Adapt'Action

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Adapt' Action
Avec la facilité Adapt'Action, l’AFD et Expertise France accompagnent 15 pays et organisations régionales particulièrement vulnérables aux impacts du dérèglement climatique dans la mise en œuvre de leurs stratégies d’adaptation. Adapt’Action propose une assistance technique et des activités de renforcement de capacités pour consolider la gouvernance climat, mieux intégrer l’adaptation au changement climatique dans les politiques publiques, et faire émerger des projets d’adaptation structurants.


Dans le cadre de la COP21 et de l’Accord de Paris sur le climat, les pays ont formulé des engagements volontaires pour lutter contre le changement climatique et s’adapter à ses effets, au sein de leurs contributions déterminées au niveau national (CDN). Le défi à relever est désormais de rendre l’Accord de Paris opérationnel en mettant en oeuvre ces engagements.

L’AFD a mis en place Adapt’Action, un outil doté de 30 millions d’euros sur 4 ans (2017-2021), pour accompagner les pays dans la mise en oeuvre de leurs engagements en faveur d’un développement plus résilient. À travers des études de vulnérabilité et de faisabilité, des conseils sur la formulation des politiques nationales et plans d’actions, ou encore des actions de renforcement de capacités, Adapt’Action joue un rôle de levier pour faciliter l’accès des pays à la finance climat internationale et accélérer les investissements d’adaptation.

Adapt’Action apporte dans toutes ses actions une attention particulière aux vulnérabilités climatiques liées au genre, aux solutions fondées sur la nature, à la co-construction des solutions avec ses partenaires, et à l’inscription dans des trajectoires de développement résilientes.

 

 

GRAND SAHEL

agriculture, Sénégal

Augmentation des températures, variabilité accrue de la pluviosité, et sécheresses accentuées : au Sahel, le changement climatique pourrait, entre autres, conduire à une dégradation des terres, à une modification des schémas saisonniers de pâturage et à une réduction de l’eau disponible pour les populations et le bétail.  

Les enjeux de l’adaptation au changement climatique se trouvent ainsi au cœur de variables mêlant gestion durable des ressources naturelles, aménagement du territoire, mobilités humaines et animales ou encore sécurité alimentaire et sanitaire. L’engagement des différentes catégories d’acteurs face au défi climatique, la construction avec eux d’options d’adaptation intégrées, et le renforcement de l’interaction entre les niveaux d’actions sont donc déterminants pour répondre à la complexité de ces défis. 

Adapt'Action accompagne le Niger et le Sénégal, qui font partie des pays les moins avancés (PMA) et sont fortement vulnérables aux dérèglements climatiques qui fragilisent davantage les conditions de vie de leurs populations et leurs  écosystèmes. 

Nos projets dans la région

Agriculture et gestion durable des terres
  • Niger : Adapt’Action appuie le ministère de l'Environnement et du Développement durable et le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage pour mieux appréhender les enjeux d’adaptation dans la stratégie nationale de développement agricole nationale. Grâce à la modélisation des impacts du changement climatique, à la définition d’options d’agriculture intelligente face au climat, et à la revue des politiques existantes, le projet contribue à élaborer une stratégie et un plan national d’adaptation de l’agriculture au changement climatique.

    Par ailleurs, une étude de capitalisation des pratiques de gestion durable des terres est conduite pour identifier les plus résilientes au changement climatique et les promouvoir.
     
  • Sénégal : une étude de vulnérabilité aux impacts du changement climatique est conduite dans les zones agro-écologiques de la vallée du fleuve Sénégal. Elle contribuera au plan d’investissements de la Société nationale d’aménagement et d’exploitation des terres du delta du fleuve Sénégal et des vallées du fleuve Sénégal et de la Falémé (SAED).

    Des actions de renforcement de capacités sont également prévues auprès de la SAED et du ministère de l’Agriculture et de l’Équipement rural, et auprès de plateformes « climat et agriculture » existantes au niveau régional pour appuyer l’intégration verticale de l’adaptation.
Élevage et pastoralisme
  • Niger : Adapt’Action conduit l’étude de faisabilité du projet « Bounkassa Kiyo » dans les régions de Zinder et Diffa. Celui-ci vise à améliorer l’environnement institutionnel et technique de l’élevage, à promouvoir des accords sociaux et investissements collectifs pour le secteur, et à contribuer à la sécurisation des ressources pastorales par la gestion durable des terres. 

    Dans un contexte de changement climatique, l’élevage pastoral apparaît comme une activité adaptable et optimale en termes d’utilisation de l’espace en zone aride.
Gouvernance Climat
Éducation et formation
  • Sénégal : la construction de capacités locales est une condition clé pour faire face aux impacts du changement climatique. En partenariat notamment avec le Centre d'éducation et de formation environnementales sénégalais (CEFE), Adapt’Action soutient l’élaboration d’une stratégie d’intégration de l’adaptation au changement climatique dans le système éducatif aux niveaux de l'enseignement secondaire, de la formation professionnelle et de l'enseignement supérieur.

OCÉAN INDIEN

Adapt'Action, Madagascar

Les États de l’océan Indien sont en première ligne face au changement climatique. Alors qu’ils contribuent de façon négligeable aux émissions de gaz à effet de serre, leurs environnements, économies et sociétés subissent des dommages importants et potentiellement irréversibles. Les États insulaires sont en outre fortement exposés aux événements climatiques extrêmes (cyclones, inondations, etc.) et aux phénomènes d’érosion côtière et de submersion marine.

Les besoins en investissements résilients et durables nécessitent un renforcement de la gouvernance climat, une prise en compte transversale des enjeux climatiques, la mutualisation de services météorologiques et la consolidation de systèmes d’alerte précoce communs au niveau régional.

Adapt'Action accompagne ainsi Madagascar, l'Union des Comores et Maurice.
 

Nos projets dans la région

Gouvernance climat

Adapt'Action appuie les instances en charge de la mise en œuvre et du suivi de la contribution déterminée au niveau national (CDN) dans les îles de la zone.

Éducation et formation
  • Madagascar : Adapt’Action finance une étude des besoins en formation professionnelle et dans l’enseignement supérieur pour l’accompagnement du pays dans sa trajectoire de développement sobre en carbone et résiliente face au changement climatique.

    L’objectif de cette étude est de permettre aux personnes en formation dans les secteurs BTP et des secteurs du tourisme, de l'hôtellerie et de la restauration de mieux appréhender les enjeux de l’adaptation au changement climatique. L’étude analysera les besoins dans les deux secteurs, et formulera des recommandations pour l'intégration de l'adaptation dans les modules ou curricula de formation.
Forêt et biodiversité
  • Madagascar : la Facilité finance l’étude de faisabilité du projet « Grand Talaky », qui sera proposé pour co-financement au Fonds vert pour le climat (FVC). 
    Ce projet d'agriculture adaptée au changement climatique et de conservation/gestion forestière se déploiera dans le sud-est du pays.

    L'étude de faisabilité analysera les principaux effets attendus du changement climatique dans la zone, et les risques climatiques, environnementaux et sociaux (E&S) et de genre identifiés dans le secteur agricole et forestier. Elle proposera également de nouvelles pratiques agricoles ou activités génératrices de revenus adaptées au changement climatique, des activités de reboisement et conservation forestière, des stratégies pour renforcer la résilience de la zone, et des actions pour compenser les risques potentiels liés au projet. 
     
  • Comores : Adapt’Action finance l’étude de faisabilité du projet d’appui à la gestion et la conservation des ressources naturelles sur l’île de Mohéli dans un contexte de changement climatique.
    Ce projet visera à réduire la vulnérabilité des ressources naturelles et des écosystèmes de l’île aux impacts du changement climatique et aux pressions anthropiques (notamment dues à la culture de certains produits de rente) tout en améliorant la résilience des populations. 

    À travers l’étude de faisabilité seront analysées les vulnérabilités du territoire, le dispositif institutionnel de gestion des ressources naturelles, et les besoins en renforcement des capacités des acteurs. Des mesures pour une gestion des ressources naturelles concertée, raisonnée et adaptée au changement climatique seront proposées. Ces mesures couvriront notamment la gestion des ressources forestières et en eau, l’érosion des terres agricoles et côtières, ou encore la protection de la biodiversité terrestre et marine.
Aménagement urbain
  • Comores : Adapt’Action accompagne le ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat dans l’élaboration du schéma d’aménagement territorial (SAT) de l’île de Mohéli, en tenant compte des impacts du changement climatique sur le territoire.

    L’objectif de cet appui est de définir et cartographier les zones naturelles à conserver, les zones urbanisées et encore disponibles pour l’urbanisation, et les zones pouvant être réservées à d’autres usages, en fonction des risques climatiques identifiés sur le territoire, et d’établir sur cette base un schéma d’aménagement pour un développement résilient de l'île.
Gestion des inondations et réduction des risques de catastrophe
  • Maurice : Adapt’Action accompagne plusieurs parties prenantes via un appui multi-composantes.
    Cet appui a déjà permis : 
    - de conduire des études de vulnérabilité pour six sites impactés par des phénomènes d’érosion côtière, de submersion marine et d’inondation, sur la base desquelles une stratégie de résilience et d’adaptation a été élaborée
    - d’accompagner la « Land Drainage Authority » (LDA), l'agence en charge de la gestion du drainage, dans son opérationnalisation, notamment à travers le renforcement de ses capacités, une analyse des systèmes de drainage existants, et des propositions de mesures prioritaires à déployer
    - d’appuyer le centre de gestion des risques de catastrophe dans l’alignement de sa politique de GRC avec le cadre de Sendaï et la formulation d’un plan d’action. 

    Un second appui est prévu auprès de la LDA en vue de l’élaboration du schéma directeur de drainage à l’échelle de l’île Maurice. Ce schéma sera produit sur la base d’études de terrain pour l’identification de solutions face aux principaux enjeux de drainage, en favorisant également les solutions fondées sur la nature.
Services climatiques
  • Commission de l'océan Indien (COI) : le programme de recherche « BRIO » (Building Resilience in the Indian Ocean) pour la régionalisation de simulations climatiques haute résolution et le renforcement des capacités des services météorologiques des pays membres de la Commission de l’océan Indien (COI) est actuellement financé par Adapt'Action.

    Cet appui vise à former quatre météorologues (seychellois, mauricien, malgache, comorien) à la modélisation pour la production de projections climatiques à horizon 2100 pour certains aléas climatiques telles que la hausse des températures et l’intensification des phénomènes climatiques extrêmes. Il est aussi prévu la mise en ligne de ces projections sur le portail de la COI afin de répondre aux besoins des utilisateurs.

    Voir également sur ID4D : Changement climatique dans l’océan Indien : un modèle de simulation plus précis pour mieux s’adapter
     
  • Commission de l'océan Indien (COI) : Adapt’Action finance également l’étude de faisabilité du projet régional de renforcement des services hydrométéorologiques et climatiques des pays membres de la COI, en vue de sa soumission pour co-financement au Fonds vert pour le climat (FVC). 

    Ce projet visera à renforcer les capacités des directions météorologiques nationales dans la fourniture de services climatiques pour les différents secteurs et usagers (prévisions quotidiennes, saisonnières et projections climatiques) et à leur fournir les équipements manquants pour leur permettre de pleinement réaliser leurs missions. 

GOLFE DE GUINÉE

Adapt'Action, Guinée

Dans le golfe de Guinée, Adapt’Action travaille avec la Côte d’Ivoire, le Ghana et la Guinée. Cette zone est touchée par des sécheresses, des inondations, des changement des régimes de précipitations et une érosion côtière accrue. Autant de phénomènes extrêmes qui augmentent la vulnérabilité des populations, de leur habitat et de leurs principales sources de subsistance.

Face à cette situation, Adapt’Action vise notamment à renforcer l’intégration des considérations climatiques par les acteurs locaux, en particulier dans les plans de développement et d’investissement, ainsi qu’à améliorer la gouvernance climatique.

Nos projets dans la région

Gouvernance climat
  • Guinée : Adapt'Action appuie la consolidation du « leadership », de l’appropriation et de la coordination transversale sur la thématique du changement climatique. Un focus est porté sur la structuration de la gouvernance climat dans les ministères sectoriels via la nomination de points focaux « changement climatique » dans chaque ministère concerné, le renforcement de leurs capacités et la clarification de leurs rôles dans la mise en œuvre de la contribution déterminée au niveau national (CDN) du pays. Un cadre de concertation et de coordination est également mis en place. 
     
  • Côte d'Ivoire : Adapt’Action appuie le processus de révision à la hausse des CDN. Un accompagnement est apporté au ministère de l’Environnement et du Développement durable, en se concentrant sur le volet adaptation et en apportant une attention particulière aux collectivités territoriales et au secteur privé. La facilité Adapt'Action appuie également la conception et l’opérationnalisation d’un système de suivi de la mise en œuvre de la CDN du pays. 
     
  • Ghana : Adapt’Action appuie le suivi de la mise en œuvre de la CDN à travers la mise en place d’outils dédiés, dont une base de données pour le suivi d’indicateurs sectoriels. Les capacités des institutions publiques, du secteur privé et de la société civile ghanéennes sur le suivi et l’accès aux finances climat sont également renforcées.
Intégration verticale de l’adaptation

Les collectivités locales sont des acteurs clés dans la réalisation des agendas climatiques et du développement durable. À travers leur gestion au quotidien des populations, les collectivités disposent d’un échelon d’intervention pertinent pour offrir une vision transversale des enjeux et des solutions.

Les actions de résilience menées au niveau local permettent en effet une approche programmatique qui entraîne des économies d’échelle avec des résultats efficaces, efficients et durables

  • Guinée : Adapt'Action renforce l’intégration des enjeux d’adaptation dans la planification locale (« intégration verticale ») afin de renforcer la résilience des collectivités territoriales et des populations les plus vulnérables au changement climatique, et de promouvoir des investissements résilients, notamment en infrastructure. Cet objectif est poursuivi par un appui aux plans de développement locaux et aux plans annuels d’investissements, et par la consolidation des pratiques de budgets participatifs.
     
  • Ghana : Adapt’Action appuie le développement de plans de vulnérabilité et l’intégration des enjeux d'adaptation dans les plans de développement locaux (« intégration verticale ») de 10 à 20 districts. Les acteurs locaux seront également formés à l’utilisation des marqueurs genre et finance climat.
     
  • Côte d’Ivoire : Adapt’Action consolide les efforts des acteurs locaux dans l’intégration d’indicateurs de résilience dans les instruments de planification locale. 
Agriculture, élevage, pêche
  • Guinée : le secteur agricole guinéen est directement affecté par le changement climatique, caractérisé par la baisse de la pluviométrie, la réduction de la durée de la saison des pluies, la multiplication des pluies torrentielles et des inondations ainsi que la recrudescence des sécheresses. Adapt’Action appuie le renforcement des capacités des ministères du Développement rural (Agriculture, Élevage, Pêche et Environnement) et la conduite d’études de vulnérabilité participatives pour l’intégration transversale des enjeux d'adaptation dans les projets du programme national d'investissement agricole, de sécurité alimentaire et nutritionnelle (PNIASAN). 
     
  • Côte d’Ivoire : la Côte d’Ivoire est le 3ème producteur de coton en Afrique et ce secteur représente entre 5 et 10 % des exportations agricoles du pays. Les effets du changement climatique se répercutent directement sur les rendements et par conséquent sur les cultivateurs de coton. Adapt'Action conduit une étude de faisabilité pour un projet d’appui à la filière cotonnière ivoirienne, destiné à réduire sa vulnérabilité aux effets du changement climatique, tout en renforçant une croissance économique durable et inclusive. Les résultats des analyses permettront de formuler un programme de résilience de la filière cotonnière ivoirienne au changement climatique.
     
  • Ghana : les variations saisonnières de la disponibilité en eau dues aux sécheresses et aux périodes arides impactent négativement les productions agricoles et la sécurité alimentaire du pays. Dans la perspective de réduire les pertes de production dues à la variabilité des précipitations, Adapt'Action conduit une étude de faisabilité pour un projet de récupération des eaux de pluie et ruissellement à des fins agricoles dans la plaine de Kwahu Afram.
Réduction des risques de catastrophes et Infrastructures résilientes
  • Côte d'Ivoire : les bassins fluviaux du pays sont exploités au maximum de leur potentiel énergétique, tant dans les conditions actuelles que futures. Adapt’Action finance donc une étude pour la formulation de propositions d'amélioration optimale du réseau hydroélectrique en tenant compte du changement climatique, accompagnées d’analyses coût-bénéfice. Un outil informatique dédié à la gestion coordonnée des barrages structurants sera également élaboré au sein de cet appui, afin d’optimiser la production hydroélectrique du pays.
Gestion intégrée des ressources en eau et zones côtières
  • Ghana : l’augmentation du niveau de la mer causée par le changement climatique contribue à l'érosion côtière dans le golfe de Guinée. Les modèles climatiques prévoient une augmentation des inondations, mettant en danger la population et l'économie des mégalopoles côtières émergentes, ainsi les écosystèmes des eaux transitionnelles en proie à une augmentation de leur salinité. Dans ce contexte, un appui est prévu pour étudier la résilience de la zone côtière de la région Savannah, en coordination avec le programme de gestion des zones côtières ouest-africaines (WACA) de la Banque mondiale
Santé
  • Ghana : la santé est l’un des secteurs classés les plus vulnérables au Ghana, qui fait face à un double défi : la faible capacité du système de santé à faire face aux risques liés au changement climatique, et la faible attractivité du secteur qui peine à mobiliser la finance climatique. Identifié conjointement avec les autorités ghanéennes, le secteur bénéficiera de l’appui d'Adapt’Action afin de permettre le renforcement de capacités et la conduite d’études de vulnérabilité et de faisabilité pour l’élaboration d’un projet d’investissement dans le secteur.
Services climatiques

La région rencontre un besoin urgent de développement et pérennisation de services climatiques afin de faciliter la planification et la prise de décision dans un ensemble de secteurs sensibles aux impacts actuels et projetés du climat, tels que l’agriculture, la réduction des risques de catastrophes, etc.

  • Guinée : Adapt’Action prévoit un appui au développement des services climatiques dans les filières agricoles priorisées en Haute Guinée et à l’élaboration du programme de modernisation et d’extension des infrastructures hydrométéorologiques. Les services climatiques à développer seront adaptés aux besoins des usagers et basés sur une analyse de la chaîne de production et de diffusion de l’information climatique.
     
  • Côte d'Ivoire : une étude pour le développement des services climatiques dans le secteur agricole et la gestion des risques d’inondation est prévue afin de renforcer la résilience urbaine et de réduire la vulnérabilité des populations, des infrastructures et des filières agricoles exposées.

CARAÏBES

Adapt'Action, République dominicaine

Hausse des températures, intensité des événements extrêmes, montée des eaux et intrusions salines... Du fait de leur localisation géographique, de leurs particularités géologiques et topographiques et de leur profil socio-économique, les territoires caribéens sont disproportionnellement vulnérables aux effets liés au changement climatique.

Cette vulnérabilité fait de ces États des « territoires sentinelles ». Ils illustrent les éventuelles conséquences néfastes du changement climatique à une échelle planétaire, mais peuvent aussi devenir de véritables laboratoires d’innovations locales et régionales en matière d’adaptation.

Adapt'Action accompagne ainsi l’Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECO) et la République dominicaine.

 

Nos projets dans la région

Gouvernance climat
  • Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECO) : les effets du changement climatique sur les petits États insulaires en développement (PEID) interrogent les vulnérabilités et les capacités d’adaptation de ces territoires. L’urgence climatique appelle à repenser la gouvernance de l’adaptation à l’échelle régionale de l'OECO.

    Adapt’Action soutient la Commission de l’OECO dans l’élaboration d’une stratégie régionale d’adaptation couvrant l’ensemble de ses États membres et associés, et la définition d’un plan d’action et de mesures d’adaptation à mener à l’échelle régionale.
Prévention et gestion des risques
  • Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECO) : Adapt’Action appuie la Commission de l'OECO dans la mise en pratique à l’échelle régionale d’une approche innovante visant à renforcer la résilience des populations en associant prévisions météorologiques et analyse des risques. Ces mécanismes cherchent à atténuer les conséquences d’événements extrêmes comme les sécheresses, les inondations ou encore les ouragans, en identifiant des actions précoces à réaliser sur la base des prévisions météorologiques, et selon des seuils d’alerte prédéterminés. 

    Voir la publication « Strengthening forecast-based early action in the Caribbean - Recommendations for the Eastern Caribbean »
Solutions fondées sur la nature
  • Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECO) : les petits États insulaires des Caraïbes sont extrêmement vulnérables et exposés au changement climatique. Les écosystèmes marins et côtiers en sont les premières victimes. Pourtant, la préservation de la nature est un enjeu clé pour la maîtrise des effets du changement climatique et le maintien des barrières de protection côtières.

    Adapt’Action soutient l’OECO et ses États membres dans la valorisation des savoirs régionaux et le partage des bonnes pratiques en matière d’intégration des solutions fondées sur la nature dans les stratégies d’adaptation. 
Services climatiques
  • République dominicaine : l’accès à des informations météorologiques et climatiques robustes est vital à la prise de décisions, à l'anticipation des risques et à l’adaptation au changement climatique, de l'échelon national à celui des communautés.

    Adapt’Action apporte un soutien technique au secteur agricole pour renforcer les capacités des fournisseurs d’informations météorologiques et améliorer l’accès aux données, l'utilisation et l'application de ces informations par l’utilisateur final. 
Agriculture
  • République dominicaine : le secteur agricole participe à plus de 5 % de la croissance économique du pays et permet d’assurer la sécurité alimentaire des populations. Or il est fortement soumis aux aléas climatiques (variabilité des précipitations et intensification des phénomènes extrêmes).

    À travers une approche participative, Adapt’Action soutient le ministère de l’Agriculture et les filières clés (riz, haricot, cacao, café, banane et plantain) afin d'évaluer la vulnérabilité actuelle et future de leur système de production agricole et d'identifier les options d’adaptations adéquates.
Tourisme et érosion côtière
  • République dominicaine : les zones côtières du pays concentrent près de 60 % de la population, une grande diversité d’écosystèmes à haute valeur environnementale et des infrastructures et activités économiques importantes pour le pays, dont le secteur touristique côtier qui contribue au PIB national à hauteur de 9 %. Cependant, les impacts du changement climatique y sont particulièrement perceptibles : érosion des plages, destruction des récifs coralliens, intrusion d'eau salée, inondations côtières, etc.

    Adapt’Action appuie les ministères en charge du tourisme et de l’environnement dans la priorisation des zones les plus vulnérables et dans l’élaboration de plans d’adaptation spécifiques.
Gestion des ressources et protection sociale
  • République dominicaine : l’intégration des enjeux climatiques et des risques de catastrophes dans la planification et la conception de programmes de protection sociale permet de réduire la vulnérabilité des populations en situation de précarité face au risque, tout en favorisant l’adaptation au changement climatique sur le long terme.

    Adapt’Action appuie ses partenaires pour améliorer la gestion des ressources en eau et renforcer les programmes sociaux existants dans le bassin versant de Yaque del Sur. 

AFRIQUE CENTRALE

Adapt'Action, Cameroun

Dans le contexte du changement climatique, l’Afrique centrale fait face à trois défis : le besoin de conserver son rôle majeur dans la stabilisation du climat global à travers son couvert forestier, l’adaptation de ses populations et de ses économies fortement dépendantes des ressources naturelles, et l’amorçage de sa diversification économique axées sur le développement agricole et la valorisation durable des ressources naturelles (hydro-électricité, transformation locale des matières premières, etc….). Cependant, ces secteurs sont déjà impactés par la variabilité saisonnière et les événements climatiques comme la sécheresse, les inondations et l'érosion. 

L’Afrique centrale possède également un littoral de près de 1300 km. La forte concentration des populations le long de ce littoral et le changement climatique constituent des facteurs démultiplicateurs de risques sur les biens, les ressources naturelles et les populations.

Au Cameroun et au Congo, Adapt’Action apporte un appui structurant à la gouvernance climat et à l'intégration de l’adaptation dans les outils de mise en œuvre des stratégies sectorielles (infrastructures, eau, agriculture, forêt).

 

Nos projets dans la région

Gouvernance climat
  • Congo : Adapt’Action appuie la structuration du comité national dédié au changement climatique et le renforcement des capacités des experts sur la modélisation climatique, les études de vulnérabilité et les inventaires de gaz à effet de serre.

    Adapt'Action renforce également le dialogue politique par l’organisation d’une session parlementaire et gouvernementale sur le changement climatique, et le soutien à la plateforme d’ONG climat en vue d’une participation plus active au processus de mise en œuvre de la contribution déterminée au niveau national (CDN).
     
  • Cameroun : Adapt’Action apporte un appui à la consolidation du cadre institutionnel sur le climat et à la clarification des missions et des rôles de chacune des structures existantes en vue de faciliter le dialogue et d’accélérer le processus de mise en œuvre de la CDN.

    La Coordination nationale CDN et l’Observatoire national sur les changements climatiques vont par ailleurs bénéficier d’appuis spécifiques sur l’élaboration de scénarios climatiques, la cartographie des risques climatiques et les études de vulnérabilité. 
     
Eau
  • Congo : un schéma directeur pour l’approvisionnement en eau de la ville de Pointe-Noire sera élaboré. Afin de mieux prendre en compte les éventuels risques liés à l’élévation du niveau des mers, le document intégrera en amont une étude de vulnérabilité sur le phénomène d’intrusion marine et de biseau salin.

    Une étude de vulnérabilité sur l’érosion hydrique urbaine à Brazzaville sera par ailleurs réalisée en vue d’intégrer les recommandations dans le schéma directeur de gestion des eaux pluviales de la capitale. 
Stratégie de développement
  • Cameroun : Adapt’Action prévoit un volet de formation pour le groupe de travail intersectoriel chargé de la rédaction du document de stratégie pour la croissance et l'emploi (DSCE) sur les méthodologies d’intégration de l’adaptation dans les politiques publiques. Le groupe sera également appuyé dans le processus d’intégration de l’adaptation dans le DSCE 2020-2030.
Services climatiques
  • Cameroun : Adapt’Action soutient le développement de services climatiques pour la planification agricole,qui sont inscrits dans le cadre national relatif à l’observation et la veille climatique.
Agriculture et pastoralisme
  • Cameroun : au nord du pays, les impacts du changement climatique sur l’agriculture pourraient susciter des tensions et des risques de conflits. Une étude de vulnérabilité de l'agriculture céréalière et des activités pastorales dans l'extrême-nord et la réalisation d’un profil « Agriculture intelligente face au climat » (AIC) de cette zone permettra de formuler des recommandations sur l’adaptation et le renforcement des instances de gestion des conflits.
Agriculture, forêt et zones côtières
  • Cameroun : les études de vulnérabilités existantes sur la zone côtière seront complétées et consolidées en vue de réaliser une cartographie spatio-temporelle des risques climatiques, accompagnées d'une caractérisation de l’aléa inondation pour les principales villes côtières.
     
  • Congo : Adapt’Action conduit une étude de vulnérabilité de la zone côtière face à l’érosion liée notamment à l’élévation du niveau de la mer (qui inclut une cartographie des évolutions du recul du trait de côte) ainsi qu’une étude de vulnérabilité de plusieurs écosystèmes forestiers face aux impacts du changement climatique.

    Par ailleurs, une étude de vulnérabilité portant sur l’agriculture en zone de savanes et une stratégie pour une « Agriculture intelligente face au climat » (AIC) seront réalisées en vue d’orienter les prises de décision dans le cadre du programme national de développement.  

TUNISIE

Adapt'Action, Tunisie

La Tunisie est l'un des pays méditerranéens les plus vulnérables au changement climatique. Les projections climatiques présagent de nombreux impacts : d’ici 2050, les précipitations pourraient ainsi diminuer de 7 à 22 % et aggraver le phénomène de salinisation ; et les températures moyennes augmenter de 3,8 °C. Les phénomènes météorologiques extrêmes, comme les inondations et les sécheresses, devraient s’accentuer au cours des prochaines décennies, entraînant ainsi une baisse du PIB agricole (jusqu'à -10 % d'ici 2050). Quant à l’augmentation moyenne du niveau de la mer, elle pourrait atteindre 30 à 50 cm en 2030, affectant les plages et les côtes.

Ces risques devraient se traduire par des conséquences négatives sur les dimensions environnementales et socioéconomiques : écosystèmes fragiles, santé, activité économique concentrée sur le littoral, agriculture, tourisme. À travers la facilité Adapt'Action, l'AFD accompagne la Tunisie vers une trajectoire de développement résiliente aux impacts du changement climatique.

 

Nos projets dans la région

Gouvernance climat et services climatiques
  • Adapt’Action accompagne l’Institut national de la météorologie pour faciliter la mise à disposition et l’utilisation des projections climatiques qu’elle produit par les acteurs des secteurs et des territoires les plus vulnérables au changement climatique, via la création d’un portail dédié. 

 

Gouvernance climat et agriculture
  • Le secteur agricole est primordial dans la contribution déterminée au niveau national (CDN) de la Tunisie. Adapt’Action appuie le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche dans le renforcement de son dispositif institutionnel de gouvernance du changement climatique, aux niveaux central et régional. 
     
  • Comment sensibiliser et former les ingénieurs agronomes à la prise en compte des enjeux climatiques au cours de leur formation ? Adapt’Action accompagne l’Institut de la recherche et de l'enseignement supérieur agricoles (IRESA) dans l’intégration de l’adaptation au changement climatique dans le cycle de formation des ingénieurs agronomes. Un diagnostic de l’existant  permettra de définir le format de cursus le plus adéquat à mettre en place auprès des établissements concernés. 
Agriculture et sécurité alimentaire
  • En appuyant le comité sectoriel du changement climatique du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Adapt'Action soutient un processus national visant à intégrer les enjeux de vulnérabilité au climat et d’adaptation dans les systèmes alimentaires et agroalimentaires.

    Les résultats de cette analyse de vulnérabilité doit ensuite servir au ministère à élaborer le volet sécurité alimentaire du plan national d’adaptation. 
Réutilisation des eaux usées
  • Le potentiel de récupération des eaux usées et leur réutilisation est actuellement loin d'être exploité en Tunisie. L’appui apporté à l’Office national d’assainissement (ONAS) et la Direction générale du génie rural et de l’exploitation des eaux vise à l’élaboration du plan directeur national de réutilisation des eaux usées traitées en Tunisie « Water Reuse 2050 ».

    Cliquer ici pour voir la vidéo 
Finance climat
  • L’accès direct de la Tunisie au Fonds vert pour le climat serait un levier important pour le financement du développement résilient du pays. Adapt’Action apporte un soutien à l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) en vue de son accréditation au Fonds.
+ 100
appuis prévus
15
pays et organisations régionales soutenues
30
millions d'euros destinés à la conduite d'études et au renforcement de capacités