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Océan Indien : la coopération régionale au cœur de l'action de la COI
Le 8 juin 2026, à Moroni, la France a pris la présidence tournante de la Commission de l’océan Indien (COI) lors du 40e Conseil des ministres de l’organisation. Cet évènement intervient dans un contexte de fortes attentes en résilience climatique, de sécurité sanitaire, de préservation des ressources marines, de développement économique et d’intégration régionale.
Partenaire de la COI, l’Agence française de développement accompagne depuis plusieurs années des programmes régionaux dans l’océan Indien. Elle agit au nom de la France, premier financeur de la Commission, qui contribue à hauteur de 40 % de son budget. On y retrouve les Comores, la France au titre de La Réunion, ainsi que Madagascar, Maurice et les Seychelles : un espace particulièrement exposé au changement climatique, aux risques sanitaires et aux pressions sur les ressources naturelles.
La coopération régionale y constitue un levier déterminant pour construire des réponses partagées, notamment en santé, sécurité alimentaire, préservation de la biodiversité, économie maritime ou développement économique.
De la santé à la culture, la COI agit
L’action de la COI se traduit par des programmes mis en œuvre à l’échelle régionale, afin de favoriser les échanges d’expériences, le partage de connaissances et la recherche de solutions adaptées aux territoires insulaires.
Dans le domaine de la santé, le réseau SEGA-One Health (« Une seule santé ») est l’un des principaux dispositifs de coopération sanitaire de la région. Il renforce les capacités de prévention, de détection et de réponse face aux risques sanitaires dans les États membres. Plus de 4 000 personnes ont été formées par ce réseau, dont 400 épidémiologistes de terrain et 16 diplômés du Master FETP. Plus de 40 systèmes de surveillance et laboratoires ont aussi été renforcés dans la région.
La préservation des ressources marines et côtières est aussi un axe majeur de coopération. À travers des programmes comme ExPLOI ou RECOS, la COI soutient la production de connaissances scientifiques, des solutions locales et le partage d’expérience.
En 2025, ExPLOI a notamment conduit une campagne océanographique et citoyenne dans les cinq États membres de la COI. 4000 élèves dans une centaine d’établissements scolaires ont été sensibilisés et 20 chercheurs ont embarqué dans le cadre d’une mission scientifique menée avec l’IRD (Institut de recherche pour le développement). Le programme accompagne aussi 30 doctorants et étudiants de master, 20 chercheurs seniors issus des pays du Sud, ainsi qu’une quarantaine d’entreprises engagées dans la réduction de leur impact environnemental et le développement de solutions d’économie circulaire.
De son côté, le programme RECOS soutient des initiatives de résilience côtière et de gestion intégrée des zones côtières, avec 13 projets de terrain ont été financés aux Comores, à Madagascar, à Maurice et aux Seychelles. Le programme a également permis à 188 bénéficiaires de participer à 24 visites d’échanges d’expériences et finance actuellement plusieurs travaux de recherche, dont deux doctorats, un post-doctorat et six stages de master.
Le secteur culturel est aussi pris en compte. À travers son programme dédié aux industries culturelles et créatives (ICC), la COI accompagne les professionnels du secteur dans le développement de leurs activités et favorise les échanges régionaux. À ce jour, 537 candidatures ont été reçues dans le cadre des différents dispositifs proposés, permettant le soutien de 164 initiatives et l’accompagnement de 164 bénéficiaires à travers des formations dédiées.
Un partenariat historique avec l’AFD
Quarante ans après sa création, la COI demeure la seule organisation rassemblant ces cinq États et territoires de l’océan Indien occidental autour d’enjeux communs. Aujourd’hui, l’AFD y accompagne, avec ses partenaires, plusieurs programmes régionaux dans les domaines de la santé, du climat, de la biodiversité, de la culture, de la gouvernance et de la modernisation institutionnelle.
Au-delà des projets, l’AFD accompagne aussi la modernisation de la Commission à travers Horizon 2030, pour transformer les priorités régionales en projets concrets, mobiliser des financements et mieux valoriser ses résultats. Cette présidence française intervient donc dans un contexte de coopération régionale éprouvée, portée par les États membres, les partenaires techniques et financiers ainsi que les nombreux acteurs engagés dans le développement de l’océan Indien.
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