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Comment favoriser les interactions économiques bénéfiques entre transhumants et sédentaires au Sahel ?

Publié le

Au Sahel, les systèmes agropastoraux traditionnels impliquent des interactions économiques et sociales entre éleveurs transhumants et populations sédentaires. Or, si la complémentarité économique favorise les échanges de biens, de services et de savoir-faire, la cohabitation génère également des tensions. À partir d’une étude menée dans le Nord Cameroun, cet article analyse la nature et l’ampleur de ces interactions. Il interroge aussi les leviers disponibles pour dépasser les tensions et propose, à cet égard, plusieurs recommandations.
Bien que les dynamiques locales soient différentes, des tendances communes à l’ensemble de la région se dégagent. Ainsi, la marchandisation croissante et la plus grande formalisation des échanges renforcent les dépendances économiques, en même temps qu’elles accentuent les inégalités de coûts, dans un contexte de raréfaction des ressources, où la compétition pour l’eau et les pâturages accentue les déséquilibres et renforcent les inimitiés.
En ce sens, des interventions combinant leviers économiques et renforcement de la gouvernance locale inclusive pourraient contribuer à prévenir les conflits et à tirer parti de l’agropastoralisme comme vecteur de développement durable.

Caractérisation des différentes formes d’interactions (conflictuelles et positives) entre les éleveurs transhumants et les populations concernées par leurs activités au Nord Cameroun - Rapport final

Infos pratiques

Auteurs
Natali KOSSOUMNA LIBA’A (UMa), Guy Paulin DAZOUÉ DONGUÉ (UMa), Boker POUMIÉ (UMa), Alex KAMGANG NDADA (UMa), Moksia FROUMSIA (UMa), Felix WATANG ZIEBA (UMa), Giscard-Osmond SACKE SINGANAMBI (ACF), Salissou SABO MAINASSARA (ACF), Habacuc DJORWÉ DJAGUE (ACF), Abdoullaye MAÏRAMOU (ACF), Myriam AIT (ACF), Benoit FAIVRE-DUPAIGRE
Numéro
100
Nombre de pages
4
ISSN
2271-7404
Collection
Question de développement
Langues
Français
Autres langues
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