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Programme d’Appui à la Réforme des Collèges– PAREC I et II
Projet
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Date de début du projet
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État
En cours
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Durée du projet
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2 phases de 4 ans (2014-2018 ; 2019-2023)
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Montant du financement AFD
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23 000 000 €
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Pays et Région
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Localisation
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Régions Maritime - Plateaux - Savanes
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Type de Financement
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Bénéficiaires
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Ministère de l’Enseignement Primaire et Secondaire et de la Formation Professionnelle - Aide et Action - Plan international Togo
Le Programme d'appui à la réforme des collèges (PAREC) est un programme de moyen terme qui accompagne, depuis 2014, la réforme du premier cycle de l'enseignement secondaire togolais. Il vise en particulier l'extension des capacités d'accueil des collèges, l'amélioration de la qualité de l'enseignement et le renforcement de l'équité filles-garçons dans les régions rurales du pays. Il est séquencé en deux phases successives, PAREC I et PAREC II.
Contexte
Au Togo, la scolarisation au primaire a fortement progressé au cours de la dernière décennie (85 % des enfants scolarisés au lancement du programme, contre 94 % aujourd'hui, avec 120 000 élèves supplémentaires entrant chaque année en classe de sixième). Cette dynamique a considérablement accru la pression sur le premier cycle du secondaire : les collèges manquent de structures d'accueil adaptées, de supports pédagogiques et d'enseignants professionnels bien formés, et les programmes sont surchargés ou dépassés.
Les disparités régionales, socio-économiques et de genre demeurent. La situation des filles est particulièrement préoccupante : vulnérables aux pressions sociales et aux violences de genre pouvant entraîner un abandon précoce. Les principaux bailleurs de l'éducation togolaise ont concentré l'essentiel de leurs appuis sur l'enseignement primaire.
Dans ce contexte, l’AFD accompagne depuis 2014 le gouvernement togolais dans la mise en œuvre du Plan sectoriel de l’éducation et dans la réforme du collège, avec une approche combinant extension de l’offre scolaire, amélioration de la qualité de l’enseignement, renforcement des enseignants et de leur encadrement, gouvernance des établissements et promotion de l’équité filles-garçons.
Descriptif
Dès PAREC I (2014-2018), le programme a ciblé le déficit de capacités d’accueil des collèges des régions Maritime et Plateaux, le renforcement des compétences enseignantes et l’amélioration de la gouvernance des établissements, tout en consolidant les six Écoles normales d’instituteurs (ENI) du pays. PAREC II (2020-2025) a étendu l’intervention à la région des Savanes autour de quatre objectifs :
Premier objectif : accroître l’accès au collège par la construction et l’équipement de 135 collèges publics en salles de classe, blocs administratifs, latrines, forages et dispositifs d’électrification, selon la technique des briques de terre stabilisée et compressée (BTCS). La maîtrise d’ouvrage des constructions est déléguée aux Comités de gestion des ressources scolaires (COGERES), structures locales associant notamment les responsables d’établissement et les représentants des parents d’élèves, avec l’appui de deux ONG partenaires et le pilotage de la DPSSE.
Deuxième objectif : renforcer la gouvernance locale des établissements et la rétention des jeunes filles à travers la structuration de secteurs pédagogiques de proximité, la formation des chefs d’établissement et la mise en œuvre de Plans triennaux de développement des établissements scolaires (PTDES) avec les COGERES et les associations de parents d’élèves.
Troisième objectif : améliorer la qualité des apprentissages par la formation initiale et continue des enseignants, notamment en didactique disciplinaire, ainsi que par la dotation des établissements en matériel scientifique, ressources numériques, manuels et kits pédagogiques.
Quatrième objectif : assurer un pilotage et une gestion de projet performants grâce à une unité de coordination (UCP), placée sous l’autorité du secrétaire général du ministère en charge de l’Éducation, avec l’appui d’une assistance technique à maîtrise d’ouvrage (ATMO) mobilisée via Expertise France.
Le programme PAREC contribue également au renforcement de la place du français comme langue d’enseignement, de transmission et d’accès aux savoirs. À travers le développement des compétences des enseignants, l’amélioration des pratiques pédagogiques et la mise à disposition de ressources adaptées, il favorise le partage d’expériences, la coopération et la valorisation des acquis au sein de l’espace francophone.
Les deux phases du programme reposent sur un partenariat avec Action Éducation et Plan International Togo, qui associent les communautés à la construction et à la gestion des collèges et mènent des actions de sensibilisation en faveur de la scolarisation des filles.
Impacts
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Entre 2014 et 2018 (PAREC I), 30 collèges publics des régions Maritime et Plateaux ont bénéficié de salles de classe équipées, de latrines et de points d’eau. Les six Écoles normales d’instituteurs ont été renforcées et plus de 9 000 enseignants, inspecteurs et directeurs ont bénéficié de formations continues. Plus de 475 communautés ont également été sensibilisées à la scolarisation des filles.
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Au terme de PAREC II (2020- 2025), 176 collèges publics de cinq régions éducatives ont été accompagnés. Sur le plan des infrastructures, 96 blocs pédagogiques et 85 blocs administratifs ont été construits, représentant 384 salles de classe équipées et bénéficiant à plus de 45 000 élèves. Des forages, latrines, installations solaires et équipements complémentaires ont également amélioré l’accès à l’eau, à l’assainissement et à l’électricité.
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En matière de gouvernance, les 176 COGERES ont été redynamisés et dotés de plans triennaux de développement, tandis que 104 secteurs pédagogiques ont été restructurés, renforçant l’encadrement de proximité de 932 chefs d’établissement.
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Sur le volet qualité des enseignements, plus de 8 800 enseignants ont été formés, 135 établissements équipés en matériel de sciences expérimentales et plus de 1 000 dotés de manuels et kits scolaires.
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Enfin, la protection et le maintien des filles à l’école ont été renforcés grâce à 176 clubs de pairs éducateurs et à des campagnes sur les violences basées sur le genre, les grossesses précoces et la santé reproductive, contribuant à une meilleure rétention des filles au collège et à une stabilisation, voire une baisse, des grossesses en milieu scolaire.
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Intervenants et mode opératoire
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La maîtrise d'ouvrage des deux phases est assurée, pour le compte de la République togolaise, par le Ministère de l’Education Nationale. Les activités sont exécutées sous la coordination directe du secrétaire général du ministère, avec l'appui d'une unité de coordination du projet (UCP) ; plusieurs directions centrales sont responsabilisées selon leur domaine (planification et suivi-évaluation pour les infrastructures, enseignement secondaire général pour la formation des enseignants et les secteurs pédagogiques, programmes et innovation pédagogique, orientation scolaire et professionnelle).
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Pour les constructions scolaires, la maîtrise d'ouvrage est déléguée aux COGERES de chaque établissement, organes paritaires associant responsables d'établissement et associations de parents d'élèves. Deux ONG internationales implantées de longue date au Togo, Action Éducation et Plan International Togo, assistent les COGERES pour la passation des marchés, le contrôle technique des travaux et la mobilisation sociale des communautés, dans le cadre de conventions de partenariat signées avec le ministère.
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Une assistance technique à maîtrise d'ouvrage (ATMO) résidentielle, mobilisée via Expertise France, appuie l'UCP sur les volets pédagogique et institutionnel.
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Plan de financement
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Le montant cumulé des deux phases s'élève à environ 31 millions d'euros, financés à hauteur de 23 millions d'euros par l'AFD sous forme de subvention (8 M€ en Phase 1, 15 M€ en Phase 2), complétés par une contribution de l'État togolais (1,6 M€ en Phase 1, 5 M€ en Phase 2) et par un co-financement des ONG partenaires en Phase 2 (environ 1,3 M€ au total pour Action Éducation et Plan International Togo).