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Un financement de 2,7 millions d’euros de l’Union européenne confié à l’Agence française de développement (AFD) a permis de mener une vaste campagne scientifique au large de Mayotte et des îles Eparses, ainsi que des formations, au profit d’une meilleure gestion des parcs marins locaux.

Un programme scientifique d’ampleur a récemment pris fin dans les eaux de Mayotte et des îles Éparses, ces territoires français inhabités d’Europa, de Bassas da India, de Juan de Nova, des Glorieuses et de Tromelin situés dans l’océan Indien. Grâce à une subvention de l’Union européenne de 2,7 millions d’euros déléguée à l’AFD, des outils d’évaluation et d’aide à la décision nécessaires à la gestion durable des ressources marines et côtières ont pu être développés.

Le caractère insulaire et la situation géographique de ces terres les placent en première ligne des conséquences du dérèglement climatique et du déclin de la biodiversité en cours. Avec d’un côté les Éparses inhabitées et de l’autre Mayotte très peuplée et exposée aux activités anthropiques, ces deux territoires témoins sont complémentaires dans l’observation des écosystèmes marins et des pressions qu’ils subissent. Ces îles ont de fait beaucoup à nous apprendre pour comprendre et mieux anticiper les conséquences de ces bouleversements.

Dix campagnes scientifiques en mer

L’objectif de ce programme, inclus dans celui du dixième Fonds européen de développement (FED), était donc de mieux connaître les écosystèmes marins de Mayotte et des Éparses. Pour, in fine, mettre en place des mesures de gestion et des formations permettant de concilier préservation du patrimoine naturel et utilisation durable par les acteurs locaux (pêche, tourisme), mais aussi échanger autour de ces expériences et les diffuser au niveau de l’océan Indien.

Entre 2015 et 2017, dix campagnes océanographiques ont été menées afin d’évaluer l’état de santé des récifs coralliens et leur capacité à supporter les pressions anthropiques auxquelles ils font face (pêche, pollution, acidification des eaux), estimer la biomasse halieutique des bancs du Geyser, de la Zélée et de l’Iris, ou encore explorer des zones sous-marines à la biodiversité jusqu’alors méconnue.

 

 

« Les connaissances produites ont permis d’élaborer des recommandations concrètes pour alimenter les plans de gestion des parcs marins de Mayotte et des Glorieuses », explique Laure Quentin, responsable d’équipe projet à la division Agriculture, Développement rural et Biodiversité de l’AFD, chargée du suivi de ce programme.

Des formations ont aussi été organisées sur les métiers liés au suivi des pêches, tandis que les parcs naturels marins concernés se sont vus dotés d’outils de suivi-évaluation des écosystèmes et d’aide à la décision. Enfin le projet a permis de mettre en œuvre une campagne de sensibilisation à la biodiversité à Mayotte avec la société civile locale.

Parcs marins d’exception

L’ensemble des actions du programme a été mené par le Conseil départemental de Mayotte et la collectivité des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) avec le soutien de l’Union européenne et de l’AFD, et en partenariat avec l’Ifremer, le Muséum national d’histoire naturelle, l’Office français de la biodiversité, l’Institut de recherche pour le développement et le Centre universitaire de formation et de recherche de Mayotte.

À moyen terme, les résultats du programme permettront à l’ensemble des acteurs impliqués de développer activement les moyens d’une gestion adaptée et durable de ces parcs marins d’exception et de ces richesses à préserver. Autant d’atouts majeurs pour la région.

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