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Les prélèvements en eau souterraine ont triplé en 50 ans et on estime que 20 % des aquifères sont aujourd’hui surexploités à travers le monde. Les raisons de cette surexploitation sont relativement bien connues et tiennent à la caractéristique de « bien commun » de l’eau souterraine. Deux cadres d’analyses complémentaires présentés dans ce papier permettent d’identifier les facteurs explicatifs de l’inefficacité relative des modes de gestion des ressources en eau souterraine : l’approche institutionnelle d’Elinor Ostrom et, bien que moins utilisée mais tout autant prometteuse, la théorie des contrats et plus particulièrement la théorie de l’agence. Ces deux courants prônent, pour des raisons parfois identiques, parfois complémentaires, une gestion décentralisée consistant à introduire des « agents intermédiaires » dans le processus de gestion. Nous montrons cependant qu’à ces deux approches doivent s’adosser des instruments économiques incitatifs à l’économie d’eau ou au partage de l’information. Six cas d’étude de gestion plus ou moins décentralisée de gestion de l’eau souterraine ont permis de mettre en évidence les forces et faiblesses de chacun au regard des principes théoriques présentés précédemment. Ces cas d’étude sont : la nappe de l’Astien et la nappe du Roussillon en France, l’aquifère de la Mancha en Espagne, la nappe de Bsissi oued el Akarit en Tunisie, le bassin hydrogéologique de l’Azraq en Jordanie et le bassin du Souss Massa au Maroc.

pdf : 3.48 Mo
auteur(s) :
Marielle MONTGINOUL
Sébastien LOUBIER
Frédéric MAUREL
Dominique ROJAT
coordinateur :
issn :
2492 - 2846
pages :
82
numéro :
152
disponible aussi en : fr
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