au niveau de la sous-région, le projet appuiera notamment la structuration et l’animation des réseaux nationaux et le partage d’expérience.  

  • Univers-sel – Développer l’agriculture durable de mangrove, Guinée Bissau 

La finalité poursuivie par Univers-sel dans l’ensemble de ses pays d’intervention est l’amélioration des conditions de vie des populations productrices des zones de mangrove, via l’augmentation de la productivité des cultures du riz et du sel. Pour cela, après avoir soutenu avec succès l’expérimentation, puis l’introduction de techniques de production salicoles et rizicoles, l’association poursuit son accompagnement dans cette seconde phase afin d’ancrer et diffuser les techniques proposées. Elle approfondira aussi sa compréhension des enjeux socio-environnementaux du projet, notamment en termes de genre et de climat, pour optimiser sa contribution. Enfin, il s’agit d’une phase pendant laquelle l’association développera ses partenariats pour diversifier les types d’appuis proposés aux producteurs et mieux répondre à leurs besoins. 

  • Geres – Projet Cemaaterr : Climat énergie, mesures d’adaptation et d’atténuation sur les territoires ruraux et villes relais

L’Accord de Paris pour le climat a consacré le rôle crucial de l’échelle territoriale dans la mise en œuvre des transitions vers une économie bas carbone et résiliente, reconnaissant ainsi la capacité des acteurs locaux (collectivités territoriales, institutionnels, acteurs économiques, citoyens, associations…) à décliner les grands engagements internationaux et les politiques publiques domestiques en programmes de transformation aux réels impacts et aux bénéfices concrets pour les populations. 

C’est tout l’enjeu du programme Cemaaterr dont l’objectif consiste à promouvoir une approche territoriale de la transition énergétique adaptée aux spécificités des territoires ruraux et des villes relais au Maroc, au Cambodge, en Mongolie et au Bénin pour accompagner les parties prenantes locales à réduire leur empreinte carbone et améliorer leurs capacités de résilience face aux changements climatiques.

  • Ordre de Malte – Améliorer les conditions de vie des populations isolées de la Likouala, République démocratique du Congo

Située dans le nord du pays, recouverte en quasi-totalité par la forêt tropicale, la Likouala est un département où les populations, notamment les peuples autochtones, sont particulièrement vulnérables et souffrent d’un manque d’accès aux services de base, notamment les services de santé. 

C’est dans ce contexte que l’Ordre de Malte France met en œuvre, depuis 2016, un projet cofinancé par l’AFD visant à améliorer les conditions de vie des habitants de la Likouala. Il s’agit ici d’une seconde phase. Le projet, mis en œuvre en partenariat notamment avec l’association Initiative développement, permettra d’améliorer l’accès aux services de santé et d’améliorer plus globalement les conditions de vie et le respect des droits des populations locales. 


Intérêt général

  • Forus (Forum international des plateformes d’ONG) – Contribuer à une société civile influente et coordonnée pour la réalisation de l’Agenda 2030 aux niveaux national, régional et international

Le Forus est le seul réseau permanent et non thématisé à l’échelle mondiale qui rassemble des plateformes d’ONG nationales et régionales. Sa finalité est de renforcer leur structuration et capacités, en vue d’accroître leur participation et influence sur les politiques publiques aux échelles nationale, régionale et internationale.

Cette seconde phase accompagnera la mise en œuvre de la nouvelle stratégie 2021-2025 du Forus structurée autour de trois axes : connecter, renforcer, influer. 

  • Comité français pour la solidarité internationale – Terres nourricières : Renforcer les réseaux français et ouest-africains pour contribuer à la réalisation du droit à l’alimentation et des ODD, à travers notamment la promotion du consommer local en Afrique de l’Ouest 

Construit autour d’un triptyque innovation, plaidoyer et sensibilisation, le programme Terres nourricières a pour objectif de contribuer au renforcement des réseaux actifs en Afrique de l’Ouest dans leur action pour le consommer local, et des réseaux actifs en France, pour favoriser le droit à l’alimentation au Sud, et les synergies entre réseaux français et ouest-africains.

L’association Par le monde a développé le Voyage de Pélico, un programme d’échanges numériques entre classes élémentaires, françaises et internationales, basé sur la production par les élèves de reportages multimédias. L’objectif est de leur apporter une ouverture sur le monde et de leur donner à voir le quotidien et la culture d’autres enfants, durant un voyage tout au long de l’année scolaire, divisée en cinq étapes de huit semaines, quatre à l’étranger dans quatre pays différents et une en France.

Pour les enseignants, le Voyage de Pélico est un programme modulaire et modulable, qu’ils peuvent utiliser quand ils le souhaitent et adapter à leurs besoins pédagogiques. Les reportages pourront leur servir à introduire et illustrer des notions du programme scolaire, ou à initier une discussion dans la classe sur un sujet transversal comme le droit des enfants, la laïcité, l’importance de protéger son environnement, etc.