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Bangladesh

Alors que le Bangladesh a connu une croissance économique sans précédent dans son histoire, il subit aujourd’hui un ralentissement. Le pays est par ailleurs confronté de manière directe aux défis posés par le changement climatique. En réponse à ces enjeux, l'Agence Française de Développement (AFD) apporte son soutien au Bangladesh pour atténuer les impacts du changement climatique et faciliter la transition du pays vers la sortie du statut de Pays les Moins Avancés (PMA).
Contexte
Depuis 2010, la croissance économique annuelle du Bangladesh s'élève en moyenne à 6 %, accompagnée de progrès sociaux significatifs. Cependant, le pays fait toujours face à des défis majeurs : infrastructures et équipements insuffisants, densité de population parmi les plus élevées au monde, urbanisation rapide et exposition accrue aux risques climatiques.
L’AFD concentre son action sur le financement d’infrastructures adaptées aux risques climatiques, le renforcement des cadres institutionnels pour une gouvernance alignée sur les impératifs environnementaux, le développement de solutions locales d’adaptation et l’accompagnement d’une transition écologique garantissant justice sociale et durabilité.
L’AFD accorde également des financements à la société civile bangladaise, via des subventions à des OSC françaises pour favoriser l’accès des populations défavorisées aux services publics essentiels.
Douze ans après l'ouverture du bureau, le Groupe AFD a engagé plus de 2 milliards d'euros, incluant les activités de PROPARCO, la filiale de l'AFD dédiée au financement du secteur privé.
Le bureau de l'AFD au Bangladesh est directement rattaché à la direction régionale Asie du Sud.
Notre approche
L'AFD et le Bangladesh : soutenir l'adaptation au changement climatique
L'aire métropolitaine de Dhaka, abritant plus de 22 millions d'habitants, enregistre annuellement un afflux d'environ 500 000 nouvelles personnes. L'accès universel à l'eau potable constitue un enjeu crucial, nécessitant un doublement de la production d'ici 2030 pour répondre à la demande croissante. Actuellement, 70 % des besoins en eau de la ville sont satisfaits par l'extraction des nappes phréatiques, un taux insoutenable pour leur régénération naturelle. Depuis 2002, les autorités s'efforcent de pallier cette situation en recourant aux eaux de surface, bien que ces sources, bien que proches de la capitale, soient polluées et difficiles à assainir.
Pour améliorer la distribution des ressources en eau, l'Agence Française de Développement (AFD) cofinance la construction de deux nouvelles stations de traitement d'eau potable. Initié en 2015 en partenariat avec la Banque asiatique de développement, un projet vise à accroître la production d'eau potable de 500 millions de litres par jour, bénéficiant ainsi à trois millions de personnes et permettant l'installation de 6 000 nouveaux raccordements. Un projet complémentaire, financé par l'AFD avec la participation de la KfW (Allemagne), de la Banque européenne d'investissement et de l'Agence danoise de développement international, ambitionne de réduire les prélèvements d'eau souterraine, d'améliorer la qualité du service d'eau potable et de porter sa production de 450 à 900 millions de litres par jour, répondant ainsi aux besoins de 4,5 millions de personnes.
Par ailleurs, l'AFD a obtenu une subvention de l'Union européenne pour financer le raccordement de nombreux bidonvilles au réseau de distribution d'eau, une priorité pour le gouvernement bangladais. Ce projet vise à fournir de l'eau potable à plus de 3 000 personnes à faibles revenus.
En outre, l'AFD soutient la ville portuaire de Chittagong dans la fourniture de services d'assainissement collectif à une partie de sa population, qui devrait atteindre près de 270 000 habitants dans les zones connectées au tout-à-l'égout d'ici 2030. Cela inclut la construction d'un réseau de collecte et de raccordement des ménages ainsi qu'une station d'épuration capable de traiter jusqu'à 50 millions de litres par jour.
L'AFD, en co-financement avec la Banque Asiatique de Développement, soutient également la mise en œuvre d'un programme de renforcement de la gouvernance urbaine et des capacités institutionnelles, ainsi que des investissements en capital pour améliorer les infrastructures municipales et la fourniture de services dans 88 municipalités à travers le pays.
Au Bangladesh, les coupures d'électricité sont fréquentes, y compris dans la capitale. L'instabilité du réseau électrique entrave sérieusement le développement économique et industriel du pays. Outre l'augmentation drastique de leur capacité de production d'électricité, les opérateurs du secteur de l'électricité doivent également sécuriser leur approvisionnement en électricité afin de soutenir le développement économique et social du pays.
L'AFD apporte son soutien à la Dhaka Power Distribution Company pour étendre, renforcer et moderniser son réseau afin de répondre à la demande croissante. Un premier projet, lancé en 2015, a financé l'extension du réseau de distribution à travers 14 sous-stations électriques. Cinq millions d'habitants ont ainsi pu accéder à une électricité plus fiable et 250 000 nouveaux foyers (majoritairement à faibles revenus) ont été raccordés.
Depuis 2019, l'AFD apporte un soutien supplémentaire en construisant six nouveaux transformateurs et en réalisant l'extension de quatre sous-stations. De plus, une subvention de 12 millions d'euros de l'Union européenne contribue à la mise en œuvre d'un projet pilote de réseau intelligent afin d'améliorer l'efficacité du réseau de distribution de DPDC.
Par ailleurs, l'AFD a accordé une ligne de crédit environnementale à Infrastructure Development Company Limited (IDCOL), une institution financière spécialisée dans les infrastructures, l’efficacité énergétique et l’énergie renouvelable afin de faciliter les investissements privés dans ces domaines.
Avec 4 500 usines exportatrices, le Bangladesh est le deuxième producteur mondial de textiles, derrière la Chine. Ce secteur représente 80 % des exportations du pays, principalement vers l'Europe et les États-Unis, et emploie environ cinq millions de personnes.
L'effondrement du Rana Plaza a mis en lumière l'absence ou le non-respect des normes sociales et de protection des travailleurs. En réponse, certains acheteurs ont formé des groupes tels qu'Accord et Alliance pour réaliser des audits d'usines et améliorer les conditions de travail des employés.
Par l'intermédiaire de la Banque du Bangladesh, l'Agence Française de Développement (AFD) finance les usines exportatrices pour les aider à entreprendre les travaux nécessaires à la mise aux normes de sécurité des bâtiments. Les investissements visant à améliorer les conditions de travail, à réduire la pollution et à améliorer l'empreinte environnementale des usines de vêtements, notamment par une meilleure gestion des effluents, de l'eau et de l'énergie.
À titre d'incitation, l'Union européenne et la KfW financent un système de primes à l'investissement qui assouplit les conditions de prêt pour les usines. Parallèlement, la GIZ fournit une assistance technique aux usines et aux banques commerciales afin de faciliter ces investissements.
Un autre projet visant à soutenir des investissements similaires dans l'industrie du cuir est actuellement en cours de préparation.
L’Agence française de développement accompagne le Bangladesh dans la mise en œuvre de ses politiques climatiques à travers un prêt de 300 millions d’euros (en trois tranches de 100 millions d’euros sur trois ans) et une assistance technique financée par subvention, soit 3,6 millions d’euros au total. Son objectif : renforcer la résilience du pays face aux effets du changement climatique et soutenir une trajectoire de développement à faible émission de carbone.
L’AFD appuie les autorités dans la mise en place de réformes clés :
⦁ Amélioration de la gouvernance et de la transparence des finances publiques intégrant le climat ;
⦁ Alignement du secteur de l’eau et du système financier sur le Plan national d’adaptation ;
⦁ Réduction des émissions grâce au soutien aux politiques de transition énergétique et à la mise en œuvre de la CDN.
Dès la première phase (2023-2024), l’AFD a contribué à développer des outils de planification budgétaire pour des politiques climatiques inclusives, à initier des réformes dans les secteurs de l’eau, de l’énergie et de la finance, et à mettre en place un programme de coopération technique jusqu’en 2026 avec des partenaires bangladais et internationaux (ICCCAD, BIDS, PNUD).
Ce soutien s’inscrit dans un contexte où le Bangladesh, très exposé aux événements extrêmes et aux inondations, pourrait subir entre 6 et 25 milliards USD de pertes d’ici 2050, touchant 13,3 millions de personnes.
Les plans nationaux exigent de porter les dépenses publiques de 1 % à 3-4 % du PIB. En coordination avec le FMI, qui a accordé 1,4 Md USD en 2023, l’AFD agit comme catalyseur de financements et d’expertises pour accélérer la transition climatique du pays.
Sur le terrain
Ci-dessous, retrouvez les projets, actualités, publications et coordonnées du pays en un clic.
Sur le terrain
Actualités & communiqués de presse
Publications & médias
Chiffres clés
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2 milliards d’euros engagés en prêts depuis 2012
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47,2 millions d'euros de subventions engagés depuis 2013
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41 % des fonds investis concernent le secteur de l'eau et de l'assainissement
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22 % Des fonds investis concernent l’infrastructure, et le développement urbain