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Mariusca Moukengue
Changer la donne 1/5 - Qui sont les femmes et les hommes qui portent les projets accompagnés par le groupe AFD et oeuvrent en faveur du développement durable ? Nous sommes allés à la rencontre de nos partenaires. Cette semaine, Mariusca Moukengue, artiste et « Championne » de l’Unicef pour son engagement auprès des enfants, partage sa passion pour le slam, qui permet aux jeunes d’exprimer leurs douleurs et de reprendre confiance pour se forger un avenir.

Pour Mariusca Moukengue, le slam est « un art qui cherche à plaire à l'âme et au cœur et qui donne à tout le monde la possibilité de se sentir vivant, écouté et exister. Il a le pouvoir d’utiliser la poésie pour faire passer les messages. » Slammeuse et comédienne congolaise, Mariusca a créé Slamunité, des ateliers d’initiation au slam en milieu juvénile conflictuel.

 

Elle a été amenée à partager son art avec des professionnels, étudiants et bénéficiaires de l’Institut national du travail social (INTS) dans le cadre du fonds Metis de l’AFD, qui promeut une meilleure intégration des arts et de la culture au sein de projets de développement. 

Pendant quatre mois, une promotion de 15 personnes comprenant étudiants, formateurs et bénéficiaires de l’INTS a été formée à la pratique du slam par Mariusca Moukengue. L’objectif était « de se servir du slam, non seulement comme d’une thérapie, mais aussi comme d’un moyen d'expression et de sensibilisation », précise l’artiste.


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« Je commence par des séances d'écoute, pour connaître et comprendre leur univers et cerner la profondeur de leurs défis, explique-t-elle. Ensuite commence ce que j’appelle la slamo-thérapie, c’est-à-dire la guérison à travers les mots. Suivent les exercices d'écriture. Après les exercices de déclamation, je les initie à la mise en scène. Parce que le but est aussi de s’exprimer devant un public. »

Certains (re)découvrent par exemple le sens et l’impact de leur propre métier ou futur métier, et le partagent sur scène. « En allant vers le public, on essaie de montrer aux gens toute la noblesse et l’importance de métiers peu considérés au Congo », affirme Mariusca.

D’autres continuent à creuser leur sillon, et même à performer. Deux membres de la promotion ont participé à des concours pour arriver jusqu’en finale. Beaucoup ont désormais leur propre page Facebook en tant que slammeur ou slammeuse. 


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Une fierté pour Mariusca, qui est plus qu’une artiste. Estampillée « Championne de l’Unicef » pour son engagement auprès des enfants, elle est aussi directrice du Festival international Slamove au Congo. Cette juriste de formation anime également des ateliers de prise de parole en public et assure la communication de l'ONG Tosala (« agissant » en lingala), qui intervient sur le droit des femmes au Congo. 

En créant sa propre association, Slamouraï, elle investit les Industries culturelles et créatives et ambitionne de créer une école de slam.

Si, pour sa part, elle considère que Slamunité est un succès, elle refuse de se prononcer à la place des participants. Elle préfère leur laisser la parole à l’occasion d’un documentaire réalisé par l’AFD sur cette aventure (à regarder ci-dessus).

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