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Le prêt, premier outil financier du groupe AFD
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L’activité financière du groupe AFD est constituée majoritairement de prêts (à environ 90 %), tandis que les subventions aux projets de développement durable représentent 10 % de son activité. Un modèle économique sobre et multiplicateur d’impacts dans le monde entier.
C’est un élément qui n’est pas toujours connu : le prêt est, de loin, le premier outil financier utilisé par le groupe Agence française de développement (AFD) pour mettre en œuvre la politique de développement de la France et contribuer à l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies.
En 2025, le volume des prêts accordés s'élevait à près de 12 milliards d'euros, représentant environ 90 % de l'activité totale, contre 10 % pour les dons. En 2023, cette répartition était de 80 % de prêts et 20 % de dons.
En 2025, environ 1 000 nouveaux projets à impact ont ainsi pu être soutenus, pour un total de 4 300 projets en cours dans 160 pays d’intervention et 12 territoires ultramarins. Le montant global des crédits restant à rembourser auprès du groupe AFD par les différents emprunteurs – l’encours net de prêts – s’élevait en 2024 à près de 51 milliards d’euros.
Un modèle économique sobre et multiplicateur d’impacts
Pour réunir ces sommes, le Groupe emprunte lui-même sur les marchés financiers auprès d’investisseurs privés, de fonds de pension et de banques centrales. Il y obtient des taux préférentiels grâce à la solidité financière de l’État français, son actionnaire unique.
Le coût de ces emprunts est intégré dans la tarification des prêts proposés : les taux d’intérêt appliqués permettent en effet d’assurer le fonctionnement du Groupe – locaux, salaires, fonds propres nécessaires pour couvrir les risques de défaut de paiement… En 2024, un résultat net de 344 millions d’euros a été généré, permettant de reverser un dividende de 20 % à l’État français et d’alimenter les fonds propres nécessaires à son activité.
D’où vient l’argent que le groupe AFD investit dans le monde ?
Les prêts concernent des secteurs tels que l’énergie, l’accès à l’eau ou l’agriculture. Avec des impacts concrets : 1,5 million de personnes bénéficient désormais d'un accès sûr et salubre à l’eau potable grâce à l’action de la France en 2024 via le groupe AFD.
Outils financiers et expertise sectorielle et géographique
Les prêts s’adressent à différents types d’emprunteurs : États, établissements publics, entreprises publiques, collectivités locales… Leurs caractéristiques varient selon la nature du projet, son environnement et la qualité des emprunteurs : durée de cinq à vingt ans, taux fixe ou variable, prêt en monnaie locale ou taux d’intérêt avantageux.
Ces prêts bénéficient aussi à la France dans les territoires d’Outre-mer, où le groupe AFD a investi 1 milliard d’euros en 2024. Trois types de prêts – Prêt secteur public Outre-mer (PSP), PSP-Transitions et Préfinancement de subventions européennes et d’État – permettent de soutenir le développement des infrastructures, les transitions sociales, environnementales et numériques, ou d’apporter une avance de trésorerie aux communes en attendant les subventions de l’Union européenne ou de l’État français, le tout avec des taux avantageux.
Et l’offre du groupe AFD ne se limite pas à ces prêts financiers. Elle inclut une expertise adaptée aux régions et aux secteurs concernés par les projets. Son action s’appuie également sur la force du groupe AFD – l'Agence française de développement avec Proparco et Expertise France – et sur une collaboration étroite avec ses partenaires. C’est cette synergie qui incarne son approche : être toujours du côté des autres.