Initiative Clean Oceans

L'initiative Clean Oceans

Huit millions de tonnes de déchets plastiques finissent chaque année dans les océans. Lancée en 2018 par la Banque européenne d’investissement, en collaboration avec l’AFD et la KfW, l'initiative Clean Oceans recense des projets visant à réduire les déchets plastiques dans les fleuves et les mers ou leur présence sur le sol. Elle prévoit de financer 4 milliards d’euros de projets d’ici fin 2025.

Contexte

D’après les estimations, huit millions de tonnes de déchets plastiques finissent chaque année dans les océans. Les milliards de masques et de gants utilisés pendant la pandémie de Covid-19 aggravent encore le problème. Cette pollution menace les estuaires, les récifs coralliens, les poissons et les millions de familles qui dépendent des océans.

Le plastique qui se retrouve en mer provient principalement des détritus qui sont jetés à terre ou emportés par les cours d’eau. Deux milliards de personnes, partout dans le monde, ne disposent pas d’un système de collecte des déchets adapté, capable d’intercepter ces matières plastiques. Améliorer le traitement des eaux usées dans de nombreux pays en développement permettrait de faire barrage à une partie des 1,5 million de tonnes de microplastiques qui aboutissent chaque année dans les océans.

Les mers procurent pourtant d’innombrables avantages à la planète et aux populations, sous la forme de nourriture, de médicaments, d’énergie renouvelable et de ressources naturelles. La valeur des services et des biens produits grâce aux ressources marines et côtières est estimée à 2 500 milliards d’euros par an. Il est ainsi essentiel de préserver la propreté des océans, qui jouent également un rôle important en matière de climat. Ils absorbent en effet environ 30 % du dioxyde de carbone émis sur la planète, atténuant ainsi les effets du réchauffement climatique.
 

L'initiative

L'initiative Clean Oceans permet de recenser des projets qui cherchent à empêcher le déversement de déchets plastiques dans les fleuves et les océans ou leur présence sur le sol. L’initiative se concentre sur la gestion des déchets, des eaux usées et des eaux pluviales à l’échelle mondiale, en particulier dans les zones fluviales et côtières en Afrique, en Asie et en Amérique latine.

Pour être admissibles, les projets doivent s’appuyer sur des méthodes efficientes et efficaces permettant de réduire les déchets plastiques ou le rejet de microplastiques.


Cette initiative a été lancée en octobre 2018 par la Banque européenne d’investissement, en collaboration avec l’AFD et la KfW dans le but de financer 2 milliards d’euros à l’appui de projets visant à réduire les déchets plastiques d’ici la fin de 2023. Début 2022, plus de 80 % de cet objectif a été atteint grâce à des projets qui bénéficieront à plus de 20 millions de personnes vivant en Afrique, en Asie, en Amérique latine et en Europe.

En octobre 2020, deux nouveaux partenaires ont rejoint l’initiative Clean Oceans : la Cassa Depositi e Prestiti (CDP), l’institution italienne de promotion économique et de coopération au développement, et l’Instituto de Crédito Oficial (ICO), la banque espagnole de promotion économique. 

Lors du sommet One Ocean organisé à Brest en février 2022, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) est devenue le sixième membre de l’initiative Clean Oceans et l’objectif de financement annoncé a été porté à 4 milliards d’euros pour fin 2025.
 

Objectifs

L’absence de collecte régulière et d’élimination contrôlée des déchets ménagers, municipaux, agricoles ou industriels constituent l'une des causes principales de la pollution des océans et des littoraux. Ces déchets ne sont ni traités, ni enfouis, ni brûlés, ni recyclés, et transforment les cours d’eau, puis les océans, en décharges à ciel ouvert. C'est à ce premier défi que l'initiative Clean Oceans a choisi de s'attaquer en soutenant des projets visant à nettoyer les rivières et les villes côtières et à ramasser, trier et traiter les déchets avant qu’ils n’atteignent la mer.

Les objectifs spécifiques poursuivis par l'initiative Clean Oceans sont les suivants :

  • Collecte, traitement et recyclage des déchets, et amélioration de la collecte et du traitement des eaux usées pour empêcher les matières plastiques d’envahir les cours d’eau, les mers et les zones côtières.
  • Amélioration de la gestion des déchets dans les ports afin de réduire les rejets de matières plastiques par les navires.
  • Sélection de projets innovants visant à empêcher les matières plastiques d’atteindre les océans ou permettant de disposer de produits plus facilement réutilisables ou biodégradables.
  • Gestion des eaux pluviales en milieu urbain pour empêcher les matières plastiques d’atteindre les cours d’eau en cas d’averses et d’inondations.
     

Les projets

Découvrez ci-dessous les projets labellisés Clean Oceans :

AFRIQUE DU SUD
  • Gestion des eaux usées au Cap

Fournir de l’eau pure à plus de quatre millions de personnes et traiter les eaux usées représentent des défis de taille au Cap. Les infrastructures vieillissantes ne sont pas en phase avec la croissance démographique rapide que connaît cette agglomération. Cette ville côtière d’Afrique du Sud compte 26 stations d’épuration, dont certaines datent des années 50 ; bon nombre d’entre elles fonctionnent de manière inefficace.

Les eaux usées non traitées, ainsi que les déchets plastiques, se déversent parfois dans l’océan et polluent les côtes. Le ruissellement des eaux usées constitue un danger pour la santé, en particulier dans les townships densément peuplés.

La KfW a approuvé un prêt de 80 millions d’euros pour aider le Cap à mettre à niveau et agrandir plusieurs stations d’épuration municipales, ainsi qu’une subvention de 1,2 million d’euros à l’appui de la formation et une subvention de 4,5 millions d’euros pour des mesures d’accompagnement destinées à soutenir la ville. Ces améliorations permettront au Cap d’utiliser les eaux recyclées pour l’irrigation ou en faveur de certaines filières, de satisfaire ses besoins croissants en eau et de mieux affronter les sécheresses.

BÉNIN
  • Gestion des eaux pluviales et protection contre les inondations à Cotonou

Cotonou, la capitale économique du Bénin, se situe sur la bande côtière qui sépare le lac Nokoué de l’océan Atlantique. La ville abrite 10 % de la population du pays. En 2010, de fortes pluies ont causé dans le pays d’importantes inondations entraînant des dégâts considérables et de lourdes pertes financières. Les épisodes de pluies abondantes se sont poursuivis et les caniveaux ont continué de déverser d’importantes quantités de plastiques et d’autres détritus dans le lac Nokoué et le golfe de Guinée.

La BEI a signé un prêt de 50 millions d’euros pour aider Cotonou à améliorer sa gestion des eaux pluviales et pour la protéger des inondations cycliques. Ce projet contribuera à moderniser les systèmes d’évacuation des eaux pluviales afin d’intercepter les déchets plastiques et d’assainir les zones côtières. Il permettra de réduire la fréquence des inondations d’habitations et la stagnation des eaux pluviales dans les zones urbaines.

Cet appui bénéficiera aux 187 000 personnes qui habitent Cotonou et ses environs et diminuera la pollution aux plastiques et aux autres déchets dans le golfe de Guinée.

CHINE
  • Nettoyer les voies navigables dans le centre du pays

LLe fleuve Yangzi Jiang, au centre de la Chine, et son delta font partie des cours d’eau les plus pollués du monde et contribuent fortement à l’accroissement de la pollution dans l’océan Pacifique. La croissance de la région au cours des dernières décennies a entraîné une dégradation importante de l’environnement. La qualité de l’eau s’est détériorée, la pollution de l’air s’est aggravée et les sols ont été contaminés. Les villes de la région devront déployer des efforts considérables pour réduire le rejet des déchets et des eaux usées.

Le programme en faveur du financement de projets urbains verts et de l’innovation (Green Urban Financing and Innovation Project) aide les collectivités locales à améliorer les services d’assainissement, la collecte des déchets et l’approvisionnement global en eau. À l’appui de ce programme, la KfW, agissant au nom de la République fédérale d’Allemagne, a signé un prêt de
150 millions d’euros afin de financer des projets d’amélioration réalisés par les villes.

Pour la mise en œuvre du prêt, la KfW s’est associée à la Banque mondiale, qui a signé un prêt supplémentaire de 200 millions de dollars, dans un effort commun visant à empêcher les polluants de s’infiltrer dans le fleuve et dans l’océan. Ce projet s’attaque ainsi aux racines du problème et la structure déployée pour  son financement est appelée à devenir un modèle pour d’autres projets écologiques dans le pays.

ÉGYPTE
  • Améliorer la gestion des eaux usées à Alexandrie

Alexandrie, située le long de la côte méditerranéenne, est la deuxième ville d’Égypte. Construite au début des années 90, sa station d’épuration ne peut plus desservir efficacement la population. Cette vétusté a engendré des niveaux élevés de pollution, y compris par des microplastiques, qui envahissent le lac Mariout et la mer tout proches. La croissance de la population d’Alexandrie renforce encore la nécessité d’améliorer les services d’assainissement.

La BEI a signé un prêt de 120 millions d’euros pour aider Alexandrie à améliorer le traitement des eaux usées et à opérer une mise à niveau technique de la station d’épuration. Le projet contribuera également à réduire la quantité de matières plastiques déversées dans la mer. Il comprend le traitement des boues qui produiront du biogaz, réduisant ainsi le recours aux combustibles fossiles. Cet investissement bénéficiera à plus de 1,5 million de personnes. 

SRI LANKA
  • Améliorer l'assainissement à Ratmalana et Moratuwa 

Au Sri Lanka, la gestion des eaux usées laisse beaucoup à désirer. Environ 2,5 % de la population seulement est raccordée à un réseau d’égouts, principalement dans l’agglomération de Colombo.

L’AFD aide à améliorer les services d’assainissement à Ratmalana et Moratuwa, deux zones côtières densément peuplées et en pleine croissance. Elle a approuvé un prêt de 75 millions d’euros destiné à renforcer les réseaux d’assainissement dans ces deux villes. Grâce à ces travaux, 44 500 personnes pourront bénéficier de meilleurs services d’assainissement, qui faciliteront le quotidien des femmes et contribueront ainsi également à soutenir l’égalité des sexes.

Par ailleurs, le projet permettra d’accroître la zone desservie par les stations d’épuration, ce qui aura pour effet de juguler considérablement la pollution et d’empêcher l’arrivée de grandes quantités de déchets plastiques dans l’océan Indien.

TOGO
  • Gestion des déchets solides à Lomé

L’AFD contribue à moderniser les services de gestion des déchets solides en vue d’améliorer considérablement les conditions de vie à Lomé au Togo, une grande ville côtière abritant une population de 1,4 million d’habitants. Ce projet aide à optimiser la collecte des déchets de nombreuses manières, y compris par la construction d’un centre d’enfouissement conforme aux normes internationales.


Les mesures mises en œuvre ont contribué à sensiblement réduire la quantité de détritus – dont beaucoup de plastiques, qui étaient jetés dans les rues et dans les caniveaux de la ville – faisant ainsi également diminuer le volume de déchets qui aboutissent dans l’océan Atlantique. 

L'initiative Clean Oceans

Huit millions de tonnes de déchets plastiques finissent chaque année dans les océans. Lancée en 2018 par la Banque européenne d’investissement, en collaboration avec l’AFD et la KfW, l'initiative Clean Oceans recense des projets visant à réduire les déchets plastiques dans les fleuves et les mers ou leur présence sur le sol. Elle prévoit de financer 4 milliards d’euros de projets d’ici fin 2025.

Contexte

D’après les estimations, huit millions de tonnes de déchets plastiques finissent chaque année dans les océans. Les milliards de masques et de gants utilisés pendant la pandémie de Covid-19 aggravent encore le problème. Cette pollution menace les estuaires, les récifs coralliens, les poissons et les millions de familles qui dépendent des océans.

Le plastique qui se retrouve en mer provient principalement des détritus qui sont jetés à terre ou emportés par les cours d’eau. Deux milliards de personnes, partout dans le monde, ne disposent pas d’un système de collecte des déchets adapté, capable d’intercepter ces matières plastiques. Améliorer le traitement des eaux usées dans de nombreux pays en développement permettrait de faire barrage à une partie des 1,5 million de tonnes de microplastiques qui aboutissent chaque année dans les océans.

Les mers procurent pourtant d’innombrables avantages à la planète et aux populations, sous la forme de nourriture, de médicaments, d’énergie renouvelable et de ressources naturelles. La valeur des services et des biens produits grâce aux ressources marines et côtières est estimée à 2 500 milliards d’euros par an. Il est ainsi essentiel de préserver la propreté des océans, qui jouent également un rôle important en matière de climat. Ils absorbent en effet environ 30 % du dioxyde de carbone émis sur la planète, atténuant ainsi les effets du réchauffement climatique.
 

L'initiative

L'initiative Clean Oceans permet de recenser des projets qui cherchent à empêcher le déversement de déchets plastiques dans les fleuves et les océans ou leur présence sur le sol. L’initiative se concentre sur la gestion des déchets, des eaux usées et des eaux pluviales à l’échelle mondiale, en particulier dans les zones fluviales et côtières en Afrique, en Asie et en Amérique latine.

Pour être admissibles, les projets doivent s’appuyer sur des méthodes efficientes et efficaces permettant de réduire les déchets plastiques ou le rejet de microplastiques.


Cette initiative a été lancée en octobre 2018 par la Banque européenne d’investissement, en collaboration avec l’AFD et la KfW dans le but de financer 2 milliards d’euros à l’appui de projets visant à réduire les déchets plastiques d’ici la fin de 2023. Début 2022, plus de 80 % de cet objectif a été atteint grâce à des projets qui bénéficieront à plus de 20 millions de personnes vivant en Afrique, en Asie, en Amérique latine et en Europe.

En octobre 2020, deux nouveaux partenaires ont rejoint l’initiative Clean Oceans : la Cassa Depositi e Prestiti (CDP), l’institution italienne de promotion économique et de coopération au développement, et l’Instituto de Crédito Oficial (ICO), la banque espagnole de promotion économique. 

Lors du sommet One Ocean organisé à Brest en février 2022, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) est devenue le sixième membre de l’initiative Clean Oceans et l’objectif de financement annoncé a été porté à 4 milliards d’euros pour fin 2025.
 

Objectifs

L’absence de collecte régulière et d’élimination contrôlée des déchets ménagers, municipaux, agricoles ou industriels constituent l'une des causes principales de la pollution des océans et des littoraux. Ces déchets ne sont ni traités, ni enfouis, ni brûlés, ni recyclés, et transforment les cours d’eau, puis les océans, en décharges à ciel ouvert. C'est à ce premier défi que l'initiative Clean Oceans a choisi de s'attaquer en soutenant des projets visant à nettoyer les rivières et les villes côtières et à ramasser, trier et traiter les déchets avant qu’ils n’atteignent la mer.

Les objectifs spécifiques poursuivis par l'initiative Clean Oceans sont les suivants :

  • Collecte, traitement et recyclage des déchets, et amélioration de la collecte et du traitement des eaux usées pour empêcher les matières plastiques d’envahir les cours d’eau, les mers et les zones côtières.
  • Amélioration de la gestion des déchets dans les ports afin de réduire les rejets de matières plastiques par les navires.
  • Sélection de projets innovants visant à empêcher les matières plastiques d’atteindre les océans ou permettant de disposer de produits plus facilement réutilisables ou biodégradables.
  • Gestion des eaux pluviales en milieu urbain pour empêcher les matières plastiques d’atteindre les cours d’eau en cas d’averses et d’inondations.
     

Les projets

Découvrez ci-dessous les projets labellisés Clean Oceans :

AFRIQUE DU SUD
  • Gestion des eaux usées au Cap

Fournir de l’eau pure à plus de quatre millions de personnes et traiter les eaux usées représentent des défis de taille au Cap. Les infrastructures vieillissantes ne sont pas en phase avec la croissance démographique rapide que connaît cette agglomération. Cette ville côtière d’Afrique du Sud compte 26 stations d’épuration, dont certaines datent des années 50 ; bon nombre d’entre elles fonctionnent de manière inefficace.

Les eaux usées non traitées, ainsi que les déchets plastiques, se déversent parfois dans l’océan et polluent les côtes. Le ruissellement des eaux usées constitue un danger pour la santé, en particulier dans les townships densément peuplés.

La KfW a approuvé un prêt de 80 millions d’euros pour aider le Cap à mettre à niveau et agrandir plusieurs stations d’épuration municipales, ainsi qu’une subvention de 1,2 million d’euros à l’appui de la formation et une subvention de 4,5 millions d’euros pour des mesures d’accompagnement destinées à soutenir la ville. Ces améliorations permettront au Cap d’utiliser les eaux recyclées pour l’irrigation ou en faveur de certaines filières, de satisfaire ses besoins croissants en eau et de mieux affronter les sécheresses.

BÉNIN
  • Gestion des eaux pluviales et protection contre les inondations à Cotonou

Cotonou, la capitale économique du Bénin, se situe sur la bande côtière qui sépare le lac Nokoué de l’océan Atlantique. La ville abrite 10 % de la population du pays. En 2010, de fortes pluies ont causé dans le pays d’importantes inondations entraînant des dégâts considérables et de lourdes pertes financières. Les épisodes de pluies abondantes se sont poursuivis et les caniveaux ont continué de déverser d’importantes quantités de plastiques et d’autres détritus dans le lac Nokoué et le golfe de Guinée.

La BEI a signé un prêt de 50 millions d’euros pour aider Cotonou à améliorer sa gestion des eaux pluviales et pour la protéger des inondations cycliques. Ce projet contribuera à moderniser les systèmes d’évacuation des eaux pluviales afin d’intercepter les déchets plastiques et d’assainir les zones côtières. Il permettra de réduire la fréquence des inondations d’habitations et la stagnation des eaux pluviales dans les zones urbaines.

Cet appui bénéficiera aux 187 000 personnes qui habitent Cotonou et ses environs et diminuera la pollution aux plastiques et aux autres déchets dans le golfe de Guinée.

CHINE
  • Nettoyer les voies navigables dans le centre du pays

LLe fleuve Yangzi Jiang, au centre de la Chine, et son delta font partie des cours d’eau les plus pollués du monde et contribuent fortement à l’accroissement de la pollution dans l’océan Pacifique. La croissance de la région au cours des dernières décennies a entraîné une dégradation importante de l’environnement. La qualité de l’eau s’est détériorée, la pollution de l’air s’est aggravée et les sols ont été contaminés. Les villes de la région devront déployer des efforts considérables pour réduire le rejet des déchets et des eaux usées.

Le programme en faveur du financement de projets urbains verts et de l’innovation (Green Urban Financing and Innovation Project) aide les collectivités locales à améliorer les services d’assainissement, la collecte des déchets et l’approvisionnement global en eau. À l’appui de ce programme, la KfW, agissant au nom de la République fédérale d’Allemagne, a signé un prêt de
150 millions d’euros afin de financer des projets d’amélioration réalisés par les villes.

Pour la mise en œuvre du prêt, la KfW s’est associée à la Banque mondiale, qui a signé un prêt supplémentaire de 200 millions de dollars, dans un effort commun visant à empêcher les polluants de s’infiltrer dans le fleuve et dans l’océan. Ce projet s’attaque ainsi aux racines du problème et la structure déployée pour  son financement est appelée à devenir un modèle pour d’autres projets écologiques dans le pays.

ÉGYPTE
  • Améliorer la gestion des eaux usées à Alexandrie

Alexandrie, située le long de la côte méditerranéenne, est la deuxième ville d’Égypte. Construite au début des années 90, sa station d’épuration ne peut plus desservir efficacement la population. Cette vétusté a engendré des niveaux élevés de pollution, y compris par des microplastiques, qui envahissent le lac Mariout et la mer tout proches. La croissance de la population d’Alexandrie renforce encore la nécessité d’améliorer les services d’assainissement.

La BEI a signé un prêt de 120 millions d’euros pour aider Alexandrie à améliorer le traitement des eaux usées et à opérer une mise à niveau technique de la station d’épuration. Le projet contribuera également à réduire la quantité de matières plastiques déversées dans la mer. Il comprend le traitement des boues qui produiront du biogaz, réduisant ainsi le recours aux combustibles fossiles. Cet investissement bénéficiera à plus de 1,5 million de personnes. 

SRI LANKA
  • Améliorer l'assainissement à Ratmalana et Moratuwa 

Au Sri Lanka, la gestion des eaux usées laisse beaucoup à désirer. Environ 2,5 % de la population seulement est raccordée à un réseau d’égouts, principalement dans l’agglomération de Colombo.

L’AFD aide à améliorer les services d’assainissement à Ratmalana et Moratuwa, deux zones côtières densément peuplées et en pleine croissance. Elle a approuvé un prêt de 75 millions d’euros destiné à renforcer les réseaux d’assainissement dans ces deux villes. Grâce à ces travaux, 44 500 personnes pourront bénéficier de meilleurs services d’assainissement, qui faciliteront le quotidien des femmes et contribueront ainsi également à soutenir l’égalité des sexes.

Par ailleurs, le projet permettra d’accroître la zone desservie par les stations d’épuration, ce qui aura pour effet de juguler considérablement la pollution et d’empêcher l’arrivée de grandes quantités de déchets plastiques dans l’océan Indien.

TOGO
  • Gestion des déchets solides à Lomé

L’AFD contribue à moderniser les services de gestion des déchets solides en vue d’améliorer considérablement les conditions de vie à Lomé au Togo, une grande ville côtière abritant une population de 1,4 million d’habitants. Ce projet aide à optimiser la collecte des déchets de nombreuses manières, y compris par la construction d’un centre d’enfouissement conforme aux normes internationales.


Les mesures mises en œuvre ont contribué à sensiblement réduire la quantité de détritus – dont beaucoup de plastiques, qui étaient jetés dans les rues et dans les caniveaux de la ville – faisant ainsi également diminuer le volume de déchets qui aboutissent dans l’océan Atlantique. 

L'initiative Clean Oceans

Huit millions de tonnes de déchets plastiques finissent chaque année dans les océans. Lancée en 2018 par la Banque européenne d’investissement, en collaboration avec l’AFD et la KfW, l'initiative Clean Oceans recense des projets visant à réduire les déchets plastiques dans les fleuves et les mers ou leur présence sur le sol. Elle prévoit de financer 4 milliards d’euros de projets d’ici fin 2025.

Contexte

D’après les estimations, huit millions de tonnes de déchets plastiques finissent chaque année dans les océans. Les milliards de masques et de gants utilisés pendant la pandémie de Covid-19 aggravent encore le problème. Cette pollution menace les estuaires, les récifs coralliens, les poissons et les millions de familles qui dépendent des océans.

Le plastique qui se retrouve en mer provient principalement des détritus qui sont jetés à terre ou emportés par les cours d’eau. Deux milliards de personnes, partout dans le monde, ne disposent pas d’un système de collecte des déchets adapté, capable d’intercepter ces matières plastiques. Améliorer le traitement des eaux usées dans de nombreux pays en développement permettrait de faire barrage à une partie des 1,5 million de tonnes de microplastiques qui aboutissent chaque année dans les océans.

Les mers procurent pourtant d’innombrables avantages à la planète et aux populations, sous la forme de nourriture, de médicaments, d’énergie renouvelable et de ressources naturelles. La valeur des services et des biens produits grâce aux ressources marines et côtières est estimée à 2 500 milliards d’euros par an. Il est ainsi essentiel de préserver la propreté des océans, qui jouent également un rôle important en matière de climat. Ils absorbent en effet environ 30 % du dioxyde de carbone émis sur la planète, atténuant ainsi les effets du réchauffement climatique.
 

L'initiative

L'initiative Clean Oceans permet de recenser des projets qui cherchent à empêcher le déversement de déchets plastiques dans les fleuves et les océans ou leur présence sur le sol. L’initiative se concentre sur la gestion des déchets, des eaux usées et des eaux pluviales à l’échelle mondiale, en particulier dans les zones fluviales et côtières en Afrique, en Asie et en Amérique latine.

Pour être admissibles, les projets doivent s’appuyer sur des méthodes efficientes et efficaces permettant de réduire les déchets plastiques ou le rejet de microplastiques.


Cette initiative a été lancée en octobre 2018 par la Banque européenne d’investissement, en collaboration avec l’AFD et la KfW dans le but de financer 2 milliards d’euros à l’appui de projets visant à réduire les déchets plastiques d’ici la fin de 2023. Début 2022, plus de 80 % de cet objectif a été atteint grâce à des projets qui bénéficieront à plus de 20 millions de personnes vivant en Afrique, en Asie, en Amérique latine et en Europe.

En octobre 2020, deux nouveaux partenaires ont rejoint l’initiative Clean Oceans : la Cassa Depositi e Prestiti (CDP), l’institution italienne de promotion économique et de coopération au développement, et l’Instituto de Crédito Oficial (ICO), la banque espagnole de promotion économique. 

Lors du sommet One Ocean organisé à Brest en février 2022, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) est devenue le sixième membre de l’initiative Clean Oceans et l’objectif de financement annoncé a été porté à 4 milliards d’euros pour fin 2025.
 

Objectifs

L’absence de collecte régulière et d’élimination contrôlée des déchets ménagers, municipaux, agricoles ou industriels constituent l'une des causes principales de la pollution des océans et des littoraux. Ces déchets ne sont ni traités, ni enfouis, ni brûlés, ni recyclés, et transforment les cours d’eau, puis les océans, en décharges à ciel ouvert. C'est à ce premier défi que l'initiative Clean Oceans a choisi de s'attaquer en soutenant des projets visant à nettoyer les rivières et les villes côtières et à ramasser, trier et traiter les déchets avant qu’ils n’atteignent la mer.

Les objectifs spécifiques poursuivis par l'initiative Clean Oceans sont les suivants :

  • Collecte, traitement et recyclage des déchets, et amélioration de la collecte et du traitement des eaux usées pour empêcher les matières plastiques d’envahir les cours d’eau, les mers et les zones côtières.
  • Amélioration de la gestion des déchets dans les ports afin de réduire les rejets de matières plastiques par les navires.
  • Sélection de projets innovants visant à empêcher les matières plastiques d’atteindre les océans ou permettant de disposer de produits plus facilement réutilisables ou biodégradables.
  • Gestion des eaux pluviales en milieu urbain pour empêcher les matières plastiques d’atteindre les cours d’eau en cas d’averses et d’inondations.
     

Les projets

Découvrez ci-dessous les projets labellisés Clean Oceans :

AFRIQUE DU SUD
  • Gestion des eaux usées au Cap

Fournir de l’eau pure à plus de quatre millions de personnes et traiter les eaux usées représentent des défis de taille au Cap. Les infrastructures vieillissantes ne sont pas en phase avec la croissance démographique rapide que connaît cette agglomération. Cette ville côtière d’Afrique du Sud compte 26 stations d’épuration, dont certaines datent des années 50 ; bon nombre d’entre elles fonctionnent de manière inefficace.

Les eaux usées non traitées, ainsi que les déchets plastiques, se déversent parfois dans l’océan et polluent les côtes. Le ruissellement des eaux usées constitue un danger pour la santé, en particulier dans les townships densément peuplés.

La KfW a approuvé un prêt de 80 millions d’euros pour aider le Cap à mettre à niveau et agrandir plusieurs stations d’épuration municipales, ainsi qu’une subvention de 1,2 million d’euros à l’appui de la formation et une subvention de 4,5 millions d’euros pour des mesures d’accompagnement destinées à soutenir la ville. Ces améliorations permettront au Cap d’utiliser les eaux recyclées pour l’irrigation ou en faveur de certaines filières, de satisfaire ses besoins croissants en eau et de mieux affronter les sécheresses.

BÉNIN
  • Gestion des eaux pluviales et protection contre les inondations à Cotonou

Cotonou, la capitale économique du Bénin, se situe sur la bande côtière qui sépare le lac Nokoué de l’océan Atlantique. La ville abrite 10 % de la population du pays. En 2010, de fortes pluies ont causé dans le pays d’importantes inondations entraînant des dégâts considérables et de lourdes pertes financières. Les épisodes de pluies abondantes se sont poursuivis et les caniveaux ont continué de déverser d’importantes quantités de plastiques et d’autres détritus dans le lac Nokoué et le golfe de Guinée.

La BEI a signé un prêt de 50 millions d’euros pour aider Cotonou à améliorer sa gestion des eaux pluviales et pour la protéger des inondations cycliques. Ce projet contribuera à moderniser les systèmes d’évacuation des eaux pluviales afin d’intercepter les déchets plastiques et d’assainir les zones côtières. Il permettra de réduire la fréquence des inondations d’habitations et la stagnation des eaux pluviales dans les zones urbaines.

Cet appui bénéficiera aux 187 000 personnes qui habitent Cotonou et ses environs et diminuera la pollution aux plastiques et aux autres déchets dans le golfe de Guinée.

CHINE
  • Nettoyer les voies navigables dans le centre du pays

LLe fleuve Yangzi Jiang, au centre de la Chine, et son delta font partie des cours d’eau les plus pollués du monde et contribuent fortement à l’accroissement de la pollution dans l’océan Pacifique. La croissance de la région au cours des dernières décennies a entraîné une dégradation importante de l’environnement. La qualité de l’eau s’est détériorée, la pollution de l’air s’est aggravée et les sols ont été contaminés. Les villes de la région devront déployer des efforts considérables pour réduire le rejet des déchets et des eaux usées.

Le programme en faveur du financement de projets urbains verts et de l’innovation (Green Urban Financing and Innovation Project) aide les collectivités locales à améliorer les services d’assainissement, la collecte des déchets et l’approvisionnement global en eau. À l’appui de ce programme, la KfW, agissant au nom de la République fédérale d’Allemagne, a signé un prêt de
150 millions d’euros afin de financer des projets d’amélioration réalisés par les villes.

Pour la mise en œuvre du prêt, la KfW s’est associée à la Banque mondiale, qui a signé un prêt supplémentaire de 200 millions de dollars, dans un effort commun visant à empêcher les polluants de s’infiltrer dans le fleuve et dans l’océan. Ce projet s’attaque ainsi aux racines du problème et la structure déployée pour  son financement est appelée à devenir un modèle pour d’autres projets écologiques dans le pays.

ÉGYPTE
  • Améliorer la gestion des eaux usées à Alexandrie

Alexandrie, située le long de la côte méditerranéenne, est la deuxième ville d’Égypte. Construite au début des années 90, sa station d’épuration ne peut plus desservir efficacement la population. Cette vétusté a engendré des niveaux élevés de pollution, y compris par des microplastiques, qui envahissent le lac Mariout et la mer tout proches. La croissance de la population d’Alexandrie renforce encore la nécessité d’améliorer les services d’assainissement.

La BEI a signé un prêt de 120 millions d’euros pour aider Alexandrie à améliorer le traitement des eaux usées et à opérer une mise à niveau technique de la station d’épuration. Le projet contribuera également à réduire la quantité de matières plastiques déversées dans la mer. Il comprend le traitement des boues qui produiront du biogaz, réduisant ainsi le recours aux combustibles fossiles. Cet investissement bénéficiera à plus de 1,5 million de personnes. 

SRI LANKA
  • Améliorer l'assainissement à Ratmalana et Moratuwa 

Au Sri Lanka, la gestion des eaux usées laisse beaucoup à désirer. Environ 2,5 % de la population seulement est raccordée à un réseau d’égouts, principalement dans l’agglomération de Colombo.

L’AFD aide à améliorer les services d’assainissement à Ratmalana et Moratuwa, deux zones côtières densément peuplées et en pleine croissance. Elle a approuvé un prêt de 75 millions d’euros destiné à renforcer les réseaux d’assainissement dans ces deux villes. Grâce à ces travaux, 44 500 personnes pourront bénéficier de meilleurs services d’assainissement, qui faciliteront le quotidien des femmes et contribueront ainsi également à soutenir l’égalité des sexes.

Par ailleurs, le projet permettra d’accroître la zone desservie par les stations d’épuration, ce qui aura pour effet de juguler considérablement la pollution et d’empêcher l’arrivée de grandes quantités de déchets plastiques dans l’océan Indien.

TOGO
  • Gestion des déchets solides à Lomé

L’AFD contribue à moderniser les services de gestion des déchets solides en vue d’améliorer considérablement les conditions de vie à Lomé au Togo, une grande ville côtière abritant une population de 1,4 million d’habitants. Ce projet aide à optimiser la collecte des déchets de nombreuses manières, y compris par la construction d’un centre d’enfouissement conforme aux normes internationales.


Les mesures mises en œuvre ont contribué à sensiblement réduire la quantité de détritus – dont beaucoup de plastiques, qui étaient jetés dans les rues et dans les caniveaux de la ville – faisant ainsi également diminuer le volume de déchets qui aboutissent dans l’océan Atlantique.