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Asie du Sud-Est
Le 9 septembre dernier, la France a obtenu le statut de partenaire de développement auprès de l’Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN). Entre reconnaissance des actions menées et perspectives, décryptage de l’importance de cette annonce pour l’AFD en Asie du Sud-Est.

L’Asie du Sud-Est est une région en pleine mutation : croissance économique rapide, développement urbain galopant… Malgré une hétérogénéité entre pays les moins avancés (Birmanie, Cambodge, Laos) et ceux à revenus intermédiaires (Indonésie, Philippines, Vietnam et Thaïlande), les membres de l’ASEAN sont confrontés à de nombreux défis communs. Ainsi, la région est particulièrement exposée aux conséquences du changement climatique et fait aussi face à une demande croissante en énergie et à une très forte pression sur les ressources naturelles.

L’AFD : un partenaire de longue date des pays membres de l’ASEAN

L’Agence française de développement (AFD) est présente depuis plus de 25 ans pour accompagner les pays membres de l’ASEAN dans leurs transitions et leur développement durable et inclusif. « L'accès de la France au statut de partenaire de développement s'inscrit pleinement dans notre stratégie dans l'Indo-Pacifique et nous permettra de renforcer notre contribution au développement durable, à la paix et à la sécurité ainsi qu'à la stabilité de la région, a commenté le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian lors de l’annonce de ce statut. La France entretient déjà des relations étroites avec tous les pays d'Asie du Sud-Est qui s'incarnent notamment à travers une coopération ancienne et tournée vers l'avenir. Elle s'appuie sur un important réseau régional de coopération économique, culturel et scientifique (…) ainsi que sur la mobilisation de l’AFD présente depuis 25 ans dans la région et qui y a financé depuis 2010 plus de 170 projets représentant plus de 4 milliards d'euros d'engagement. »

Un travail sur les thématiques prioritaires de l’ASEAN

Par ses actions, l’AFD contribue d’ores et déjà à un partenariat amené à se renforcer au cours des prochaines années. Au-delà du travail mené avec chaque pays membre, l’AFD finance des projets régionaux : par exemple, un projet de protection des hotspots de biodiversité en Birmanie, au Cambodge et au Laos ou encore un projet de lutte contre la dengue et la leptospirose, auquel une composante sur la Covid-19 a récemment été intégrée. Elle travaille également étroitement avec la Mekong River Commission, notamment à travers un projet pour la mise en place d’un réseau de collecte et de transmission de mesures hydrométéorologiques en temps réel.

L’AFD envisage par ailleurs de financer un projet qui vise à améliorer la qualité de l’air dans les villes ou provinces de plusieurs pays d’Asie du Sud-Est, avec une dimension de plaidoyer auprès de l’ASEAN pour la prise en compte des problématiques de qualité de l’air dans les politiques publiques à l’échelle régionale. 

Enfin, l’Agence française de développement a rejoint il y a un an, pour ses débuts, l’ASEAN Catalytic Green Finance Facility (ACGF), une initiative de l’ASEAN et de la Banque asiatique de développement (BAD) qui vise à générer plus d'un milliard de dollars d’investissements dans des infrastructures vertes en Asie du Sud-Est. 

De nouvelles perspectives 

Ce partenariat ouvre de nouvelles pistes de travail entre la France et l’ASEAN, et l’AFD est pleinement mobilisée pour y contribuer. « Nous souhaiterions aller plus loin avec le secrétariat général de l’ASEAN via une collaboration avec leurs entités thématiques pour encourager le partage d’expérience, identifier des sujets d’intérêt commun, notamment autour du climat et de l’environnement, et mettre en place des programmes conjoints », affirme ainsi Yazid Bensaïd, directeur régional de l’AFD en Asie du Sud-Est.